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Archives des Laos - Terre Solidaire Terre Solidaire - Devbe Mon, 03 Jan 2022 10:25:44 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.8.3 Au Laos, Sisaliao Svengsuksa promeut une agroécologie fraternelle https://terresolidaire.devbe.fr/au-laos-sisaliao-svengsuksa-promeut-une-agroecologie-fraternelle/ https://terresolidaire.devbe.fr/au-laos-sisaliao-svengsuksa-promeut-une-agroecologie-fraternelle/#respond Thu, 11 Jun 2015 10:00:00 +0000 https://terresolidaire.devbe.fr/au-laos-sisaliao-svengsuksa-promeut-une-agroecologie-fraternelle/ Compagnon de route du CCFD-Terre Solidaire depuis la fin des années 1980, Sisaliao Svengsuksa a

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Compagnon de route du CCFD-Terre Solidaire depuis la fin des années 1980, Sisaliao Svengsuksa a commencé par former les paysans laotiens, puis leur offrir des crédits pour se développer avant de créer, entre autres, une coopérative de transformation agroalimentaire capable de leur offrir un débouché économique. Aujourd’hui président de l’Association de soutien au développement des sociétés paysannes (ASDSP), il revient sur ces vingt-cinq années d’engagement.

Sur quelles bases avez-vous bâti votre action avec les paysans?

Nous nous sommes inscrits dès le départ dans une optique de développement durable consistant à mettre en symbiose les trois dimensions que sont l’économie, le social et l’environnement. Cela nous semblait important de ne pas les dissocier afin de promouvoir une société fraternelle et solidaire. Pourquoi fraternelle et solidaire ? Parce que, si nous prenons l’exemple des barrages en gabions* que nous construisons, ce sont les paysans qui aménagent le site, collectent les cailloux, puis gèrent l’eau ou réparent le barrage quand il y a des problèmes. Formé de cages de fil de fer galvanisé remplies de grosses pierres disposées sur la rivière (les gabions), ce type de barrage ralentit l’eau et permet ainsi l’alimentation des canaux d’irrigation. Il est plus résistant que les traditionnelles structures en bois.
Derrière cette entraide des paysans pour construite les barrages, cette organisation au niveau du village pour prendre des décisions, il y a l’apprentissage de la démocratie.
L’aspect économique en découle puisque, maintenant, ils font deux récoltes par an, du riz et une culture de rente, ce qui augmente d’autant leurs revenus.
Quant à la dimension environnementale, elle vient du fait que, au départ, ces paysans défrichaient la forêt pour pratiquer la culture sur brûlis et donc, participaient au réchauffement de la planète.

Pourquoi le choix du bio ?

Le Laos a la chance d’avoir une agriculture en retard par rapport à celles des autres pays de la région. Nos exploitations sont de petites exploitations familiales qui ne connaissent pas encore les engrais chimiques. L’idée était de transformer ce retard en opportunité. Puisque nous ne pouvons pas concurrencer quantitativement nos voisins, il faut donc que nos produits aient une valeur spéciale. Cette valeur, c’est leur qualité. Aujourd’hui, on ne mange pas seulement pour se remplir l’estomac, mais pour prendre soin de sa santé.
D’autre part, il ne faut pas oublier que le Laos est un pays enclavé, sans accès à la mer. Nos produits doivent traverser la Thaïlande avant d’être expédiés en Europe. Cela augmente les frais. Seuls des produits de qualité peuvent donc rapporter quelque chose aux paysans, c’est ce que nous appelons un commerce équitable.

Ce modèle a fait de nombreux émules au Laos…

Lorsque la coopérative de crédit pour le soutien aux petites unités de production a été créée, en 1996, cela touchait environ 400 personnes. Maintenant, il y a des « caisses villageoises » basées sur notre statut et nos règlements intérieurs sur tout le territoire du Laos. Nos barrages en gabions se multiplient et une structure expérimentale que nous avions initiée pour de la pisciculture en cages a également essaimé à travers le pays. Des petites équipes, des ONG se sont également mises à faire du thé bio, du riz bio et même du miel.

Quelles difficultés rencontrez-vous aujourd’hui ?

La difficulté est de sortir du système d’économie en autarcie. Lorsqu’ils ont assez de riz pour l’année, les familles trouvent le reste dans la nature, les rivières et cela leur suffit.
Maintenant que le Laos va entrer dans le marché commun de l’Asean [[Initiée dès 2002, la Communauté économique de l’Asean veut, sur le modèle de l’Union européenne, transformer les dix pays de l’Asean en un marché unique. Ce nouvel espace, de plus de 600 millions de personnes, devrait, en principe, devenir réalité le 31 décembre 2015.]] , il va se retrouver en quelque sorte en compétition avec ses voisins et il faut donc se préparer à affronter cette concurrence. C’est une situation que nos paysans ne comprennent pas.
D’autre part, pour ce qui est de notre production proprement dite, si nous disposons bien des matières premières, nous devons importer tout le reste, les pots pour les confitures, les bouteilles pour les jus de fruits, les couvercles et même les étiquettes. Cela augmente les coûts de production.
Enfin, il reste toujours difficile d’amener nos paysans à la culture bio. S’ils n’ont pas l’habitude de mettre des engrais, ce qui est une bonne chose, ils n’ont pas non plus celle de tenir à jour nos formulaires, or c’est essentiel pour la traçabilité des produits.

Vous êtes également, depuis 2011, le seul membre indépendant de l’Assemblée nationale laotienne. Comment conciliez-vous votre engagement sur le terrain avec celui en politique ?

Mon combat en ce moment est de faire comprendre aux parlementaires qu’il ne faut pas commettre les mêmes erreurs que l’Amérique latine en octroyant nos terres en concession aux sociétés multinationales. Le Laos est en quelque sorte un ilot de sous-peuplement, c’est un pays grand comme la moitié de la France mais avec seulement un dixième de sa population.
Nos paysans ne possédant en moyenne qu’un ou deux hectares par famille, il reste donc encore beaucoup de terres vacantes et sans propriétaires qui sont convoitées par nos voisins. Lorsque des entreprises chinoises, vietnamiennes, thaïlandaises obtiennent des concessions, elles ne sont pas toujours très respectueuses des populations locales et de leur mode de vie.
Des familles paysannes se sont déjà retrouvées expulsées de leurs terres, des communautés ne peuvent plus aller chasser, chercher des légumes ou des fruits, des plantes médicinales dans les forêts parce que celles-ci sont entourées de clôtures. Le problème commence à devenir sérieux.

Propos recueillis par Patrick Chesnet

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Disparition du laotien Sombath Somphone, le silence perdure https://terresolidaire.devbe.fr/disparition-du-laotien-sombath-somphone-le-silence-perdure/ https://terresolidaire.devbe.fr/disparition-du-laotien-sombath-somphone-le-silence-perdure/#respond Wed, 21 Jan 2015 12:30:00 +0000 https://terresolidaire.devbe.fr/disparition-du-laotien-sombath-somphone-le-silence-perdure/ Deux ans après, le silence perdure autour de la disparition forcée de Sombath Somphone. Les

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Deux ans après, le silence perdure autour de la disparition forcée de Sombath Somphone. Les organisations de droit de l’homme demandent aux autorités laotiennes l’ouverture d’une enquête concernant sa disparition et celle d’autres disparitions forcées


Le 15 décembre 2014 a marqué le deuxième anniversaire de la disparition de Sombath. Ce dernier a été vu pour la dernière fois le soir du 15 décembre 2012, à Vientiane. Des enregistrements issus d’une caméra de vidéo-surveillance montrent que la police a arrêté le véhicule de Sombath au niveau d’un poste de police. Quelques minutes après, des individus non-identifiés l’ont forcé à monter dans un autre véhicule avant de démarrer. L’analyse des vidéos montre que Sombath a été enlevé en la présence d’agents de police, ce qui implique une complicité de la part du gouvernement.

En dépit des promesses de la part des autorités lao d’enquêter « de manière sérieuse et approfondie » sur la disparition de Sombath [[Vientiane Times, Police report on Sombath Somphone’s disappearance, 2 mars 2013]], leurs démarches sont restées jusqu’à ce jour insuffisantes et infructueuses.

Le 18 janvier 2013, 65 ONG ont soumis une lettre conjointe au premier ministre lao, Thongsing Thammavong, afin d’exprimer leurs préoccupations à propos de la disparition de Sombath.
Depuis lors, et malgré la multiplication des appels internationaux, y compris de la part de l’Union européenne, de parlementaires de l’Association des Nations d’Asie du Sud-Est (ASEAN), des États-Unis et du Haut Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme, le lieu de détention de Sombath reste inconnu et aucun progrès n’a été réalisé dans l’enquête visant à clarifier les circonstances de sa disparition.

De plus, les autorités ont rejeté plusieurs offres d’assistance technique pour analyser les enregistrements de la caméra de vidéo surveillance.

Depuis trois décennies, Sombath se battait sans relâche pour créer plus d’espace en faveur de la société civile et des droits des personnes vivant dans la pauvreté en milieu rural. Il se battait également pour que les jeunes puissent exprimer leur point de vue à propos du développement et du mode de gouvernance de la société lao.
Peu de temps avant sa disparition, Sombath a joué un rôle fondamental dans l’organisation du Forum des Peuples Asie-Europe (AEPF), un rassemblement de la société civile qui a précédé le Sommet Asie-Europe. Lors de cet événement, les questions de l’accès à l’eau et à la terre, et de la mauvaise gestion des fonds internationaux de développement, ont été discutées ouvertement pour la première fois au Laos.

La disparition forcée de Sombath n’est pas un incident isolé. Deux femmes, Kingkeo et Somchit, et sept hommes, Soubinh, Souane, Sinpasong, Khamsone, Nou, Somkhit, et Sourigna, sont également détenus par les autorités lao depuis novembre 2009 dans divers endroits à travers le pays. Personne ne sait où ils se trouvent. Ces neuf personnes planifiaient des manifestations pacifiques appelant à des réformes démocratiques et au respect des droits humains.
Personne ne sait non plus où se trouve Somphone Khantisouk, propriétaire d’une maison d’hôte éco-touristique et opposant critique aux projets agricoles financés par la Chine, qui entraînent des dommages environnementaux dans la province de Luang Namtha, au nord du pays. Il a disparu après que des hommes en civil l’aient enlevé en janvier 2007.

L’incapacité du gouvernement lao à mener des enquêtes effectives à propos de tous ces cas de disparitions forcées est en violation de ses obligations relatives à l’article 2(3) du Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP), que le Laos a ratifié.
Le PIDCP stipule que les gouvernements doivent garantir que toute personne dont les droits et libertés reconnus dans le Pacte auront été violés disposera d’un « recours utile », notamment en ce qui concerne le droit à la liberté et à la sécurité individuelle.

Nous appelons donc le gouvernement lao à :

  • Mettre en place une nouvelle commission chargée de mener jusqu’à son terme une enquête rapide, indépendante et impartiale à propos de la disparition forcée de Sombath, et assurer son retour en toute sécurité auprès de sa famille.
  • Identifier les personnes responsables de la disparition forcée de Sombath et les poursuivre en justice.
  • Mener jusqu’à leur terme des enquêtes indépendantes et impartiales à propos des autres cas de disparitions forcées.
  • Inviter au Laos le Groupe de travail des Nations unies sur les disparitions forcées ou involontaires.
  • Ratifier la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées.
  • Respecter et protéger les droits de tous les défenseurs des droits humains, des activistes et des membres de la société civile.

Nous appelons en outre la communauté internationale, notamment les États membres de l’Union européenne, les États membres de l’ASEAN et les États-Unis, à :

  • Évoquer le cas de la disparition forcée de Sombath Somphone auprès du gouvernement lao dans le cadre de tous les échanges bilatéraux et multilatéraux avec ce dernier.
  • Appeler le gouvernement lao à libérer sans délais tous les prisonniers politiques et mener jusqu’à leur terme des enquêtes efficaces permettant de réunir, en toute sécurité, les victimes de disparition forcée à leur famille.
  • Exercer une pression politique et économique sur le gouvernement lao pour s’assurer qu’il mène des réformes garantissant le respect des principes essentiels des droits de l’Homme, en accord avec ses obligations internationales.

Signé par :

1. Alternative ASEAN Network on Burma (Altsean-Burma)
2. Armanshahr/OPEN ASIA, Afghanistan
3. ASEAN Parliamentarians for Human Rights (APHR)
4. Asian Forum for Human Rights and Development (FORUM-ASIA)
5. Banglar Manabadhikar Suraksha Mancha (MASUM), Inde
6. Boat People SOS
7. Burma Partnership
8. Bytes for All, Pakistan
9. Cambodian Human Rights Action Committee, Cambodge
10. Cambodian Human Rights and Development Association (ADHOC), Cambodge
11. Cambodian Volunteers for Society, Cambodge
12. Campaign for a Life of Dignity for All (KAMP), Philippines
13. CCFD-Terre Solidaire, France
14. Centre for Human Rights and Development (CHRD), Mongolie
15. Commission for the Disappeared and Victims of Violence (KontraS), Indonésie
16. Committee for Free and Fair Elections in Cambodia (COMFREL), Cambodge
17. FIDH (Fédération Internationale des ligues des Droits de l’Homme)
18. Front Line Defenders
19. Gender and Development Advocates (GANDA) Filipinas, Philippines
20. Globe International Center, Mongolie
21. Human Rights Commission of Pakistan (HRCP), Pakistan
22. Human Rights Defenders Alert, Inde
23. Human Rights Education Institute of Burma (HREIB), Birmanie
24. Human Rights Working Group (HRWG), Indonésie
25. Imparsial, Indonésie
26. Indonesian Legal Aid and Human Rights Association (PBHI), Indonésie
27. Indonesia Legal Aid Foundation (YLBHI), Indonésie
28. Informal Sector Service Center (INSEC), Népal
29. INFORM Human Rights Documentation Centre, Sri Lanka
30. Institute for Legal Consultation and People Advocacy of North Sumatera (BAKUMSU), Indonésie
31. ISchool-Myanmar, Birmanie
32. Judicial System Monitoring Program (JSMP), Timor Leste
33. Justice for Peace Foundation, Thaïlande
34. Knights for Peace, Int’l
35. Koalisi Perempuan Indonesia, Indonésie
36. Lao Movement for Human Rights (LMHR)
37. Law and Society Trust (LST), Sri Lanka
38. League for the Defence of Human Rights in Iran (LDDHI)
39. Life Skills Development Foundation, Thaïlande
40. Odhikar, Bangladesh
41. Organisation mondiale contre la torture (OMCT)
42. People’s Empowerment Foundation (PEF), Thaïlande
43. People’s Solidarity for Participatory Democracy (PSPD), Corée du Sud
44. People’s Vigilance Committee on Human Rights (PVCHR), Inde
45. People’s Watch, Inde
46. Programme Against Custodial Torture and Impunity (PACTI), Inde
47. Sawit Watch, Indonésie
48. Sehjira Deaf/HoH Foundation, Indonésie
49. Society for the Protection of the Rights of the Child (SPARC), Pakistan
50. Solidarity for Asian Peoples’ Advocacies Working Group on ASEAN (SAPA WG on ASEAN)
51. South East Asian Committee for Advocacy (SEACA)
52. Southeast Asian Press Alliance (SEAPA)
53. Suara Rakyat Malaysia (SUARAM), Malaisie
54. Taiwan Association for Human Rights, (TAHR), Taïwan
55. Task Force Detainees of the Philippines (TFDP), Philippines
56. Think Centre, Singapour
57. Thinzar Shunlei Yi Myanmar, Birmanie
58. Timor Leste National Alliance for International Tribunal (ANTI), Timor Leste
59. Union for Civil Liberty (UCL), Thaïlande
60. Vietnam Committee on Human Rights (VCHR)
61. WomanHealth Philippines, Philippines
62. Yayasan Mandiri Kreatif Indonesia, Indonésie
63. Yayasan Transformasi Lepra Indonesia, Indonésie

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Promouvoir les droits des migrants dans la région du Mékong https://terresolidaire.devbe.fr/promouvoir-les-droits-des-migrants-dans-la-region-du-mekong/ https://terresolidaire.devbe.fr/promouvoir-les-droits-des-migrants-dans-la-region-du-mekong/#respond Fri, 06 Jun 2014 09:59:00 +0000 https://terresolidaire.devbe.fr/promouvoir-les-droits-des-migrants-dans-la-region-du-mekong/ Fondé en 2003, Mekong Migration Network (MMN) regroupe une quarantaine d’organisations de la société civile,

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Fondé en 2003, Mekong Migration Network (MMN) regroupe une quarantaine d’organisations de la société civile, d’instituts de recherche, d’associations locales ou nationales, et d’universitaires originaires des six pays de la région du Mékong : Birmanie, Cambodge, Laos, Thaïlande, Vietnam et province du Yunnan, en Chine. Son principal objectif est de promouvoir la dignité, mais aussi les droits des migrants dans cette zone. Omsin Boonlert, en charge du plaidoyer et de la recherche au sein de MMN, témoigne.


Quelles sont les raisons des migrations dans la région du Mékong ?
Il y a toujours eu des migrations dans la région et, contrairement aux idées reçues, ceux qui quittent leur pays ne le font pas tous parce qu’ils sont persécutés chez eux. Il y a des migrants économiques à la recherche d’une vie meilleure, des migrants « sociaux », qui se marient de l’autre côté d’une frontière par exemple, et ceux qui sont victimes de trafiquants d’êtres humains. À ceux-là s’ajoutent les réfugiés. Réfugiés qui, si l’on prend le cas de la Thaïlande, ne sont pas considérés comme tels puisque le gouvernement thaïlandais n’a toujours pas signé la Convention sur les réfugiés [[Adoptée à Genève en 1951, la Convention relative au statut des réfugiés vise à protéger quiconque « se trouve hors du pays dont elle a la nationalité » et craint « avec raison d’être persécutée du fait de sa race, de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à un certain groupe social ou de ses opinions politiques ». À ce jour, parmi les six pays de la Région du Mékong, seuls le Cambodge et la Chine y ont adhéré.]] et qui sont donc, eux aussi, à inclure parmi les migrants. On est donc en présence de plusieurs phénomènes qui se superposent et concernent plusieurs millions de personnes.

Comment travaille MMN ?
Compte tenu des difficultés de certains à avoir accès à l’information, l’une de nos priorités est de faire en sorte que tous nos membres reçoivent les nouvelles en provenance des autres pays ou de l’international. Cet échange permanent nous permet de rester en contact avec la réalité du terrain chez tous nos partenaires, de suivre les tendances des politiques migratoires et alimente nos recherches conjointes. Nous organisons également des ateliers de formation, non seulement pour nos membres, mais également à l’intention de représentants des ministères du Travail des six pays concernés afin de les sensibiliser sur les questions liées aux relations employeurs/employés et au respect des droits humains des migrants. Enfin, nous menons des activités de plaidoyer auprès des autorités locales et régionales.

Avec quels résultats ?
Notre influence est difficile à évaluer. Nous intervenons en effet dans des contextes politiques très différents. Certains pays se montrent plus réceptifs. Pour d’autres, il faut leur faire comprendre que nous ne travaillons pas contre eux, mais que nous cherchons à faire avancer les droits des migrants. Aujourd’hui, nous avons réussi à tisser des liens de confiance avec les gouvernements de ces six pays et à les conscientiser sur ces questions. Nous leur faisons parvenir régulièrement nos différentes recommandations. À nous de maintenir ensuite la pression pour que celles-ci se matérialisent sur le terrain. Quand notre voix n’est pas assez forte, nous n’hésitons pas à envoyer nos rapports au Rapporteur spécial des Nations unies sur les droits humains des migrants afin qu’il puisse, à son niveau, intervenir.

Quelle est la situation des migrants en Thaïlande ?

La Thaïlande reste la principale destination des migrants de la région. On y estime leur nombre entre 2 et 2,5 millions de personnes, légaux et illégaux confondus. Pour autant, leur situation est assez paradoxale : d’un côté, les autorités les considèrent comme des résidents « temporaires », de l’autre, le pays a besoin d’eux pour faire tourner son économie. Le problème est que, avec la crise politique que traverse la Thaïlande depuis plusieurs mois, le gouvernement est lui aussi « temporaire » et les autorités locales ne sont plus habilitées à signer quoi que ce soit. Ce qui a de graves conséquences pour les migrants. Ceux dont le visa a expiré [[Sur la base d’un protocole d’entente signé entre les gouvernements thaïlandais et birman en 2003, un migrant birman peut rester travailler en Thaïlande pendant une période de 4 années consécutives au terme de laquelle il devra repartir en Birmanie pour une période de 3 ans avant de pouvoir revenir travailler en Thaïlande. Cette disposition est largement décriée par les ONG de défense des migrants qui demandent à ce que ce délai soit réduit à 1 mois, voire 1 jour.]] ne peuvent en effet pas le renouveler. Cela risque de pousser un certain nombre d’entre eux dans l’illégalité et ne peut qu’encourager quelques intermédiaires mal intentionnés. Cette question du renouvellement de visa concerne désormais plusieurs dizaines de milliers de personnes et leur nombre augmente de jour en jour.

En 2015, les pays de l’Asean vont se transformer en un marché unique. Avec quelles conséquences pour les migrants ?
Cette ouverture inquiète beaucoup les Thaïlandais qui craignent de voir débarquer dans leur pays de plus en plus de migrants. Ce ne sera vraisemblablement pas le cas. La libre circulation des personnes ne concerne en effet que sept catégories professionnelles bien définies[[Les sept catégories appartiennent toutes au secteur des services : soins médicaux et dentaires, personnel hospitalier, ingénierie, architecture, comptabilité et recherche de ressources naturelles. ]], auxquelles n’appartiennent pas les migrants, et, pour les autres, rien ne changera. Maintenant, l’Asean représente aussi une opportunité pour les migrants. Plusieurs dispositifs relatifs au monde du travail et à la protection ou aux droits des travailleurs, migrants ou non, ont en effet été adoptés. Pour autant, ces textes restent complexes et nous devons les mettre à la portée des migrants pour qu’ils puissent se les approprier, les utiliser à leur profit et les promouvoir à l’échelle régionale.

Et changer les mentalités ?
Les gens ont tendance à oublier l’importance des migrants dans leur pays d’accueil. Prenons l’exemple des fruits de mer en Thaïlande : les Cambodgiens les pêchent, les Birmans les conditionnent et ce sont les Laotiens qui les servent ! Nous ne pouvons pas faire autrement que reconnaître ce qu’ils font pour nous et leur accorder notre respect. Il ne s’agit pas de les assimiler à tel ou tel groupe mais de développer le « mieux vivre ensemble ». C’est ce à quoi nous devons tous réfléchir. En Thaïlande comme ailleurs.

Propos recueillis par Patrick Chesnet

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Des bénévoles du CCFD-Terre Solidaire au Laos https://terresolidaire.devbe.fr/des-benevoles-du-ccfd-terre-solidaire-au-laos/ https://terresolidaire.devbe.fr/des-benevoles-du-ccfd-terre-solidaire-au-laos/#respond Wed, 28 May 2014 11:44:01 +0000 https://terresolidaire.devbe.fr/des-benevoles-du-ccfd-terre-solidaire-au-laos/ 14 représentants du CCFD-Terre Solidaire de la région Auvergne Limousin sont partis au Laos en

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14 représentants du CCFD-Terre Solidaire de la région Auvergne Limousin sont partis au Laos en voyage d’immersion à la rencontre des partenaires du 11 avril au 2 mai 2014. Grâce à leur Blog, il est possible de découvrir à travers eux les différentes réalités sociales et économiques du Laos, de la forêt tropicale et des peuples qui l’habitent, de rencontrer les partenaires, mais aussi des religieux chrétiens et bouddhistes.



Retrouver le blog de leur immersion laotienne du 11 avril au 2 mai 2014

Quelques temps forts du programme :

Le village école de long Lan,
La formation à l’agroécologie avec Hepa
Un dimanche de Pâques avec la petite communauté catholique laotienne à Vientiane

Des témoignages à l’issue du voyage :

Delphine :De Chau aux jeunes cadres de Hepa, de Mgr Khamsé aux religieuses, de Sisaliao à Boa … Chacune, chacun a à cœur de permettre à d’autres d’œuvrer pour leur propre développement. Ce qui me reste de ces 10  premiers jours, ce sont ces visages illuminés par une foi intérieure qui nous parlent de leurs actions, de leurs croyance en l’Homme, de leurs réussites, de leurs échecs et de leurs espoirs. Chacune de ces personnes incarne pour moi un autre futur possible ici au Vietnam et au Laos mais aussi chez nous en Auvergne Limousin. Des ponts se tissent tout doucement …  à nous de savoir les saisir pour réaliser un tissage de qualité !”

Christiane :Ce qui me laisse une trace profonde et douce c’est le centre HEPA. Je me sens encore reliée à ce lien, à sa nature généreuse, aux personnes qui le font vivre, tout participe d’une harmonie, le sentiment qu’un monde nouveau prend naissance là, à l’écoute de notre terre pour une Humanité responsable et spirituelle. Le CCFD-Terre Solidaire participe de cet horizon de la conscience en action. L’être humain, lien entre Ciel et Terre au service de l’Homme, de tout l’Homme.”

Un voyage bien préparé

Chaque délégation diocésaine (de l’Allier, du Cantal, de la Corrèze, du Puy en Velay, de Clermont-Ferrand, de la Haute-Vienne et de la Creuse) a désigné deux représentants souhaitant participer au voyage.

Avant de partir, chacun des participants a ensuite rencontré sur son territoire des écoles, collèges, lycées, associations, afin de pouvoir échanger avec les Laotiens et partager les expériences sur les thèmes de l’éducation, de l’agriculture, du micro-crédit …

Pour en savoir plus sur les voyages d’immersion :

Depuis plus d’une quinzaine d’années, le CCFD-Terre Solidaire organise des voyages d’immersion dans les pays du Sud et de l’Est.
Conscient de l’intérêt de ces échanges pour une meilleure compréhension entre les peuples, le CCFD-Terre Solidaire poursuit et approfondit ce genre d’initiatives qui permet de répondre :
-* A la demande croissante de nos partenaires désireux de faire  partager leurs espoirs et leurs difficultés à ceux qui les soutiennent.
-* Au souhait des animateurs locaux et membres du CCFD-Terre Solidaire, des équipes locales et des mouvements et services le composant qui désirent se rendre “sur le terrain” pour mieux connaître et comprendre ceux qui mettent en œuvre des projets de développement.

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Au Laos, un village résiste à la prédation des ressources naturelles https://terresolidaire.devbe.fr/au-laos-un-village-resiste-a-la-predation-des-ressources-naturelles/ https://terresolidaire.devbe.fr/au-laos-un-village-resiste-a-la-predation-des-ressources-naturelles/#respond Wed, 04 Dec 2013 16:31:19 +0000 https://terresolidaire.devbe.fr/au-laos-un-village-resiste-a-la-predation-des-ressources-naturelles/ Le village de Long Lan au Laos est devenu un modèle de gestion communautaire durable

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Le village de Long Lan au Laos est devenu un modèle de gestion communautaire durable des ressources naturelles, dans un contexte de déforestation intensive. Des paysans de toute la région du Mékong viennent découvrir son expérience pour s’y former aux techniques agroécologiques et apprendre à défendre leurs droits.

Déforestation et déstabilisation des populations locales dans la région du Mékong

Les régions traversées par le Mékong, au Laos, au Vietnam, au Cambodge, en Thaïlande et en Birmanie, bénéficient d’une nature très riche en biodiversité. Mais la politique d’exploitation intensive des ressources naturelles destinées à l’exportation (mines, bois, électricité hydraulique, agriculture chimique, monocultures de riz ou de caoutchouc) tend à laisser à l’écart les populations locales et détruit peu à peu leur environnement exceptionnel. En 35 ans, la forêt tropicale restante a été diminuée de 30%. Les minorités ethniques vivant dans ces zones sont particulièrement exposées et peu informées des conséquences pour elles des évolutions économiques et légales. Les migrations urbaines se développent dans un contexte de perte des valeurs traditionnelles, de destruction d’écosystème, et d’expropriation des terres.

SPERI veut valoriser la biodiversité et les habitants de la région du Mékong

L’association SPERI (Institut de recherche en politique sociale et écologique) est une association vietnamienne qui cherche à valoriser la biodiversité de la région du Mékong, au bénéfice des populations locales, dans le respect de leurs cultures et de la nature. Recherches biologiques, connaissance des systèmes juridiques et fonciers, études anthropologiques, l’association multiplie les initiatives pour capitaliser les connaissances des populations locales et améliorer leurs conditions de vie. SPERI valorise le rôle joué par les villageois dans la préservation de la forêt tropicale et encourage leur prise de participation à la vie politique locale et nationale. Elle les forme en parallèle pour leur donner une meilleure compréhension du contexte légal et économique dans lequel ils vivent, ainsi que les moyens d’action qu’ils peuvent utiliser.

Long Lan, un ilot de résistance

Le village de Long Lan au Laos est un village peuplé de Hmongs, une population souvent mal considérée car perçue comme ayant collaboré avec les Américains pendant la guerre. En 1996, les villageois sont déplacés de force des hauteurs de la forêt tropicale. Ils doivent changer leur mode de vie, leurs pratiques agricoles, et leurs coutumes liés aux lieux. La population se reconstitue un nouveau village dans la forêt et s’organise en association pour éviter que ses traditions ne disparaissent. Cette association leur permet de résister aux pressions extérieures : ils rejettent les offres d’entrepreneurs privés qui veulent racheter leurs terres pour la monoculture ou l’exploitation du bois. La rencontre avec SPERI va leur donner de nouveaux horizons.

Les Hmongs de Long Lan, reconnus protecteurs de la forêt par les autorités

Dans le village, peu de terres sont privatisées, une gestion communautaire régit la majeure partie du territoire en se basant sur le droit coutumier. Le travail mené avec SPERI va permettre aux villageois de nommer leurs pratiques, d’expliciter leur mode de gestion des différentes zones : réservées à la régénération de la forêt, à la récolte d’herbes médicinales, à la captation des eaux, à l’élevage, et à l’agriculture. Ce travail leur permet de faire reconnaitre leur rôle de gestion et de protection de la forêt par les autorités, qui sont officiellement engagées dans un plan de protection de la forêt tropicale.

En parallèle, SPERI propose à une quinzaine de jeunes villageois d’aller se perfectionner dans l’un de leurs centres de formation en agroécologie au Vietnam. De nouvelles techniques sont expérimentées : « Aujourd’hui nous produisons plus de 700 tonnes de légumes chaque année. Nous avons des revenus beaucoup plus stables. Nous pouvons envoyer nos enfants à l’école. » explique le chef du village .

Ces trois dernières années, SPERI, après être resté très discret a assis sa notoriété de manière à protéger les villages dans lesquels il travaille. Les terres de Long Lan, très convoitées par les entrepreneurs exploitant la forêt tropicale, ont été montrées dans des émissions de télévision, et des articles ont été publiés.

Une source d’inspiration pour toute la région du Mekong

Cette expérience de ‘village écologique humain’ fait aujourd’hui l’objet d’une capitalisation. SPERI travaille à la publication d’un ouvrage ethno-botanique recensant la diversité biologique et culturelle de Long Lan. Cet ouvrage servira de base à la candidature de Long Lan pour se faire reconnaitre Patrimoine de l’humanité par l’Unesco en 2016. La réalisation de cet ouvrage se fera sur la base d’ateliers inter-villages et inter-districts avec les anciens, les jeunes agriculteurs, les artisanes…

Le village de Long Lan accueille de plus en plus de visiteurs intéressés par son expérience. Les villageois ont décidé, avec l’aide de SPERI et le soutien du CCFD-Terre solidaire, de proposer des sessions de formations : techniques agro-écologiques, commercialisation et marketing, expériences alternatives, enjeux régionaux…
L’objectif de ce projet est de valoriser, à travers l’expérience réussie de Long Lan, la nécessité d’une cogestion des ressources sur la base des lois coutumières et traditions dans la région du Mékong.

L’approche développée à Long Lan servira aussi de base pour le plaidoyer pour une gestion durable conjointe des ressources naturelles. Elle a vocation à servir de source d’inspiration pour les activités de SPERI et ses alliés dans la région du Mékong.

Le CCFD-Terre Solidaire travaille avec SPERI depuis cinq ans. « C’est un partenariat relativement nouveau, mais la qualité du lien est exceptionnel dans la mesure où les échanges de vues sont toujours enrichissants pour les deux parties. Nous avons une grande convergence de valeurs. » explique Lucie Bouton-Blaise, chargée de mission pour le Laos et le Vietnam.

Guy Aurenche, président du CCFD-Terre Solidaire était en visite au Laos mi-novembre 2013 avec un groupe de voyage du journal La Vie pour les rencontrer.

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Hommage au Vénérable SaliKantasilo, acteur majeur de la société civile laotienne https://terresolidaire.devbe.fr/hommage-au-venerable-salikantasilo-acteur-majeur-de-la-societe-civile-laotienne/ https://terresolidaire.devbe.fr/hommage-au-venerable-salikantasilo-acteur-majeur-de-la-societe-civile-laotienne/#respond Thu, 31 Oct 2013 11:31:52 +0000 https://terresolidaire.devbe.fr/hommage-au-venerable-salikantasilo-acteur-majeur-de-la-societe-civile-laotienne/ Un acteur majeur de la société civile laotienne et partenaire du CCFD-Terre Solidaire depuis 2009,

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Un acteur majeur de la société civile laotienne et partenaire du CCFD-Terre Solidaire depuis 2009, nous a quitté à l’âge de 80 ans.


Le 11 septembre 2013, le Vénérable SaliKantasilo s’est éteint à l’âge de 80 ans. Fondateur et Vice-président de l’association Lao Bouddhism for Development Project (LBDP), il a œuvré à la reconnaissance et à l’importance du rôle des bouddhistes dans la société civile laotienne. Grâce à un programme de formation, l’association permet à des nonnes et à des moines de repenser et de reconnecter le Bouddhisme aux enjeux du monde contemporain et d’impulser des dynamiques citoyennes novatrices. Ainsi, LBDP réunit des moines et des laïcs pour favoriser le dialogue intergénérationnel, promouvoir l’agriculture familiale biologique, sensibiliser les jeunes au respect mutuel et faciliter la réinsertion des exclus (prisonniers, anciens toxicomanes…), etc.

Le Vénérable SaliKantasilo était membre du réseau international des bouddhistes engagés (en anglais : International Network of Engaged Buddhism /INEB). Il était également le père abbé du Monastère de la forêt de WatNokhounoi, en périphérie de la capitale Vientiane, lieu d’accueil pour les méditants religieux, laïcs, locaux et étrangers.

Le Vénérable SaliKantasilo était un proche de Sombath Somphone, disparu dans de mystérieuses circonstances.

D’après un texte d’Ajarn Sulak

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Au Laos, des bouddhistes éveillent à l’engagement sociétal https://terresolidaire.devbe.fr/au-laos-des-bouddhistes-eveillent-a-lengagement-societal/ https://terresolidaire.devbe.fr/au-laos-des-bouddhistes-eveillent-a-lengagement-societal/#respond Wed, 30 Oct 2013 10:54:57 +0000 https://terresolidaire.devbe.fr/au-laos-des-bouddhistes-eveillent-a-lengagement-societal/ Chaque année, plus de 10 000 moines, laïcs, jeunes et écoliers issus de différentes régions

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Chaque année, plus de 10 000 moines, laïcs, jeunes et écoliers issus de différentes régions du Laos participent aux formations à la médiation sociale et à l’éthique de vie conduites par des « bouddhistes engagés »


Le mouvement SEM (Spirit in Education), créé en Thaïlande en 1996 et partenaire du CCFD-Terre Solidaire, pratique un « bouddhisme engagé », qui éduque au développement durable et promeut l’engagement dans la société, à la différence d’autres traditions bouddhistes. Le mouvement a mis au point des programmes de formation (GLT Grassroot Leadership Training – Formation des leaders de base) à destination de tous ceux qui ont déjà des responsabilités ou sont appelés à en avoir. Elles s’adressent autant à des moines, qu’à des responsables d’associations ou des représentants d’autorités locales. Ces formations permettent la création de nombreuses initiatives et structures locales qui renforcent en profondeur le tissu associatif pour lutter contre la pauvreté. L’action de SEM vise aussi à développer le dialogue inter-religieux et inter-ethnique au sein des communautés de base.

Le clergé bouddhiste, un maillon pour toucher la société en profondeur

SEM a d’abord développé son expérience en Thaïlande et en Birmanie avant de commencer l’aventure au Laos en 2004. La société civile laotienne a longtemps été strictement contrôlée et parfois sévèrement réprimée. La culture bouddhiste, jusque-là très prégnante, a été marginalisée par le système politique et le parti unique en place. Pourtant la population fait toujours confiance aux moines et aux nonnes, et leur témoignent d’un grand respect. Ceux-ci ont accès facilement aux écoles, aux prisons, aux hôpitaux, aux villages de campagne. Ils vont là où personne ne va, jusque dans les centres de désintoxication ou les prisons. Le clergé bénéficie d’une bonne écoute, alors que les ONG, peu nombreuses, sont souvent mal perçues par la population. Au Laos, les moines et nonnes représentent des maillons importants pour toucher la population en profondeur.


Mobiliser des bénévoles, les former et les accompagner dans leurs projets

Les formations s’adressent au clergé ainsi qu’à des laïcs qui ont des responsabilités, quel que soit leur confession. L’objet de ces formations vise à envisager pour chacun la meilleure manière d’aider les populations en difficulté. A leur tour, les personnes formées organisent des formations auprès des jeunes ou de populations défavorisées. Les formations sont organisées par une association bouddhiste locale, partenaire du CCFD-Terre Solidaire : LBDP (Lao Bouddhism for Development Project) fondé par le Vénérable Sali Kantasilo décédé le 11 septembre 2013. Un salarié thaïlandais de SEM, six salariés de LBDP, et toute une équipe de moines et de laïcs laotiens font vivre le projet d’éducation. Lorsque les formations permettent de faire émerger des initiatives, l’association propose aussi un accompagnement des projets.

Des interventions dans les écoles

Dans les classes, les élèves sont souvent très nombreux et restent en position d’apprenants passifs. Dans les 70 écoles dans lesquels ils interviennent, les formateurs aident d’abord les enfants à prendre davantage conscience d’eux-mêmes, à exprimer leurs sentiments. Cette étape apprend aux enfants à mieux se situer dans leur environnement et dans la société. Elle permet de favoriser ensuite l’engagement de chacun dans la vie collective. Les formateurs proposent également de mettre en place des activités extrascolaires. « Les activités de LBDP sont généralement bien accueillies par les autorités, qui voient les résultats dans le comportement des élèves. » Explique Lucie Bouton-Blaise, chargée de mission pour le Laos au CCFD-Terre Solidaire.

Les formations, tant à destination des « leaders » que des enfants ou des villageois, ouvrent de nouvelles perspectives. Elles sont l’occasion de discuter des valeurs et des problèmes de société, comme les violences familiales par exemple. Pour Lucie Bouton-Blaise, la richesse de ces formations est de provoquer une prise de conscience de l’individu, « non pas comme individualiste, mais comme une personne qui a sa part à assumer, dans un contexte où le communisme a eu tendance à gommer la responsabilité de l’individu. »

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Towards Organic Asia, un projet régional de promotion de l’agriculture biologique https://terresolidaire.devbe.fr/towards-organic-asia-un-projet-regional-de-promotion-de-lagriculture-biologique/ https://terresolidaire.devbe.fr/towards-organic-asia-un-projet-regional-de-promotion-de-lagriculture-biologique/#respond Mon, 07 Oct 2013 11:47:03 +0000 https://terresolidaire.devbe.fr/towards-organic-asia-un-projet-regional-de-promotion-de-lagriculture-biologique/ Fondée en 2007 à la suite de la conférence internationale sur le Bonheur national brut

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Fondée en 2007 à la suite de la conférence internationale sur le Bonheur national brut de Bangkok, la School for Well Being initiait, en 2011, un projet régional de promotion de l’agriculture biologique, Towards Organic Asia. Kheolamaï Thanapol, son directeur, nous en dit plus sur cette démarche soutenue dès le départ par le CCFD-Terre Solidaire.


En quoi consiste le projet Towards Organic Asia ?
Towards Organic Asia est un partenariat stratégique réunissant plus d’une vingtaine de groupes différents [[5 partenaires du CCFD-Terre Solidaire participent au réseau]], ONG, agences gouvernementales, instituts académiques, entrepreneurs venus des cinq pays de la région du Mékong, Thaïlande, Birmanie, Laos, Cambodge, Vietnam, et du Bhoutan. Même si chacun travaillait de façon isolé, tous se retrouvaient autour d’une vision commune : la promotion de la souveraineté alimentaire des populations à travers le soutien à une agriculture durable et biologique. Il nous semblait pertinent de les regrouper pour qu’ils puissent mettre en commun leurs savoir-faire, les partager pour ainsi mieux répondre aux défis auxquels nous sommes tous confrontés. Car nos sociétés sont profondément ancrées à la terre et dépendent encore de l’agriculture pour vivre.

Quels sont ces défis ?
Ils sont au nombre de quatre. Le premier concerne le vieillissement des paysans. Si cette tendance persiste, cela va définitivement affecter la façon dont nos sociétés produisent leur nourriture mais aussi impacter le mode de vie des communautés rurales. Il nous faut donc encourager les jeunes à investir l’agriculture et montrer qu’elle est porteuse d’avenir. Le deuxième porte sur le plaidoyer. Le mode de développement prôné par de nombreux gouvernements asiatiques se focalise surtout sur l’industrialisation, la modernisation, les services et, du coup, le secteur agricole est négligé voire oublié. Nous devons sensibiliser nos gouvernants qu’il ne s’agit pas seulement de production alimentaire mais que cela touche aussi nos environnements culturels, nos modes de vie. Le troisième a trait aux échanges que nous avons entre nous. Le fait de disposer désormais d’une plateforme commune est très important. En partageant nos expériences, nos savoir-faire, nous sommes mieux à même d’appréhender nos réalités respectives. Le dernier défi porte sur la promotion de l’agriculture bio. Point qui inclut l’éducation des consommateurs.

Comment réagissent les agriculteurs ?
Si l’on prend l’exemple de la Thaïlande, les agriculteurs qui utilisent des intrants chimiques depuis trente ou quarante ans ont tendance à banaliser cette pratique. Il est assez difficile de les convaincre d’y renoncer. Pour autant, d’autres se sont aperçus qu’ils avaient des problèmes de santé et aussi qu’ils étaient obligés d’utiliser toujours plus de pesticides pour parvenir aux mêmes résultats ayant pour conséquence de diminuer leurs revenus. Ceux-là sont prêts à franchir le pas d’une agriculture raisonnée.

Votre partenariat inclut des agences gouvernementales thaïlandaises. Ce gouvernement entendrait-il vos arguments ?
Soyons clair : le gouvernement thaïlandais n’encourage pas l’agriculture familiale biologique. Cependant, cela ne lui empêche pas de mettre en œuvre certaines initiatives. D’ailleurs, le ministère du Commerce s’y intéresse depuis quelques années, sa vision est différente, plus commerciale. Les produits issus de l’agriculture biologique sont vendus plus chers à l’exportation dont les bénéficiaires sont souvent de gros exploitants ou des compagnies. En revanche, nous nous sentons plus en phase avec l’Université Maejo, à Chiang Maï [[Ville située dans le nord de la Thaïlande et capitale régionale]], qui est devenue partenaire du TOA. À ses début, il y a 20 ans, cet institut formait les étudiants de manière très « conventionnelle », mais aujourd’hui, nombreux sont ses professeurs qui mettent l’accent sur un mode d’agriculture durable et une approche plus holistique.

Qu’entendez-vous par « holistique » ?
On ne peut pas se contenter de faire de l’agriculture biologique en isolant d’autres facteurs. L’agriculture soulève aussi des questions d’éducation, de santé et de société. Comment lutter contre l’exode rural et permettre aux jeunes agriculteurs de vivre décemment ? Comment sensibiliser à la santé qui ne dépend pas uniquement de l’accès à un hôpital le plus proche, mais aussi à l’accès à une nourriture de qualité ? Voici quelques exemples de sujets sur lesquels nous travaillons et qui montrent à quel point tout est lié.

Propos recueillis par Patrick Chesnet

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Cultures traditionnelles des plantes médicinales utilisée par les femmes Dao https://terresolidaire.devbe.fr/cultures-traditionnelles-des-plantes-medicinales-utilisee-par-les-femmes-dao/ https://terresolidaire.devbe.fr/cultures-traditionnelles-des-plantes-medicinales-utilisee-par-les-femmes-dao/#respond Mon, 11 Feb 2013 16:30:08 +0000 https://terresolidaire.devbe.fr/cultures-traditionnelles-des-plantes-medicinales-utilisee-par-les-femmes-dao/ Speri a été fondée par Mme Tran Thi Lanh en 1990 alors que celle-ci effectuait

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Speri a été fondée par Mme Tran Thi Lanh en 1990 alors que celle-ci effectuait des recherches pour sa thèse en biologie sur les cultures traditionnelles, notamment les plantes médicinales, utilisée par les femmes Dao, une ethnie montagnarde du Nord Vietnam.


Interpellée par leur isolement, la méconnaissance complète de leur situation et l’originalité des systèmes de solidarités développés par ces femmes, Mme Tran Thi Lanh a commencé à travailler avec les groupes ethniques dans le but de valoriser leur culture.

Très vite, l’action s’est transformée en défense de leurs droits et valorisation de leur rôle, notamment à travers la création de réseaux entre différents groupes ethniques. Ils sont aujourd’hui rassemblés au sein du programme MECO ECOTRA, réseau communautaire pour la promotion d’échanges agro-écologiques, directement géré et animé par des paysans issus des minorités.

Ces derniers sont formés par SPERI au sein des écoles paysannes de terrain qui privilégient l’apprentissage de la perma-culture, théorie holistique qui repose sur des principes éthiques : prendre soin de la terre, prendre soin de l’humain (de soi-même et de sa communauté), partager équitablement (limiter la consommation et la reproduction. Ils sont formés au respect de la biodiversité, à la gestion de l’eau, de la forêt, à la préservation des ressources. Et aussi à une autre forme de relation au monde, basée sur la solidarité, le partage et la démocratie participative.

Ils représentent les nouvelles générations de leaders paysans capables d’impulser des changements tant au niveau de leurs communautés qu’à un niveau national et même régional. En effet, ils se mobilisent aussi pour défendre les droits fonciers des minorités ethniques dont les terres font l’objet de prédations, sur l’ensemble de la zone Vietnam – Laos – Thaïlande, où vivent ces ethnies.

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Disparition de Sombath Somphone https://terresolidaire.devbe.fr/disparition-de-sombath-somphone/ https://terresolidaire.devbe.fr/disparition-de-sombath-somphone/#respond Tue, 15 Jan 2013 15:31:00 +0000 https://terresolidaire.devbe.fr/disparition-de-sombath-somphone/ Interpellé par des individus non identifiés le 15 décembre alors qu’il rentrait chez lui, Sombath

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Interpellé par des individus non identifiés le 15 décembre alors qu’il rentrait chez lui, Sombath Somphone, figure charismatique de la société civile laotienne et jusqu’à récemment directeur du Centre de formation au développement participatif, le Padect, ONG locale alliée du CCFD-Terre Solidaire, n’avait toujours pas donné signe de vie, le 14 janvier.


Une disparition que certains attribuent, images vidéo de son arrestation à l’appui, au gouvernement. Ce que réfutent les autorités laotiennes, qui s’affirment « très concernées par cet incident » et déclarent « mettre tout en œuvre pour établir la vérité ».

Récompensé en 2005 par le prestigieux prix Ramon Magsaysay, sorte de prix Nobel asiatique, Sombath Somphone défend, depuis la fondation du Padect en 1996, un mode de développement durable et participatif. Ce qui, malgré les timides réformes du régime laotien, ne lui vaut pas que des amis. Son implication dans l’organisation du neuvième Forum des peuples Asie-Europe (AEPF), événement soutenu par le CCFD-Terre Solidaire, qui s’est tenu pour la première fois à Vientiane en octobre 2012, pourrait être la goutte d’eau qui a fait déborder le vase de l’« ouverture » gouvernementale ». Durant la rencontre, après les discours de bienvenue officiels, plusieurs participants laotiens ont été intimidés dès lors qu’ils s’exprimaient sur des sujets sensibles comme l’accaparement des terres lié notamment aux grands barrages hydrauliques. Plusieurs d’entre eux ont ensuite été convoqués et interrogés par les autorités.

Cette pression à l’encontre des acteurs locaux de la société civile, loin d’être isolée, s’étend aussi aux ONG étrangères présentes sur place, comme le montre l’expulsion, une semaine avant cet enlèvement, de la directrice de l’ONG suisse Helvetas.

Reste à espérer que les appels de la communauté internationale, lancés de tous les coins de la planète, permettront d’en savoir un peu plus sur le sort de Sombath.

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Pour qu’émerge en Asie un autre modèle de développement économique https://terresolidaire.devbe.fr/pour-quemerge-en-asie-un-autre-modele-de-developpement-economique/ https://terresolidaire.devbe.fr/pour-quemerge-en-asie-un-autre-modele-de-developpement-economique/#respond Fri, 19 Oct 2012 16:18:00 +0000 https://terresolidaire.devbe.fr/pour-quemerge-en-asie-un-autre-modele-de-developpement-economique/ Fondée par Walden Bello, à qui l’on doit le concept de “démondialisation”, Focus on the

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Fondée par Walden Bello, à qui l’on doit le concept de “démondialisation”, Focus on the Global South agit au niveau de l’ensemble du continent asiatique.


L’organisation combine recherche politique, plaidoyer, militantisme et formation de terrain afin qu’émerge en Asie un autre modèle de développement économique, respectueux de l’environnement et générateur de justice sociale.

Pour Focus on the Global South, l’Asie entre dans une nouvelle phase de crise économique avec la chute de la croissance des pays émergents, ce qui constitue un grand changement pour le continent habitué à une croissance forte.

La situation va se dégrader et les mesures d’austérité, tels que mis en place en 2008 ne suffiront pas à maitriser cette dégradation. Il s’agit d’une crise d’un nouveau type qui aura un impact sur l’ensemble de la société.

Face à ce constat, Focus on the Global South centre son action autour de trois axes prioritaires :

– le changement climatique : pour Focus, il y a urgence ! L’organisation analyse les impacts du changement climatique sur les conditions de vie et le phénomène croissant des migrations climatiques. L’organisation porte un regard critique sur les mesures d’ajustement proposées aux niveaux nationaux et régional, notamment les mécanismes de compensation comme le REDD, considéré comme un certificat pour l’accaparement des terres. Elle anime des réseaux et organise des mobilisations dans le but de promouvoir des politiques répondant réellement aux enjeux climatiques.

– le commerce et les investissements : l’Asie voit se multiplier les accords de libre échange qui favorisent les investissements massifs, asiatiques ou étrangers. Ils sont à l’origine notamment des phénomènes massifs d’accaparement des terres que subissent les paysans asiatiques. L’association étudie des alternatives aux accords et aux politiques d’investissement.

– la privatisation et le financiarisation des biens communs, Terre/eau/forêt…Intimement liée aux deux enjeux précédents. La question des biens communs est centrale en Asie où l’exploitation des ressources naturelles est la clé du modèle économique actuel.

Focus soutient la mise en œuvre de réformes agraire justes, la promotion de l’agro-écologie et la souveraineté alimentaire. L’organisation pilote des expériences dans la construction de systèmes alternatifs pour la production, la distribution et la consommation de biens essentiels, …

Pour répondre à ces défis, Focus travaille à l’émergence d’alternatives, partant du constat que le niveau de développement des pays du sud ne pourra atteindre, avec les ressources disponibles sur notre planète, celui des pays occidentaux. L’organisation soutient le droit au développement mais interroge le type de développement promu et elle prône une redistribution juste et durable.

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Laos https://terresolidaire.devbe.fr/laos/ https://terresolidaire.devbe.fr/laos/#respond Thu, 13 Mar 2008 00:00:00 +0000 https://terresolidaire.devbe.fr/laos/ Au centre de la péninsule indochinoise, le Laos est entouré à l’est et au nord

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Au centre de la péninsule indochinoise, le Laos est entouré à l’est et au nord du Vietnam et de la Chine, à l’ouest et au sud de la Birmanie, de la Thaïlande et du Cambodge.


Depuis 1975, le pays est dirigé par le Parti populaire révolutionnaire lao ou PPRL. Cet héritier du mouvement communiste Pathet Lao encadre sévèrement l’expression démocratique. De nombreux droits humains sont bafoués, entre autres ceux de la minorité Hmong.

Le Laos compte 6,44 millions d’habitants, parmi lesquels 47 minorités officiellement recensées et entre 68 et 250 ethnies selon les chercheurs. Les minorités sont classées en trois grandes catégories: les Lao Lum ou Lao des plaines représentant 45 à 50% de la population, les Lao Theung ou Lao des vallées (30%) et les Lao Sung ou Lao des montagnes (15%) dont les Hmongs et Méos. Le Laos compte 4 millions de bouddhistes (soit 66% de la population).

Avec 6,3 milliards de dollars de PIB en 2010, le Laos est l’un des pays le plus pauvres de la région. L’aide internationale constitue le dixième du PIB. La corruption fait des ravages : le Laos est le sixième pays le plus corrompu de la planète, selon le « Corruption perception index » 2007 de Transparency International.

L’Etat a réussi à limiter drastiquement la culture du pavot, base végétale de l’héroïne, mais les trafics humains perdurent. La priorité est donnée aux grands projets d’exploitation des ressources hydrauliques, minières et agro-forestières ainsi qu’au tourisme. Le Laos devrait accéder à l’OMC dans les prochaines années. 70% de la population est rurale et la forêt couvre plus de 40% du pays. Le secteur agricole représente l’essentiel de l’emploi au Laos. Si le plan quinquennal de développement socio-économique actuel a pour objectif d’éradiquer la pauvreté, les orientations actuelles plongent surtout dans la précarité de nombreux producteurs ruraux.

Le CCFD-Terre Solidaire appuie ces derniers au travers de plusieurs partenaires qui centrent leur action sur le développement d’une agriculture familiale rentable avec la mise en place de filières intégrées et durable grâce à des méthodes agro-écologiques, notamment dans les zones où les investissements étrangers (essentiellement asiatiques) menacent les terres des petits paysans.

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Laos. Un Etat fragile et convoité https://terresolidaire.devbe.fr/laos-un-etat-fragile-et-convoite/ https://terresolidaire.devbe.fr/laos-un-etat-fragile-et-convoite/#respond Thu, 15 Nov 2007 00:00:00 +0000 https://terresolidaire.devbe.fr/laos-un-etat-fragile-et-convoite/ Le Laos, ce petit pays communiste, qui a vécu replié sur lui-même pendant plus de

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Le Laos, ce petit pays communiste, qui a vécu replié sur lui-même pendant plus de vingt ans, n’entretenant des liens qu’avec les grands frères vietnamien et russe, s’est progressivement ouvert à l’économie de marché et a intégré l’Association des nations du Sud-Est asiatique.
en 1997. Situé à un carrefour stratégique entre le sud de la Chine, la Thaïlande et le Vietnam, le Laos se désenclave sous l’impulsion de nouveaux enjeux régionaux. Constructions de routes, de ponts, implantations d’entreprises étrangères, concessions sur la terre, projets miniers et hydrauliques. Mais à qui profite vraiment ce mode de développement ?

« Les Australiens exploitent nos mines, les Thaïlandais achètent notre électricité, les Chinois et les Vietnamiens plantent des hévéas, les Malais exploitent nos forêts, et nous, nous regardons passer les camions sur les nouvelles routes qui traversent notre pays », constate avec impuissance un Laotien. « À ce rythme-là, si nous n’arrivons pas à résister aux pressions extérieures, le Laos pourrait bien disparaître d’ici cinquante ans. »

Pour ce petit pays où le secteur agricole continue à employer près de 75 % de la population et où l’économie est très peu développée, la marge de manœuvre est extrêmement étroite entre la protection de ses propres intérêts et le besoin vital d’investissements étrangers. Un dilemme qu’illustre parfaitement l’enjeu des concessions accordées par le Laos – pays le plus faiblement densifié de la région – aux puissants voisins chinois et vietnamiens, avides de terres et de matières premières.

Dans la région de Pakse, au sud du Laos, des milliers d’hectares de savanes, d’herbes à paillotes, de rizières, de plantations de bambous, d’ananas, de tecks ont été rasés en quelques mois par les bulldozers de la compagnie vietnamienne General Rubber Company. Privant des milliers de paysans de ressources essentielles et des revenus tirés de la vente de leurs produits. Cette compagnie a obtenu des autorités de la province de Champasak des concessions de terres pour trente ans, et a déjà planté plus de 10 000 hectares d’hévéas.

Forts du soutien des autorités locales, les Vietnamiens ont exercé des pressions énormes sur les populations, détruisant durant la nuit, des arbres, des plantations, sans même avoir pris contact avec les paysans. Les agriculteurs ont bien tenté de protéger leurs productions, allant jusqu’à se dresser devant les bulldozers armés de leurs seuls coupe-coupe. Mais en vain. Un chef de village s’indigne des moyens employés. Il explique que les paysans n’ont reçu que 200 000 kips par hectare (environ 20 dollars), et des indemnités dérisoires pour leurs productions : moins d’un dollar pour un plant de teck vieux de vingt ans, 200 kips pour un plan d’ananas, alors que l’ananas est vendu plus de 3 000 kips pièce sur le marché.

Grand frère vietnamien

Ces paysans sans terre n’ont plus qu’une seule issue : travailler comme simple ouvrier agricole pour la société vietnamienne pour des salaires d’environ 1,50 euro par jour. Une société qui refuse d’ailleurs de former les Laotiens pour les postes qualifiés. « Ils nous considèrent comme des fainéants, explique un paysan en colère, et ils réservent le travail de la saignée des hévéas et la conduite de tracteurs, mieux rémunérés, à leurs seuls compatriotes. »

Un mépris des populations locales qui peut s’avérer lourd de conséquences. « Quand on sait, explique un consultant étranger, qu’il faut un saigneur pour un hectare, cela veut dire qu’à terme plus de 10 000 Vietnamiens, auxquels il faut ajouter leurs familles, pourraient venir dans cette région où leur communauté est déjà très importante. » Une forme de colonisation économique et démographique qui inquiète profondément les Laotiens dont l’histoire est marquée par les multiples invasions, notamment thaïlandaises, et par les années de colonisation française.

Sans parler des dégâts environnementaux causés par cette monoculture intensive, dénoncés par une étude commanditée par l’Agence française de développement au Laos (AFD). La compagnie vietnamienne, qui au départ voulait obtenir 50 000 hectares de concessions, avait sollicité un prêt auprès de l’AFD d’Hanoï. « Consultés par Hanoï, explique Zacharie Mechalie, chargé de mission à l’AFD Laos, nous avons commandité une étude qui a duré dix-sept semaines. Ses conclusions ont été très négatives à la fois sur les modes de compensation, les risques environnementaux et les pressions inadmissibles exercées. » Devant le refus des Vietnamiens de revoir le projet en tenant compte des critères environnementaux et sociaux, l’AFD n’a pas accordé de financement. « De toute façon,
souligne Zacharie, le Laos n’est pas en mesure de résister aux pressions exercées par le grand frère vietnamien. Il ne fait pas le poids. »

Pas d’espace politique, ni démocratique

À l’image du mentor vietnamien, le Laos reste l’un des derniers pays communistes où le Comité central du Parti révolutionnaire populaire lao (PRPL), plus de trente ans après sa prise de pouvoir, continue de décider de toutes les orientations politiques, économiques et sociales du pays, appuyé par l’armée. Pas de droit d’association, pas de liberté d’expression, ni de la presse. Les Laotiens qui témoignent dans ce reportage sur des sujets politiques, ou délicats comme celui des concessions, ont d’ailleurs demandé que leur nom ne soit pas cité. Ce qui ne les empêche pas d’être très critiques vis-à-vis d’un régime qu’ils jugent miné par la corruption et l’immobilisme et dirigé, jusqu’au récent changement de gouvernement, en juin 2006, par « des vieux révolutionnaires, des militaires accrochés au pouvoir qui ne connaissaient rien à l’économie ». Aucune opposition n’est tolérée, et les leaders des mouvements d’opposition vivent tous en exil. Nombre d’entre eux ayant fui le pays après l’arrivée des communistes en 1975.

Les rares personnes, comme ce groupe d’étudiants, à avoir osé défier le pouvoir en place en réclamant, lors d’une marche pacifique organisée dans la capitale Vientiane, en octobre 1999, des réformes démocratiques, sont toujours en prison, huit ans plus tard. Mais devant le tollé provoqué par l’affaire de concession, reprise par les médias locaux, dénoncée par des ONG, le gouvernement a semblé pour la première fois prendre conscience du danger. Au mois de juillet, le Premier ministre Bouasone Bouphavanh, a décidé de suspendre sine die l’octroi des concessions. Signe inhabituel, dans ce pays totalitaire où les décisions sont rarement publiques, il est monté au créneau au Parlement pour s’interroger sur l’intérêt de telles concessions pour le Laos et sur leurs impacts sur le développement local.

Toute la question étant de savoir s’il n’est pas déjà trop tard pour stopper cette vague expansionniste qui touche aussi les régions montagneuses du nord du pays, via les nombreuses concessions accordées à la Chine. Et si la décision prise par le Premier ministre sera appliquée par des gouverneurs de provinces, des chefs de districts, des hauts fonctionnaires que certains accusent de toucher en sous-main de juteuses commissions.  « Après plus de trente années de régime unique, les jeunes, explique une professeur de lycée, sont très désabusés. Il n’y pas d’espace politique, pas d’alternative à court ou à moyen termes, très peu d’emplois. »

Dans l’attente de changements

Comme de nombreux Laotiens, elle veut espérer que le nouveau Premier ministre Bouasone Bouphavanh, nommé à ce poste en juin 2006, pourra faire évoluer un système qui paraît pourtant totalement verrouillé. Cet homme âgé d’une cinquantaine d’années, n’est pas issu de la génération qui a pris le pouvoir après la révolution et n’appartient pas à l’armée. Mais deux des quatre Premiers ministres du gouvernement sont des généraux, ce qui montre que l’armée n’est sans doute pas prête à lâcher du lest. Dans cette bataille entre les modernes et les anciens, tenants forcenés de l’immobilisme politique, quelle sera sa marge de manœuvre face au poids du parti et de l’armée. Autre signe timide d’évolution, sous la pression de l’Asean*, l’Assemblée nationale, qui n’était qu’une simple chambre d’enregistrement, a désormais un rôle plus important et ses débats, chose inimaginable il y a quelques années, sont désormais retransmis par la télévision. Comme le dit un Laotien, dans un demi sourire : « Vous, en France, vous pouvez percevoir les premiers changements cent jours après l’arrivée de votre président Sarkozy, ici, tout est très lent. Pour savoir si quelque chose va bouger avec cette nouvelle équipe, il faudra peut-être trois ans, ou beaucoup plus. Le Laos, c’est l’école de la patience. »


Hélène Jullien

 

***

 

Repères historiques

1893 :
La Thaïlande cède aux Français tous les territoires à l’est du Mékong.
1904 : Les frontières du Laos actuel sont établies.
1945 :
Les Japonais occupent le Laos.
1945-1949 : La résistance à la présence française s’intensifie.
1949 : Le Laos est reconnu comme « État indépendant associé à la France ».
1950 : Création du Pathet Lao, communiste.
1953 : Le pays obtient son indépendance.
1956 : Premier gouvernement de coalition entre le Pathet Lao, les royalistes neutralistes, et les royalistes pro-américains.
1964 : Après une tentative de coup d’État par l’armée, le Pathet Lao quitte le gouvernement de coalition. C’est le début d’une guerre civile de neuf ans.
1964-1973 : Au mépris des accords de Genève, qui reconnaissent la neutralité du Laos, les Américains bombardent l’est du pays.
1973 : Après le désengagement américain, le gouvernement est dominé par le Pathet Lao.
1975 : La République populaire lao est proclamée, ce qui entraîne l’exode de 30 000 Laotiens.
1997-98 : La crise financière asiatique frappe gravement le Laos en raison de sa dépendance économique envers la Thaïlande.

 

***

 

Un réseau d’économie solidaire 

Le Laos, qui a vécu en autarcie pendant plus de vingt ans, sans développer de politique économique, reste en marge de la croissance asiatique. Dans un contexte où toute initiative privée demeure suspecte, une association partenaire du CCFD a réussi à créer à partir d’un réseau basé sur le commerce équitable et le microcrédit, la première société agro-alimentaire d’exportation du pays. Face à l’ampleur des pressions extérieures, son action pour renforcer l’économie locale en organisant les communautés paysannes est devenue vitale.

 
Au nord-est du pays, dans la province du Xieng Khuang, à une trentaine de kilomètres de Phonsavan, non loin de la frontière vietnamienne, Bouasone, chef du village de Bana Ou, est producteur de riz. « Jusqu’ici, explique-t-il, nous vendions notre production aux Vietnamiens. Ils sont très durs en affaires et ils achètent à très bas prix : en moyenne 1 500 kips le kilo (moins de vingt centimes d’euros), avec un cours variable selon le marché ; un prix qui nous permettait à peine de vivre et de couvrir nos prix de production. Depuis deux ans, Lao Farmers Products nous l’achète 2 200 kips, avec un prix garanti. » Lao Farmers Products est une société agro-alimentaire laotienne qui soutient les petits producteurs et trouve des débouchés pour leurs produits.

Elle les transforme sur place au Laos dans six ateliers et exporte 70 % de sa production en Europe, via la filière du commerce équitable. Sécurisé par cette nouvelle indépendance vis-à-vis des cours du marché, Bouasone a pu investir dans un de ces petits motoculteurs qui, peu à peu, remplacent dans les rizières la force des bœufs.

Cet homme d’une cinquantaine d’années, aux yeux pétillants d’intelligence, obligé d’interrompre ses études à dix ans en raison de la guerre (voir encadré) est surtout fier de pouvoir envoyer les plus âgés de ses sept enfants au collège, dans une filière technique. Une chance, car dans ces régions montagneuses, la plupart des enfants doivent arrêter l’école au niveau du primaire, faute de transport pour se rendre au collège le plus proche, souvent distant de plusieurs dizaines de kilomètres.

Dans les villages environnants, le bouche à oreille a fonctionné. Deux cent vingt-sept producteurs de riz ont rejoint la coopérative nouvellement constituée, qui s’est également lancée dans la production de fruits de la passion et prévoit de relancer la production d’un thé très ancien, dans les prochains mois… Pour répondre aux critères du commerce équitable, les producteurs ont dû faire évoluer leurs pratiques. Formé par Lao Farmers Products, Bouasone leur a appris comment faire des engrais organiques (mélange de fumier et d’écorce de riz). Le résultat est double. D’une part, le remplissage du grain est meilleur et le rendement a augmenté. Il est passé de 2 à 3 tonnes par hectare à 4 tonnes en moyenne. D’autre part, les paysans, dont la terre enrichie s’épuise beaucoup moins vite, ne sont plus obligés de détruire la forêt pour défricher de nouvelles surfaces.

L’an dernier, Bouasone qui n’avait jamais pris l’avion, ni même quitté son pays, est venu en France dans le cadre de la quinzaine du commerce équitable, à la demande de la coopérative Éthiquable. Dans les grandes surfaces, ce paysan sidéré devant les rayons débordant de marchandises s’est senti étonnamment à l’aise face aux consommateurs français : « Je n’ai eu aucun problème pour parler de mon métier, de sujets techniques que je connais très bien. Je leur ai expliqué comment, avec la prime du commerce équitable, nous avions développé l’irrigation dans le village et comment la création de cette coopérative avait renforcé les liens dans notre communauté. Il y a d’ailleurs près de trois cents producteurs qui souhaiteraient nous rejoindre, mais pour ça il faudrait que nous ayons plus de commandes. »
Cette évolution correspond pleinement à l’orientation prise, il y a quelques années, par les fondateurs de Lao Farmers Products, Sendgao Vangkeosay et Sisaliao Svengsuka. Ils ont toujours pensé que seule la qualité de leurs produits, issus de l’agriculture biologique, leur permettrait de trouver un créneau face à la déferlante sur le marché laotien des produits standardisés thaïlandais, commercialisés par les multinationales. Il faut, explique Sendgao : « renforcer l’économie locale par l’économie solidaire pour mieux résister aux pressions extérieures qui sont de plus en plus grandes dans une économie libérale mondialisée, sans règles. »

Des commerçants chinois aux méthodes musclées

Car ces microprojets de développement qui s’appuient sur les populations, sont menacés depuis deux ou trois ans par l’arrivée de commerçants chinois. « Dans la montagne de Phousanh Noy, à l’est de Ponsavan, nous relancions des plantations d’un thé très ancien, d’excellente qualité. Nous avons formé les villageois à la taille et nous étions en train de créer un atelier de séchage. Quand les Chinois sont arrivés dans la région, ils ont acheté d’énormes concessions pour planter du thé, menaçant notre projet. Nous avons dû conclure un accord avec les autorités pour préserver les intérêts des paysans. » Des commerçants chinois, présents partout dans le pays, et dont les méthodes « musclées » fragilisent l’économie locale.

« Ils ne font aucun investissement, explique Sisaliao. Ils viennent au printemps, et achètent aux petits producteurs les feuilles de thé deux ou trois fois plus cher que le cours habituel. Avec de telles pratiques, ils cassent le marché. J’ai dû alerter les autorités, prévenir le gouvernement qui a réagi à temps. »

Un rôle de médiateur, joué à de nombreuses reprises par cet homme de soixante-cinq ans, que ses amis nomment affectueusement le « grand bonze ». Notamment chaque fois que l’association, toujours en quête de nouveaux projets, se heurte aux lourdeurs administratives d’un pays sans tradition commerciale, ni économique.

Renforcer l’autonomie des populations

À Kasi, à 150 km au nord de la capitale Vientiane, la saison de l’ananas bat son plein. Dans l’atelier de transformation, une quarantaine de femmes coupent les fruits gorgés de jus, les pressent, puis mettent le jus en bouteilles, tandis que d’autres font cuire les ananas dans d’énormes bassines à confiture. « Ces femmes, explique fièrement le chef d’atelier, n’avaient aucune formation avant de venir travailler ici. Leur seul revenu provenait du travail dans la rizière. » Deux jeunes biologistes formés par Lao Farmers Products vérifient le taux de sucre des confitures et les températures de stérilisation des jus de fruits. Un processus de contrôle indispensable pour pouvoir répondre aux normes européennes très strictes sur les importations et obtenir le label du commerce équitable.
À la grande fierté des producteurs des coopératives, quatre variétés de riz dont celle produite par Bouasone, « Le riz petit poussin », ainsi qu’un thé vert, ont obtenu le label Max Havelaar, au cours des deux dernières années.

C’est ici, au cœur de cette région montagneuse, à l’époque très enclavée, qu’a débuté en 1988, l’aventure de ce qui allait devenir un réseau d’économie solidaire, unique dans la région. « Nous voulions faire quelque chose pour notre pays ruiné après des années de guerre, en nous appuyant sur le savoir-faire des paysans pour développer le potentiel agricole de cette région qui est peu exploité », explique Sisaliao. Mais l’argent manque. Les deux amis se tournent alors naturellement vers la France, où tous deux ont fait leurs études supérieures à l’époque de la colonisation française. Ils créent, avec l’appui du CCFD, une association de soutien au développement des sociétés paysannes (l’ASDSP). Dès le départ, et comme ils le feront pour chacun des projets développés ultérieurement, ils s’appuient sur les chefs de villages. Élus pour cinq ans, ils sont les médiateurs idéaux pour organiser les communautés villageoises. En quelques années, grâce à la construction de microbarrages, construits par les paysans eux-mêmes, la région de Kasi va devenir le premier producteur de maïs, de pastèques et de cacahuètes du pays.

L’apport du microcrédit

Afin de permettre aux villageois de diversifier leur production, l’association crée en 1996, la première institution de microcrédit au Laos, avec le soutien financier et technique de la Sidi (voir encadré). Jusqu’alors, faute d’accès aux prêts bancaires, les paysans en difficulté n’avaient que deux solutions : s’adresser à des usuriers à des taux exorbitants, ou vendre leur récolte sur pied. « Contrairement à ce que l’on croit souvent, le microcrédit, explique Sisaliao, ne s’adresse pas aux populations les plus pauvres, mais à celles, qui, grâce à leurs activités sont susceptibles d’avoir accès au réseau marchand, et développent une activité économique grâce aux prêts que nous leur accordons. » Des paysans qui empruntent le plus souvent de toute petites sommes pour acheter un cochon, des filets de pisciculture, des semences. Ils constituent un dossier avec l’aide des salariés de la coopérative de prêts, eux-mêmes formés à la comptabilité et à l’informatique. Les membres de la coopérative sont tous solidaires entre eux, ce qui garantit des taux de remboursement élevés entre 95 et 97 %.

Aujourd’hui, ce réseau s’est étendu avec la création de douze coopératives qui comptent près de 1 300 membres, dans neuf provinces. Des paysans, mais aussi des créateurs des petites entreprises : artisans, pisciculteurs… devenus actionnaires des coopératives de crédit. Ce qui leur permet de participer aux décisions prises lors des assemblées générales, où chaque voix compte. Une autre forme d’apprentissage de la démocratie, dans un pays où les espaces d’expression restent très limités.

Pour faire face à l’extension rapide du réseau, les coopératives sont chapeautées, depuis 2002, par le Fonds coopératif de crédit. Son rôle : accentuer la professionnalisation des coopératives en développant la formation des salariés en management, en comptabilité, en informatique ; mais aussi les refinancer avec l’appui de bailleurs étrangers.
Onze ans plus tard, une deuxième société agroalimentaire Batieng Products a été créée dans le sud du pays, avec toujours le même souci de formation du personnel et de la maîtrise de l’ensemble de la filière de la production : de la transformation jusqu’à l’emballage, puis à l’exportation.

Une impressionnante réussite, qui vaut aujourd’hui à ce réseau solidaire une véritable reconnaissance, même au sein du parti, qui ne peut que s’incliner devant ce succès…

H. J.

*** 

La Sidi

La Sidi a été créée par le CCFD en 1983, afin de prolonger et de diversifier son action dans le domaine économique et renforcer les capacités des partenaires. En Afrique, en Amérique du Sud, en Asie, elle a développé dans une trentaine de pays, des partenariats sur le long terme avec quarante-sept institutions de financement de petites entreprises.

Au Laos, elle est actionnaire du Fonds coopératif à 30 % à qui elle apporte un appui technique. Elle soutient aussi le Réseau de l’économie solidaire en finançant Lao Farmers Products (LFP) et Batieng Products. Grâce à la signature de deux conventions multipartites, la Sidi octroie des prêts au Fonds coopératif, garantis d’une part, par la centrale d’achat Solidar’ Monde et, d’autre part par la coopérative Éthiquable, afin que le Fonds coopératif puisse à son tour prêter au LPF et à Batieng Products. 

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Jouer la carte de l’économie solidaire

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Paris, le 4 mars 2005

J’ai 63 ans et j’ai longtemps enseigné la géographie – fort d’un doctorat de l’université de Bordeaux III – avant de créer en 1988 l’Association de soutien au développement des sociétés paysannes (ASDSP). Au fil des ans, l’action s’est élargie.

Des populations semi-nomades des régions montagneuses de Kasi, à mi-chemin entre Vientiane et Louang-Prabang, jusqu’à la promotion de coopératives de production et de commercialisation (surplus agricoles, artisanat).
À l’heure des bilans, j’en viens à penser que notre petit pays de moins de 6 millions d’habitants est dans l’obligation de frayer une voie originale. En raison de la puissance de nos voisins, la Chine, le Vietnam et la Thaïlande. Les importations de riz gluant thaïlandais, notre plat de base, envahissent nos marchés, car vendues moins chères que la production lao. Nous avons appris la pisciculture aux paysans, mais seul le Mékong sépare le Laos et la Thaïlande et la nuit des pirogues de contrebande tirant des cages remplies de poissons traversent le fleuve.

Le Laos tirera son épingle du jeu s’il mise sur des marchés de niche performants et capables de prospérer. J’en perçois plusieurs, au premier rang desquels figure l’économie solidaire. Nous avons créé dès 1996 la Lao Farmer’s products, qui exporte les produits transformés (jus, confiture, pâtes de fruits) issus de nos vergers (pamplemousse, tamarin, ananas ou maracuja), grâce aux réseaux du commerce équitable, comme Solidar’monde en France. Idem pour les vanneries ou les tissus en soie.
Il nous faut encore renforcer l’image d’un Laos, pays vert, riche de nombreuses ressources naturelles. Cette sensibilité au respect de l’environnement devrait favoriser la promotion de l’écotourisme et de la culture biologique. Nous formons à présent des ingénieurs agronomes qui maîtrisent toutes les techniques culturales utilisant les seuls engrais naturels.

Hier, au temps de la guerre d’Indochine, le Laos faisait figure d’« État-tampon » déchiré entre les protagonistes. Je rêve qu’il devienne un pays carrefour expérimentant des voies d’avenir. Le contexte est favorable. Le régime politique, qui pratique une ouverture graduelle, semble prêt à accompagner ces évolutions. À nous de savoir jouer notre carte.

Propos recueillis par Yves Hardy

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