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Archives des Afrique du Sud - Terre Solidaire Terre Solidaire - Devbe Sun, 02 Nov 2025 15:04:32 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.8.3 test article https://terresolidaire.devbe.fr/test-article-2/ Sat, 12 Apr 2025 16:52:16 +0000 https://terresolidaire.devbe.fr/?p=22690 The post test article appeared first on Terre Solidaire.

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Justice climatique : une priorité pour lutter contre les inégalités en Afrique Australe (interview) https://terresolidaire.devbe.fr/justice-climatique-une-7112/ Mon, 27 Sep 2021 09:59:00 +0000 https://terresolidaire.devbe.fr/?p=17755 Ceux qui ont le moins contribué au changement climatique en souffrent le plus Qu’est-ce que

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Ceux qui ont le moins contribué au changement climatique en souffrent le plus

Qu’est-ce que la justice climatique ? Quelles sont les personnes concernées ?
Éclairage depuis l’Afrique australe, où les populations victimes des changements climatiques et de l’exploitation minière veulent faire respecter leurs droits.

Charlotte Kreder, chargée de mission Afrique Australe et Océan Indien au CCFD Terre-Solidaire, explique pourquoi la « justice climatique » est vitale dans la région dont elle s’occupe. Alors que le Mozambique et Madagascar ont très peu contribué au dérèglement climatique, leurs populations sont parmi les plus touchées par les phénomènes extrêmes.

Pourquoi la « justice climatique » est-elle devenue une priorité en Afrique Australe ?

Charlotte Kreder : Dans cette zone le CCFD-Terre Solidaire a des partenaires en Afrique du sud, au Mozambique et à Madagascar. Dans ces trois pays, des phénomènes climatiques récurrents gagnent en intensité.

En Afrique du Sud, les sécheresses alternent avec les inondations dans plusieurs provinces.

Le Mozambique ne s’était pas encore remis des deux cyclones de 2019 – dont le premier, Idai, a été qualifié comme étant le plus dévastateur qu’ait connu l’hémisphère Sud – qu’un autre cyclone le frappait en début d’année.

Dans le Sud de Madagascar, une famine sévit en raison de la sécheresse. Elle est considérée par l’ONU comme la première résultant du dérèglement climatique.

Dans ces trois pays, la justice climatique concerne également les personnes qui souffrent de l’air pollué ou qui doivent travailler une terre contaminée.

La province du Mpumalanga, en Afrique du Sud est une des régions les plus polluées au monde, elle abrite 12 centrales à charbon. Les populations sont cernées par des mines qui déversent leurs déchets en toute impunité viciant l’air, les terres, les nappes phréatiques.

Reportage sur l’organisation panafricaine WoMin, soutenue par le CCFD-Terre solidaire, qui sensibilise les femmes aux impacts environnementaux et sociaux des compagnies minières (2017) ©Laurent Hazgui/CCFD-Terre Solidaire

Comment demander la justice climatique dans ces conditions ?

Les pays développés ont une responsabilité historique dans la crise climatique et les entreprises jouent également un rôle. 71% des émissions de gaz à effets de serre sont produits par 100 sociétés commerciales.

71% des émissions de gaz à effet de serre sont produites par 100 sociétés commerciales

L’exemple des projets d’extraction de gaz dans la province de Cabo Delgado au Mozambique qui pourraient générer autant de gaz à effet de serre que sept années d’émissions de la France est parlant. Retour ligne automatique
Cette bombe climatique entraine également l’expulsion des populations locales et les laisse sans ressources.

Devant les dommages qu’ils provoquent, nous devons mettre ces acteurs face à leurs responsabilités, leur demander réparation et les forcer à diminuer leurs activités génératrices de gaz à effet de serre.

En 2019, une alliance africaine pour la justice climatique a vu le jour. Elle regroupe des mouvements sociaux et des organisations de la société civile dont plusieurs partenaires du CCFD-Terre Solidaire. Retour ligne automatique
Une déclaration a été signée par plus de 300 organisations. Elle insiste sur le soutien aux services essentiels, comme l’eau ou la santé. Elle demande qu’il soit mis fin à tous les projets d’exploitation des combustibles fossiles.

En quoi la recherche de la « justice climatique » rejoint-elle la « justice sociale » ?

Ceux qui contribuent le moins au changement climatique en subissent le plus les conséquences.

C’est le cas des paysans malgaches confrontés aujourd’hui à la sécheresse.

C’est le cas également des habitants des townships du Cap qui souffrent régulièrement du manque d’eau quand, à quelques dizaines de kilomètres de là, les habitants des zones résidentielles utilisent leurs piscines, leurs climatiseurs et jouent au golf.

La question climatique ne peut être abordée, uniquement, sous l’angle de mesure des émissions de gaz à effets de serre.

Il s’agit aussi de « justice sociale », de faire converger les luttes en faveur d’un autre paradigme de développement qui donnerait la priorité au vivant et à une juste répartition des richesses.

Cela nécessite de s’attaquer à des questions systémiques telles que le racisme, le patriarcat, l’impunité des multinationales ; les politiques néocoloniales.

C’est le concept d’écologie décoloniale mis en avant par Malcom Ferdinand dans un ouvrage récent et qui est en phase avec les visions défendues par nos partenaires.

Pierre Cochez

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En Afrique du Sud, l’agroécologie émancipe les femmes (Podcast) https://terresolidaire.devbe.fr/en-afrique-du-sud-lagroecologie-emancipe-les-femmes-podcast/ https://terresolidaire.devbe.fr/en-afrique-du-sud-lagroecologie-emancipe-les-femmes-podcast/#respond Fri, 05 Mar 2021 10:49:51 +0000 https://terresolidaire.devbe.fr/en-afrique-du-sud-lagroecologie-emancipe-les-femmes-podcast/ Cette semaine, Charlotte Kreder, chargée de mission Afrique au CCFD-Terre Solidaire, nous parle de la

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Cette semaine, Charlotte Kreder, chargée de mission Afrique au CCFD-Terre Solidaire, nous parle de la difficile situation des femmes en Afrique du Sud. Et elle raconte comment l’agroécologie participe à leur émancipation.


Aujourd’hui en Afrique du Sud, une femme est tuée toutes les trois heures. Le nombre de féminicides y est cinq fois plus élevé que la moyenne mondiale.

Plus aberrant encore, 76% d’hommes déclarent avoir commis à un moment de leur vie des violences à l’encontre d’une ou plusieurs femmes.
Les violences sexistes sont accrues par les fortes inégalités et le chômage très présent dans le pays.

Depuis une quinzaine d’années déjà, notre partenaire Surplus People Project (SPP), ou projet des « laissés pour compte », aide les populations noires déplacées dans les réserves rurales et expropriées à cause de la politique d’apartheid à retrouver leurs terres.

SPP fait le lien entre exploitation et violence contre les femmes et contre la nature qui résultent d’une même logique. L’association encourage les femmes à se porter acquéreuses des terres qu’elles cultivent, elle soutient le modèle de l’agroécologie qui reconnaît leur rôle dans l’agriculture et favorise leur implication et émancipation.

Pour en savoir plus : Les femmes au cœur de l’agroécologie et de la réforme agraire en Afrique du Sud

SPP apporte aussi son assistance juridique sur la restitution des terres, l’amélioration de l’habitat, ou encore le développement de petites activités économiques dans les zones rurales et périurbaines.

Lire aussi : Afrique du sud : l’enjeu vital de la redistribution des terres

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Afrique du Sud : les femmes en première ligne face au Covid-19 https://terresolidaire.devbe.fr/afrique-du-sud-les-femmes-en-premiere-ligne-face-au-covid-19/ https://terresolidaire.devbe.fr/afrique-du-sud-les-femmes-en-premiere-ligne-face-au-covid-19/#respond Wed, 02 Dec 2020 08:00:00 +0000 https://terresolidaire.devbe.fr/afrique-du-sud-les-femmes-en-premiere-ligne-face-au-covid-19/ Outre les impacts dévastateurs sur l’économie sud-africaine, la pandémie de Coronavirus a révélé des situations

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Outre les impacts dévastateurs sur l’économie sud-africaine, la pandémie de Coronavirus a révélé des situations de précarité pour des millions de personnes, en particulier les femmes : insécurité alimentaire, chômage et les violences à leur égard en augmentation depuis le confinement. Dans ce contexte, nos partenaires ont redoublé d’initiatives pour leur venir en aide.


La pandémie de Covid-19 a renforcé les vulnérabilités des femmes sud-africaines. D’abord sur le plan économique avec la perte, depuis août 2020, de 3 millions d’emplois au total. Deux tiers de ces emplois étaient issus du secteur informel, le plus durement touché par la crise, occupés en majorité par des femmes. Leur charge domestique a également explosé avec la fermeture des crèches et des écoles. Et avec le confinement, la distanciation dans des logements, souvent exigus, s’est avérée impossible. La dépendance des femmes vis-à-vis des hommes s’est accrue, parfois enfermées avec un partenaire violent. Les médias ont ainsi rapporté une nette augmentation de ces violences : la hotline de la police a enregistré 2300 appels pendant les 5 premiers jours du confinement,
3 fois plus qu’avant la pandémie. Et jusqu’à 120 000 appels recensés pendant les 3 premières semaines.

Si la plupart des associations sud-africaines soutenues par le CCFD-Terre Solidaire ont dû adapter leurs activités aux mesures prises pour endiguer le virus, toutes ont redoublé d’efforts pour venir en aide à ces femmes.

Notre allié Rural Women’s Assembly (RWA), présent dans plusieurs pays d’Afrique australe, a par exemple organisé des webinaires pour permettre aux femmes du monde rural d’échanger sur leur vécu pendant la crise. Pour mieux les accompagner, un numéro d’assistance contre les violences conjugales par messagerie instantanée, disponible jour et nuit, a également été mis à leur disposition.

Un forum de solidarité avec les femmes

RWA, avec d’autres organisations partenaires du CCFD-Terre Solidaire dont Womin (Women and Mining) et TCOE (Trust for Community Outreach and Education), a aussi initié un forum de solidarité avec les femmes pendant le Covid-19. L’objectif était d’apporter un soutien aux mouvements de femmes rurales et aux associations représentant les travailleuses agricoles pauvres, les pêcheuses, les habitantes des townships, les employées de maison, les ramasseuses de déchets et les petites productrices…

Le forum a notamment révélé la crise de l’accès l’eau à laquelle les femmes dans les communautés sont confrontées depuis des années dans les communautés. Plusieurs actions de plaidoyer ont été initiées telles que l’envoi d’une lettre au ministère de l’eau et de l’assainissement, à la présidence et au parlement, pour dénoncer certaines situations les rendant plus vulnérables. Comme le fait de marcher de longues distances, au risque de subir des violences sexuelles ou le fait, en pleine pandémie, de faire la queue pour pouvoir avoir de l’eau. Ou encore d’être harcelées par la police sur leur chemin. Plus de 200 communautés, dont 24 dans des conditions très précaires, ont ainsi été accompagnées.

Cultiver la culture du dialogue

Quant aux équipes de Durban et Cape Town d’Africa Unite, elles ont notamment organisé un échange entre hommes au mois de juillet 2020. Le douze participants ont reconnu que la pandémie avait créé des déséquilibres au sein de la société. Il est apparu essentiel de cultiver la culture du dialogue pour qu’ils puissent exprimer leurs émotions au lieu de se renfermer sur eux-mêmes, ce qui les conduit souvent à un comportement violent. De cet échange est également ressorti un besoin criant d’avoir plus de travailleurs sociaux et de psychologues dans les écoles et les communautés défavorisées.

Enfin, toujours dans ce contexte de crise sanitaire, des Sud-africains sont descendus dans la rue pour dénoncer la montée des violences à l’égard des femmes. Le mouvement a demandé aux hommes de changer leurs comportements et ont soumis un mémorandum à la présidence.

Par le CCFD-Terre Solidaire

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Face à la xénophobie, réactions des partenaires sud-africains du CCFD-Terre Solidaire https://terresolidaire.devbe.fr/face-a-la-xenophobie-reactions-des-partenaires-sud-africains-du-ccfd-terre-solidaire/ https://terresolidaire.devbe.fr/face-a-la-xenophobie-reactions-des-partenaires-sud-africains-du-ccfd-terre-solidaire/#respond Wed, 29 Apr 2015 10:30:00 +0000 https://terresolidaire.devbe.fr/face-a-la-xenophobie-reactions-des-partenaires-sud-africains-du-ccfd-terre-solidaire/ Au moins sept morts, des centaines d’habitations et de commerces pillés, autour de 5000 personnes

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Au moins sept morts, des centaines d’habitations et de commerces pillés, autour de 5000 personnes déplacées : c’est le bilan, mi-avril 2015, de trois semaines d’attaques xénophobes visant des populations étrangères installées en Afrique du Sud.

La violence a explosé peu avant Pâques, à Durban, une ville portuaire de la province du KwaZulu-Natal, dans l’est de l’Afrique du Sud, pour s’étendre à Pietermaritzburg, capitale de la province et gagner la région de Johannesburg. Les assaillants s’en sont pris essentiellement aux personnes africaines résidant dans les townships, épargnant relativement les étrangers venant d’autres continents, comme les Pakistanais ou les Bangladashi par exemple. Les propos du roi des Zoulous, Goodwill Zwelithini, la plus haute autorité traditionnelle du KwaZulu-Natal, auraient mis le feu au poudre. Le 23 mars 2015, ce dernier avait en effet appelé les étrangers « à faire leur bagages » et à quitter le pays. Edward Zuma, le propre fils du président sud-africain, lui avait donné raison. Il aura fallu plus de quinze jours de violences meurtrières pour que Jacob Zuma, le président, prenne la mesure de la gravité des faits et envoie l’armée en renfort de la police dans les quartiers les plus menacés. Si la situation semble aujourd’hui sous contrôle, le bilan est très lourd. Au moins sept morts et plus de 5000 personnes déplacées selon le Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés. Des familles entières ont dû fuir leurs domicile et sont hébergées dans des campements de fortune. D’autres, après des années de résidence en Afrique du Sud, ont pris le parti de regagner leurs pays d’origine, Zimbabwe, Mozambique et Malawi notamment…

Responsabilités des politiques

Ces exactions de masse ne sont pas une première pour l’Afrique du Sud. En 2008, des émeutes xénophobes avaient fait soixante-deux morts et des dizaines de milliers de déplacés. Depuis, plus de 350 étrangers ont été tués selon le Centre des migrations africaines de l’université du Witwatersrand, à Johannesburg.
Suite à l’orgie de violences xénophobes qui a sévi en 2008, l’ancien président Thabo Mbeki avait promis en offrant ses excuses au nom des Sud-Africains, que l’Afrique du Sud ferait tout le nécessaire pour s’assurer qu’elle n’aurait plus à proférer de telles excuses. Depuis cette promesse de Mbeki, les attaques xénophobes ont continué de progresser en Afrique du Sud (…). Les politiciens expliquent mielleusement ces actes sous l’angle de la criminalité. Or il faudrait commencer par reconnaitre que ce sont avant tout des actes xénophobes. La violence contre les étrangers est de plus en plus institutionnalisée et les enfants grandissent en la trouvant normale
dénonce sur son site, Africa Unite, une association partenaire du CCFD-Terre Solidaire. Même constat d’inertie de la part d’autres associations partenaires : « Soixante deux-migrants décédés en 2008, et jusqu’à présent, seule une personne a été condamnée pour meurtre », s’insurge Marc Gbaffou, président du Forum de la Diaspora Africaine. « Même au plus fort de la violence du mois dernier, au lieu d’être utilisée pour protéger les étrangers comme le demandaient certaines personnes, l’armée a été envoyée aux postes frontières pour renforcer la lutte contre l’immigration clandestine. N’est-ce pas renforcer l’idée que le vrai problème ce sont les étrangers eux-mêmes et non la manière dont nous les traitons ? » interroge Mike Pothier, chercheur au CPLO (Catholic Parliamentary Liaison Office), dont la mission est de faciliter le dialogue entre l’Eglise catholique et le Parlement sud-africain. Dans ce contexte, Monseigneur Adriano Langa, président de la CEMIRDE (Commission épiscopale pour les migrants, les réfugiés et les personnes déplacées du Mozamique) a lancé un appel au gouvernement d’Afrique du Sud « Non seulement pour qu’il mette fin rapidement à l’actuelle vague de violence, mais également pour qu’il éradique une fois pour toute de la société sud-africaine ce comportement de quelques-uns de ses citoyens qui persiste et risque de se transformer en caractéristique de cette société » Voir l’appel entier.

Des boucs émissaires de premier choix

Reste que les causes du mal sont avant tout économiques et sociales. Vingt ans après la fin de l’Apartheid, l’Afrique du Sud reste une des sociétés les plus inégalitaire du monde, dont plus de 40 % de la population vit sous le seuil de pauvreté, et les étrangers sont des boucs émissaires idéaux pour dédouaner l’ANC (Congrès national africain) de l’échec de sa politique. « Cette violence est une mauvaise réponse à un vrai problème analyse Philippe Denis, historien enseignant à l’université de Pietermaritzburg et ancien directeur du projet Sinomlando, soutenu par le CCFD-Terre Solidaire. L’écart entre les riches et les pauvres ne cesse d’augmenter en Afrique du Sud. Globalement, le gouvernement de l’ANC n’a pas tenu ses promesses. Le pays a des ressources mais elles ne profitent pas aux pauvres à cause de la corruption et d’une inefficacité à tous les niveaux de gouvernement. Au cours des cinq dernières années de violentes manifestations contre l’incurie des services publics se sont multipliées. Les récentes attaques xénophobes ressemblent à ces protestations. Elles ont les mêmes racines ». « Trop de Sud-Africains noirs ont peu ou rien tiré de ces deux décennies de liberté abonde Mike Pothier. Le système d’éducation a échoué, il y a de moins en moins d’emplois non qualifiés disponibles, les conditions de vie dans de nombreux townships et zones de constructions sauvages sont déplorables, et il y a peu d’espoir que leur situation s’améliore significativement. La promesse de 1994 n’a pas été matérialisée et, naturellement, quelqu’un doit en être blâmé ». « La pauvreté et le chômage ne font qu’ajouter de l’huile sur le feu, estime Herschelle Milford, de l’association SPP (Surplus People Project) basée dans la province du Cap occidental. Sans une stratégie cohérente et sans une réelle volonté politique, peu de choses changeront. Espérons que les pressions faites sur le gouvernement vont l’obliger à s’en prendre aux racines du problème ».

Pédagogie et mise en alerte

Ces pressions se sont d’abord exprimées partout dans le pays sous formes de nombreuses manifestations de refus de la xénophobie, dont certaines organisées ou co-organisées par des partenaires du CCFD-Terre solidaire. peace-march---18-april-2015---06.jpg Ainsi ARESTA, (Agency for refugee education, skills training and advocacy) a rassemblé environ 2000 personnes pour défiler à travers Khayelitsha, le plus grand township de Cape Town. Le HCR, divers ONG et des chefs traditionnels se sont joints au cortège, distribuant sur leur passage les tracts pédagogiques d’ARESTA sur lesquels on lisait notamment : « Les réfugiés prennent-ils les boulots des Sud Africains ? Non beaucoup de réfugiées créent leurs propres jobs et emploient des Sud Africains dans leurs entreprises ». La marche s’est achevée sur la signature d’un mémorandum remis au commandant du poste de police du quartier de Harare, un texte appelant les forces de police à « fournir protection aux demandeurs d’asile, réfugiés et migrants de Khayelitsha ainsi qu’à leurs propriétés ». Une manière d’interpeller une police connue pour sa passivité face aux agressions de personnes étrangères. A Johannesburg, ce sont entre 10 000 et 30 000 personnes selon les observateurs, qui ont répondu à l’appel d’une centaine d’associations pour manifester leur solidarité et leur colère. Les organisateurs, parmi lesquels le Forum de la Diaspora Africaine jouait un rôle de cheville ouvrière, entendaient mobiliser pour « dénoncer les employeurs qui jouent un groupe de travailleurs contre l’autre afin de maximiser leur profit » et inviter à reconnaître « que ce n’est qu’en unissant les travailleurs et les communautés à l’intérieur et à au delà des frontières, que le défi de la pauvreté, des rémunérations et des conditions de vie pourra être relevé et gagné ». Cette vague d’indignation retombera-t-elle comme un soufflet ? Pour les associations partenaires du CCFD-Terre Solidaire engagées auprès des migrants et pour la construction d’un dialogue intercommunautaire, la vigilance s’impose. Africa Unité, par exemple qui n’intervenait que dans la région du Cap s’apprête à étendre ses actions au Kwazulu Natal et à Johannesburg. ARESTA, experte dans la gestion d’un “système d’alerte précoce” des violences au sein des quartiers, va former divers organisations à ce principe de surveillance. Bénédicte Fiquet

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