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Archives des Mozambique - Terre Solidaire Terre Solidaire - Devbe Wed, 05 Jan 2022 14:05:16 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.8.3 Au Mozambique : lutter contre les méga-projets extractifs https://terresolidaire.devbe.fr/au-mozambique-lutter-7163/ Fri, 22 Oct 2021 15:57:00 +0000 https://terresolidaire.devbe.fr/?p=18312 Le Mozambique, pays riche en ressources fossiles, est victime de la convoitise de l’industrie extractive.

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Le Mozambique, pays riche en ressources fossiles, est victime de la convoitise de l’industrie extractive. Avec Charlotte Kreder, chargée de mission Afrique, découvrons la lutte de Justiça Ambiental ! pour défendre l’environnement et les communautés impactées.

Des activités extractives lourdes de conséquences

Dans la Province de Tete au Nord-ouest du Pays, riche en charbon, ou dans la Province de Cabo Delgado, riche en ressources gazières, les populations sont celles qui paient le prix fort des activités extractives.

Elles perdent leurs terres, leur accès aux rivières et sont victimes de nuisances considérables, comme le bruit ou la pollution de l’eau et des terres.

En 2017, j’ai pu visiter la zone de Cabo Delgado et j’ai rencontré plusieurs communautés qui avaient été expulsées de leurs terres et perdues leurs accès à la mer pour faire place aux projets gaziers.

Les entreprises multiplient les (fausses) promesses, que ce soit en matière d’indemnisations, de création d’emplois ou de construction d’infrastructures qui ne voient jamais le jour.

Sur le plan environnemental, l’extraction de ces ressources fossiles renforce une crise climatique dans l’un des pays les plus vulnérables aux dérèglements climatiques.

JA ! se mobilise pour défendre les droits des populations

Face aux impacts néfastes de ces méga-projets, l’association Justiça Ambiental ! (JA !), que nous soutenons, se mobilise pour dénoncer des pratiques qui portent préjudice aux droits des communautés et à l’environnement.

Son action repose sur plusieurs leviers :

  • L’appui aux communautés pour la défense de leurs droits. Par exemple par le suivi des impacts des méga-projets, en leur apportant des informations juridiques et en leur permettant d’accéder aux autorités gouvernementales et aux médias.
  • Favoriser les solidarités entre les communautés impactées par ces méga-projets dans différentes zones, et les aider à mettre en avant des alternatives de développement.
  • Mener des actions de plaidoyer auprès d’instances internationales pour porter l’attention sur les difficultés vécues au niveau local. Par exemple, JA ! est très impliqué dans les négociations d’un traité des Nations Unies relatifs aux entreprises et aux droits humains.

On est dans un rapport de David contre Goliath, mais grâce à cet accompagnement, les communautés se sentent plus fortes pour résister.

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« Il est temps que la France cesse d’encourager les projets climaticides de TotalEnergies en Afrique » https://terresolidaire.devbe.fr/il-est-temps-que-la-7134/ Fri, 08 Oct 2021 14:07:00 +0000 https://terresolidaire.devbe.fr/?p=17933 A l’occasion du sommet Afrique-France qui s’ouvre le 8 octobre à Montpellier, des philosophes, des

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A l’occasion du sommet Afrique-France qui s’ouvre le 8 octobre à Montpellier, des philosophes, des économistes, des responsables d’institutions et d’ONG, dont la présidente du CCFD-Terre solidaire Sylvie Bukhari-de Pontual et le député européen Pierre Larrouturou dénoncent le soutien de la France aux projets du géant pétrolier en Ouganda et au Mozambique.

Tribune. Alors que s’ouvre à Montpellier le sommet Afrique-France, et que l’urgence de réduire drastiquement l’extraction des énergies fossiles se fait chaque jour plus pressante, il est temps que la France cesse d’encourager les projets climaticides que TotalEnergies veut lancer en Afrique.

Le président de la République Emmanuel Macron annonçait sur Twitter à propos de la dernière évaluation des Nations unies : « +2,7 °C à l’horizon de 2100. Ce scénario est dramatique. » Il n’y a pas de fatalité, ce scénario dépend avant tout des décisions qui seront prises dans les semaines et les mois à venir. Or, la France s’apprête à entériner de nouvelles extractions fossiles qui, elles, vont s’avérer réellement dramatiques.

En effet, en Ouganda et au Mozambique, TotalEnergies est en passe de faire exploser deux « bombes climatiques » avec le soutien actif de nos institutions et de notre appareil diplomatique.

Quatre cents puits de pétrole

En Ouganda, ce sont quatre cents puits de pétrole et un oléoduc de 1 443 km de long que TotalEnergies souhaite construire jusqu’à la côte tanzanienne, afin d’exploiter des réserves pétrolières (générant 34 millions de tonnes de CO2) au sein d’un parc naturel protégé et sur les rives du lac Albert, à la source du Nil. Au Mozambique, la mise en exploitation des 9es plus grandes réserves gazières du monde émettra autant que sept années d’émissions de gaz à effet de serre de la France.

Alors que l’Agence internationale de l’énergie nous enjoint désormais de cesser tout nouveau projet d’extraction d’énergie fossile pour espérer maintenir le réchauffement sous la barre des 1,5 °C décidée par l’accord de Paris, l’envergure de ces nouveaux projets dépasse l’entendement : plus de 11 milliards de dollars (environ 9,53 milliards d’euros) d’investissement en Ouganda et en Tanzanie, 24 milliards de dollars au Mozambique.

Malgré ses déclarations vertueuses, l’Elysée a envoyé, en mai, une lettre au président ougandais pour lui affirmer son soutien au projet pétrolier de TotalEnergies, alors même qu’un recours en justice avait été déposé par six ONG françaises et ougandaises au titre de la loi sur le devoir de vigilance en raison des multiples violations des droits humains et des dommages environnementaux qu’implique ce projet.

Selon un rapport de l’ONG les Amis de la Terre, le gouvernement français a également accentué ses efforts diplomatiques et économiques au Mozambique pour y défendre les intérêts de TotalEnergies (visites diplomatiques, financements publics, missions d’affaires, coopération militaire…), engageant de facto la France, et l’ensemble de nos concitoyens, dans cette aventure climaticide.

A quelques semaines de la COP26 à Glasgow, le gouvernement français et notre diplomatie s’emploient donc à saboter notre avenir à tous.

La France ne pourra pas lutter contre le dérèglement climatique si son président, tel Janus, offre deux visages opposés : héraut du climat sur la scène internationale et façonnier du « business as usual » sur le terrain.

Dans son encyclique Laudato Si’, le Pape François a des mots très fermes contre l’attentisme des Etats qui ne font que retarder la catastrophe : « Il ne suffit pas de concilier, en un juste milieu, la protection de la nature et le profit financier […]. Sur ces questions, les justes milieux retardent seulement un peu l’effondrement ». (LS 194) Nous devons rechercher des alternatives aux énergies fossiles, aujourd’hui et non dans le futur. Et les mettre en œuvre maintenant. Sans attendre. En levant tout soutien public aux projets climaticides.


Emmanuel Macron a affirmé que le Sommet Afrique-France permettra de « refonder les relations entre la France et l’Afrique ». Nous appelons la France à s’engager auprès des sociétés africaines pour les soutenir dans la voie de la transition écologique. Ne ratons pas ce rendez-vous !

Signataires :
Guy Aurenche, avocat honoraire, défenseur des droits humains
Monique Baujard, présidente des Amis de La Vie
Dominique Bourg, philosophe, professeur des universités honoraire, directeur de la revue La Pensée Ecologique
Sylvie Bukhari-de Pontual, présidente, CCFD-Terre Solidaire
William Clapier, auteur et théologien
François Euvé, rédacteur en chef d’Etudes
Elisabeth Flichy Saint-Bonnet, Chrétiens Unis pour la Terre
Benoit Halgand, étudiant mobilisé contre le projet TotalEnergies à polytechnique, engagé chez Pour un réveil écologique
Pierre Larrouturou, député européen
Elena Lasida, économiste
Laura Morosini, Mouvement Laudato Si’
Marcel Rémond, jésuite, directeur du Ceras
Michel Roy, secrétaire général de Justice et Paix…

Lire aussi :

Les Amis de la Terre France, Mozambique et International
Mozambique : de l’eldorado gazier au chaos (dont un rapport de 39 pages)

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Justice climatique : une priorité pour lutter contre les inégalités en Afrique Australe (interview) https://terresolidaire.devbe.fr/justice-climatique-une-7112/ Mon, 27 Sep 2021 09:59:00 +0000 https://terresolidaire.devbe.fr/?p=17755 Ceux qui ont le moins contribué au changement climatique en souffrent le plus Qu’est-ce que

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Ceux qui ont le moins contribué au changement climatique en souffrent le plus

Qu’est-ce que la justice climatique ? Quelles sont les personnes concernées ?
Éclairage depuis l’Afrique australe, où les populations victimes des changements climatiques et de l’exploitation minière veulent faire respecter leurs droits.

Charlotte Kreder, chargée de mission Afrique Australe et Océan Indien au CCFD Terre-Solidaire, explique pourquoi la « justice climatique » est vitale dans la région dont elle s’occupe. Alors que le Mozambique et Madagascar ont très peu contribué au dérèglement climatique, leurs populations sont parmi les plus touchées par les phénomènes extrêmes.

Pourquoi la « justice climatique » est-elle devenue une priorité en Afrique Australe ?

Charlotte Kreder : Dans cette zone le CCFD-Terre Solidaire a des partenaires en Afrique du sud, au Mozambique et à Madagascar. Dans ces trois pays, des phénomènes climatiques récurrents gagnent en intensité.

En Afrique du Sud, les sécheresses alternent avec les inondations dans plusieurs provinces.

Le Mozambique ne s’était pas encore remis des deux cyclones de 2019 – dont le premier, Idai, a été qualifié comme étant le plus dévastateur qu’ait connu l’hémisphère Sud – qu’un autre cyclone le frappait en début d’année.

Dans le Sud de Madagascar, une famine sévit en raison de la sécheresse. Elle est considérée par l’ONU comme la première résultant du dérèglement climatique.

Dans ces trois pays, la justice climatique concerne également les personnes qui souffrent de l’air pollué ou qui doivent travailler une terre contaminée.

La province du Mpumalanga, en Afrique du Sud est une des régions les plus polluées au monde, elle abrite 12 centrales à charbon. Les populations sont cernées par des mines qui déversent leurs déchets en toute impunité viciant l’air, les terres, les nappes phréatiques.

Reportage sur l’organisation panafricaine WoMin, soutenue par le CCFD-Terre solidaire, qui sensibilise les femmes aux impacts environnementaux et sociaux des compagnies minières (2017) ©Laurent Hazgui/CCFD-Terre Solidaire

Comment demander la justice climatique dans ces conditions ?

Les pays développés ont une responsabilité historique dans la crise climatique et les entreprises jouent également un rôle. 71% des émissions de gaz à effets de serre sont produits par 100 sociétés commerciales.

71% des émissions de gaz à effet de serre sont produites par 100 sociétés commerciales

L’exemple des projets d’extraction de gaz dans la province de Cabo Delgado au Mozambique qui pourraient générer autant de gaz à effet de serre que sept années d’émissions de la France est parlant. Retour ligne automatique
Cette bombe climatique entraine également l’expulsion des populations locales et les laisse sans ressources.

Devant les dommages qu’ils provoquent, nous devons mettre ces acteurs face à leurs responsabilités, leur demander réparation et les forcer à diminuer leurs activités génératrices de gaz à effet de serre.

En 2019, une alliance africaine pour la justice climatique a vu le jour. Elle regroupe des mouvements sociaux et des organisations de la société civile dont plusieurs partenaires du CCFD-Terre Solidaire. Retour ligne automatique
Une déclaration a été signée par plus de 300 organisations. Elle insiste sur le soutien aux services essentiels, comme l’eau ou la santé. Elle demande qu’il soit mis fin à tous les projets d’exploitation des combustibles fossiles.

En quoi la recherche de la « justice climatique » rejoint-elle la « justice sociale » ?

Ceux qui contribuent le moins au changement climatique en subissent le plus les conséquences.

C’est le cas des paysans malgaches confrontés aujourd’hui à la sécheresse.

C’est le cas également des habitants des townships du Cap qui souffrent régulièrement du manque d’eau quand, à quelques dizaines de kilomètres de là, les habitants des zones résidentielles utilisent leurs piscines, leurs climatiseurs et jouent au golf.

La question climatique ne peut être abordée, uniquement, sous l’angle de mesure des émissions de gaz à effets de serre.

Il s’agit aussi de « justice sociale », de faire converger les luttes en faveur d’un autre paradigme de développement qui donnerait la priorité au vivant et à une juste répartition des richesses.

Cela nécessite de s’attaquer à des questions systémiques telles que le racisme, le patriarcat, l’impunité des multinationales ; les politiques néocoloniales.

C’est le concept d’écologie décoloniale mis en avant par Malcom Ferdinand dans un ouvrage récent et qui est en phase avec les visions défendues par nos partenaires.

Pierre Cochez

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Mozambique : les communautés contre la plaie du charbon https://terresolidaire.devbe.fr/mozambique-les-7100/ Mon, 20 Sep 2021 16:09:00 +0000 https://terresolidaire.devbe.fr/?p=17575 Le mépris et la violence pour toute réponse… Est-ce la goutte d’eau qui fera déborder

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Le mépris et la violence pour toute réponse… Est-ce la goutte d’eau qui fera déborder le vase ? Le 6 mai dernier, dans la commune de Moatize qui jouxte Tete, capitale de la province mozambicaine du même nom, plus d’une centaine de personnes du quartier Primeiro de Maio ont bloqué pendant plusieurs heures la desserte de la mine de charbon voisine.

Les communautés locales n’ont jamais été consultées. Nous n’avons compris l’ampleur des projets que le jour où l’on a signifié à des milliers de familles qu’elles seraient déplacées pour laisser la place aux mines.

Leur protestation n’était pas motivée par les considérables nuisances générées par l’extraction à ciel ouvert – bruit, pollution de l’air, de l’eau, des terres –, mais plus prosaïquement par la défense des conditions mêmes de leur survie.

L’expansion minière, qui phagocyte déjà au moins 40 000 hectares de terre dans la région, a coupé l’accès à la rivière Moatize : plus d’eau pour l’irrigation, plus d’argile pour les briqueteries artisanales.

Ce n’est pas la première fois que des riverains lésés manifestent contre la multinationale brésilienne Vale qui exploite le site : les indemnités promises n’arrivent pas, ou bien elles ne sont pas à la hauteur. Et puis tout traîne en longueur. Les tentatives de corruption sont courantes, des responsables de communautés sont accusés de négocier avec les compagnies pour leur propre compte. La zizanie s’installe. Ainsi, les gens de Primeiro de Maio se sont-ils entendu rétorquer à leurs demandes que leur préjudice avait déjà été compensé. Un contentieux qui dure depuis deux ans

La violence policière fait monter les tensions

Cette stratégie d’épuisement des oppositions est bien identifiée : Vale l’a pratiquée auparavant avec d’autres communautés, dénonce l’ONG Justiça Ambiental (JA), partenaire du CCFD-Terre solidaire au Mozambique, et qui soutient les populations affectées par la plaie de l’exploitation charbonnière. Vale avait accepté d’envoyer des représentants pour discuter avec les protestataires, mais c’est la police qui est venue, menaçant de « faire couler le sang ».

Lacrymogènes, tirs à balles de caoutchouc, détentions arbitraires… Cette violence inusitée a fait monter d’un cran la tension entre des populations excédées et des compagnies minières aux intérêts économiques désormais fragilisés par la crise.

L’aventure du charbon industriel, au Mozambique, est récente et fulgurante. En 2004, on identifie dans la région de Tete l’un des plus importants gisements au monde. La houille, qui apparaît dans la balance commerciale en 2010, fournit huit ans plus tard la première source de devises du pays (33 %), devenu 10 e exportateur mondial. « Mais les communautés locales n’ont jamais été consultées, se remémore Daniel Ribeiro à JA. Nous n’avons eu connaissance de l’ampleur des projets que le jour où l’on a signifié à des milliers de familles qu’elles seraient déplacées pour laisser place aux mines. »

Province de Tete au Mozambique

Si d’autres grandes compagnies minières, comme Jindal (Inde) ou Rio Tinto (Australie) ont aujourd’hui leur part du gâteau, c’est bien Vale qui a mené le bal. Le géant brésilien a ouvert la région au charbon et bâti d’importantes infrastructures. « C’est aussi Vale, soutenue par le gouvernement, qui a défini les normes d’indemnisation des populations, poursuit Daniel Ribeiro. Et, dans un premier temps, les promesses d’enrichissement faites aux communautés ont emporté leur adhésion. »

Mais elles déchanteront rapidement. Les entreprises limitent les compensations aux seuls lopins familiaux, écartant du calcul les terres d’usage collectif régies par le droit coutumier ancestral, représentant la grande majorité des hectares perdus.

Les communautés sont relogées à distance du fleuve, où se concentrent les bonnes terres dans cette région sèche. L’installation d’écoles et de services de santé tarde. Rejetés à plusieurs dizaines de kilomètres des marchés de Tete, les paysans voyaient filer près d’un quart de leur budget en transport avant la mise en place de lignes de bus à bas coût. Les petits briquetiers ont périclité, concurrencés par des entreprises de construction attirées par le boum économique local.

« D’une manière générale, toutes les compensations ont été nivelées par le bas, résume Daniel Ribeiro. Notamment pour les terres dont la valeur a été fixée au début de l’exploitation charbonnière. Mais depuis, la fièvre économique locale a fait exploser le marché foncier, spoliant les familles qui se retrouvent avec des biens d’une valeur ridicule. Vale a profité de leur naïveté… »

Justiça Ambiental informe les communautés de leurs droits

Nous avons créé une culture de la revendication au sein de groupes qui n’imaginaient pas se battre pour leurs droits et contre les compagnies qui les ont floués.

Dès le départ, JA a lancé auprès des communautés une campagne d’information sur les impacts sanitaires et environnementaux, ainsi que sur leur droit à de justes compensations pour la perte d’accès à l’eau et à la terre. Des échanges ont été organisés avec des communautés sud-africaines et brésiliennes aux prises elles aussi avec le charbon ou avec Vale.

« Nous avons créé une culture de la revendication au sein de groupes qui n’imaginaient pas se battre pour leurs droits, commente Daniel Ribeiro. Aujourd’hui, ils manifestent une hostilité croissante envers des compagnies qui les ont floués. »

D’autant plus que Vale a annoncé, début 2021, son intention de se retirer du charbon mozambicain. Depuis quelques mois, des revers significatifs l’affectent : le minerai baisse en qualité, des soucis techniques apparaissent, le charbon local est concurrencé par de nouveaux acteurs étrangers. Cette énergie fossile est, en outre, la première cible de la lutte climatique internationale. « La tension monte, parce que la multinationale est soupçonnée de vouloir quitter le pays sans avoir réglé sa dette sociale envers les communautés. »

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Les victimes au Mozambique du groupe agroindustriel ProSavana témoignent à l’Onu https://terresolidaire.devbe.fr/les-victimes-au-mozambique-du-groupe-agroindustriel-prosavana-temoignent-a-lonu/ https://terresolidaire.devbe.fr/les-victimes-au-mozambique-du-groupe-agroindustriel-prosavana-temoignent-a-lonu/#respond Fri, 20 Oct 2017 10:00:00 +0000 https://terresolidaire.devbe.fr/les-victimes-au-mozambique-du-groupe-agroindustriel-prosavana-temoignent-a-lonu/ Au Mozambique, des entreprises de l’agrobusiness, impliquées dans le projet ProSavana, font passer leurs intérêts

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Au Mozambique, des entreprises de l’agrobusiness, impliquées dans le projet ProSavana, font passer leurs intérêts avant ceux des communautés. Erika Mendes, chargée de plaidoyer à Justiça Ambiental, organisation partenaire du CCFD-Terre Solidaire, était présente à Genève du 23 au 27 octobre 2017 pour défendre un traité onusien contre l’impunité des multinationales. Elle nous livre son témoignage.

Du 23 au 27 octobre 2017, ont eu lieu à l’Onu à Genève les négociations pour l’adoption d’un traité international contraignant sur les multinationales et les droits humains. Le CCFD-Terre Solidaire y était présent aux côtés de plusieurs associations partenaires d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine.

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Erika Mendes, est chargée de plaidoyer à Justiça Ambiental au Mozambique, organisation partenaire du CCFD-Terre Solidaire. Elle était présente à Genève du 23 au 27 octobre 2017 pour défendre un traité onusien contre l’impunité des multinationales. Elle suit de près le projet ProSavana et nous livre son témoignage en avant-première.

Le projet ProSavana a été lancé en 2009 par les gouvernements du Mozambique, du Brésil et du Japon. Il a été présenté comme un moyen de moderniser l’agriculture au Mozambique. Pourtant, quelques années plus tard, les violations des droits humains sont nombreuses.

Expropriations et pollution

Financé par le Brésil et le Japon, ce projet doit se déployer le long du « Corridor de Nacala » dans le centre et le nord du pays. Dans cette région vivent de nombreuses communautés de paysans, soit 4 millions de familles, qui pratiquent l’agriculture familiale. L’arrivée d’investisseurs souhaitant développer l’agriculture industrielle suscite de nombreuses craintes. Les paysans ont peur d’être expropriés au profit de la mise en culture de parcelles dédiées à la monoculture. Pour la plupart d’entre eux, une expropriation les priverait de moyens d’existence.

Le processus a déjà commencé dans la province de Nampula. L’usage intensif des pesticides et fertilisants chimiques a parallèlement entraîné la pollution des ressources en eau et une dégradation des sols.

Opacité et absence de concertation

Face à ce problème, nous sommes confrontés au secret. Les gouvernements, ministère de l’agriculture du Mozambique en tête, ne donnent aucune information sur l’avenir des communautés ni sur la manière dont la production va être aménagée.

Il n’y a eu aucune concertation avec les paysans. Les entreprises n’hésitent pas à discréditer les ONG auprès d’eux.

En août 2017, nous avons donc soumis le cas de ce projet ProSavana devant le Tribunal permanent des peuples qui s’est tenu en Afrique du Sud.

L’objectif était de :

mettre en évidence les violations aux droits de l’homme.
attirer l’attention sur le comportement des entreprises du secteur de l’agrobusiness impliquées dans ProSavana qui font passer leurs intérêts avant ceux des communautés.

Sensibiliser les médias et mener des actions concertées

Le Tribunal n’ayant pas la possibilité de faire condamner les entreprises coupables, cette présentation nous a surtout permis de sensibiliser les médias et d’étudier avec d’autres organisations la façon de poursuivre notre action.

Car au cours de ces dernières années, nous nous sommes rapprochés d’organisations de la société civile japonaises et brésiliennes. Ensemble nous échangeons nos informations et étudions comment bâtir des alternatives.

Nous avons par exemple encouragé les paysans à déposer une plainte devant un comité indépendant chargé d’évaluer les demandes auprès de l’agence japonaise de coopération. Suite à des actions concertées avec des organisations partenaires, le procureur général du Brésil a ouvert une enquête. Elle vise la violation des droits des communautés par des entités nationales opérant hors des frontières et qui ne respectent pas la convention de l’OIT (Organisation internationale du travail) signé par le pays.

Pourquoi un Traité international contre les agissements des multinationales ?

Un traité international contraignant permettra de :

• faire condamner les entreprises
• et faire reconnaître le droit des victimes !

Ce serait enfin une lumière tout au bout du tunnel avec la possibilité de poursuivre les auteurs de ces violations en nous appuyant sur le droit.

Ce serait aussi un signe pour montrer aux multinationales qu’elles ne peuvent pas être au-dessus des lois. Nous sommes d’ailleurs satisfaits car dans le projet de texte soumis à Genève, les rédacteurs ont bien fait référence à la responsabilité des sociétés mères concernant les actions de leurs filiales ou de leurs sous-traitants.

Il est temps que les multinationales rendent des comptes !

Propos recueillis par Laurence Estival

Retrouvez l’ensemble des témoignages des victimes des multinationales sur notre carte interactive :


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Forum Terra lutte contre la pauvreté et la déforestation au Mozambique https://terresolidaire.devbe.fr/forum-terra-lutte-contre-la-pauvrete-et-la-deforestation-au-mozambique/ https://terresolidaire.devbe.fr/forum-terra-lutte-contre-la-pauvrete-et-la-deforestation-au-mozambique/#respond Thu, 05 Feb 2015 15:52:58 +0000 https://terresolidaire.devbe.fr/forum-terra-lutte-contre-la-pauvrete-et-la-deforestation-au-mozambique/ L’ONG mozambicaine Forum Terra intervient dans la province de Nampula, afin de promouvoir et défendre

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L’ONG mozambicaine Forum Terra intervient dans la province de Nampula, afin de promouvoir et défendre les droits des populations relatifs à la terre et aux ressources naturelles. Ce partenaire du CCFD-Terre Solidaire mène des formations sur le terrain, aussi bien sur les lois en vigueur que sur les méthodes de gestion durable des terres.


Forum Terra est une ONG d’envergure régionale, basée à Nampula, qui s’est formée au moment de l’adoption de la nouvelle loi foncière de 1997.

Une législation en faveur de l’accès à la terre des populations locales

Sous la pression de la société civile, cette législation, unique en Afrique australe, reconnaît le droit traditionnel des populations rurales à utiliser la terre. Elle rend leur consultation obligatoire avant toute attribution par l’Etat d’une licence au secteur privé impliquant une exploitation de terres.

Une autre loi sur la gestion durable de la forêt, de la flore et de la faune sauvages ayant aussi été adoptée, le premier objectif de Forum Terra a consisté à informer les communautés rurales sur leurs droits et devoirs, du fait de cette nouvelle législation.

Une action concentrée dans la province de Nampula

L’action de Forum Terra s’est concentrée dans cinq districts de la province de Nampula particulièrement touchés par la mauvaise gestion des ressources naturelles : Mogovolas, Murrupula, Muecate, Mecuburi et Lalua. Tout le long du corridor de développement de Nacala, les terres arables sont convoitées pour de grands projets.

La province, un territoire de 80 000 km2 grand comme l’Autriche, dispose de 4,5 millions d’hectares de terres arables. Cette région du nord-est, située entre les provinces du Zambèze (centre) et de Cabo Delgado (nord), est tournée vers l’Océan Indien.

4 millions de personnes y vivent, soit 15% de la population totale du Mozambique (25,8 millions d’habitants). Ces communautés largement rurales dépendent à 90 % de l’agriculture.

Pour la sécurisation des terres et contre la déforestation

L’action de Forum Terra, porte à la fois sur le droit et la pratique. Sur le plan légal, elle veille à ce que les terres soient dûment délimitées et enregistrées, pour que les communautés rurales bénéficient du “mécanisme 20%” en vigueur au Mozambique. Ce dispositif permet aux populations de recevoir un pourcentage des bénéfices de toute entreprise exploitant ses ressources naturelles – agro-industries, mines, activités touristiques, etc.

Sur le plan pratique, elle informe les petits exploitants sur les méthodes de gestion durable des terres arables, et vise notamment à éradiquer la pratique des incendies de forêt, qui persiste, en vue d’étendre les surfaces cultivées. Forum Terra contribue à la fois à lutter contre la pauvreté, en mobilisant les adultes autour d’activités génératrices de revenus, et contre la déforestation.

Tout au long de l’année, Forum Terra recense les communautés à risque ou en conflit, les informe sur leurs droits et identifie de nouveaux partenaires. L’ONG organise des pépinières d’arbres indigènes et des “forêts communautaires”. Elle propose des formations de producteurs en coopérative, aux techniques de pisciculture ou d’apiculture, propose de l’assistance technique aux cultivateurs d’agrumes, etc.

Renforcer le volet plaidoyer

Forum Terra s’adresse aussi bien aux agriculteurs qu’aux agents de l’administration dans la province et les communes, aux chefs traditionnels et aux associations actives dans les districts concernés. Partenaire depuis 2000, Le CCFD-Terre Solidaire soutient particulièrement son action de plaidoyer face à des méga-projets menés par des investisseurs étrangers dans la province.

L’un d’entre eux vise à lancer une vaste plantation d’eucalyptus. Un autre, dénommé Pro-Savana, est un vaste projet agro-industriel mené depuis 2012 par les gouvernements du Mozambique, du Brésil et du Japon, portant sur 14 millions d’hectares de savane, situés à cheval sur les provinces de Niassa, Nampula et du Zambèze.

Face à ce projet, qui implique un risque d’accaparement des terres, Forum Terra s’est fortement impliquée au sein d’une plateforme de la société civile, le Réseau thématique des ressources naturelles et de l’agriculture.

L’objectif est de limiter les déplacements de populations illégaux dans les zones couvertes par ces projets, et d’intervenir afin de les indemniser.

Sabine Cessou

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Mozambique : programme d’aide aux migrants et réfugiés https://terresolidaire.devbe.fr/mozambique-programme-daide-aux-migrants-et-refugies/ https://terresolidaire.devbe.fr/mozambique-programme-daide-aux-migrants-et-refugies/#respond Thu, 22 Jan 2015 10:14:21 +0000 https://terresolidaire.devbe.fr/mozambique-programme-daide-aux-migrants-et-refugies/ La Commission épiscopale pour les migrants, les réfugiés et les personnes déplacées du Mozamique (Cemirde),

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La Commission épiscopale pour les migrants, les réfugiés et les personnes déplacées du Mozamique (Cemirde), partenaire du CCFD-Terre Solidaire, travaille sur trois fronts en même temps : les droits des migrants et réfugiés au Mozambique, l’assistance aux Mozambicains émigrés en Afrique du Sud, nombreux à travailler dans les mines, ainsi que l’aide aux clandestins mozambicains expulsés en masse par l’Afrique du Sud.


Depuis 2011, le CCFD-Terre Solidaire appuie les activités de la Cemirde, une émanation de la Conférence épiscopale du Mozambique (CEM).

Créée en 1992, à la fin de seize longues années de guerre civile qui ont dévasté les infrastructures de cette ancienne colonie portugaise, la Cemirde visait alors à faciliter le retour des exilés mozambicains et des personnes déplacées dans leurs régions d’origine.

Son action a ensuite évolué, pour venir en aide aux migrants étrangers et aux Mozambicains poussés dans les villes par l’exode rural. Ainsi qu’aux ressortissants du pays qui travaillent dans les mines en Afrique du Sud ou se font expulser par ce grand voisin.

Pilotée par deux permanents à Maputo, la capitale du Mozambique, la Cemirde reste la seule structure associative du pays soucieuse d’apporter aux migrants un accueil, une écoute et un soutien à la fois spirituel, légal et matériel (nourriture et soins). Son plaidoyer porte sur le respect des droits humains et la prévention de la violence à l’égard des migrants, réfugiés et personnes déplacées, ainsi que la lutte contre le trafic d’êtres humains, phénomène très présent au Mozambique.

Des actions au Mozambique

Une permanence est assurée dans les locaux de la Cemirde à Maputo, deux jours par semaine. Le soutien passe par ailleurs par les vingt paroisses du diocèse de Maputo, où affluent de nombreux migrants sans papiers. Des personnes ressources les aident à régulariser leur situation auprès de l’administration et, le cas échéant, à obtenir des équivalences pour leurs diplômes, de manière à pouvoir rester au Mozambique. La Cemirde oriente et assiste ces migrants et réfugiés dans leurs démarches auprès de l’Institut national pour l’assistance aux réfugiés (Inar) ou du Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), en vue d’un regroupement familial par exemple. Par ailleurs, une permanence hebdomadaire est effectuée au sein de la prison, afin d’apporter une aide juridique aux migrants emprisonnés.

En Afrique du Sud

Le second volet de l’action de la Cemirde vise les Mozambicains qui travaillent dans les mines en Afrique du Sud. Tous les ans, une délégation menée par un évêque du Mozambique leur rend visite. Et tous les deux ans, un mois de formation est organisé pour ces mineurs sur leurs lieux de travail, autour de différents thèmes : prévention du Sida, lutte contre le trafic d’êtres humains, droits et devoirs des travailleurs dans leur pays d’accueil, relations avec les familles restées au pays… Un ancien mineur catéchiste basé à Johannesburg relaye la Cemirde, en rendant régulièrement visite aux ouvriers mozambicains des mines d’Afrique du Sud.

Au poste frontière de Ressano Garcia

Enfin, la Cemirde s’efforce de venir en aide aux quelques 450 Mozambicains expulsés chaque semaine d’Afrique du Sud au poste frontière de Ressano Garcia. Un partenariat a été noué avec la Maison d’accueil des sœurs missionnaires scalibriennes à Ressano Garcia, pour apporter un soutien de base aux plus démunis : nourriture, soins et transport pour retourner dans leurs provinces.

Organiser un réseau national d’aide juridique aux migrants

Ces quatre dernières années, un soutien de 81 000 euros a ainsi été apporté par le CCFD-Terre Solidaire à la Cemirde, par tranches successives. L’objectif : organiser un réseau national de personnes-ressources susceptibles d’apporter une assistance juridique aux migrants, au delà du travail déjà réalisé par les paroisses de Maputo. Le programme vise à former des groupes dans les diocèses et les paroisses du pays, de manière à assurer une couverture minimale sur l’ensemble du territoire. Grâce au premier soutien du CCFD-Terre Solidaire apporté fin 2011, un programme de formation a été initié : une vingtaine de personnes issues de neuf diocèses ont été réunies en 2012 et 2013 pour être sensibilisées à la question migratoire et prendre connaissance des outils techniques permettant d’apporter un soutien juridique efficace aux migrants et réfugiés.

L’équipe se déplace ensuite dans les diocèses pour apporter un appui à la mise en place des groupes dans les différentes zones. Des groupes ont déjà été formés dans les diocèses de Maputo, Nampula, Nacala, Beira, Chimoio, Pemba, Lichinga et Tete.

L’appui du CCFD-Terre Solidaire, aux côtés d’autres donateurs tels que la fondation américaine Conrad Hilton Fund for the Sisters et l’Agence catholique pour le développement de l’Eglise d’Angleterre et du Pays de Galles (Catholic Agency for Overseas Development – CAFOD) a permis d’en former d’autres dans les diocèses de Quelimane, Gurué, Inhambane et Gaza.

Sabine Cessou

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Crise alimentaire et propositions des partenaires du CCFD https://terresolidaire.devbe.fr/crise-alimentaire-et-propositions-des-partenaires-du-ccfd/ https://terresolidaire.devbe.fr/crise-alimentaire-et-propositions-des-partenaires-du-ccfd/#respond Mon, 19 May 2008 00:00:00 +0000 https://terresolidaire.devbe.fr/crise-alimentaire-et-propositions-des-partenaires-du-ccfd/ La crise alimentaire pourrait-elle être une opportunité, en mettant sur le devant de la scène

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Lire les propositions des partenaires du CCFD

Documents joints

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Comment sortir les paysans de l’extrême pauvreté https://terresolidaire.devbe.fr/comment-sortir-les-paysans-de-lextreme-pauvrete/ https://terresolidaire.devbe.fr/comment-sortir-les-paysans-de-lextreme-pauvrete/#respond Mon, 28 Apr 2008 00:00:00 +0000 https://terresolidaire.devbe.fr/comment-sortir-les-paysans-de-lextreme-pauvrete/ La province d’Inhambane est l’une des plus pauvres du Mozambique. Elle souffre de son isolement

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La province d’Inhambane est l’une des plus pauvres du Mozambique. Elle souffre de son isolement et de la faible qualité de ses sols. Les habitants y sont cultivateurs et éleveurs et pratiquent une agriculture de subsistance.


Ces paysans accèdent difficilement aux ressources nécessaires à leur activité. Ils sont victimes de ce fait d’une insécurité alimentaire chronique. Ils ont dû compter ces dernières années avec plusieurs fléaux : la guerre civile mozambicaine qui avait décimé les troupeaux, des inondations catastrophiques en 2000 suivies depuis lors d’un déficit pluviométrique, enfin la pandémie du sida, très présente dans cette région du sud-est de l’Afrique.

Le projet
Kulima aide les habitants de la province d’Inhambane à renforcer leurs activités agricoles et pastorales. L’ONG a ainsi mis en œuvre entre 2001 et 2004 un vaste programme de promotion de l’élevage. Pour 2006, Kulima concentre son action sur huit groupements d’agriculteurs-éleveurs de la province. Les bénéficiaires sont des familles de petits paysans dans une zone agricole particulièrement défavorisée. Le projet consiste à financer des mini-initiatives à fort impact, permettant ainsi une amélioration significative des conditions de vie de la population.

Les réalisations
L’action entreprise par Kulima doit permettre aux habitants concernés d’améliorer leurs activités agro-pastorales et ainsi d’acquérir des revenus supplémentaires. Des groupements paysans sont formés pour élaborer des mini-projets, avec le soutien des techniciens de l’ONG. Grâce à ce travail, les villages connaissent une dynamique collective de développement. Les associations villageoises sont mobilisées pour différentes activités sociales. Enfin, les habitants sont sensibilisés à la transmission du virus du sida. Kulima appuie aussi la formation de groupes de soutien aux victimes de la pandémie.

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L’association Salama lutte contre le Sida par la prévention et le soutien aux malades https://terresolidaire.devbe.fr/lassociation-salama-lutte-contre-le-sida-par-la-prevention-et-le-soutien-aux-malades/ https://terresolidaire.devbe.fr/lassociation-salama-lutte-contre-le-sida-par-la-prevention-et-le-soutien-aux-malades/#respond Mon, 28 Apr 2008 00:00:00 +0000 https://terresolidaire.devbe.fr/lassociation-salama-lutte-contre-le-sida-par-la-prevention-et-le-soutien-aux-malades/ Située au Nord du pays, loin de la capitale, la province de Nampula est l’une

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Située au Nord du pays, loin de la capitale, la province de Nampula est l’une des plus abandonnées des autorités. Dans cette province, le district de Ribáuè, peuplé d’environ 150 000 habitants, n’est traversé que par des pistes et une ligne de trains au service déplorable.


Le bourg de Ribáuè ne dispose que d’un petit hôpital doté d’un unique véhicule. Il n’y a aucune station service à cent cinquante kilomètres à la ronde. Depuis juin 2005, un centre de dépistage du sida a été ouvert, mais les antirétroviraux n’y était pas disponibles fin 2006. Le sida fait pourtant des ravages dans la région : officiellement 9,2% de la population adulte serait touchée par le virus. Salama met en doute cette proportion minimaliste…

Le projet
Salama oeuvre dans le développement communautaire du district de Ribáuè depuis 1995. En 1998, l’association a démarré un programme de santé reproductive, puis, en 2004, de prévention du sida.
• Installé à Ribáuè, son centre de formation permet d’accueillir les bénévoles des villages, nourris et logés le temps de cours réguliers. Salama excelle dans la sensibilisation au sida des jeunes par les jeunes.
L’association a formé des « éducateurs de paix » parmi les élèves des écoles et du lycée agricole. Ils interviennent en classe sur la prévention du sida. Salama a aussi monté un groupe de théâtre et une troupe de marionnettistes qui sensibilisent en divertissant. Son centre de formation face au terrain de football est un lieu tourné vers la jeunesse : quand des tournois sont organisés, les mi-temps sont utilisées pour la prévention.
Depuis 2006, un réseau de soins à domicile complète ces programmes. Une centaine de malades chroniques sont pris en charge par des bénévoles. Ils parcourent le village à bicyclette, apportent aux malades et à leurs familles du réconfort, des soins courants et de l’aide pour la toilette.

Les perspectives
Salama projette d’étendre ses actions à un district voisin et aux communautés les plus isolées. L’équipe entend aussi développer des activités lucratives qui permettent aux malades et aux bénévoles d’améliorer leurs revenus : alors que les malades doivent bien manger, leurs familles sont appauvries, obligées de réduire les surfaces cultivées. Mais le manque d’irrigation, d’outils, de marchés et de réseaux commerciaux pénalisent tous les agriculteurs. Même les familles de bénévoles ont du mal à survivre.

Trois diaporamas à voir sur l’action des partenaires face au sida et ses conséquences psychologiques et sociales.

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Mozambique https://terresolidaire.devbe.fr/mozambique/ https://terresolidaire.devbe.fr/mozambique/#respond Thu, 24 Apr 2008 00:00:00 +0000 https://terresolidaire.devbe.fr/mozambique/ Sur la côte sud-est de l’Afrique, le Mozambique est un état de langue portugaise qui

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Sur la côte sud-est de l’Afrique, le Mozambique est un état de langue portugaise qui a connu une guerre civile quasi-continue de 1964 à 1992, entraînant la mort d’un million de civils. Depuis, le pays se reconstruit dans un contexte politique démocratique mais reste l’un des plus pauvres au monde.


La croissance économique que connaît le Mozambique (la plus forte d’Afrique depuis 1995) est principalement liée à ses échanges avec son voisin sud-africain. Malheureusement, cette croissance économique est peu visible auprès de la population. Le chômage des jeunes et l’économie informelle demeurent la norme des zones urbaines ou péri-urbaines. La population mozambicaine qui demeure essentiellement rurale, ne profite pas de ces résultats économiques puisque la quasi-totalité de ces habitants (80%) vit en dessous du seuil de pauvreté (l’agriculture représente un quart du PIB du Mozambique). Dans certaines régions reculées, les agriculteurs n’ont pas accès aux marchés qui leur permettraient de vendre leurs produits.

Le gouvernement n’investit que peu dans l’agriculture, en dépit de leur engagement d’accorder 10% des ressources budgétaires à ce secteur. D’autre part, il favorise la production de maïs (souvent OGM) au détriment des cultures locales, mettant ainsi en danger la souveraineté alimentaire des paysans et la biodiversité de la région. Comme bon nombre de pays africains, l’accès durable à la terre demeure difficile pour les populations et politiquement sensible au Mozambique.

A partir de 1995, le CCFD-Terre Solidaire a choisi de développer son partenariat dans les régions oubliées par le gouvernement et les investisseurs étrangers. Il s’agit de la province de Nampula, où travaillent Apea-Association de promotion pédagogique et d’éducation pour adultes et Salama ou, dans le sud, de Inhambane, où intervient Kulima. Citons enfin Forum Terra.

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Les conséquences de la hausse des prix alimentaires dans le contexte du Mozambique https://terresolidaire.devbe.fr/les-consequences-de-la-hausse-des-prix-alimentaires-dans-le-contexte-du-mozambique/ https://terresolidaire.devbe.fr/les-consequences-de-la-hausse-des-prix-alimentaires-dans-le-contexte-du-mozambique/#respond Mon, 21 Apr 2008 00:00:00 +0000 https://terresolidaire.devbe.fr/les-consequences-de-la-hausse-des-prix-alimentaires-dans-le-contexte-du-mozambique/ Eric Perrin, de l’association Kulima, analyse en détail la manière dont la crise alimentaire affecte

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Eric Perrin, de l’association Kulima, analyse en détail la manière dont la crise alimentaire affecte la situation économique et sociale d’un pays en pleine reconstruction après des années de guerre civile.

Eric Perrin, Kulima 

 

Maputo, le 20 avril 2008

 

Le problème de l’augmentation constante des denrées alimentaires préoccupe beaucoup Kulima ici au Mozambique.

La situation ici est préoccupante à court terme, cependant je pense qu’à long terme le pays est capable de digérer ces problèmes car il possède un bon potentiel de production agricole, et surtout une population dynamique et capable de s’adapter pour répondre aux chalenges.

En Février il y a eu une journée d’émeute générale à Maputo, cela n’était jamais arrivé.

La cause n’était pas la hausse des prix du riz, de l’huile ou du pain, mais la hausse des transports publics.

Le lendemain le gouvernement a congelé le prix de ces transports créant un très complexe système de compensation du prix du diesel, qui en vérité bénéficie seulement les gros transporteurs ayant d’importantes flottes et des comptabilités organisées. Moins de 10% des véhicules de transport publics de Maputo. L’important pour le gouvernement était de museler cette révolte populaire avant qu’elle ne s’amplifie.

Il a été mis a jour que la police et l’armée étaient incapables de tempérer et calmer des émeutes, elle ne faisait que les attiser chargeant systématiquement la population révolté, il y a eu de morts et de nombreux blessés, des voitures brûlées, des commerces pillés. La population a été terrorisée, le pouvoir lui aussi eut très peur, il a lâché du leste immédiatement, mais je pense que rien n’est réglé.

Au fil des années il s’est crée deux Mozambique, un Mozambique des villes et un Mozambique rural. Le Mozambique rural, se développe lentement mais sûrement, les écoles rurales se construisent, des professeurs sont formés et affectés, la population bénéficie progressivement de centre de santé de proximité, les hôpitaux provinciaux sont chaque jour mieux équipés et disposent de personnel mieux qualifié, les résidents ruraux voient leur ressources augmenter, leur qualité de vie, le téléphone cellulaire, la télévision ont fait leur apparition il y a un sentiment de développement qui bénéficie la majorité.

Dans les viles principalement Maputo la situation este très différente, les riches sont toujours plus riches et les pauvres toujours plus pauvres, marginalisés laissés pour compte de la croissance économique. Avec les hausses récentes des produits de base le petit peuple n’arrive plus a survire.

Avec la hausse des carburant les transports publics avaient en une journée quasiment doublé le prix d’un trajet !

Depuis un an le prix d’un sac de 25 Kg de riz nécessaire chaque mois à une famille de base est passe de 200,00 à 450,00 Mts et selon les prévisions, il est encore susceptible d’augmenter.

Le prix d’un sac de farine a pain de 50 kg est passe de 400,00 a 1.200,00 Mts

Le prix d’un bidon de 5 litres d’huile alimentaire de 160,00 a 400,00 Mts

Le salaire de base est de 1.550,00 Mts 40€ le prix de seulement 40 litres de diesel !

Dans le même temps dans une même entreprise la fourchettes de salaires va de 1 a 50 ou même 100 ou encore plus, le pacte social a complètement explosé.

Le gouvernement a peur, en privé les politiques le reconnaissent, mais ils sont incapables de prendre des décisions, comme subventionner le prix du riz vital pour les plus pauvres.

Le Mozambique est un pays émergent qui depuis 15 ans connaît une forte croissance continue due à plusieurs facteurs.

  • Le pays est parti d’une situation désastreuse sur les plans socio-économique et moral en 1992, date de la signature de l’accord de paix Renamo/Frelimo, et dans ce sens il ne pouvait que progresser.
  • Le pays a la chance d’être géographiquement bien positionné, voisin de l’Afrique du Sud, qui a peu près au même moment que l’arrivée de la Paix au Mozambique en finissait avec l’apartheid et a donc pleinement profité de la renaissance sud africaine.
  • Le Mozambique a suivit une politique très libérale, déroulant le tapi rouge aux investisseurs, même si parfois il y a des problèmes de bureaucratie, de corruption et une Loi du travail protectionniste.
  • Le Mozambique est un pays plus métissé que d’autres en Afrique et les diasporas sont revenues investir apportant des contributions appréciables (financière mais aussi de transfert de techniques et de mentalités).
  • Le Mozambique après le succès de l’Accord Général de Paix a été le chouchou des Nations Unies et de nombre de pays, il a su profiter de nombre de coopérations, de projets.
  • Le pays a massivement investi dans l’éducation et la santé, et même s’il y a de la corruption l’administration fonctionne bien, mieux chaque année.
  • Même si l’année 2000 pour cause d’inondations avait été une année perdue, la machine économique est en croissance constante. Cette croissance est basé sur des valeurs plus sures que la croissance d’autres pays comme l’Angola dont la croissance est stimulé par le pétrole, la croissance mozambicaine est due au tourisme en pleine expansion, a des gros projets industriels comme l’aluminium, les sables lourds, a des productions agricoles d’exportation (sucre, noix de cajou, crevettes etc.). L Mozambique possède un énorme barrage électrique, qui couvre largement ses besoins, ses ports sont des plaques tournantes pour les pays de l’inter.land, même si en ce moment le Zimbabwe est en marasme, les ports et chemins de fer récupèrent.

Ce scénario est cependant depuis peu assombri para les hausses des matières premières. Et les différences croissantes entre classes économiques. Sentiment de frustration d’une partie de la population qui se sent laissée pour compte.

  • Dans les villes en particulier Maputo explose une classe émergente toujours plus riche et vivant sur un model occidental, cependant que les classes pauvres sont toujours plus défavorisées, marginalisées.
  • Cette question de pauvreté urbaine n’avait que peu préoccupé le pouvoir, les nouveaux riches émergents souvent liées à la Frelimo, au monde des entrepreneurs et de l’administration s’étant progressivement coupé du peuple de base, ceci fait exploser petit a petit la stabilité sociale.
  • Dans les zones rurales l’impact de la hausse internationale des denrées alimentaires, n’est pas trop grave. Elle peut être même favorable pour certains petits producteur de notre région de Inhambane qui vendent informellement leur production aux transporteurs qui retournent a vide ver Maputo, depuis peu nous pouvons constater d’ils ont drastiquement augmenté le prix de leurs production (manioc, noix de coco, haricot etc,) s’indexant de manière encore inexpliqués sur les constantes hausses des prix du riz, pain.

Cause de tentions futures.

Les frustrations du peuple face a la classe des “émergents”.

  • Un grand nombre de jeunes éduqués niveau BAC (réussite de la politique d’éducation de ces dix dernières années sont sans emploi), ils se sentent frustrés face a l’impossibilité de partager les fruits de la croissance économique très visible ici au Mozambique. (Ces 5 dernières années ont émergé des centres commerciaux de luxe, des condominiums d’habitations réservées, une jeunesse dorée menant grande vie avec voitures de luxe, portables et vêtements dernier cris…) Les jeunes pauvres côtoient ce monde, regardent la T.V. et savourent les émissions qui vantent ces modèles auxquels ils n’ont pas accès. Résultat beaucoup de frustration!
  • En conséquence une drastique recrudescence du banditisme chez les jeunes, prostitution, les banlieues sont de véritables coupe gorge la nuit, les quartiers bourgeois sont couvert par des armés de vigiles et d’entreprises de sécurités.
  • Pour cause d’un marche du travail formel très limité et en grande partie réservé aux diplômés de l’enseignement supérieur, la majeur partie de la population urbaine survie de petits boulots informels, principalement dans le commerce, la construction pour les “émergents” et comme employés domestiques chez ces mêmes “émergents”. De nouveau beaucoup de frustration devant la richesse croissante et ostensive des nouveaux riches!

– Une police inopérante, une insécurité croissante, et comme exutoire des tentions sociale une recrudescence des lynchages des délinquants dans les quartiers.

Sources de préoccupation en relation a production de denrées alimentaires.

  • Beaucoup de terre agricole existante, mais peu de terres disponibles pour qui veut produire dans la zone Sud du Mozambique. Ces 10 dernières années les “émergents” liées au pouvoir ont réquisitionné de grandes extensions de terre avec prétexte de réaliser d’importants projets de production agricole. Mais presque aucun projet d’impact réel n’a encore été réalisé. Le gouvernement prétend réallouer ces terres a des opérateurs plus sérieux. Cependant, comme les bénéficiaires de la distributions sont pour la plupart des personnes lies au pouvoir, nous pouvons fortement douter sur le fait que cette redistribution soit faite ou qu’elle soit efficace.
  • Création de grandes distilleries pour la production d’éthanol pour couper l’essence. Inauguration de ces projets lors de la visite du Président Brésilien Lula da Silva en 2007. Ces mega projets vont mobiliser beaucoup de terres de première qualité et d’eau d’irrigation prélevé dans les rivières. Même si le pouvoir certifie que cela ira créer de nombreux postes de travail permanent et aussi saisonnier (coupeurs de canne). Les terres destinées a la production de canne a sucre pourraient aussi produire des céréales.
  • Attribution de grands espaces pour la plantation de “Jafrofa” (plante oléagineuse de la famille du ricin), les graines de jatrofa sont utilisé dans la production de bio Diesel, de nombreuses entreprise, principalement Anglaises ont déjà construit de très grandes usines de trituration des graines de Jatrofa, ces usines tournent encore au ralenti car la production est encore insignifiante. Cependant, ces mêmes compagnies incitent les paysans du secteur familial à planter du jatrofa, leur promettant de hauts bénéfices lors de la vente des graines. Renforçant ce processus, le président de la République Armando Guebuza lors de ses visites de “gouvernance ouverte” a chaque district insiste a visiter les plantations de jatrofa, quand ils rencontre de grands producteur de Jatrofa, ils les récompense, cas contraire, des fonctionnaires locaux sont réprimés pour ne pas avoir suffisamment stimulé la plantation de jatrofa. Nous pouvons craindre que tous ces avantages fassent que de nombreux producteurs laissent les cultures traditionnelles pour se concentrer à la production de graines de jatofa pour la production de Bio diesel. Dans la seule province de Inhambane plus de 500.000 ha ont été attribués à des entreprises de production de bio diesel et presque tous les paysans du secteur familial sont sollicités pour produire des graines de jatrofa.
  • Le prix du transport du local de production au local de consommation est parfois plus élevé que le prix des propres marchandises transportés. Le Mozambique a fait de gros efforts de réhabilitation des routes principales, un pont sur le Zambèze dans le centre du pays qui était le dernier point noir est en construction, cependant, les zones de fortes production sont souvent très enclavés, comme le cas de la province du Niassa au nord du pays, des donnés du bulletin de vigilance des prix des denrées alimentaires, montrent qu’avec la hausse du prix des carburant le transport de céréales de la province de Niassa a Maputo coûte le même prix que l’achat de ces mêmes céréales aux producteur locaux !

Réponses actuelles.

  • Depuis une année, le pain est coupé a 20% avec de la farine de manioc très bon marché ici, cette mesure ne doit jouer que dans une réduction de 10% du prix du produit final, mais montre une volonté de trouver des solutions même petites.
  • Campagne “produire et consommer Mozambicain” et le label “Made in Mozambique”, pour les produits locaux.
  • Ouverture régionale des frontières de certains des pays de la SADC dont le Mozambique (une intégration du type CEE années 80). Donc meilleur flux de denrées alimentaires des zones comme excédents a bas prix vers les zones déficitaires et a prix élevés. (d’autres observateurs dissent que cela peut avoir un l’effet négatif pour l’économie agricole Mozambicaine, mal préparé à cette intégration!)
  • Augmentation du cheptel de 20% par an depuis 1994, le Mozambique possède de larges plaines de savane propice à la production bovine et caprine, le prix de la viande bovine n’a presque pas augmenté depuis 15 ans.
  • Système de vigilance des prix des denrées agricoles, des stocks de production et conséquente information aux opérateurs commerciaux, chapoté par le ministère de l’agriculture, avec un réseau d’informateur dans chaque district, publication d’un bulletin hebdomadaire, information lors d’un télé journal de la chaîne d’état chaque semaine.

Ministère de l’agriculture corrompu

  • Contrairement aux ministères de la santé et de l’éducation, dont le fonctionnement des services de base est globalement satisfaisant, avec des résultats de qualité de prestation de service au peuple en constante évolution positive. Le ministère de l’agriculture perdure dans une situation de “zone tribale” mal contrôlé par l’état, y règne l’incompétence et la corruption, trois ministres en trois ans, l’incendie douteux du ministère en particulier de l’étage concentrant l’administration du projet pro-agri de 250 millions de dollars une semaine avant un audit qui s’annonçait sulfureux. Plus de 4×4 dans le parque auto du ministère a Maputo que dans les provinces. Des concours d’attribution des projets truqués et bénéficiant des entreprises amies, des appels d’offre ou la corruption règne. Le ministère de l’agriculture a beaucoup reçu des coopérations, mais n’a presque rien redistribué au niveau des paysans de base. Pro-agri.1 e pro-agri.2 mega projets ont seulement permis d’augmenter le nombre de fonctionnaires au niveau central, d’équiper le ministère (avant qu’il ne brûle) et les directions des provinces, de dépenser des fortunes en séminaires, voyages et aide de séjour pour les cadres seniors.

En conclusion :

Le gouvernement gagne du temps, la situation empire dans les villes, principalement Maputo. Les prix continuent d’augmenter.

La réorganisation des services des impôts, l’introduction de la TVA il y a 7 ans et des numéros fiscaux individuels, des feuilles de déclaration annuelles de revenu et l’essor de certaines industrie et services très bénéficiaires, fait que l’état n’est plus débile comme para le passé. Il dispose de réserves financières et d’entrés constante et exponentielles. Ces deux dernières années il y a eut des collectifs budgétaires car les rentrés fiscales étaient très supérieures aux prévisions de dépenses !

Cependant, le gouvernement ne veut toujours pas subventionner le riz de base, la farine et l’huile. A-t-il raison ? je ne pense pas que cela perturberai la production interne car ces 3 produits ne sont pratiquement pas produits internement mais tous importés.

Au Mozambique, le salaire minimum est réévalué chaque année en Avril, les discutions syndicats, patronat et gouvernement durent. La publication du nouveau salaire de base risque de provoquer de nouvelles émeutes plus gaves. La répression risque d’être terrible.

Sans cette conjoncture mondiale de hausse des prix des combustibles et des denrées alimentaires, le Mozambique pourrait continuer sa croissance 2 chiffres. Profitant exagérément aux nouveaux riches sans que les pauvres se révoltent, les prix mondiaux de l’énergie et des denrées alimentaires risquent de changer cette donne.

Réponses de la société Civile aux hausses de prix.

Au niveau de Kulima et du collectif des ONG’s de la province de Inhambane nous n’avons que peut de poids, la problématique se joue a Maputo.

Kulima Maputo est membre actif de toutes les dynamiques de pression, cependant il n’y a que peu d’actions concrètes.

L’action des ONG’s pour l’instant est plus de lobbies auprès des politiques, échangent les informations, les rapport, les statistiques, les publications, etc.

Mais ceci ne remplit pas les ventre des gens qui ont faim a très cour terme !

Voir la présentation de l’association Kulima

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Jeremias Andrade, Mozambique https://terresolidaire.devbe.fr/jeremias-andrade-mozambique/ https://terresolidaire.devbe.fr/jeremias-andrade-mozambique/#respond Mon, 14 May 2007 00:00:00 +0000 https://terresolidaire.devbe.fr/jeremias-andrade-mozambique/ Dans un pays encore affaibli par des décennies de conflit, l’analphabétisme très répandu handicape les

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Dans un pays encore affaibli par des décennies de conflit, l’analphabétisme très répandu handicape les populations rurales.

Sans éducation, pas de projet solide

Jeremias Andrade est professeur de mathématiques et de biologie, coordinateur exécutif de l’Association de promotion pédagogique et d’éducation pour adultes (Apea).
Apea est partenaire du CCFD.

Paris, le 17 mars 2007

L’analphabétisme est un problème majeur du Mozambique. Ses causes sont connues : les dix ans de guerre coloniale qui ont précédé l’indépendance du pays en 1975, et les 17 ans de conflit interne qui ont ensuite déchiré le pays jusqu’en 1992. Mais lorsque le pays a commencé à se réorganiser, après la guerre civile, l’éducation est restée secondaire devant les priorités sociales et économiques du gouvernement. Il existe un manque criant d’infrastructures scolaires, surtout en milieu rural, et niveau d’éducation a chuté drastiquement.
Il faut ajouter que pour la plupart des individus également, dans les communautés, l’école était considérée comme une perte de temps face aux autres urgences. Il fallait cultiver, reconstruire les maisons… Et eux-mêmes se considéraient généralement comme incapables d’apprendre.

30 à 40% d’analphabètes

C’est sur ce constat que nous avons créé, en 1996 l’Association de promotion pédagogique et d’éducation pour adultes (Apea), d’abord pour engager un travail de conscientisation. Même s’il nous arrive de prendre en charge des jeunes dans les villages où l’État est par trop défaillant, notre priorité, ce sont les adultes, génération perdue de l’éducation avec un taux d’alphabétisation de seulement 40 %. Il tombe probablement à moins de 30 % dans notre province de Nampula.
Nous avons commencé par des groupes de femmes, confrontées à des problèmes concrets au quotidien. Analphabètes et incapables de calculer, elles se trouvaient par exemple désemparées devant les formulaires de demande de microcrédits. En moins de huit mois, elles s’en tiraient toutes seules. Quelques-unes savaient même un peu lire.
Cette réussite nous a encouragé à développer ce « diagnostic rural et participatif » auprès de divers groupes. En quatre ans, nous avions créé un noyau solide d’intervenant, qui comprend aujourd’hui 36 membres, dont une dizaine sont enseignants.

S’écarter des techniques trop académiques
Notre première action consiste à identifier la priorité de la communauté : santé, éducation, alimentation, production… Ensuite, nous réfléchissons à une technique d’alphabétisation en rapport avec la résolution de leur problème. Il s’agit de s’écarter des techniques gouvernementales trop académiques. Si la préoccupation est la santé, nous trouvons un moyen de montrer que « sans éduction, pas de projet sanitaire solide ».
Cette recherche d’alternatives n’a de chance de réussite que si les gens se responsabilisent et participent, afin de ne pas dépendre de nous. Ainsi pour la construction d’écoles. Les communautés pensent que c’est le rôle de l’État, mais elles peuvent parfois attendre longtemps. Alors nous leur faisons prendre conscience qu’elles disposent de pierre, de sable, d’eau, de bras, d’idées, et qu’elles peuvent construire elles-mêmes ce bâtiment. S’il manque d’un toit en zinc, par exemple, l’Apea peut s’en charger.
Les gens mesurent un bénéfice économique immédiat de ce travail d’éducation. Par exemple, quand un atelier de broderie se met à gagner de l’argent dès que la propriétaire sait lire et écrire. Alors, les communautés poursuivent d’elles-mêmes leurs efforts d’éducation.

Une reconnaissance officielle

Nous avons adopté une approche prudente, à la mesure de nos petits moyens : nous travaillons localement, et à la demande, sur trois districts de la province pour le moment. À ce jour, nous avons accompagné, au-delà de l’alphabétisation de base, 254 élèves adultes en enseignement primaire — lire, écrire, compter —, et 1 805 en secondaire. Avec reconnaissance de leur niveau par le gouvernement, qui est très satisfait de ce travail : depuis l’an dernier, nous sommes invités pour l’exposer dans des rencontres officielles, de même que pour les techniques de construction d’école que nous avons mises au point, ce qui nous permet de participer aux appels d’offre officiels.

Propos recueillis par Patrick Piro

 

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MozambiqueFace au sida https://terresolidaire.devbe.fr/mozambiqueface-au-sida/ https://terresolidaire.devbe.fr/mozambiqueface-au-sida/#respond Wed, 20 Dec 2006 00:00:00 +0000 https://terresolidaire.devbe.fr/mozambiqueface-au-sida/ Reportage et prise de son : Cécile Raimbeau Photographies : Daniel Hérard  

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Reportage et prise de son : Cécile Raimbeau
Photographies : Daniel Hérard

 

Des séropositifs cultivent un champ collectif.
Des séropositifs cultivent un champ collectif.

Des bénévoles visitent les malades.
Des bénévoles visitent les malades.

Les jeunes font de la prévention
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