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Archives des Brésil - Terre Solidaire Terre Solidaire - Devbe Wed, 12 Jan 2022 11:55:09 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.8.3 Réinventer l’accueil des personnes migrantes dans les villes https://terresolidaire.devbe.fr/journee-internationale-7217/ Wed, 15 Dec 2021 10:39:00 +0000 https://terresolidaire.devbe.fr/?p=18993 S’appuyant sur l’exemple de la politique migratoire de São Paulo au Brésil, qu’il a participé

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S’appuyant sur l’exemple de la politique migratoire de São Paulo au Brésil, qu’il a participé à construire, le réseau Red Sin Fronteras, partenaire du CCFD-Terre Solidaire depuis 2012, agit auprès des villes pour développer un modèle fondé sur le respect des droits et la participation politique des exilés.

Arrivées d’Europe et d’Asie à la fin du XIXe siècle puis des pays voisins d’Amérique latine, des personnes migrantes de trente nationalités résident aujourd’hui à Catamarca, région andine prospère et point de passage en Argentine avec le Chili, le Paraguay et la Bolivie. Mais ni la ville ni même l’État ne proposent de politique d’intégration pour les personnes étrangères, dont d’importantes communautés venues – par l’Espagne du temps de Franco- ou plus récemment du Pérou et de Bolivie pour travailler. Elles étaient alors souvent privées de droits ou contraintes de se rendre dans la province de la Rioja pour effectuer leurs démarches administratives.
Face à l’absence de politique de protection des plus vulnérables, et notamment des exilés durant la pandémie, les acteurs locaux ont continué à porter des alternatives, jouant un rôle essentiel.

Originaire de la capitale, San Fernando del Valle de Catamarca, Adriana Fadel, chercheuse au Brésil et militante au sein du réseau Red Sin Fronteras, connaît bien la politique inclusive de São Paulo. Elle suit aussi de près le travail du réseau sur les villes accueillantes. En 2019, de retour de Paris où elle a participé au lancement de l’Alliance autorités locales/société civile pour une autre gouvernance des migrations que soutient le CCFD-Terre Solidaire , elle a organisé des ateliers auprès des communautés étrangères pour qu’elles comprennent la force de l’alliance entre municipalité et associations afin de faire progresser les droits des personnes migrantes (voir encadré). Elle a également engagé sur ce sujet un dialogue avec la ville.

Le premier conseil municipal de migrants d’Argentine

Après plusieurs mois de travail avec les communautés migrantes, la ville de Catamarca, dont Adriana est depuis devenue conseillère municipale, met en place, en septembre 2020, un conseil municipal des migrants. La première expérience de ce type dans le nord-ouest de l’Argentine ! Son objectif : être un espace de consultation des exilés et des associations pour la construction de politiques d’accueil et d’intégration. Il se veut enfin un lieu de formation à la protection et à la défense des droits des migrants, notamment pour les élus et les différents fonctionnaires de la ville. La création de ce conseil souligne la volonté de la municipalité de promouvoir une vision interculturelle. Pour que ces orientations soient appliquées par les différents services de la ville, le Conseil des migrants crée un groupe de travail dont les membres sont élus parmi les différentes communautés, résidant à Catamarca ; son bureau est composé d’un Japonais, d’un Colombien, d’un Cubain et d’un Brésilien. Par ailleurs, le premier recensement des personnes immigrées a permis que cette population, jusqu’alors quasi invisible, soit prise en compte dans les politiques publiques.

Lorsque le dialogue s’ouvre entre collectivités, associations solidaires et exilés, l’accueil est un moteur de changement social qui bénéficie à tous.

Le Conseil a également lancé des actions de sensibilisation et des événements culturels, comme la fête des communautés, qui a donné plus de visibilité aux questions de la migration à Catamarca. Depuis son échelon local, le Conseil des migrants a ainsi permis une réelle prise en considération de l’enjeu de l’intégration. Un an après son lancement, en septembre 2021, le gouverneur de la Province, Raúl Jalil, a annoncé l’ouverture de l’Office national des migrations à Catamarca, autorisant les personnes migrantes à effectuer leurs démarches administratives dans la ville.

Un laboratoire de pratiques nouvelles

L’initiative de Catamarca est une expérience modèle pour le réseau Red Sin Fronteras et un véritable laboratoire de pratiques nouvelles riches d’enseignement. Elle traduit concrètement les principes fondateurs de l’Alliance pour une autre gouvernance des migrations : son engagement en faveur de l’interculturalité, l’approche transversale des politiques publiques, l’importance des actions de formation et de sensibilisa- tion. Accompagné par le réseau, Catamarca est un exemple de plus pour montrer, et même démontrer, que lorsque le dialogue s’ouvre entre collectivités, associations solidaires et exilés, l’accueil est non seulement possible mais est un moteur de changement social qui bénéficie à tous.

Justine Festjens, responsable de l’équipe migrations internationales

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Au Brésil, les Indiens sont les perdants de la compensation carbone (vidéo) https://terresolidaire.devbe.fr/au-bresil-les-indiens-7140/ Wed, 13 Oct 2021 15:17:00 +0000 https://terresolidaire.devbe.fr/?p=17975 Ninawa Huni Kuin est le président de la Fédération des peuples Huni Kuin de l’Etat

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Ninawa Huni Kuin est le président de la Fédération des peuples Huni Kuin de l’Etat de l’Acre au Brésil. Il ne mâche pas ses mots pour dénoncer dans cette vidéo l’impact des programmes de compensation carbone sur son peuple et la forêt amazonienne.

La compensation, une promesse déçue

Le chef Ninawa Huni Kui dénonce aujourd’hui l’impact négatif de ce programme sur leur peuple : “Le Programme REDD interfère dans la vie des Huni Kui car l’état de l’Acre a reçu des millions pour implanter des services sociaux dans la communauté, comme l’éducation et les services de santé, mais ces fonds n’ont pas bénéficié aux communautés.

En fait, le gouvernement de l’État s’est approprié les terres indigènes pour récupérer des fonds à travers la compensation carbone. Et au contraire, la déforestation a triplé dans l’État de l’Acre témoigne-t-il.

À cause de cette déforestation, le mode de vie traditionnel des 16 500 indiens Huni Kui du Brésil est aujourd’hui menacé. Les Huni Kui vivent de l’agriculture de subsistance, de la chasse, de la pêche : ” Mon peuple préserve 80 % de ses traditions, perpétue la connaissance des médecines traditionnelles et pratique la spiritualité à travers la médecine. Pour nous la forêt représente tout.”

Les défis à relever pour les Huni Kuin sont nombreux : “Nous sommes aujourd’hui engagés dans une grande lutte pour protéger nos territoires qui sont menacés d’invasions pour implanter l’élevage, l’agro-négoce, les compagnies minières et l’industrie forestière. Tout cela dans le but d’exploiter nos territoires.”

Les entreprises qui financent ces programmes sont celles qui polluent le plus

Les indiens Huni Kui sont farouchement opposés aux mécanismes de compensation carbone. “La compensation carbone est pour nous une fausse solution car les entreprises qui financent ces programmes sont aussi celles qui polluent, comme les compagnies pétrolières, minières et aériennes. C’est pour cela que les émissions de gaz polluants n’ont pas diminué. “

Un appui du CIMI et du CCFD-Terre Solidaire

Pour les accompagner, les indiens Huni Kui peuvent compter sur l’appui du (CIMI), association brésilienne soutenue par le CCFD-Terre Solidaire.

Lindomar Padilha, membre du Cimi témoigne :
Le CIMI travaille principalement sur trois fronts. Nous effectuons d’abord des recherches sur le thème de la compensation carbone. Ensuite nous formons des communautés et des leaders de communautés indigènes sur le marché du carbone et les mécanismes qui y sont associés. Et enfin nous organisons des mobilisations pour dénoncer ces mécanismes comme étant une fausse solution.

Au CIMI, nous pensons que notre travail au côté des communautés indigènes est fondamental parce que notre mission est de défendre la vie de ces peuples. Et le marché de la compensation carbone atteint justement la dignité des peuples indigènes, car il ne respecte pas leurs structures ni leur organisation communautaire.

Le CIMI accompagne 13 peuples indigènes dans l’État de l’Acre.

Tous sont impactés par les conséquences de la compensation carbone.

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Le collectionneur d’expériences https://terresolidaire.devbe.fr/le-collectionneur-d-7135/ Wed, 13 Oct 2021 14:45:00 +0000 https://terresolidaire.devbe.fr/?p=17970 Au sein du Conseil indigéniste missionnaire (Cimi), partenaire du CCFD-Terre Solidaire, Lindomar Padilha lutte depuis

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Au sein du Conseil indigéniste missionnaire (Cimi), partenaire du CCFD-Terre Solidaire, Lindomar Padilha lutte depuis trente ans pour que les droits des Indiens d’Amazonie brésilienne soient respectés.

L’engagement de Lindomar Padilha au côté des Indiens d’Amazonie est né lors d’une nuit de souffrance. « C’était en 1990. J’avais 22 ans. J’effectuais mon premier séjour dans une communauté indigène, celle du peuple Aikewara, au cœur de l’État du Para. Un jour, le pajé Warini a dit vouloir m’enseigner à chasser de nuit. C’est en tout cas le prétexte utilisé pour me demander de grimper avec lui sur un arbre et d’attendre que la nuit tombe. »

Au bout d’une heure, le sorcier-guérisseur l’informe qu’il va se rendre sur un autre lieu de chasse, mais que Lindomar doit impérativement rester assis sur cette branche jusqu’à son retour.

Je suis toujours ému de pouvoir contribuer à la défense des peuples indigènes et, à travers eux, à celle de la vie et de toute l’humanité.

Lindomar

Muni de son arc et de ses flèches, le jeune homme va essuyer un violent orage, endurer le froid et subir les assauts incessants des moustiques. « Le pajé n’a réapparu qu’à l’aube, sourire aux lèvres. Sur le moment, j’ai contenu ma colère. Ce n’est que bien plus tard que j’ai compris que son objectif n’était pas de m’initier à la chasse, mais de tester ma ténacité et ma loyauté à la parole donnée. Cette nuit a été fondamentale dans mon existence. » Et a conditionné son engagement au sein du Conseil indigéniste missionnaire (Cimi, partenaire du CCFD-Terre Solidaire) pour défendre les droits des Indiens.

Rien pourtant ne prédestinait Lindomar Padilha à consacrer son existence à la défense des peuples natifs du Brésil. Né près de Rio de Janeiro, il est l’avant-dernier d’une lignée de 21 enfants. La vie dans cette famille, catholique, très pratiquante, est chiche malgré les efforts du père, petit agriculteur, dur au labeur. Pas de surprise donc lorsque l’adolescent envisage de devenir religieux. Il entre au séminaire et y passe cinq ans. Le temps de découvrir et se passionner pour la philosophie : Socrate, Platon, Descartes.

Un jour, une inconnue lui offre Une vie, de l’Indien Jiddu Krishnamurti. C’est la révélation. « Je me suis dit que si un Indien écrivait l’histoire de l’humanité, elle n’aurait pas la même forme que celle des penseurs occidentaux. » C’est de là que va naître son intérêt pour les peuples indigènes. « Chacun de ces peuples a une identité, une langue, une spiritualité et une philosophie propres. » D’où son besoin de tenter de comprendre la logique de la pensée des peuples originaux « qui n’est pas structurée selon un modèle cartésien ». Pour y parvenir, Lindomar décide d’aller à leur rencontre. « Car plus qu’être un chercheur en philosophie, je veux être un collectionneur d’expériences. »

Il découvre la violence des grands propriétaires terriens

Aidé par la bienveillance de prêtres qui l’encouragent à suivre ses convictions, le jeune homme entame son expérience chez les Aikewara. Il y rencontre Rose, sa future épouse, anthropologue, elle aussi très impliquée au sein du Cimi. Il découvre surtout la violence des grands propriétaires terriens pour qui les territoires indigènes ne sont vus que comme sources d’enrichissement pour le bois et comme des freins à l’élevage extensif. Envers et contre tout, Lindomar défend une posture légaliste.

Le développement, depuis les années 2008, des programmes de séquestration carbone, orchestrés par les pouvoirs locaux, n’a apporté que des bénéfices dérisoires aux communautés.

« La Constitution de 1988 reconnaît les droits des peuples indigènes à posséder leur territoire. Je ne fais que me battre pour qu’elle soit appliquée. » Cette détermination lui vaut de nombreuses menaces de mort et tentatives de corruption. Mais surtout le respect des peuples indigènes qui l’accueillent avec les honneurs, où qu’il aille. « J’admire sa capacité de réflexion, mais surtout son courage, confie son épouse. Un jour, en pleine réunion avec les puissants représentants de l’Institut brésilien de l’environnement (Ibama) qui menaçaient d’incarcérer un cacique indien, Lindomar s’est levé et leur a dit : “Aussitôt que vous mettrez cet homme en prison, soyez sûrs que nous mobiliserons tous nos moyens financiers, humains et intellectuels pour le libérer”. »

Douze jours sur les rivières pour défendre les peuples natifs

Fin des années 1990, le couple est pressenti par le Cimi pour aller travailler dans l’État de L’Acre, à la frontière avec le Pérou. Lindomar y est promu coordinateur. « J’ai assumé cette fonction très politique par devoir », sourit-il.

Il y apprend la diplomatie, mais renforce aussi ses convictions en constatant « combien la nature et ceux qui y vivent sont soumis à un modèle implacable et dévastateur ». En particulier depuis 2008, « avec le développement dans la région de programmes successifs de séquestration carbone, orchestrés par les pouvoirs locaux, mais dont les bénéfices pour les populations indigènes sont dérisoires ». C’est cette volonté de défendre les peuples natifs qui pousse Lindomar à embarquer encore aujourd’hui à bord de bateaux bruyants et inconfortables pour remonter, durant parfois une douzaine de jours, les cours d’eau de la région.

« Après celle de la vie, la plus brillante des expériences est d’avoir passé tout ce temps au côté des peuples indigènes. Je suis toujours ému de pouvoir contribuer à leur défense et, à travers eux, à celle de la vie. Pas seulement de celle des peuples natifs, mais de toute l’humanité. »

Jean-Claude Gérez

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En Amazonie : lutter contre l’esclavage moderne https://terresolidaire.devbe.fr/en-amazonie-lutter-7105/ Fri, 17 Sep 2021 15:21:00 +0000 https://terresolidaire.devbe.fr/?p=17561 Jules Girardet, chargé de mission Amérique Latine nous éclaire sur un enjeu méconnu en Amazonie

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Jules Girardet, chargé de mission Amérique Latine nous éclaire sur un enjeu méconnu en Amazonie brésilienne : le développement du travail d’esclave. Avec lui, découvrons la lutte de la CPT contre cette indignité humaine.

Au Nord du Brésil, le drame de la servitude pour dettes dans les filières agricoles

« On a été traité pire que des bêtes ». C’est ainsi que se résume le témoignage des nombreuses personnes victimes d’esclavage dans le Nord du Brésil.

L’esclavage moderne est un autre fléau qui se cache derrière la déforestation de l’Amazonie, moins connu, et pourtant bien présent dans les filières agricoles brésilienne. Une réalité à laquelle sont confrontées près de 50. 000 personnes.

Recrutées à des milliers de kilomètres de chez eux, les travailleurs ne découvriront qu’à leur arrivée qu’ils seront prisonniers de leurs dettes.

Ils sont contraints de rembourser toutes les dépenses liées à leurs voyages, auxquels s’ajoutent bien souvent les outils, l’alimentation et le logement.

Une facture bien évidemment impayable qui les condamne à la servitude et au travail forcé dans des conditions indignes.

La CPT se mobilise pour éradiquer ce fléau

La Commission Pastorale de la Terre dans le Tocantins (CPT), que nous soutenons, intervient pour venir en aide aux personnes victimes et agir sur la dépendance vis-à-vis de ceux qui les exploitent.

L’association mène également un travail de prévention et de sensibilisation auprès de la sphère publique et politique.

Grâce à sa lutte, l’Etat brésilien a mis en place une politique nationale pour mettre fin à ces pratiques indignes. Depuis 1995, près de 55 000 esclaves ont été libérés.

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Brésil : les Indiens Huni Kuin face à leur destin https://terresolidaire.devbe.fr/bresil-les-indiens-huni-7098/ Fri, 17 Sep 2021 15:13:00 +0000 https://terresolidaire.devbe.fr/?p=17536 Tout près de la frontière péruvienne, les Indiens Huni Kuin du Brésil luttent pour préserver

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Tout près de la frontière péruvienne, les Indiens Huni Kuin du Brésil luttent pour préserver leur mode de vie et leur culture. En cherchant des alternatives au programme de compensation carbone.

Siã s’est arrêté net. Inquiet, le cacique du peuple Huni Kuin scrute la forêt épaisse. Soudain, plusieurs bruits sourds se succèdent à quelques dizaines de mètres, suivis d’éclats de voix. « Ce sont les employés du grand propriétaire terrien voisin, murmure l’homme de 43 ans au physique fluet. Ils marquent les arbres à coups de hache pour revenir les abattre demain. Ils sont sûrement armés. C’est dangereux de continuer. Il vaut mieux faire demi-tour. »

Sur le chemin du retour vers son village de Formiga, Siã fait une halte devant une demi-douzaine d’arbres centenaires récemment abattus. « Ces arbres sont le symbole du danger que court mon peuple et du caractère illégal de la déforestation. Car ces terres appartiennent à l’État brésilien. Nous en avons demandé l’homologation comme terres indigènes, et il est donc interdit de déboiser. Pourtant, les fazendeiros, avec l’aide des politiciens locaux, se sont installés ici. Ils élèvent du bétail et veulent nous chasser. En détruisant la forêt, ils anéantissent notre source de nourriture, mais aussi nos plantes médicinales et notre spiritualité. »

Le mot clé de notre démarche est l’autonomie pour pouvoir vivre sans aide ni contrainte extérieures.

Cacique Ninawa

Une destruction contre laquelle les HuniKuin se battent pour assurer leur survie.

Bienvenue dans l’État de l’Acre, à l’extrémité nord-ouest de l’Amazonie brésilienne, à la frontière avec le Pérou, dans la région de Feijó. « 16 450 Indiens Huni Kuin vivent dans 17 aldeias (« villages ») répartis sur 11 territoires qui couvrent à peu près 400 000 hectares. À cela, il faut rajouter un territoire d’environ 100 000 hectares, pour lequel nous avons fait une demande d’homologation en 2002, sans réponse à ce jour », explique Ninawa Huni Kuin, président de la Fédération des peuples Huni Kuin de l’État de l’Acre (Fephac).

Créée en 2006, l’organisation entend renforcer la cohésion et la tradition de ce peuple millénaire. « Nous veillons à sauvegarder et cultiver notre langue et nos coutumes, souligne ce charismatique quadragénaire, élu à l’âge de 28 ans à la tête de la Fephac. Le mot clé de notre démarche est “l’autonomie” pour pouvoir vivre sans aide ni contrainte extérieure. Nous luttons aussi pour l’intégrité de notre territoire. »

Avec la déforestation, le gibier a beaucoup diminué et souvent les hommes rentrent bredouilles. Ici le cacique Ninawa. © Jean Claude Gerez

Insécurité alimentaire

Le village de Formiga, en bordure de la rivière Envira, se situe au cœur de ces terres non homologuées. Des dizaines de familles Huni Kuin y vivaient jusque dans les années 1960 avant de devoir s’exiler pour fuir l’invasion violente de leurs terres par des seringueros, les exploitants de caoutchouc. « À notre retour, à partir de 1998, les seringueros avaient cédé la place à de petits agriculteurs, explique Busã, 40 ans, l’un des habitants du village. Au nom de la réforme agraire, ils avaient reçu de modestes parcelles de terre de la part de politiciens locaux. Avec une condition : les paysans devaient revendre ces terres, après quelques années, à ces mêmes politiciens pour un prix modique. Ils ont ensuite regroupé ces petites exploitations, rasé la forêt et créé des pâturages pour faire de l’élevage extensif de bétail. » Un processus qui s’est accéléré dès le milieu des années 2000.

Conséquence ? « Chaque année, les fazendeiros [grands propriétaires terriens] grignotent la forêt, assure Busã. Pendant longtemps, des hommes armés nous interdisaient même de traverser les fermes pour aller chasser. Ils posaient des pièges destinés à nous blesser. Aujourd’hui, c’est plus calme. Mais avec la déforestation, il y a beaucoup moins de gibier. Il y a encore cinq ans, on partait chasser avec la certitude de ramener un pécari, un agouti ou un tatou, atteste Busã. Actuellement, on peut passer une journée ou une nuit en forêt et rentrer bredouille. »

Côté pêche, la situation n’était pas brillante non plus. « Mais c’est mieux cette année, se réjouit l’un des habitants de l’aldeia, en lançant sa tarafa, un filet circulaire. La présence de nombreux botos (dauphins d’Amazonie) laisse même penser qu’il y aura du poisson pendant trois ou quatre ans. »

Le présage est d’autant plus réjouissant que les 22 familles du village de Formigane (sur)vivent que grâce à la vente d’artisanat et de bananes et, pour certaines, avec de maigres allocations familiales.

Elles souffrent depuis plusieurs années de carences en protéines.

Car les rendements de l’agriculture de subsistance (manioc, banane, maïs) sont faibles. « À force de planter sur les mêmes terres sans pouvoir les laisser se reposer, les récoltes sont moindres, souligne Ninawa. Surtout parce que nous ne voulons déboiser que le strict minimum et maintenir sur pied ce qui nous reste de cette forêt, qui est aussi notre pharmacie et le berceau de notre spiritualité. »

Les rendements de l’agriculture de subsistance (manioc, bananes, maïs) sont faibles. Ici, les femmes coupent le manioc. © Jean Claude Gerez

La législation tue les Indiens

Pour s’en convaincre, il suffit de suivre le pajé (sorcier-guérisseur) et son épouse. Maquillés, le visage coiffé de la Coka traditionnelle en plumes d’aras, les presque octogénaires se meuvent avec souplesse dans l’épaisseur de la forêt primaire. Ils s’arrêtent parfois pour détacher quelques feuilles d’une branche en chuchotant.

« Nous nous excusons auprès de la nature de lui faire mal et lui expliquons l’usage médicinal ou spirituel de notre cueillette », précise l’épouse du pajé. Le tout sous le regard attentif de Bixku, 38 ans, le « barde ». Lui s’est fixé comme mission de « transmettre le patrimoine oral des Huni Kuin, en particulier les chants que je glane auprès des anciens. C’est essentiel pour garantir la survie de notre culture ». Pour cela, il peut compter sur la jeune génération de Formiga qui se réunit tous les soirs, ou presque, dans la grande maison commune qui trône au milieu du village. Parmi eux, il y a Zianka, 23 ans.

« Nous voulons préserver ce qui nous reste de forêt qui est le berceau de notre humanité. »

Ninawa

S’interrompant régulièrement pour inhaler du « raoé », mélange de tabac à priser et de cendres, il aime accompagner à la guitare « ces chants qui évoquent les légendes de mon peuple et notre rapport aux esprits de la forêt ».

« La transmission de la culture et de la spiritua- lité Huni Kuin se fait aussi en classe », souligne Juba, 37 ans, enseignant et responsable de l’école construite en 2018 par l’État de l’Acre. Le professeur de langue portugaise, l’un des deux seuls fonctionnaires publics du village, y reçoit en demi-journée quelque 80 enfants, de 6 à 12 ans, dont ceux des villages Huni Kui voisins.

Enfin y recevait, puisque l’école est fermée depuis mars 2020 pour cause de pandémie. « C’est préjudiciable pour l’apprentissage des enfants, souffle l’enseignant, par ailleurs très critique sur le contenu des programmes imposés. Rien dans les livres d’histoire ne parle des massacres des Indiens à l’époque de la colonisation ou des conditions d’esclavage auxquelles ils ont été soumis lors de l’apogée du caoutchouc. »

Et pour Juba, les injustices continuent. « Aujourd’hui, les indigènes ne sont plus tués avec sauvagerie. C’est la loi qui les assassine. » Et notamment l’absence d’application de la Constitution du 5 octobre 1988.

« Il suffit pourtant d’appliquer l’article 231 de la Constitution du 1988, peste Lindomar Padilha, membre du Conseil indigéniste missionnaire (Cimi), partenaire du CCFD-Terre Solidaire qui accompagne les Huni Kuin dans leurs revendications pour la démarcation de leurs terres. Il stipule que toutes les terres indigènes devaient être démarquées dans un délai de cinq ans. » Or, d’après un recensement du Cimi, sur les 1 296 terres indigènes que compte le pays, 530 terres n’ont toujours pas été régularisées.

« La question de la terre est centrale pour la survie de mon peuple », insiste Ninawa Huni Kuin.

Le sorcier-guérisseur et sa femme (ici sur la photo) cueillent des feuilles à usage médicinal ou spirituel. © Jean-Claude Gerez

Refusant la « fausse bonne solution » du programme REDD (Le mécanisme « REDD [réduction des émissions dues à la déforestation et à la dégradation forestière] attribue une valeur financière au carbone stocké dans les forêts.) de compensation carbone développé depuis plusieurs années dans l’État de l’Acre, le président de la Fephac assure que les Huni Kuin qui vivent au bord de la rivière Envira n’ont que trois solutions. « Attendre une hypothétique homologation des terres, mais c’est peu probable avec le gouvernement actuel de Jair Bolsonaro » ; affronter les propriétaires terriens voisins pour freiner la déforestation. « Nous sommes d’une nature pacifique, souligne Ninawa. De toute façon, le combat serait inégal avec nos arcs et nos vieux fusils. »

Dernière solution ? Rechercher des fonds pour acquérir des terres attenantes qui appartiennent à un propriétaire foncier de São Paulo, la capitale économique. « Grâce au financement d’une organisation liée à l’Union européenne, nous possédons depuis peu 340 hectares de terres recouvertes de forêt primaire. »

Une première étape : Ninawa cherche désormais à récolter quelque 100 000 euros pour acheter les 500 hectares mitoyens, également à la vente. Avec la conviction profonde que « sauver la forêt est un devoir pour tous. Car les Huni Kuin et l’humanité tout entière ont besoin de la nature pour survivre ».

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Journée mondiale contre la faim : crise alimentaire, l’alerte rouge https://terresolidaire.devbe.fr/journee-mondiale-contre-la-faim-crise-alimentaire-lalerte-rouge/ https://terresolidaire.devbe.fr/journee-mondiale-contre-la-faim-crise-alimentaire-lalerte-rouge/#respond Mon, 14 Jun 2021 08:00:00 +0000 https://terresolidaire.devbe.fr/journee-mondiale-contre-la-faim-crise-alimentaire-lalerte-rouge/ Les chiffres de la faim dans le monde atteignent des niveaux sans précédent, sous l’impact

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Les chiffres de la faim dans le monde atteignent des niveaux sans précédent, sous l’impact délétère de systèmes agroalimentaires obsolètes, dénoncés depuis des années, et désormais amplifiés par la crise du Covid.


Les fonctionnaires internationaux se disent « choqués » par la permanence, à un niveau « inacceptable », de la malnutrition dans le monde.

Début mai, un cran était pourtant franchi lors de la présentation, sous l’égide de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), de l’état des crises alimentaires dans le monde : en 2020, on a recensé 820 millions de personnes en situation de « faim chronique », une hausse de 130 millions en un an. À cet indicateur révélateur de la faillite structurelle des systèmes alimentaires se superpose celui des crises ponctuelles de « faim aiguë ». : elle a affecté 155 millions de personnes dans 55 pays, soit 20 millions de plus qu’en 2019.

<groschiffre|align=right|chiffre=820|unite=millions de=”” personnes|texte=”sont” en=”” situation=”” «=”” faim=”” chronique=”” »,=”” une=”” hausse=”” 130=”” millions=”” un=”” an.=””>En cause, les conflits (pour les deux tiers), des chocs économiques ou des conditions climatiques extrêmes. « La pandémie de Covid a amplifié tous les facteurs d’insécurité alimentaire, frappant de plein fouet les communautés les plus vulnérables, s’alarme Janez Lenarčič, commissaire européen à l’aide humanitaire et à la réaction aux crises. » Et tout laisse à penser que 2021 sera pire encore. « D’autant qu’avant la crise sanitaire, nous n’étions déjà pas en voie de résoudre les problèmes de la faim, de l’insécurité alimentaire et de la malnutrition », insiste Máximo Torero, économiste en chef de la FAO.</groschiffre|align=right|chiffre=820|unite=millions>

<groschiffre|align=right|chiffre=155|unite=millions de=”” personnes|texte=”dans” 55=”” pays,=”” en=”” situation=”” «=”” faim=”” aiguë=”” »=”” liée=”” à=”” crises=”” ponctuelles=””>Plus d’un an après l’explosion de la pandémie mondiale, les mécanismes aggravants ont été identifiés. Là où l’économie était chancelante, des records de chômage et de pauvreté sont atteints.</groschiffre|align=right|chiffre=155|unite=millions>

Les fermetures de frontières et de magasins ainsi que les confinements ont interrompu des circuits d’approvisionnement, les envois de fonds par les travailleurs migrants à leur famille ont baissé, le prix des denrées alimentaires a grimpé, les programmes d’aide se sont rétractés, les systèmes de santé ont été débordés.

Au Burkina, la fermeture des marchés a tari les revenus paysans

Au Burkina Faso, des marchés ont été fermés pour limiter la contamination par le coronavirus, mais aussi, dans la zone des trois frontières (avec le Mali et le Niger), sous l’injonction des bandes djihadistes qui tentent de rallier par la contrainte des populations villageoises à la charia (loi islamique). « La mise en veille de ces places névralgiques, pour la vie économique et sociale, a eu un impact négatif très fort sur la vie des familles paysannes, souligne Philippe Ki, coordinateur du réseau Afrique verte au Burkina Faso. Car leur économie domestique dépend beaucoup de la vente régulière de petites quantités de leurs excédents de production vivrière, indispensable source de revenus qui s’est fortement tarie. »

Par ailleurs, la priorité donnée par l’État à la mobilisation sur les fronts de la pandémie et de la sécurité a ponctionné une partie des ressources affectées aux programmes éducatifs et sanitaires et a conduit à sélectionner plus étroitement les bénéficiaires des distributions de denrées. « L’insécurité alimentaire, endémique au Burkina Faso, subit une aggravation à bas bruit », constate Philippe Ki.

<groschiffre|align=center|texte=« les=”” crises=”” ponctuelles=”” de=”” “faim=”” aiguë”=”” liées=”” aux=”” conflits=”” (pour=”” deux=”” tiers),=”” chocs=”” économiques=”” ou=”” à=”” des=”” conditions=”” climatiques=”” extrêmes=”” ont=”” affecté=”” 155=”” millions=”” personnes=”” dans=”” 55=”” pays,=”” en=”” 2020.=”” »=””></groschiffre|align=center|texte=«>

Au Mali voisin, la crise sécuritaire a pris une ampleur très préoccupante, entre les incursions des rebelles touaregs du Nord ou des groupes islamiques et les rançons demandées par les bandes de « coupeurs de routes ». Le village de Farabougou, dans la région de Ségou, est assiégé depuis sept mois par des djihadistes qui ont brûlé les champs de riz et pillé les greniers. Les 3 000 habitants, pris en otage, vivent du parachutage de colis alimentaires.

« Alors que les rebelles sont désormais à moins de 200 kilomètres de Bamako, il n’existe pratiquement plus de marchés dans une grande partie du nord et du centre du pays, témoigne Mohamed Haidara, coordonnateur d’Afrique verte Mali. Dans des secteurs entiers, les paysans ne cultivent plus par crainte d’exactions. »

Par ailleurs, la confusion générée par le coup d’État d’août 2020 complique les conditions de vie. Les grèves se succèdent, dont celles des transporteurs qui affectent la disponibilité des denrées alimentaires dans certaines régions. De mai à août, le Réseau de prévention des crises alimentaires prédit que la faim pourrait toucher 1,2 million de personnes dans les régions conflictuelles du Mali, un bond de 50 %.

Et les prévisions sont encore plus alarmistes dans la zone très peu sûre des trois frontières, où un tiers de la population, côté burkinabè, pourrait se retrouver en
situation d’urgence alimentaire.

Le Brésil réintègre la carte mondiale de la faim

Au Brésil, l’inconséquence politique pèse encore plus fortement sur l’insécurité alimentaire…

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Brésil : défendre le droit à la terre des paysans et paysannes (Podcast) https://terresolidaire.devbe.fr/bresil-defendre-le-droit-a-la-terre-des-paysans-et-paysannes-podcast/ https://terresolidaire.devbe.fr/bresil-defendre-le-droit-a-la-terre-des-paysans-et-paysannes-podcast/#respond Fri, 23 Apr 2021 11:07:38 +0000 https://terresolidaire.devbe.fr/bresil-defendre-le-droit-a-la-terre-des-paysans-et-paysannes-podcast/ A l’occasion de la Journée Internationale des luttes paysannes, Floriane Louvet, chargée de mission Amérique

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A l’occasion de la Journée Internationale des luttes paysannes, Floriane Louvet, chargée de mission Amérique Latine au CCFD Terre-Solidaire, nous parle du combat permanent que doivent mener les agriculteurs et agricultrices au Brésil pour défendre leurs droits.


En supprimant les programmes d’aides à l’agriculture familiale et écologique, le président brésilien Jair Bolsonaro envoie un message très clair : place à l’agro-business. Ce choix et soutien assumé aura bien sûr un lourd impact sur l’environnement, mais pas uniquement.

Les premières conséquences sont déjà bien présentes puisqu’on compte désormais 19 millions de personnes qui souffrent de la faim au Brésil.

Ce n’est pas tout, son discours qui tend à légitimer et à inciter à la violence sur les territoires a aussi eu de terribles répercussions. En effet, l’année dernière, les invasions de territoires des communautés paysannes et indigènes ont augmenté de 1880%.

Dans ce contexte de plus en plus compliqué, l’action de notre partenaire le Mouvement des Sans Terre est primordiale.

Découvrez l’histoire de Liu, figure du Mouvement des Sans Terre au Brésil.

Cette association, qui regroupe 350 000 familles, milite pour que les familles paysannes ne possédant pas de terre puissent disposer de terrains pour pouvoir cultiver.

Le Mouvement des Sans Terre aide également les paysans et paysannes à s’organiser, à se former, et à se mobiliser ensemble pour avoir plus d’impact sur les décisions publiques.

Lire aussi : Au Brésil, la solidarité du Mouvement des Sans Terre face à la crise alimentaire.

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Alerte : aidons les populations brésiliennes à faire face à la crise alimentaire https://terresolidaire.devbe.fr/alerte-aidons-les-populations-bresiliennes-a-faire-face-a-la-crise-alimentaire/ https://terresolidaire.devbe.fr/alerte-aidons-les-populations-bresiliennes-a-faire-face-a-la-crise-alimentaire/#respond Fri, 16 Apr 2021 12:00:42 +0000 https://terresolidaire.devbe.fr/alerte-aidons-les-populations-bresiliennes-a-faire-face-a-la-crise-alimentaire/ Au Brésil, le gouvernement de Bolsonaro continue de croiser les bras pendant que la COVID-19

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Au Brésil, le gouvernement de Bolsonaro continue de croiser les bras pendant que la COVID-19 ravage son pays. Pourtant, l’heure est à l’urgence : plus de la moitié de la population souffre d’insécurité alimentaire. L’ensemble de nos partenaires sur place est mobilisé. Aidons-les à soutenir les populations dans le besoin.

Distirbution organisé par le Mouvement des sans terres © Wellington Lenon/MST
Distirbution organisé par le Mouvement des sans terres © Wellington Lenon/MST

La pandémie de la faim

Réputé pour sa lutte contre l’insécurité alimentaire, le Brésil sort pour la première fois en 2014 de la carte de la faim des Nations Unies. Quatre ans après, en 2018, il y figure de nouveau et la situation ne fait dès lors que se dégrader. Comment expliquer ce retour de la faim dans le pays ?

– Le gouvernement de Jair Bolsonaro, tout comme celui de Michel Temer avant lui, mène,des politiques d’austérité depuis 2016, qui démantèlent les nombreux programmes qui avaient contribué au recul de la faim dans le pays.

En priorisant l’agro-industrie, ces gouvernements ont fait le choix d’une agriculture qui ne nourrit pas et aux impacts socio-environnementaux désastreux.

– A cela, s’ajoutent les conséquences aggravantes de la COVID-19. De nombreux foyers ont perdu du jour au lendemain leurs sources de revenus, ce qui ne leur permet plus de se nourrir en quantité et qualité suffisante. En parallèle, les prix des aliments ont considérablement augmenté. Pour exemple, l’inflation du prix du riz a atteint 76% en 2020.

« Il y a la pandémie du virus, mais aussi une pandémie de faim », Kelli Mafort, Mouvement des travailleurs et travailleuses ruraux sans terre (MST)>

Le Réseau Brésilien de recherche en Souveraineté et Sécurité Alimentaire (Pensann), a mené une enquête nationale sur l’insécurité alimentaire dans le contexte de la pandémie. Les chiffres révélés sont alarmants.

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Le nombre de personnes souffrant de la faim, a augmenté de 8,8 millions en à peine deux ans.

Nos partenaires se mobilisent

Pour faire face à cette crise, nos partenaires participent au formidable effort de mobilisation communautaire pour venir en aide aux plus démunis, notamment en ville, à travers des distributions alimentaires. Mais surtout, ils continuent de défendre et promouvoir l’agroécologie paysanne qui garantit une vraie résilience du système alimentaire grâce à une production diversifiée et des circuits de commercialisation courts.

« La vraie nourriture, c’est celle qui respecte le travail, qui respecte le travail de la femme, qui respecte la biodiversité » Paulo Petersen, AS-PTA>

© Wellington Lenon - MST
© Wellington Lenon – MST

JE FAIS UN DON

Les champs d’actions pour sortir de la crise sont nombreux :

Développer l’accès à une alimentation saine et à des prix abordables

Favoriser l’accès à l’eau pour la production agricole et la consommation des familles dans les régions au climat semi-aride du Nordeste.

– Porter une attention particulière à l’alimentation des jeunes et enfants ; reconnaître le rôle essentiel des femmes ; défendre le droit des communautés paysannes et indigènes qui sont expulsées de leurs territoires, lieux de vie et d’alimentation.

– Stimuler la production et renforcer l’autosuffisance alimentaire des communautés locales.

Défendre le rôle de l’agriculture familiale et de l’agroécologie dans la production et l’approvisionnement d’aliments sains.

– Encourager des politiques publiques qui luttent contre la précarité des plus vulnérables.

Aidons-les à agir

Face à l’urgence de la crise, il faut soutenir des modèles agricoles capables de répondre à la faim, tout en étant respectueux de l’environnement et des populations.

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La générosité et la solidarité, c’est donner aux populations vulnérables les moyens d’agir.

JE FAIS UN DON

Pour aller plus loin :
Au Brésil, la solidarité du Mouvement des Sans Terre face à la crise alimentaire

Crise alimentaire : les impasses de l’agriculture industrielle mondialisée

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Les accords Mercosur vus d’Amérique latine : 3 témoignages du Paraguay, de l’Argentine et du Brésil https://terresolidaire.devbe.fr/les-accords-mercosur-vus-damerique-latine-3-temoignages-du-paraguay-de-largentine-et-du-bresil/ https://terresolidaire.devbe.fr/les-accords-mercosur-vus-damerique-latine-3-temoignages-du-paraguay-de-largentine-et-du-bresil/#respond Thu, 28 Jan 2021 05:00:00 +0000 https://terresolidaire.devbe.fr/les-accords-mercosur-vus-damerique-latine-3-temoignages-du-paraguay-de-largentine-et-du-bresil/ Renforcement de l’agro-industrie tournée vers l’exportation, menaces sur l’agriculture familiale, absence de débat public… Trois

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Renforcement de l’agro-industrie tournée vers l’exportation, menaces sur l’agriculture familiale, absence de débat public… Trois des organisations partenaires que nous soutenons au Paraguay, au Brésil et en Argentine alertent sur les risques sociaux et environnementaux des accords de libre-échange prévus entre l’Union européenne et le Mercosur

« Les agrocarburants vont capter les récoltes de maïs, aliment de base des populations autochtones »

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Au Paraguay Guillermo Ortega est coordonnateur des formations au centre d’études sociales rurales pour l’organisation Base investigaciones sociales (Base-IS).

« De plus en plus de communautés autochtones sont affectées par l’avancée de l’agroindustrie. La situation est particulièrement tendue dans les départements frontaliers avec le Brésil et l’Argentine. C’est une expansion sauvage et très violente, sans les moindres précautions et restrictions.

Nous avons toutes les raisons de craindre une aggravation de la situation.

L’accord va pousser les grands producteurs à chercher à exploiter de nouvelles terres, notamment dans des lieux [[dans les départements de Concepción et Caaguazú]] où des organisations paysannes sont en lutte pour accéder à la terre.

Les grands propriétaires ont une méthode implacable pour chasser les familles paysannes.

Cela commence par la pression : aspersions de pesticides, mort d’animaux domestiques, champs détruits; puis vient une offre de location des terres (avec de petits loyers payés après récolte seulement), voire l’achat à bas prix; ensuite vient la persécution de celles et ceux qui résistent encore, par le biais de mesure fiscales trafiquées ou d’agressions physiques, jusqu’à l’assassinat.

Les lois protégeant les communautés autochtones, les plus vulnérables, sont piétinées par l’agroindustrie, qui achète des juges, la police, le fisc.

Autre impact prévisible de l’accord : une très forte hausse des prix du maïs, aliment de base des communautés rurales.

Les récoltes vont être aspirées par l’industrie des agrocarburants, asséchant le marché alimentaire[[Dans le département de San Pedro, 135 000 hectares de maïs, de plus transgéniques, sont déjà dédiés aux agrocarburants.]].

La voix du Paraguay, petit pays, est mineure au sein du Mercosur.

Les producteurs locaux de soja sont, pour l’occasion, adversaires de l’accord, en particulier parce qu’il interdirait la réutilisation de semences commerciales d’une année sur l’autre, pour protéger les profits des grands semenciers.

Les éleveurs familiaux de même se voient lésés, car l’accord va d’abord profiter aux exportateurs. La filière viande est contrôlé à près de 70 % par des entreprises brésiliennes, qui ont le monopole des équipements frigorifiques.

Les communautés paysannes se sentent très démunies et ne disposent que de très peu d’informations sur l’accord, dont l’élaboration leur a été totalement occultée. Il n’existe aucun débat sur le sujet dans le pays. »

« L’agroindustrie, déjà dans l’irresponsabilité totale, va encore gagner du terrain ! »

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En Argentine, Juan Carlos Figueredo accompagne les peuples autochtones dans la protection de leurs droits au sein de l’organisation argentine Instituto de cultura popular (Incupo, Argentine).

« Je vis dans le Chaco, au nord de l’Argentine, au milieu des forêts et des collines.

Mais aussi des fumigations de pesticides, des eaux et des terres contaminées, des malades de la pollution, des enfants malformés…

C’est la grande plaie de l’agroindustrie, qui exploite la terre comme un minerai dans tout le Mercosur.

L’Argentine est déjà l’un des plus gros consommateurs de pesticides, une folie sanitaire et environnementale, une irresponsabilité totale.

Et l’accord, qui vise à dynamiser les exportations de grains, viande ou éthanol de canne à sucre vers l’Europe, va étendre la frontière agricole et démultiplier la contamination chimique et sanitaire.

Les premières victimes sont les familles agricultrices, peu émettrices de CO2, qui fournissent l’essentiel des aliments sains du pays.

L’industrie automobile, déjà en crise, s’attend à un crash, et la perte quelque 200 000 emplois supplémentaires si l’accord entre en vigueur.

Les premières victimes sont les familles agricultrices

Le gouvernement, pour sa part, ne voit que les devises attendues des exportations agricoles. Un retour au colonialisme !

D’ailleurs, une bonne part des bénéfices échappera au pays, accaparés par des pôles à capitaux concentrés.

La population est totalement désinformée, car l’élaboration de l’accord a été menée dans le plus parfait secret.

Nous ne disposons même pas de la version finale, alors que l’Argentine a aussi signé l’accord d’Escazú[[ L’accord d’Escazu est le seul instrument juridique contraignant régional (latino-américain et caribéen) pour l’accès à l’information, la participation publique et l’accès à la justice en matière environnementale. Il s’agit d’une suite à la Conférence Mondiale sur l’Environnement (Rio+20)]] qui renforce les droits de l’environnement et de sa défense.

L’Incupo est l’une des seules organisations qui tente de pousser un débat public.
Nous faisons campagne avec des organisations autochtones, de l’agriculture familiale, de solidarité internationale.

Mais les gens ont la tête ailleurs, avec la crise économique et la pandémie du covid-19.

La solidarité internationale est donc plus que jamais nécessaire, également parce que les impacts sur la forêt, le climat ou la qualité des aliments ne concernent pas que le Mercosur. »

Ecouter) : Les paysans argentins dénoncent (aussi) l’accord Mercosur

« L’agriculture familiale sera menacée par la concurrence des firmes européennes »

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Au Brésil, Maureen Santos est coordinatrice du groupe national d’appui de la Fédération des organismes d’assistance sociale et d’éducation (Fase).

« Nous redoutons fort de voir des entreprises européennes concurrencer l’agriculture familiale, qui nourrit le pays.

L’accord va inciter à l’accroissement des productions agricoles destinées à l’exportation — soja, éthanol de canne à sucre, viande bovine —. Ces cultures détruisent l’agriculture familiale, génèrent la déforestation et surutilisent les pesticides, dont le Brésil est l’un des plus importants consommateurs au monde, y compris de produits interdits dans l’Union européenne.

L’accord amplifierait des dégradations sociales et environnementales, qui se sont déjà fortement accrues depuis l’arrivée de Bolsonaro au pouvoir.

D’une manière générale, l’accord aurait un impact négatif dans de nombreux domaines, touchant à la souveraineté alimentaire, aux droits humains (communautés autochtones et paysannes, femmes, etc.), aux émissions de CO2…

Essentiellement commercial, il n’a aucune prétention environnementale ni d’équité sociale. Nous le percevons très négativement.

C’est aussi le cas du secteur industriel, qui redoute l’afflux de biens manufacturés.

En revanche, le puissant secteur de l’agro-négoce soutient bien évidemment l’accord.

Dans l’opinion publique, le débat reste sporadique, réactivé en particulier lors de la publication de chiffres sur la progression de la déforestation. Mais hélas, les promesses de retombées économiques génèrent une appréciation générale globalement positive.

Pour sa part, Fase est très mobilisée. Elle produit des argumentaires et participe activement au large Front contre l’accord UE-Mercosul[Mercosur en espagnol], qui s’est allié avec plusieurs parlementaires de gauche et écologistes. »

Lire aussi : Le rapport Accord Mercosur : les risques pour le climat et les droits humains

Propos recueillis par Patrick Piro

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Face à la montée des violences et des inégalités, le Brésil résiste (Podcast) https://terresolidaire.devbe.fr/face-a-la-montee-des-violences-et-des-inegalites-le-bresil-resiste-podcast/ https://terresolidaire.devbe.fr/face-a-la-montee-des-violences-et-des-inegalites-le-bresil-resiste-podcast/#respond Fri, 22 Jan 2021 08:26:04 +0000 https://terresolidaire.devbe.fr/face-a-la-montee-des-violences-et-des-inegalites-le-bresil-resiste-podcast/ Pour la deuxième année consécutive, la Coalition Solidarité Brésil publie son Baromètre d’alerte sur la

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Pour la deuxième année consécutive, la Coalition Solidarité Brésil publie son Baromètre d’alerte sur la situation des droits humains au Brésil. Floriane Louvet, chargée de mission Amérique latine au CCFD-Terre Solidaire, nous en présente les grandes lignes et nous parle de la résistance que mène la société civile brésilienne au quotidien.


Deux ans après l’arrivée de Jair Bolsonaro à la tête du Brésil, la Coalition Solidarité Brésil dresse le bilan.

Le pays connaît une crise sans précédent : une crise sanitaire tout d’abord, avec une gestion catastrophique de la pandémie par le gouvernement ; une crise socio-économique ensuite, avec de plus en plus de Brésiliens et Brésiliennes qui souffrent de la faim ; une crise environnementale, notamment due à la déforestation ; puis une crise politique, avec un gouvernement autoritaire qui diffuse des fausses informations et ferme tous les espaces de débat démocratique.

Face à une forte montée des violences, des violations de droits et des inégalités, la société civile brésilienne ne reste pas les bras croisés et lance un appel à la “Brésistance”. Les militants agissent à travers des manifestations spontanées, des actions de plaidoyer ou encore la mise en place d’aides humanitaires d’urgence. Ils font preuve d’un vrai dynamisme et d’une vraie force.

La Coalition Solidarité Brésil, dont le CCFD-Terre Solidaire est membre, a entendu cet appel. Elle sort son nouveau Baromètre d’alerte sur la situation des droits humains au Brésil dans le cadre de sa campagne « Le Brésil résiste. Lutter n’est pas un crime ».

Elle s’est penchée sur différentes thématiques : droits humains, environnement, droits des autochtones, droits des femmes, racisme et violences policières, et de nombreux autres sujets au cœur des préoccupations des Brésiliens et Brésiliennes.

Le constat est sans appel et tous les chiffres sont dans le rouge. En voici quelques exemples :

  • Les « invasions » de territoires des communautés paysannes, traditionnelles, et peuples autochtones ont augmenté de 1880% en un an. (Chiffre 2020)
  • 15 millions de personnes souffrent de la faim au Brésil. (Chiffre 2020)
  • D’août 2019 à juillet 2020, 11088km2 ont été déforestés en Amazonie.
  • 79,1% des personnes tuées lors d’interventions policières au Brésil étaient noires. (Chiffre 2019)

Pour Floriane Louvet, chargée de mission Amérique latine au CCFD-Terre Solidaire, « ce baromètre montre une double responsabilité : celle du gouvernement actuel, qui par ses discours incitant à la haine encourage une violence ciblée, et celle des acteurs économiques qui agissent en toute impunité sur les territoires ».

A télécharger : 

Baromètre d’alerte sur la situation des droits humains au Brésil

Lire aussi : Le Brésil mal loti par deux années de présidence Bolsonaro (France Culture)

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Publication du Baromètre d’alerte sur la situation des droits humains au Brésil https://terresolidaire.devbe.fr/publication-du-barometre-dalerte-sur-la-situation-des-droits-humains-au-bresil/ https://terresolidaire.devbe.fr/publication-du-barometre-dalerte-sur-la-situation-des-droits-humains-au-bresil/#respond Tue, 19 Jan 2021 15:21:53 +0000 https://terresolidaire.devbe.fr/publication-du-barometre-dalerte-sur-la-situation-des-droits-humains-au-bresil/ La Coalition Solidarité Brésil (dont le CCFD-Terre Solidaire est membre) publie ce mardi 19 janvier

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La Coalition Solidarité Brésil (dont le CCFD-Terre Solidaire est membre) publie ce mardi 19 janvier 2021, les résultats de son 2ème baromètre d’alerte sur la situation des droits humains au Brésil. Première étude annuelle qui propose un état des lieux détaillé et actualisé de la situation sociale, politique et environnementale au Brésil. Les données concernant 11 thématiques ont été analysées (racisme et violences policières, violences faites aux femmes, travail, sécurité alimentaire, justice environnementale, éducation…), donnant ainsi un décryptage le plus complet possible de la situation. Ces analyses ont été produites en partenariat avec plusieurs organisations sociales brésiliennes


Ce Baromètre se fait l’écho des cris d’alerte des mouvements sociaux face aux violations des droits humains et environnementaux, commises en toute impunité, mais il est aussi le reflet d’une société civile brésilienne qui résiste, invente et se mobilise sur les territoires.

L’année 2020, au Brésil comme ailleurs aura été marquée par la pandémie et ses conséquences dramatiques. Au Brésil plus qu’ailleurs étant donné le contexte de crise multiforme préexistant à l’arrivée du virus : celui-ci n’a fait qu’amplifier, exacerber, des inégalités et fragilités d’un système structurellement excluant.

Les conclusions du baromètre confirment que les violences, violations et inégalités ne font qu’augmenter, ciblant en particulier les populations historiquement les plus exclues, dont font partie les peuples autochtones et traditionnels, les communautés paysannes, les femmes, les populations noires, les personnes LGBTQI+, les habitant.e.s des périphéries…

À titre d’exemples :

– Les « invasions » de territoires des communautés paysannes, traditionnelles, quilombolas et peuples autochtones ont augmenté de 1880% en 2020 par rapport à 2019.
Le gouvernement Bolsonaro mène une politique agricole centrée sur l’agrobusiness, qui prédispose aux conflits pour la terre et porte atteinte à la vie de ceux et celles qui la protègent.

– D’août 2019 à juillet 2020, 11.088 km2 ont été déforestés en Amazonie, le chiffre le plus élevé depuis 2008.
La déforestation, intimement liée à l’expansion de la frontière agricole, est la manifestation par excellence de l’absence totale de préoccupation environnementale du gouvernement.

– En 2020, 39 % des écoles publiques brésiliennes ne possèdent pas un système d’assainissement de base.
La pandémie de la Covid-19 a révélé le cruel sous-équipement des établissements scolaires publics brésiliens et le désengagement croissant de l’État dans le secteur de l’éducation.

– Entre janvier et octobre 2020, une attaque par jour de Bolsonaro contre la presse a été recensée.
La presse, les professionnel.le.s de la communication et des médias, sont confronté.e.s à la violence, à la censure judiciaire et aux restrictions de leurs activités.

Ce baromètre d’alerte sur la situation des droits humains au Brésil fait partie de la campagne « Le Brésil résiste. Lutter n’est pas un crime », campagne de visibilité et de dénonciation des menaces et violences que les défenseur.e.s des droits humains subissent au Brésil. lebresilresiste.org

Le baromètre est disponible ici

CONTACTS PRESSE :

– Sophie Rebours, CCFD-Terre Solidaire : s.rebours@ccfd-terresolidaire.org, 01 44 82 80 64/07 61 37 38 65
– Erika Campelo, Autres Brésils : erika@autresbresils.net, 06 10 29 52 50
-Christelle Bresin, Secours Catholique : christelle.bresin@secours-catholique.org, 06 71 00 69 73

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A mi-parcours de la présidence Bolsonaro, la société civile brésilienne souffre et lutte https://terresolidaire.devbe.fr/a-mi-parcours-de-la-presidence-bolsonaro-la-societe-civile-bresilienne-souffre-et-lutte/ https://terresolidaire.devbe.fr/a-mi-parcours-de-la-presidence-bolsonaro-la-societe-civile-bresilienne-souffre-et-lutte/#respond Tue, 19 Jan 2021 06:00:00 +0000 https://terresolidaire.devbe.fr/a-mi-parcours-de-la-presidence-bolsonaro-la-societe-civile-bresilienne-souffre-et-lutte/ La 2ème édition du Baromètre d’alerte sur la situation des droits humains et environnementaux au

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La 2ème édition du Baromètre d’alerte sur la situation des droits humains et environnementaux au Brésil, publié ce 19 janvier 2021, montre une aggravation explosive de la situation : face à la violence de la répression, l’accroissement des inégalités, et une déforestation sans précédent, la société civile appelle à la BRESISTANCE


Au Brésil, l’année 2020 aura été marquée par la pandémie de coronavirus et ses conséquences dramatiques. Dans un contexte de crise multiforme préexistant à l’arrivée du virus, celui-ci n’a fait qu’amplifier, exacerber, des inégalités et fragilités d’un système structurellement excluant.
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Ce nouveau Baromètre d’alerte sur la situation des droits humains au Brésil constitue un outil de conscientisation et d’interpellation. Il invite à se mobiliser aux côtés de la société civile brésilienne et à entrer en « Brésistance » !

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Les données concernant 11 thématiques ont été analysées (racisme et violences policières, violences faites aux femmes, travail, sécurité alimentaire, justice environnementale, éducation…).

Le baromètre apporte ainsi un décryptage le plus complet possible de la situation. Ces analyses ont été produites en partenariat avec plusieurs organisations sociales brésiliennes.

Le baromètre montre que les violences ciblent les populations historiquement les plus exclues, dont font partie les peuples autochtones et traditionnels, les communautés paysannes, les femmes, les populations noires, les personnes LGBTQI+, les populations des périphéries…
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Les chiffres sont effarants tant au niveau de la déforestation, des invasions des terres qui appartiennent aux paysans traditionnels et autochtones que du niveau de sous équipements de l’éducation et des écoles et des attaques proférées par le gouvernement de Jair Bolsonaro à l’encontre de la presse, des mouvements sociaux, de la société civile.
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Le baromètre pointe la responsabilité de l’agroindustrie

Le baromètre montre à quel point la politique agricole menée par le gouvernement brésilien, au centre de laquelle l’agrobusiness est roi, porte atteinte à la vie de celles et de ceux qui protègent la forêt.

Floriane Louvet, chargée de mission Brésil au CCFD-Terre Solaire, était sur France Culture pour présenter le baromètre. Elle dénonce les acteurs de l’agrobusiness à qui on a laissé la liberté totale sur le terrain pour s’accaparer des terres. “Ce sont des entreprises multinationales, certaines sont françaises ou européennes et donc, il y a une responsabilité collective sur ces territoires. De manière plus générale, ce sont les grands propriétaires terriens qui agissent en toute impunité et qui ne sont intéressés que par l’exploitation de produits au détriment des populations locales qui vivent sur ces territoires et qui perdent chaque jour un peu de leur espace.”

Les chiffres du baromètre traduisent bien l’avancée de la frontière agricole, cette politique de l’agrobusiness qui est portée par le gouvernement de Jair Bolsonaro. »

Télécharger le baromètre d’alerte sur la situation des droits humains au Brésil:

Baromètre d’alerte sur la situation des droits humains au Brésil
Retrouvez également de nombreux outils de décryptage vidéo et infographies, sur le remarquable site internet de la campagne Le Brésil Résiste

A suivre également sur les Réseaux Sociaux : #LeBrésilRésiste

 

Pourquoi un baromètre sur la situation des droits humains et environnementaux au Brésil ?

En décembre 2018 17 organisations de solidarité internationale françaises, dont le CCFD-Terre Solidaire, ont décidé de former la Coalition Solidarité Brésil, pour faire converger leurs actions en soutien aux acteurs de la société civile brésilienne.
Cette deuxième édition du baromètre d’alerte sur la situation des droits humains au Brésil est une nouvelle étape de la campagne « Le Brésil résiste. Lutter n’est pas un crime ». Cette campagne a pour but de donner de la visibilité aux combats de la société civile brésilienne et de dénoncer les menaces et les violences subies par les personnes qui défendent les droits humains et environnementaux. Ces violences sont commises en tout impunité.
Pour la deuxième année consécutive nous relayons leur cri d’alarme, avec le souhait qu’il soit entendu en France et en Europe.
Car le baromètre est aussi le reflet d’une société civile brésilienne qui résiste, invente et se mobilise dans ses luttes et sur les différents territoires.

Et aussi :
– Pour en savoir plus sur notre action au Brésil
Dans le Brésil d’aujourd’hui, que signifie être une femme, être noire, et faire de l’agroécologie ? (vidéo)
– Brésil : “Il n’y a plus de contre-pouvoir face à l’agrobusiness !”

– Amazonie : le peuple Arara menacé par la déforestation et les invasions de forestiers illégaux

Documents joints

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L’histoire de Liu, figure du Mouvement des Sans Terre au Brésil https://terresolidaire.devbe.fr/lhistoire-de-liu-figure-du-mouvement-des-sans-terre-au-bresil/ https://terresolidaire.devbe.fr/lhistoire-de-liu-figure-du-mouvement-des-sans-terre-au-bresil/#respond Thu, 03 Dec 2020 10:20:17 +0000 https://terresolidaire.devbe.fr/lhistoire-de-liu-figure-du-mouvement-des-sans-terre-au-bresil/ Elle est l’une des nombreuses femmes sans terre qui se battent contre la violence et

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Elle est l’une des nombreuses femmes sans terre qui se battent contre la violence et la pauvreté au Brésil. Lucineia, souvent surnommée Liu, est devenue aujourd’hui l’une des dirigeantes du Mouvement des Sans Terre qui regroupe 350 000 familles.


Lucineia Durães do Rosário, dite Liu, est née dans une famille très pauvre, qui n’a jamais rien possédé.

Etre née sans terre dans le monde rural brésilien, cela signifie travailler au jour le jour comme ouvrière agricole ou employée domestique, sans droits sociaux, sans sécurité sociale, sans savoir de quoi sera fait le lendemain, pour un salaire de misère.

Etre née sans terre, c’est souvent travailler dans des immenses exploitations agricoles, et manipuler des pesticides sans protection ou travailler comme employée domestique dans des conditions proches de l’esclavage.

Être née sans terre, cela signifie ne pas avoir de maison à soi, et au mieux, parvenir à louer une terre pour nourrir sa famille, au risque de s’endetter.

Être née sans terre, c’est bien souvent ne pas pouvoir offrir un autre avenir à ses enfants.


Une rencontre va changer leur vie

Élevée par sa mère seule, Liu risquait bien de grandir dans la misère, et d’y rester. Mais dans les années 80, la rencontre de sa mère avec le Mouvement des sans terre va changer leur vie.
A cette époque, le mouvement des travailleurs ruraux sans terre, créé en 1978, pendant la dictature, milite pour que les familles paysannes ne possédant pas de terre disposent de terrains pour pouvoir cultiver. Le mouvement demande une réforme agraire et organise des occupations de terre.

Avec l’espoir de se construire une vie meilleure et plus digne, Liu et sa mère rejoignent un de ces campements [[On parle « d’acampamento » en cas d’occupation de terres par des familles. Le MST impulse ce type d’occupation quand la terre ne remplit pas sa fonction sociale, s’appuyant sur la Constitution, qui déclare dans son article 5 que « toute propriété doit remplir une fonction sociale ». Si ce n’est pas le cas, l’Etat peut au nom de l’intérêt social, exproprier la terre à des fins de réforme agraire. Malgré cette disposition légale, les expropriations (qui se font de plus en plus rares) se produisent que lorsqu’il y a pression d’une communauté sur le terrain et un travail de plaidoyer à un niveau plus haut, d’où l’existence de ces occupations, qui peuvent durer entre un et 15 ans ! Ces occupations se font souvent dans des conditions très difficiles : les familles dorment sous des tentes, sans eau, électricité et sont menacées à tout moment d’expulsion, parfois violente, et d’incarcération pour certains leaders. De plus en plus, en revanche, les familles revendiquant des terres assurent une présence minimale au campement tandis qu’une autre partie du noyau familial reste dans les villes aux alentours.]]

Campement des Sans Terre de Mgr Tomas Balduino, ©Jean-Claude Gerez/CCFD-Terre Solidaire
Campement des Sans Terre de Mgr Tomas Balduino, ©Jean-Claude Gerez/CCFD-Terre Solidaire

Liu raconte fièrement qu’elle a appris à lire et à écrire dans le camp. Plus tard, le mouvement lui permet d’être formée en agronomie. « En fait, tout ce que je suis, tout ce que j’ai et réalisé, je le dois au Mouvement», dit celle qui en est aujourd’hui une des dirigeantes.

Un sacré chemin pour cette petite fille qui cumulait les difficultés. Comme elle le raconte aujourd’hui, Liu a été marquée par sa confrontation avec le racisme et le machisme, notamment à l’école, avant de rejoindre les sans terre.

Une histoire de violence… et de résistance

Elle a grandi dans la région de Bahia, dans le Nordeste brésilien, où vit une importante population afro-brésilienne. Dans cette région, l’héritage de l’esclavage est très présente : une histoire d’inégalités, de domination et de violences, mais aussi une histoire de résistance. C’est ici que sont nées, face à l’oppression, des danses et musiques traditionnelles comme la samba mélangeant les cultures africaine, indigène et européenne.

Liu raconte : «Pour vous dire la vérité, dans ma vie, je me suis d’abord perçue comme noire, puis je me suis perçue comme une femme noire. Fille d’une mère célibataire, j’ai subi à l’école beaucoup de discriminations. La reconnaissance que j’ai aujourd’hui s’est faite au prix de beaucoup de combats, de beaucoup de lutte et cela aura été parfois très douloureux ».

Un sentiment d’injustice qui l’a conduit à s’investir toujours davantage dans les activités du mouvement. Elle coordonne actions et formations. Elle assiste à des expulsions, voit des familles qui perdent toutes leurs affaires, est témoin de la répression violente du mouvement.

Mais Liu assiste aussi à beaucoup de conquêtes et de solidarité. C’est ce qui lui donne la force de s’investir toujours plus…


Une histoire de femme aussi

Elle s’investit notamment dans les luttes des femmes, un combat particulièrement porté par le Mouvement des sans terre et soutenu par le CCFD-Terre Solidaire. Elles revendiquent leurs droits pour une vraie parité en tant que paysannes, en tant que femmes et en tant que sans terre.

Le courage pour relever tous ses défis, elle raconte qu’elle l’a trouvé auprès des autres femmes du mouvement des sans terre.

femme_bresil_20_b.jpgCette dynamique est à double sens. Liu sait parler pour emmener les autres. Le mouvement repère ses capacités de leadership et lui confie plus de responsabilités : “Etre une femme dirigeante c’est un vrai challenge. Il y a beaucoup de défis à relever car diriger c’est vu comme une activité d’homme. Ca m’oblige à tout faire parfaitement je n’ai pas le droit à l’erreur.” témoigne-t-elle.

Aujourd’hui elle dédie son temps libre à cultiver son bout de terrain. Elle rêve de révolution, d’un monde où chaque personne pourrait vivre en dignité et se réaliserait en collectif.

Une situation critique depuis l’arrivée au pouvoir de Jair Bolsonaro en 2019
Le mouvement est particulièrement la cible d’attaques, désigné par le gouvernement comme un ennemi et une menace.

De nombreuses communautés paysannes ont subi courant 2019 des expulsions forcées de leurs terres ou ont été victimes de violences de toutes sortes.

La Commission Pastorale de la Terre (partenaire du CCFD-Terre Solidaire) a enregistré 1254 conflits fonciers en 2019. Il s’agit du nombre le plus élevé enregistré par la CPT depuis 1985.

Dans un contexte de grande précarisation de la vie quotidienne, le mouvement représente un refuge et un recours pour beaucoup de familles sans ressources, qui trouvent dans les occupations de terres une solution de logement et de mode de vie.

Le CCFD-Terre Solidaire soutient le Mouvement des Sans Terre depuis 1986

Lire aussi :
Au Brésil, la solidarité du Mouvement des Sans Terre face à la crise alimentaire et sanitaire
Alerte sur la situation des droits humains au Brésil

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Conte de Noël amazonien: “Esclaves au milieu de la forêt” https://terresolidaire.devbe.fr/conte-de-noel-amazonien-esclaves-au-milieu-de-la-foret-une-etoile-dans-la-nuit/ https://terresolidaire.devbe.fr/conte-de-noel-amazonien-esclaves-au-milieu-de-la-foret-une-etoile-dans-la-nuit/#respond Mon, 30 Nov 2020 15:00:00 +0000 https://terresolidaire.devbe.fr/conte-de-noel-amazonien-esclaves-au-milieu-de-la-foret-une-etoile-dans-la-nuit/ Découvrez l’histoire de Sébastien, qui fuit dans la forêt amazonienne pour échapper à une situation

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Découvrez l’histoire de Sébastien, qui fuit dans la forêt amazonienne pour échapper à une situation d’esclavage, l’espoir malgré tout chevillé au cœur.
Inspiré d’une histoire réelle, ce conte de Noël a été écrit par le père Henri Burin des Roziers, grand défenseur des paysans sans terre au Brésil.
En cette veille de Noël, nous dédions ce conte à tous ceux qui sont victime du travail esclave au Brésil et à travers le monde. N’hésitez pas à le partager et le lire autour de vous

Dessin travail esclave Brésil
Dessin travail esclave Brésil

Ils ont passé deux jours d’un voyage fatiguant, dans la chaleur, dans la poussière, presque sans manger.
Maintenant ils sont là, avec beaucoup d´autres travailleurs migrants, venus de toutes les régions du Brésil, perdus dans la forêt, abrités sous une bâche.
Ils ne reçoivent aucun salaire, aucun argent, boivent l’eau sale d’un ruisseau, là même où trainent et boivent les bestiaux.
Ils mangent de la viande quand un bœuf tombe mort de maladie.
Ils travaillent toute la journée, de l’aube au crépuscule, dans la chaleur, à abattre les arbres et couper les repousses des taillis, sous la surveillance d’hommes armés.

Où est leur étoile?

Pendant trois mois, ils ont survécu à cette servitude.
Ce soir, allongés dans leurs hamacs, ils regardent à nouveau, par les trous de la bâche, le ciel étoilé. Où donc est leur étoile ?
C’est vrai : chacun d’entre nous a une étoile!
Où est l’étoile du jeune garçon, leur compagnon de 17 ans qui, moins surveillé, a réussi à s’enfuir pour tenter d’alerter les autorités ?
Il est parti au milieu de la nuit avec le peu d’argent et le casse-croute qu’ils ont réussi à préparer pour lui.
Où est-il maintenant? Est-il seulement vivant ? A-t-il échappé aux hommes armés qui se sont lancés à sa poursuite dès le jour suivant ?
La nuit s´en est allée, l’aube est apparue, le soleil s’est levé.
Déjà au boulot, dans la forêt, occupés à déboiser, ils entendent soudain un bruit de moteurs. Surgissent alors trois camionnettes 4 x 4 au bout de la piste, rugissant. Ils sont venus !
Les policiers fédéraux sautent de leurs véhicules, arme au poing. Il y a aussi des inspecteurs du Ministère du Travail, un procureur de la République, un commissaire de la police fédérale.

Libres, on est libres!

Sur la banquette arrière de la camionnette, caché sous un capuchon, un jeune garçon, effrayé. C’est le jeune Sébastien ! C’est lui qui a prévenu les autorités et leur a montré le chemin, bien compliqué, pour arriver jusque-là !

Conte de Noël :
Conte de Noël :

Sébastien avait marché toute la nuit dans les bois, au milieu des bruits de la forêt, effrayé par les serpents, les jaguars, les crocodiles, buvant l’eau au ruisseau, s’orientant avec cette étoile de la Croix du Sud, comme le lui avaient enseigné ses compagnons plus âgés. S´il la suivait sans s´arrêter, il ne se perdrait pas et arriverait, tôt ou tard, à une route.
N’est-ce pas une étoile qui avait conduit les Mages dans la nuit jusque à la crèche de l’Enfant Jésus?

Il a trébuché, il a chancelé, il est tombé.

Le jeune Sébastien a suivi son étoile avec la même confiance. Parfois il la perdait, dans l’obscurité totale de la forêt dense et fermée, puis il la retrouvait dans une clairière, tout joyeux ! Il a beaucoup marché. Beaucoup, beaucoup. Il a trébuché, il a chancelé, il est tombé.
Il s’est allongé un peu sur le sol. Il a regardé le ciel. Il se sentait si petit dans l’immensité de ces myriades d’étoiles au firmament, si perdu dans cette forêt sans fin, si fragile.
Mais l’enfant-Jésus n’était-il pas aussi une toute petite chose, très fragile, dans cette nuit de Noël, dans la crèche? N’est-ce pas dans la faiblesse de l’être humain et de notre vie, que se manifeste la puissance de l’amour de Dieu ?
Sébastien a mangé un bout du casse-croute de ses compagnons. Ils attendaient tant de lui ! Il a retrouvé de la force. Il a cherché son étoile au firmament, s’est levé et s’est remis en marche.

“Un Royaume d’Amour, de Justice, de Solidarité et de Paix”

L’aurore est arrivée, le soleil est apparu. Il est arrivé à une piste de terre.
Où aller? À gauche, à droite ?
Il a attendu, attendu! Un vieux camion est arrivé. Il s’est arrêté.
Sébastien est monté dans la cabine, à côté du chauffeur.
Ils ont roulé et, après un long silence, le chauffeur s’est arrêté, a regardé le garçon et a demandé : « Tu t’es enfui d’une ferme? » Tremblant de peur, il a répondu : « Oui ». « Bien, mets-toi derrière, dans la benne, et cache toi bien sous la bâche, en dessous des marchandises. Cache toi bien parce que, sur la piste, un peu plus loin, il y a un groupe d’hommes armés qui arrêtent et inspectent tous les véhicules. »

Sébastien s’est caché et le camion est reparti.
Quelques kilomètres plus tard, des hommes armés ont arrêté le camion, regardé dans la cabine, parlé au chauffeur et l’ont laissé repartir.
Plus tard, le chauffeur a appelé Sébastien à la cabine. Ils ont roulé tout l’après-midi et sont arrivés à la nuit dans la ville de Tucumã.
Le conducteur a quitté Sébastien au Syndicat des Travailleurs Ruraux. Là ils ont pris contact avec la Commission Pastorale de la Terra (CPT) qui a mis en branle les autorités afin d´organiser une opération pour libérer les 150 travailleurs qui étaient là-bas, dans la brousse, maintenus en situation d’esclavage.
C’était de nouveau la nuit, l’étoile qui avait conduit Sébastien brillait de nouveau dans le ciel. C’était la même étoile que celle qui avait conduit les Mages jusque à la crèche de l’Enfant-Jésus, celui là même qui vient pour libérer les opprimés et annoncer le Royaume d’Amour, de Justice, de Solidarité et de Paix.

Père Henri Burin des Roziers, Noël 2014

Lire aussi : le portrait du père Henri Burin des Roziers

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