Deprecated: Creation of dynamic property FG_Spip_to_WordPress_Premium::$parent_plugin_name is deprecated in /var/www/html/wp-content/plugins/fg-spip-to-wp-premium/includes/class-fg-spip-to-wp-premium.php on line 77

Notice: Function _load_textdomain_just_in_time was called incorrectly. Translation loading for the file-renaming-on-upload domain was triggered too early. This is usually an indicator for some code in the plugin or theme running too early. Translations should be loaded at the init action or later. Please see Debugging in WordPress for more information. (This message was added in version 6.7.0.) in /var/www/html/wp-includes/functions.php on line 6121

Deprecated: Return type of SeipTransientAdminNotices::count() should either be compatible with Countable::count(): int, or the #[\ReturnTypeWillChange] attribute should be used to temporarily suppress the notice in /var/www/html/wp-content/plugins/simple-export-import-for-acf-data/src/SeipTransientAdminNotices.php on line 108

Deprecated: Return type of SeipTransientAdminNotices::getIterator() should either be compatible with IteratorAggregate::getIterator(): Traversable, or the #[\ReturnTypeWillChange] attribute should be used to temporarily suppress the notice in /var/www/html/wp-content/plugins/simple-export-import-for-acf-data/src/SeipTransientAdminNotices.php on line 118

Notice: La fonction _load_textdomain_just_in_time a été appelée de façon incorrecte. Le chargement de la traduction pour le domaine file-renaming-on-upload a été déclenché trop tôt. Cela indique généralement que du code dans l’extension ou le thème s’exécute trop tôt. Les traductions doivent être chargées au moment de l’action init ou plus tard. Veuillez lire Débogage dans WordPress (en) pour plus d’informations. (Ce message a été ajouté à la version 6.7.0.) in /var/www/html/wp-includes/functions.php on line 6121

Deprecated: Creation of dynamic property WP_Rocket\Engine\Preload\SitemapPreloadSubscriber::$options is deprecated in /var/www/html/wp-content/plugins/wp-rocket/inc/Engine/Preload/SitemapPreloadSubscriber.php on line 26

Deprecated: Creation of dynamic property WP_Rocket\Engine\Preload\SitemapPreloadSubscriber::$sitemap_preload is deprecated in /var/www/html/wp-content/plugins/wp-rocket/inc/Engine/Preload/SitemapPreloadSubscriber.php on line 27

Notice: La fonction _load_textdomain_just_in_time a été appelée de façon incorrecte. Le chargement de la traduction pour le domaine rocket a été déclenché trop tôt. Cela indique généralement que du code dans l’extension ou le thème s’exécute trop tôt. Les traductions doivent être chargées au moment de l’action init ou plus tard. Veuillez lire Débogage dans WordPress (en) pour plus d’informations. (Ce message a été ajouté à la version 6.7.0.) in /var/www/html/wp-includes/functions.php on line 6121

Deprecated: Automatic conversion of false to array is deprecated in /var/www/html/wp-content/plugins/wp-rocket/inc/3rd-party/plugins/seo/yoast-seo.php on line 10

Notice: La fonction _load_textdomain_just_in_time a été appelée de façon incorrecte. Le chargement de la traduction pour le domaine acf a été déclenché trop tôt. Cela indique généralement que du code dans l’extension ou le thème s’exécute trop tôt. Les traductions doivent être chargées au moment de l’action init ou plus tard. Veuillez lire Débogage dans WordPress (en) pour plus d’informations. (Ce message a été ajouté à la version 6.7.0.) in /var/www/html/wp-includes/functions.php on line 6121

Warning: Constant WP_MAX_MEMORY_LIMIT already defined in /var/www/html/wp-config.php on line 101
Archives des Palestine-Israël - Terre Solidaire Terre Solidaire - Devbe Mon, 17 Jan 2022 13:15:03 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.8.3 A Gaza : aider les populations à raconter leur histoire https://terresolidaire.devbe.fr/a-gaza-aider-les-populations-a-raconter-leur-histoire/ Mon, 17 Jan 2022 13:15:00 +0000 https://terresolidaire.devbe.fr/?p=20230 La récente flambée de violences questionne à nouveau l’avenir des populations gazaouis sous occupation israélienne.

The post <span> A Gaza </span> : aider les populations à raconter leur histoire appeared first on Terre Solidaire.

]]>

La récente flambée de violences questionne à nouveau l’avenir des populations gazaouis sous occupation israélienne. Au lendemain du cessez le feu à Gaza, nous faisons le point sur la situation avec Joséphine Picart, chargée de mission au CCFD-Terre Solidaire.

© CPL
Activité socio-culturelle organisée par la CPL © CPL

L’escalade de violence entre la bande de Gaza et Israël, n’est autre que le fruit d’une colonisation israélienne multiforme qui dure depuis des décennies.

Le blocus de la bande Gaza, la colonisation en Cisjordanie, le déplacement forcé des populations palestiniennes et les discriminations à leur égard, forment les différents pans de la politique coloniale israélienne.

Mais pour comprendre les enjeux du conflit, il est nécessaire d’envisager l’occupation sous une perspective globale et historique afin de comprendre que le récent cessez-le-feu est loin d’être une solution pérenne à la résolution du conflit.

La bande de Gaza est sous blocus depuis presque quatorze ans : c’est une punition collective illégale selon le droit international.

Agir en territoire occupé

Depuis plus de cinquante ans, le CCFD-Terre Solidaire intervient dans la région israélo-palestinienne en soutenant l’action de nombreux partenaires.

Sur le territoire occupé de la bande de Gaza, les actions de nos partenaires, La CPL et Filastiniyat, sont principalement axées autour des enjeux qui touchent la jeunesse et les femmes. Leurs objectifs : aider les Palestiniens à écrire leur histoire et à revendiquer leurs droits.

“Avoir 13 ans à Gaza, c’est déjà avoir connu quatre guerres !”

Joséphine Picart, chargée de mission.

Soutenir la jeunesse et les femmes gazaouis

La CPL (Culture et Pensée Libre), œuvre principalement autour de la jeunesse. C’est un enjeu majeur car : ” avoir 13 ans à Gaza, c’est déjà avoir connu quatre guerres ! “.

L’objectif de l’association est de les aider à devenir les citoyens de demain. Pour ce faire, elle offre un soutien psychologique important et tout un panel d’activités tels que du soutien scolaire ou des activités récréatives.

Filastiniyat, dont leurs locaux ont été récemment bombardés par les tirs israéliens, offrent quant à eux, un accompagnement important auprès des femmes journalistes, qui souffrent à la fois de l’occupation et du patriarcat.

Lire aussi :

Pour aller plus loin :

The post <span> A Gaza </span> : aider les populations à raconter leur histoire appeared first on Terre Solidaire.

]]>
Appel à la protection des défenseurs des droits humains palestiniens https://terresolidaire.devbe.fr/appel-a-la-protection-7202/ Fri, 26 Nov 2021 13:58:00 +0000 https://terresolidaire.devbe.fr/?p=18880 La CIDSE et de ACT Alliance EU condamnent la désignation de plusieurs organisations de défense

The post Appel à la protection des défenseurs des droits humains palestiniens appeared first on Terre Solidaire.

]]>

La CIDSE et de ACT Alliance EU condamnent la désignation de plusieurs organisations de défense des droits humains comme “terroristes” par le gouvernement israélien et invitent les pays d’Europe à réagir.

Le 19 octobre, le ministère israélien de la Défense a désigné six organisations palestiniennes de défense des droits humains et de la société civile comme des “organisations terroristes”, ce qui a été à son tour suivi d’un ordre militaire le 7 novembre par le commandant militaire israélien en Cisjordanie occupée, rendant les activités de ces six organisations illégales en Cisjordanie.

La CIDSE et ACT Alliance EU condamnent fermement cette désignation. Parmi les organisations visées figurent Al Haq et Defense for Children International-Palestine, partenaires de la CIDSE et de ACT Alliance EU, ainsi qu’Addameer, l’Union des comités de femmes palestiniennes, le Centre Bisan pour la recherche et le développement et l’Union des comités de travail agricole.

Nos partenaires palestiniens ont travaillé sans relâche en première ligne pour maintenir les Palestiniens sur leurs terres et protéger leurs droits humains en documentant les violations du droit humanitaire international et des droits humains. Leur travail vital est maintenant criminalisé, leur personnel risque d’être arrêté, leurs bureaux fermés, leurs fonds gelés et leurs biens confisqués.

Pendant des années, ces organisations ont fait l’objet de campagnes de diffamation et d’accusations sans preuves

La CIDSE et ACT Alliance EU sont également profondément troublées par les dernières informations selon lesquelles les téléphones de plusieurs membres du personnel des organisations ont été piratés par le logiciel espion Pegasus du groupe israélien NSO, une société de surveillance qui figure désormais sur la liste noire du gouvernement américain pour avoir ciblé des activistes de manière malveillante. Ce piratage constitue une violation du droit du personnel à la vie privée et à la sécurité personnelle, et porte atteinte à son droit à la liberté d’expression.

Pendant des années, ces organisations ont fait l’objet de campagnes de diffamation et d’accusations de liens avec des organisations terroristes afin de délégitimer leur travail, sans que des preuves substantielles ne viennent étayer leurs affirmations. Cette dernière décision, sans précédent, est le point culminant des efforts visant à saper, réduire au silence et effacer les défenseurs des droits des Palestiniens et la société civile en général. À plusieurs reprises, l’UE a publiquement réfuté ces accusations portées contre les organisations palestiniennes de défense des droits humains : la délégation de l’UE en Israël, la VP/HR Mogherini et récemment aussi la Commission européenne. Dans une déclaration commune, 16 rapporteurs spéciaux et experts de l’ONU nous rappellent que « ces organisations de la société civile sont les lanceurs d’alerte des droits humains, nous alertant sur les schémas de violations, rappelant à la communauté internationale ses obligations de garantir la responsabilité, et offrant une voix à ceux qui n’en ont pas. »

La CIDSE, ACT Alliance EU et ses membres continueront à soutenir et à défendre leur travail essentiel. Rappelant l’engagement de l’UE à soutenir et protéger les défenseurs des droits humains, la CIDSE et ACT Alliance EU exhortent l’UE et les États membres, en particulier ceux qui ont des partenariats de longue date avec ces organisations palestiniennes, à adopter une position de principe et à prendre des mesures urgentes au-delà des déclarations en :

  1. Dénonçant cette désignation et en demandant au gouvernement israélien de la révoquer immédiatement ;
  2. Exprimant leur solidarité et réaffirmant leurs partenariats et leur confiance dans les organisations palestiniennes ciblées ainsi que dans la communauté plus large des droits humains dans le territoire palestinien occupé ;
  3. Surveiller activement les abus et protéger les organisations et leur personnel des implications que cette décision peut avoir sur leur travail et leur sécurité.

The post Appel à la protection des défenseurs des droits humains palestiniens appeared first on Terre Solidaire.

]]>
Soutenir la reconstruction de Gaza (une fois encore) https://terresolidaire.devbe.fr/soutenir-la-reconstruction-de-gaza-une-fois-encore/ https://terresolidaire.devbe.fr/soutenir-la-reconstruction-de-gaza-une-fois-encore/#respond Fri, 28 May 2021 11:03:01 +0000 https://terresolidaire.devbe.fr/soutenir-la-reconstruction-de-gaza-une-fois-encore/ Au lendemain des bombardements, les habitants de la bande de Gaza découvrent l’ampleur des destructions

The post Soutenir la reconstruction de Gaza (une fois encore) appeared first on Terre Solidaire.

]]>
Au lendemain des bombardements, les habitants de la bande de Gaza découvrent l’ampleur des destructions et pansent leurs blessures. Une fois encore, nos partenaires doivent se reconstruire, sans réel espoir de paix. Cette fois encore, nous sommes à leurs côtés pour manifester notre soutien et notre solidarité.


copie_de_gif_gaza_2_.gif

Une fois de plus les bombes sont tombées sur Gaza.

Les habitants voisins des lieux bombardés évoquent leurs immeubles qui ont tremblé comme dans un séisme

Lire aussi : Bombardements à Gaza : témoignage d’une « nuit difficile »

Le bilan est lourd :
– 254 Palestiniens ont été tués par des frappes israéliennes dans la bande de Gaza, parmi lesquels 66 enfants, selon les autorités locales.
– En Israël, les tirs de roquettes depuis Gaza ont fait 12 morts, parmi lesquels un enfant et une adolescente, d’après la police.
– 75 000 personnes sont déplacées

Les destructions sont énormes.
– A Gaza le prix de la reconstruction est estimé à 350 millions de dollars
-16 800 logements sont endommagés dont 1000 totalement détruit
– 800 000 personnes ont des difficultés pour accéder à l’eau potable

L’armée israélienne a bombardé les routes qui mènent aux hôpitaux rendant leur accès difficile voire impossible, et les bureaux de plusieurs médias ont été volontairement détruits.
L’un de nos partenaires Filastiniyat, qui accompagne les femmes journalistes de la Bande de Gaza, a eu ses locaux détruits.

Comme après chaque guerre, Gaza doit se relever. Il faut reconstruire les immeubles. Et aussi se reconstruire mentalement pour rester debout. Un défi pour ceux qui accompagnent les enfants particulièrement affectés, dans ce territoire où 45% de la population a moins de 15 ans.

Les enfants qui grandissent à Gaza aujourd’hui ont déjà connu plusieurs épisodes de bombardement meurtriers.

Ils ne sont pour la plupart jamais sorti de cette étroite bande de terre de seulement 40 kilomètres de long.

Ils n’ont aussi jamais rencontré d’Israéliens ni d’autres étrangers.

Cette fois encore notre partenaire Culture et Pensée libre va s’attacher à offrir aux enfants un accompagnement et ce qui fait une vie normale d’enfants : jouer, dessiner, danser, faire du sport, s’exprimer par le théatre, la vidéo, l’art.

De nombreux Palestiniens, notamment les jeunes, se mobilisent pour témoigner sur le web. C’est la cas de notre partenaire We are not numbers dont nous avons reproduit certains des témoignages sur notre site.

Coté Israélien notre partenaire We beyond the wall diffuse des témoignages de Gaza, dans un contexte où la plupart des Israéliens n’ont aussi jamais rencontré personne de Gaza !

Dans un contexte de plus en plus déshumanisant, nos partenaires s’attachent à redonner un visage à l’Autre et un message d’humanité.

Plus que jamais nos partenaires ont besoin de notre solidarité pour se reconstruire.

Ils nous demandent aussi d’agir politiquement pour mettre fin à cette occupation qui rend leur vie impossible ;

Les associations palestiniennes et israéliennes avec lesquelles nous travaillons depuis des années l’affirment : tant qu’il ne sera pas mis un terme à l’occupation, la violence ne fera qu’empirer.

Pour aller plus loin :
Il faut mettre fin à l’occupation illégale de la Palestine (Tribune de Manuèle Derolez, déléguée générale du CCFD-Terre Solidaire, parue dans La Croix )
Comprendre la colonisation à Jérusalem en trois minutes

The post Soutenir la reconstruction de Gaza (une fois encore) appeared first on Terre Solidaire.

]]>
https://terresolidaire.devbe.fr/soutenir-la-reconstruction-de-gaza-une-fois-encore/feed/ 0
Comprendre la colonisation à Jérusalem en trois minutes https://terresolidaire.devbe.fr/comprendre-la-colonisation-a-jerusalem-en-trois-minutes/ https://terresolidaire.devbe.fr/comprendre-la-colonisation-a-jerusalem-en-trois-minutes/#respond Thu, 20 May 2021 08:15:17 +0000 https://terresolidaire.devbe.fr/comprendre-la-colonisation-a-jerusalem-en-trois-minutes/ Une nouvelle fois, c’est de Jérusalem qu’est parti l’embrasement et la révolte des Palestiniens. Connue

The post Comprendre la colonisation à Jérusalem en trois minutes appeared first on Terre Solidaire.

]]>
Une nouvelle fois, c’est de Jérusalem qu’est parti l’embrasement et la révolte des Palestiniens. Connue pour abriter les lieux saints des trois monothéismes, les Palestiniens y sont soumis à un statut de seconde zone et sont menacés d’expulsion dans plusieurs endroits de la ville.
Pour bien comprendre la situation, voici quelques repères concrets à avoir en tête si vous avez l’impression que le conflit vous dépasse…


Le point de départ de la révolte :
Plusieurs familles du quartier de Sheikh Jarrah, au coeur de Jérusalem Est, la partie palestinienne de la ville, sont menacées d’expulsion imminente par des colons (voir la carte des expulsions dans le quartier de Sheykh Jarra ci-dessous). Des Palestiniens et des activistes Israéliens de gauche manifestent pour s’y opposer

– Les fêtes de fin de ramadan et l’impossibilité pour des milliers de Palestiniens de pouvoir venir prier sur l’Esplanade des mosquées à Jérusalem. Les jeunes palestiniens protestent aussi contre de nouvelles restrictions d’accès à la porte de Damas qui mène à l’Esplanade des mosquées et est aussi un lieu de vie pour les habitants palestiniens de la ville

– Comme chaque année, le 10 mai, les colons et nationalistes israéliens prévoient de parader dans les quartiers palestiniens de Jérusalem lors du Yom Yeroushalaïm (la « Journée de Jérusalem » ), qui commémore la prise de la ville par les forces israéliennes lors de la guerre de 1967. Devant la pression, Netanyahou doit pour la première fois annuler cette manifestation mais la répression des Palestiniens sur l’esplanade des mosquées déclenche les premiers tirs du Hamas depuis Gaza

carte_sheyk_jarah.jpg
Carte des expulsions en cours et planifiées dans le quartier de Sheikh Jarrah

Repères chronologiques : Jérusalem, une ville divisée en deux puis réunifiée de force

1947 : Selon le plan de partage de la Palestine alors sous mandat britannique de l’Onu, Jérusalem doit avoir un statut international à part.

1948 : Première guerre israélo-arabe

1949 : l’armistice sépare la ville en deux de chaque côté de la “ligne verte”. Jérusalem Ouest est sous souveraineté israélienne et l’État d’Israël en fait sa capitale en 1949.
Jérusalem Est est sous souveraineté jordanienne, dont la vieille ville qui abrite la plupart des lieux saints. A cette époque les Israéliens n’ont pas accès au mur des Lamentations.

1967 : Pendant la guerre des Six Jours, Israël conquiert la Cisjordanie, dont Jérusalem-Est. Israël proclame la «réunification» de Jérusalem.

1980 : Israël proclame l’annexion de Jérusalem-Est, peuplée majoritairement de Palestiniens, à Israël.


Jérusalem Est est considéré comme un territoire occupé par la communauté internationale

La communauté internationale considère Jérusalem-Est comme un territoire occupé depuis 1967 et n’a jamais reconnu cette annexion.

Après 1967, c’est à Jérusalem-Est que vont être fondées les premières colonies.

Aujourd’hui l’ONG israélienne Btselem compte plus de 220 000 colons installés à Jérusalem-Est, tandis que 300 000 Palestiniens y sont cantonnés dans des zones de plus en plus limitées.
La partie ouest est elle presque exclusivement peuplée de juifs israéliens (290 000 sur 300 000 habitants).

En 2012, la population totale pour l’ensemble de Jérusalem était de 815 000 personnes.[[Les chiffres concernant Jérusalem proviennent du Jerusalem Institute for Israeli Studies, Jerusalem facts and Tends, 2014.]]

Jérusalem Est isolée de la Cisjordanie par les colonies

Les colonies forment une véritable ceinture qui isole la population palestinienne de Jérusalem du reste de la Cisjordanie. Or Jérusalem est situé au milieu de la Cisjordanie. L’autorité Palestinienne avait prévu d’y établir la capitale de son futur Etat.

Les colonies existantes et la volonté de les étendre et de les développer fait parti du projet de “Grand Jérusalem” des autorités israéliennes. La réunification des colonies entre elles coupe en deux la Cisjordanie et la prive de toute continuité territoriale.

Ce projet enterre de facto la possibilité de création d’un Etat palestinien, celui ci se retrouvant potentiellement à la tête d’un territoire composé de multiples petites entités territoriales isolées les unes de autres.

Un mur ou des murs ?

A l’intérieur et sur le pourtour de Jérusalem, le Mur de séparation est long de 168 km. Seuls 4 km (3%) suivent le tracé de la Ligne verte (ligne de démarcation à l’issue de la guerre en 49 et reconnue comme frontière potentielle). Le reste du tracé passe à l’intérieur des terres palestiniennes. Résultat, plusieurs milliers de palestiniens vivent dans des enclaves encerclées par le Mur et sont menacés d’expulsion.

Près de 160 000 résidents palestiniens sont isolés du reste de la ville par le Mur, restreignant leur accès aux services de base (santé, éducation…).

Les « résidents palestiniens » de Jérusalem poussés au départ

Après la guerre des Six Jours, les Palestiniens qui habitaient Jérusalem Est rejettent la tutelle israélienne et refusent de prendre la nationalité israélienne.

Ils se voient alors dotés d’un statut de « résidents permanents ».

Seuls les Palestiniens possédant ce statut de « résident » sont autorisés à habiter Jérusalem-Est.

De plus en plus difficile à faire renouveler et révocable, cette carte ne leur garantit pas non plus l’accès aux mêmes droits ni aux mêmes services publics qu’aux autres habitants israéliens.

Aujourd’hui les résidents palestiniens de Jérusalem vivent dans la crainte permanente de perdre ce statut et de ne plus avoir le droit de vivre dans la ville.

Le statut de « résident permanent » est en effet soumis à une réglementation de plus en exigeante. Les résidents doivent prouver que Jérusalem est leur lieu d’habitation et de travail. Ceux qui partent à l’étranger perdent leur statut si leur absence dure plus de sept ans.

Depuis 2002, la réunification des familles n’est plus autorisée.
Si un Palestinien de Jérusalem épouse une Palestinienne de Cisjordanie, il perd son statut de résident. Les couples mixtes (l’un résident de Jérusalem, l’autre de Cisjordanie ou d’ailleurs) sont donc obligés de vivre séparés ou de perdre le statut de résident.

Une politique d’urbanisation très restrictive pour les résidents palestiniens depuis 1967

Les colonies séparent les quartiers palestiniens les uns des autres et leur interdisent tout développement.

Étranglés et surpeuplés, les quartiers palestiniens étouffent. 99 % des demandes de permis de construire y sont refusées alors qu’il manque plus de 40 000 logements.

20 000 immeubles construits sans permis sont menacés de démolition, tandis que les colonies, elles, ne cessent de s’étendre.[[Report “East Jerusalem 2015 : Facts and Figures”, Association for Civil Rights in Israel, May 2015 http://www.acri.org.il/en/wp-content/uploads/2015/05/EJ-Facts-and-Figures-2015.pd.]] Il n’est possible d’obtenir des permis de construire que dans des zones extrêmement limitées. Les démarches administratives pour en obtenir un sont très longues (jusqu’à dix ans) et onéreuses (pouvant aller jusqu’à 20 000 €). D’où la prolifération des constructions « illégales ».

La loi sur les propriétaires absents permet à l’État israélien de s’approprier des biens fonciers appartenant à des Palestiniens qui n’ont pas la qualité de résidents de Jérusalem mais qui possèdent un bien foncier à Jérusalem-Est.

Si les résidents palestiniens de Jérusalem forment 36,8 % de la population, l’objectif officiel de la mairie de Jérusalem est de ramener ce chiffre à 30%.[[Cf. Nir Barkat, maire de Jérusalem, déclarait ainsi le 12 janvier 2010 : « Il y a vingt ans, Jérusalem était à 70 % juive et 30 % arabe, ce qui est l’objectif du gouvernement. Aujourd’hui, le ratio est de 65 % et 35 %, ce qui constitue une menace stratégique pour Jérusalem. »]]

Pour aller plus loin :
A Jérusalem, une association d’archéologues israéliens dénonce l’utilisation politique des fouilles

Appel à action pour mettre fin aux expulsions de familles palestiniennes à Jérusalem-Est

Lire aussi :
A Gaza, les bureaux de notre partenaire Filastiniyat bombardés (deuxième témoignage)

Bombardements à Gaza : témoignage d’une « nuit difficile » (premier témoignage)

Le quotidien de Gaza raconté en hébreu par deux passeurs d’humanité

The post Comprendre la colonisation à Jérusalem en trois minutes appeared first on Terre Solidaire.

]]>
https://terresolidaire.devbe.fr/comprendre-la-colonisation-a-jerusalem-en-trois-minutes/feed/ 0
Sous les bombardements à Gaza, la menace du silence https://terresolidaire.devbe.fr/sous-les-bombardements-a-gaza-la-menace-du-silence/ https://terresolidaire.devbe.fr/sous-les-bombardements-a-gaza-la-menace-du-silence/#respond Wed, 19 May 2021 17:48:56 +0000 https://terresolidaire.devbe.fr/sous-les-bombardements-a-gaza-la-menace-du-silence/ A Gaza, les locaux de nombreux médias et d’ONG ont été la cible des bombardements

The post Sous les bombardements à Gaza, la menace du silence appeared first on Terre Solidaire.

]]>
A Gaza, les locaux de nombreux médias et d’ONG ont été la cible des bombardements israéliens. L’angoisse des Palestiniens se conjugue désormais avec la peur du silence et de la solitude face aux réactions insuffisantes de la communauté internationale. Haya, du Community Media Center, nous a envoyé ce témoignage que nous avons choisi de traduire et relayer pour les aider à faire entendre leurs voix.

Photo d'illustration © Canva
Photo d’illustration © Canva

Il y a une souffrance qui ne peut être exprimée. L’odeur de la mort plane au-dessus de nous, et les nuits sont lourdes et longues. Ici, les gens passent des jours à prier pour ne pas être tués par les bombes ou les raids incessants. Ils comptent les minutes en se demandant où se sauver alors que les bombardements sont omniprésents et que les civils innocents sont les cibles directes des frappes aériennes israéliennes. Les enfants rêveurs, les femmes et les hommes sans armes sont les victimes de cette guerre.

Le monde entier observe en silence les massacres sanglants qui se déroulent à Gaza. Dans ce monde injuste, nous demandons simplement notre droit de mourir entier et avec des funérailles décentes.

“Le monde entier observe en silence les massacres sanglants qui se déroulent à Gaza”.>

Nous n’avons pas d’autre exigence que la mise en œuvre effective du droit international des droits humains et du droit des Palestiniens à la vie, à la sécurité et à l’autodétermination en vertu des conventions humanitaires internationales, ainsi que la poursuite impartiale des crimes de guerre israéliens devant la communauté internationale.

Les Gazaouis ont été expulsés par le pouvoir sioniste qui recourt aux bombardements aériens, maritimes et terrestres, aux massacres de civils, aux tueries ciblées, défigurant notre pays.

Nous avons passé des années à subir la détérioration de notre économie sous le blocus israélien. Nous cherchons la lumière de l’espoir, nous construisions notre pays pierre par pierre, nous vivions au jour le jour en vue d’établir une vie stable pour nos enfants et de construire un avenir : est-ce un crime ?

Et en deux jours, les maisons, les bâtiments, les rues, les moyens de subsistance, les terres agricoles, les écoles, sont tombés en cendres et nos enfants ont été tués de façon monstrueuse. Ils étaient censés célébrer la fête de l’Aïd et en garder des souvenirs inoubliables. Mais tout ce qu’ils affrontent, c’est la mort de la manière la plus barbare qui soit.

Laissez-moi être directe et vous dire que sous les décombres des maisons effondrées, on ne trouve que des morceaux de corps éparpillés.

Parmi les nombreuses histoires tristes, il y a celle de Hind Ahmad, la femme de ménage du bureau de Community Media Center[[ L’organisation palestinienne, Community Media Center, œuvre à défendre les droits humains et sociaux des personnes marginalisées, en favorisant notamment l’intégration des femmes et des jeunes dans la société palestinienne.


Le CMC se donne pour mission d’apporter une image alternative de la Palestine, et notamment de la bande de Gaza, en créant des relations de longue durée entre les médias et les citoyens, d’une part, et les médias et les décideurs/ses, d’autre part. Elle vise également à sensibiliser les jeunes journalistes à l’importance des médias pour servir une cause ou alerter sur une situation d’urgence humanitaire, ou encore pour aborder les grandes questions liées aux droits civiques et à l’évolution sociale.]] . C’est une vieille dame, seule en charge de sa famille et de ses enfants. Elle a travaillé dur pour obtenir sa maison où elle vit depuis de nombreuses années. Hind avait enfin trouvé une maison habitable. Mais dans cette escalade de violence, les bombes israéliennes ont détruit sa maison et elle doit maintenant faire face à l’expulsion, au déplacement. Elle est dorénavant sans abri.

Les sionistes nous empêchent de révéler les faits en détruisant tous les médias. Ils détruisent toutes les stations de télévision et de radio locales, dont la plupart étaient situées dans les bâtiments d’Al-Jawhara et d’Al-Shurooq, en plus des agressions mortelles et des attaques contre les journalistes.

“Leur politique consiste à nous empêcher de nous exprimer”.>

Je souhaite également insister sur l’importance de soutenir notre cause sur les réseaux sociaux. Facebook et Instagram ont une politique abusive à l’encontre de la question palestinienne ; ils censurent des comptes qui publient des articles sur notre problématique et qui dénoncent les attaques et l’occupation. Leur politique consiste à nous empêcher de nous exprimer, en pensant qu’ils vont effacer l’identité palestinienne.

Nous devons sensibiliser les gens à notre réalité. Il faut apporter une protection internationale aux journalistes palestiniens pour qu’ils puissent atteindre leur objectif de dévoiler la vérité et rien ne doit cacher le vrai visage d’Israël. Nous devons briser le silence en mobilisant l’opinion publique de la communauté internationale. Les gens doivent savoir ce qu’il en est de nous à Gaza, où nous, civils Palestiniens, faisons face, avec notre chair, aux armes militaires illégales.

Je m’excuse de m’être exprimée longuement. Enfin et surtout, « on doit des égards aux vivants ; on ne doit aux morts que la vérité. » Voltaire.

Par Haya,
Membre de l’association Community Media Center, partenaire du CCFD-Terre Solidaire.

Lire aussi :
A Gaza, les bureaux de notre partenaire Filastiniyat bombardés (deuxième témoignage)

Bombardements à Gaza : témoignage d’une « nuit difficile » (premier témoignage)

Le quotidien de Gaza raconté en hébreu par deux passeurs d’humanité

Appel à action pour mettre fin aux expulsions de familles palestiniennes à Jérusalem-Est

The post Sous les bombardements à Gaza, la menace du silence appeared first on Terre Solidaire.

]]>
https://terresolidaire.devbe.fr/sous-les-bombardements-a-gaza-la-menace-du-silence/feed/ 0
A Gaza, les bureaux de notre partenaire Filastiniyat bombardés https://terresolidaire.devbe.fr/a-gaza-les-bureaux-de-notre-partenaire-filastiniyat-bombardes/ https://terresolidaire.devbe.fr/a-gaza-les-bureaux-de-notre-partenaire-filastiniyat-bombardes/#respond Tue, 18 May 2021 18:41:03 +0000 https://terresolidaire.devbe.fr/a-gaza-les-bureaux-de-notre-partenaire-filastiniyat-bombardes/ Nous avons appris que les bureaux de notre partenaire Filastiniyat, qui soutient le travail des

The post A Gaza, les bureaux de notre partenaire Filastiniyat bombardés appeared first on Terre Solidaire.

]]>
Nous avons appris que les bureaux de notre partenaire Filastiniyat, qui soutient le travail des femmes journalistes dans la Bande de Gaza, ont été bombardé hier. Nos partenaires sont sous le choc.

Destruction des locaux de Filastiniyat à Gaza
Destruction des locaux de Filastiniyat à Gaza

C’est par Twitter que notre partenaire a lancé l’information : “aujourd’hui, des avions de combat israéliens ont bombardé le bâtiment Ghazi Shawa à Gaza. Le bâtiment comprend des institutions civiles et privées dont le bureau de Filastiniyat. Le bombardement effectué sans avertissement, a fait deux morts: un homme et sa fille“.

Filastiniyat mène un travail unique pour soutenir le travail des femmes journalistes dans la bande de Gaza.

Lire aussi : En Palestine, les femmes journalistes à l’assaut d’une société conservatrice

Après le bombardement des bureaux de Al Jazeera et d’Associated Press, c’est une nouvelle attaque envers le travail des journalistes et une ONG.

Nos partenaires, qui vivent dans l’angoisse depuis le début des bombardements, il y a maintenant une semaine, sont extrêmement choqués :

“Ce n’est pas le bâtiment que je pleure, mais le lieu sûr que nous offrons aux journalistes, aux jeunes, aux femmes. Tous mes souvenirs de Gaza sont dans ce bâtiment. Les meilleurs moments de toute l’équipe ont eu lieu dans ces bureaux. Je n’arrive pas à y croire”, témoigne Wafa’ Abdel Rahman, la directrice de Filastiniyat.

« Je suis désespérée. Je n’ai pas de mot et je n’ai de réponse à rien. J’espère que c’est un cauchemar et qu’on va bientôt se réveiller »témoigne une autre membre de l’association.

« Nous recommencerons tout. Filastiniyat va revenir, nous recommencerons tout à zéro s’il le faut »

Destruction des locaux de Filastiniyat à Gaza
Destruction des locaux de Filastiniyat à Gaza

Les frappes aériennes israéliennes, qui ont détruit ou gravement endommagé près de 450 bâtiments dans la bande de Gaza, ont entraîné le déplacement de plus de 52 000 Palestiniens, a déclaré, mardi 18 mai, le Bureau des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA). Plus de 212 personnes sont mortes dans les bombardements.

The post A Gaza, les bureaux de notre partenaire Filastiniyat bombardés appeared first on Terre Solidaire.

]]>
https://terresolidaire.devbe.fr/a-gaza-les-bureaux-de-notre-partenaire-filastiniyat-bombardes/feed/ 0
Le quotidien de Gaza raconté en hébreu par deux passeurs d’humanité https://terresolidaire.devbe.fr/le-quotidien-de-gaza-raconte-en-hebreu-par-deux-passeurs-dhumanite/ https://terresolidaire.devbe.fr/le-quotidien-de-gaza-raconte-en-hebreu-par-deux-passeurs-dhumanite/#respond Wed, 12 May 2021 16:31:38 +0000 https://terresolidaire.devbe.fr/le-quotidien-de-gaza-raconte-en-hebreu-par-deux-passeurs-dhumanite/ Imaginé par deux jeunes journalistes, le palestinien Ahmed Al-Naouq et l’israélien Yuval Abraham, le site

The post Le quotidien de Gaza raconté en hébreu par deux passeurs d’humanité appeared first on Terre Solidaire.

]]>
Imaginé par deux jeunes journalistes, le palestinien Ahmed Al-Naouq et l’israélien Yuval Abraham, le site Internet We beyond the wall traduit en hébreu des vies de Gazaouis. Quand plus aucun contact n’est possible avec les habitants de Gaza, leurs récits franchissent mur, blocus, et barrière de la langue dans l’espoir de remettre de l’humanité face à l’inhumanité.


Depuis un an et demi, Yuval, un journaliste israélien de 25 ans, et Ahmed, un journaliste palestinien du même âge, ont décidé de raconter la vie des hommes et des femmes de Gaza aux Israéliens.
Leur projet – « We beyond the wall » (nous, au-delà du mur) – traduit d’arabe en hébreu des récits du quotidien des habitants de la bande de Gaza.

Ces articles sont disponibles sur le site Internet border gone (frontière disparue).

Grâce à leur travail et au web, des centaines de milliers de visiteurs israéliens découvrent ainsi les vies de leurs voisins. Une initiative qui peut paraitre simple mais qui est en réalité extraordinaire dans le contexte israélo-palestinien.

border_gone_2.jpg

« C’est essentiel pour gagner la paix, car les Israéliens n’ont pas d’outils pour comprendre. Les habitants de Gaza sont vus comme des terroristes, les rares fois où l’on en parle dans les médias. Le quotidien de ces habitants n’est pas abordé. Quand on est Israélien, il est facile d’ignorer Gaza » constate Yuval Abraham.

« L’idée était de faire connaître au monde nos vies »

Ce projet est né d’une tragédie.
En 2014, à Gaza, où il vit, Ahmed Al-Naouq voit l’un de ses frères mourir pendant la guerre avec Israël.
Ce jeune étudiant en littérature britannique raconte alors la vie et la mort de ce frère sur le web.
Cette histoire, écrite en anglais, devient virale.
Ahmed décide de poursuivre l’aventure en construisant le projet « We are not numbers » (nous ne sommes pas des numéros.)
Ahmed raconte : « L’idée était de faire connaître au monde nos vies. Dans leurs quotidiens. Ce n’était pas un message politique que nous voulions transmettre. Simplement un message d’humanité, écrit en anglais ».
En 2019, de l’autre côté du mur, le journaliste Yuval Abraham doit enquêter sur l’état d’esprit des Gazaouis avant les élections en Israël.
Il a lu les portraits d’Ahmed et le contacte par téléphone. Yuval n’a pas l’autorisation de se rendre à Gaza et Ahmed ne peut entrer en Israël.
Ensemble, comme une évidence, ils font naître ce nouveau projet commun « We beyond the wall. »

200 traducteurs volontaires de l’arabe à l’hébreu

Aujourd’hui, la production de contenus pour le site est assurée par une équipe de sept salariés palestiniens et israéliens.
Les histoires de Gaza sont traduites de l’arabe en hébreu par plus de 200 volontaires, Israéliens et Palestiniens citoyens d’Israël.
Elles permettent aux 100 000 visiteurs mensuels israéliens du site border gone.com et aux 8000 followers de la page Facebook de s’informer en hébreu sur la situation à Gaza.
La motivation de Yuval est de faire ainsi pression sur le gouvernement israélien pour « qu’il stoppe son siège. Il contrôle tout à Gaza, l’air comme l’eau. Cet endroit est une prison et cela crée de la violence à côté de chez nous. »
Ce qui l’a surpris dans ce travail en commun – – c’est « combien les jeunes de Gaza sont connectés au reste du monde. J’ai aussi découvert leur extraordinaire sens de l’humour. »
gaza2.jpg
Yuval a commencé à apprendre l’arabe à l’université il y a cinq ans. « Pour être un meilleur journaliste ».
Et sans doute, pour revenir à son histoire familiale. Ses grands-parents étaient membres de la diaspora juive du Yémen et de Libye. « Ils comprenaient l’arabe, mais ma mère a tout oublié pour construire ses racines israéliennes. »
Yuval estime que « 1% des Israéliens parlent l’arabe. Ce sont souvent des militaires qui le pratiquent pour des raisons de sécurité nationale. »

Amplifier la voix des Palestiniens

Pour Ahmed, il s’agit, avec « We beyond the wall » de « mieux se connaître entre voisins, d’amplifier la voix des Palestiniens. »
Mais pas de commencer un dialogue entre Israéliens et Palestiniens. « On ne peut pas avoir un dialogue, quand l’un des deux participants est considéré comme un citoyen de seconde classe. »
Il en appelle aux politiques pour qu’ils aillent vers la seule solution possible à ses yeux, « celle d’un unique Etat, regroupant Palestiniens et Israéliens, sans l’apartheid que nous vivons aujourd’hui. Suivre ainsi le même chemin emprunté naguère par l’Afrique du Sud. »

Aujourd’hui ni Yuval, ni même Ahmed, ne peuvent se rendre à Gaza

Pour l’instant, Ahmed est dans la même situation que Yuval. Il ne peut fouler le sol de Gaza.
Il est bloqué à Londres.
En 2019, l’étudiant de Gaza a décroché une Bourse Chevening qui lui a permis de suivre un master en journalisme à l’université de Leeds.
Mais, depuis, Ahmed ne peut plus rentrer à Gaza et revoir ses huit frères et sœurs, tous restés dans leur bande de terre enfermée.
« J’étais piégé à Gaza. Maintenant, je suis piégé à Londres. Je n’ai pas pu y retourner quand notre mère est morte l’an dernier. »

Pierre Cochez

Retrouvez d’autres portraits et décryptages dans notre dossier Artisanes et artisans de paix

The post Le quotidien de Gaza raconté en hébreu par deux passeurs d’humanité appeared first on Terre Solidaire.

]]>
https://terresolidaire.devbe.fr/le-quotidien-de-gaza-raconte-en-hebreu-par-deux-passeurs-dhumanite/feed/ 0
Les femmes à la pointe des combats contre les inégalités https://terresolidaire.devbe.fr/les-femmes-a-la-pointe-des-combats-contre-les-inegalites/ https://terresolidaire.devbe.fr/les-femmes-a-la-pointe-des-combats-contre-les-inegalites/#respond Mon, 15 Mar 2021 08:00:00 +0000 https://terresolidaire.devbe.fr/les-femmes-a-la-pointe-des-combats-contre-les-inegalites/ Dans sa dernière encyclique Fratelli Tutti, le pape François souligne que « les femmes ont

The post Les femmes à la pointe des combats contre les inégalités appeared first on Terre Solidaire.

]]>
Dans sa dernière encyclique Fratelli Tutti, le pape François souligne que « les femmes ont exactement la même dignité et les mêmes droits que les hommes », mais que l’organisation de nos sociétés est loin de le refléter. « On affirme une chose par la parole, mais les décisions et la réalité livrent à cor et à cri un autre message. C’est un fait : doublement pauvres sont les femmes qui souffrent des situations d’exclusion, de maltraitance et de violence, parce que, souvent, elles se trouvent avec de plus faibles possibilités de défendre leurs droits. »

Ce constat du pape nous le partageons, bien sûr. Si l’égalité des sexes constitue un des principes de la Déclaration universelle des droits humains, si les Nations unies en ont fait un des objectifs de 2030 du développement durable (ODD), nous sommes pourtant loin du compte. La moitié de l’humanité doit subir encore aujourd’hui une véritable discrimination de genre.

70 % des personnes vivant avec moins d’un dollar par jour sont des femmes. Nous pourrions aligner les tristes records en matière d’accès à l’éducation, à la santé, à l’emploi, en matière de droits civiques et sociaux (voir infographie p. 22). Dans ce monde traversé par de multiples conflits armés, les femmes sont aussi victimes de trop nombreuses violences et exactions : viols, trafics humains, mariages forcés, enlèvements… Mais au-delà de ces sombres constats, une autre réalité nous donne pourtant des raisons d’espérer. Car partout, sur la planète, des organisations de femmes sont aujourd’hui à la pointe des combats contre les inégalités.

Actrices de paix et de non-violence, elles ont constitué un corps efficace de médiatrices sociales au sein de la Plateforme interconfessionnelle de la jeunesse centrafricaine (PIJCA), travaillant inlassablement au dialogue et à la réconciliation, dans ce pays ravagé par la guerre.

Ce sont aussi des femmes qui dénoncent les situations subies par les Palestiniennes et les Palestiniens. Leur arme : l’écriture. Au sein de l’agence de presse « Nawa », 400 journalistes racontent avec compétence le quotidien de leur peuple et réussissent à faire entendre sa voix sur la scène internationale (p.17).

Décidées à changer le regard de la société, elles ont fondé l’association Nirantar en Inde. Elles sont sur tous les fronts pour réclamer des droits, courageusement, dans ce pays qui est certainement l’un des plus violents envers les femmes (p. 19).

Face aux exactions subies lors des conflits armés, elles s’organisent aussi pour soigner les corps et les âmes blessés. C’est par le biais du théâtre que les femmes du Guatemala ont choisi d’exprimer leurs désirs de changement et leur soif de dignité (p. 23).

L’Écho du monde vous propose de rencontrer ces femmes actives, courageuses, solidaires. Bien plus qu’un engagement pour faire avancer leurs droits, elles œuvrent à établir un monde de paix et de justice. Ce que nous voulons pour tous les humains. Notre monde s’est construit sur des rapports de domination. S’il porte atteinte aux droits des femmes, le patriarcat est aussi à la racine de l’exclusion, du racisme, de la guerre, des inégalités, et de la destruction de notre planète. Mais ce modèle n’est pas une fatalité. D’autres relations humaines sont déjà en train de s’inventer.

The post Les femmes à la pointe des combats contre les inégalités appeared first on Terre Solidaire.

]]>
https://terresolidaire.devbe.fr/les-femmes-a-la-pointe-des-combats-contre-les-inegalites/feed/ 0
Webinaires : Pour le respect des droits humains et la fin du blocus à Gaza https://terresolidaire.devbe.fr/webinaires-pour-le-respect-des-droits-humains-et-la-fin-du-blocus-a-gaza/ https://terresolidaire.devbe.fr/webinaires-pour-le-respect-des-droits-humains-et-la-fin-du-blocus-a-gaza/#respond Fri, 19 Feb 2021 10:30:04 +0000 https://terresolidaire.devbe.fr/webinaires-pour-le-respect-des-droits-humains-et-la-fin-du-blocus-a-gaza/ Le blocus de Gaza par les forces israéliennes dure depuis 14 ans malgré son caractère

The post Webinaires : Pour le respect des droits humains et la fin du blocus à Gaza appeared first on Terre Solidaire.

]]>
Le blocus de Gaza par les forces israéliennes dure depuis 14 ans malgré son caractère illégal. Il impose aux Gazaouis des conditions de vies extrêmes. Le réseau d’ONG CIDSE mène en ce moment une campagne pour la levée du blocus. Vous êtes conviés à deux webinaires (sur inscription) pour mieux connaître la situation, auxquels participent nos partenaires de Gaza, l’association Culture et Pensée Libre, et l’association de journalistes palestiniennes Filastiniyat.


Le 25 février 2021 à 19h30 : Webinaire – Les jeunes de Gaza: Histoires d’une vie sous blocus. S’inscrire ICI.

youth-in-gaza-300x150.png Invitées:
– Asmaa el Khaldi, cinéaste et conteuse, Gaza Sky Geeks
– Majed Abusalama, directeur, We are not numbers
– Dina Khadra et Ahmed Al Aydi, Productions du jour du théâtre


Le 4 mars 2021 à 19h30 : Webinaire – Femmes de Gaza: Perspectives féminines sur XNUMX ans de vie sous le blocusS’inscrire ICI

woman-in-gaza-300x150.png Invitées:
– Amaal Syam, directrice générale du Women’s Affairs Centre (WAC)
– Wafa ‘Abdel Rahman, directrice, Filastiniyat
– Maha Al Raei, directrice, Wessal Network


Ces deux webinaires se déroulent sur inscription préalable sur les liens indiqués ci-dessus et seront traduits en français et anglais.

Pour en savoir plus sur cette campagne de la CIDSE

En 2012, l’ONU a publié un rapport avertissant que Gaza deviendrait invivable d’ici 2020 à moins qu’un changement fondamental ne soit apporté et que Gaza ait un accès ouvert au monde extérieur[[ Gaza in 2020: A liveable place? [Trad.: Gaza en 2012: un endroit vivable ?]. Rapport par l’équipe de pays des Nations unies dans le territoire palestinien occupé, août XNUMX. ]].

Cette année, le blocus illégal de Gaza est entré dans sa quatorzième année et Israël continue de priver la population de Gaza de ses droits fondamentaux et d’une vie digne[[Le blocus constitue une violation des conventions de La Haye, art. 33 de la quatrième Convention de Genève et de l’article 7 du Statut de Rome.]].

Il n’y a aucune perspective réelle de changement significatif ou de redressement pour Gaza. Au contraire, la division des dirigeants palestiniens et la pandémie mondiale du Covid-19 aggravent et accélèrent l’effondrement social et économique. Il n’y a qu’un seul remède, le blocus doit être levé immédiatement!

Malgré la fermeture, les dangers et les difficultés, les habitants de Gaza refusent d’être définis par le conflit qui affecte leur vie quotidienne. Tout comme d’autres personnes dans le monde, ils espèrent et rêvent d’un avenir meilleur.

Les habitants de Gaza sont déterminés à rendre la vie «vivable» et font preuve d’une grande détermination et créativité pour y parvenir. Toutefois, nous ne devons pas oublier que la résilience humaine a ses limites lorsqu’elle est confrontée une adversité aussi extrême, comme c’est le cas à Gaza.

Découvrez l’ensemble de la campagne sur le site de la CIDSE : Respecter les droits humains à Gaza – Mettre fin au blocus illégal maintenant!

The post Webinaires : Pour le respect des droits humains et la fin du blocus à Gaza appeared first on Terre Solidaire.

]]>
https://terresolidaire.devbe.fr/webinaires-pour-le-respect-des-droits-humains-et-la-fin-du-blocus-a-gaza/feed/ 0
Palestine : les femmes journalistes à l’assaut d’une société conservatrice https://terresolidaire.devbe.fr/palestine-les-femmes-journalistes-a-lassaut-dune-societe-conservatrice/ https://terresolidaire.devbe.fr/palestine-les-femmes-journalistes-a-lassaut-dune-societe-conservatrice/#respond Wed, 20 Jan 2021 10:06:33 +0000 https://terresolidaire.devbe.fr/palestine-les-femmes-journalistes-a-lassaut-dune-societe-conservatrice/ Depuis sa création, en 2005, Filastinyat, association partenaire du CCFD-Terre Solidaire, a fait de l’appui

The post Palestine : les femmes journalistes à l’assaut d’une société conservatrice appeared first on Terre Solidaire.

]]>
Depuis sa création, en 2005, Filastinyat, association partenaire du CCFD-Terre Solidaire, a fait de l’appui aux femmes journalistes palestiniennes son principal combat. Un moyen de promouvoir une autre vision dans les médias, principalement aux mains des hommes, mais aussi de faire bouger les lignes d’une société conservatrice.


Journaliste depuis six ans à Gaza, Marah Elwadiya, n’est pas du genre à se laisser décontenancée. Sa vie de free-lance n’est pourtant pas un long fleuve tranquille : « Sur la dizaine de propositions d’articles et de vidéos que je fais aux médias avec lesquels je collabore, seul une à deux sont retenues chaque mois », soupire-t-elle. La concurrence sévère, l’est encore plus avec la crise de Covid-19 qui se double d’une crise économique. « Mais cela n’explique pas tout. C’est très difficile pour une femme de se battre dans cet environnement encore essentiellement masculin, ajoute-t-elle. Nous ne bénéficions pas, comme les hommes, de l’appui d’organisations professionnelles puissantes qui nous représenteraient. »

Pour Marah, comme pour nombre de femmes journalistes, les défis sont de taille : Ils sont d’abord financiers, car vendre deux productions par mois, ne suffit pas pour faire vivre une famille. Mais derrière cette volonté de se battre, il y a aussi une envie d’émancipation et un besoin de bousculer une société palestinienne encore très patriarcale.

« Dans les territoires palestiniens, la voix des femmes mais aussi des jeunes est très peu entendues. Quand il est question d’une femme, dans les médias, elle est toujours vue et traitée comme la mère, la fille, la sœur de héros masculins », confirme Wafa Abdel Rahman, qui en 2005, a créé l’association Filastinyat pour lutter contre cette représentation. « Au départ, nous avions fait tout un travail de sensibilisation auprès de la population à travers des ateliers de décryptage des médias. Mais rapidement, nous nous sommes rendu compte que cette approche n’était pas suffisante et qu’il fallait donner aux femmes elles-mêmes les moyens d’influencer l’opinion pour changer cette image. Nous sommes passées d’une position de chargées de plaidoyer à un rôle d’accompagnement des volontaires dans l’affirmation de leur capacité à prendre leur destin en main. »

Du plaidoyer à l’action

Cette mutation s’est faite par étape. Dès 2009, l’idée d’organiser des formations, des ateliers et des conférences à l’attention des femmes journalistes fait son chemin. Un an plus tard, des « clubs » rassemblant les femmes journalistes leur permettent d’échanger sur la manière dont les unes et les autres ont réussi à modifier la place des femmes dans les médias. Depuis une décennie, 400 journalistes femmes, des jeunes diplômées, mais aussi des professionnelles confirmées, ont répondu à l’appel à Gaza et 150 en Cisjordanie. Près de la moitié sont toujours très actives, car elles y trouvent une force collective et des conseils avisés sur des questions techniques, comme par exemple pour réaliser un reportage audio. « C’est aussi un moyen de se faire un réseau, de s’entraider, de pouvoir échanger des idées mais aussi des contacts avec d’autres femmes journalistes », apprécie Marah.

« Ces échanges sont d’autant plus stimulants qu’il y a un regard journalistique féminin particulier, pointe Wafa. Une attention aux aspects humains, à l’impact des décisions ou des événements sur le quotidien des gens ». C’est vrai pour les articles sociaux mais aussi pour les articles politiques. Aux grands discours et théories, les femmes préfèrent des approches plus concrètes. Derrière le nombre de morts des conflits, les journalistes féminines vont, par exemple, s’intéresser à la manière dont la guerre s’insinue dans la vie quotidienne. L’occupation palestinienne est traitée à travers son impact sur les habitants de la bande de Gaza qui se retrouvent séparés de leur famille. Sur la crise économique, même prisme : les hommes parlent de ses conséquences chiffrées et désincarnées quand les femmes vont mettre l’accent sur le ressenti d’une mère de famille qui doit se soucier du bien-être des membres de son foyer.

Grâce à cet accompagnement et cette bienveillance, les femmes journalistes prennent confiance en elles et impriment leur marque. Petit à petit, les patrons de presse commencent à considérer leur travail autrement car leurs articles font grimper l’audience de leur média, le public étant avide de cette façon de traiter l’information. « C’est notre chance car si personne ne regardait ou ne lisait leurs productions, notre influence serait bien maigre ! », reconnaît Wafa.

Le combat continue

Mais avec la crise sanitaire, la situation économique se tend et les jeunes femmes diplômées ont bien du mal à trouver un emploi. C’est pourquoi, en plus des activités traditionnelles, l’association a renforcé ses programmes destinés aux jeunes journalistes femmes, obligées de devenir free-lance quand rien ne les y a vraiment préparé. L’association s’est ainsi équipée de matériels dernier cri. A Gaza et bientôt à Ramallah, les participantes aux différentes activités, ont la possibilité de s’initier à la création de contenus pour les médias en ligne. « Nous avons aussi créé une agence de presse interne, NAWA, qui achète certaines de leurs productions. Nous les diffusons sur notre propre réseau, ce qui accroit la visibilité de leurs auteures. Nous les aidons aussi à vendre leurs productions à des médias extérieurs. »

Les contacts noués dans le cadre des « clubs » s’avèrent, eux aussi, de véritables sésames. En raison du confinement, les rencontres en présentiel ont dû être supprimées, et ont été remplacées par des sessions de formation en visio-conférence qui ont démultiplié les opportunités de mises en relation. Les manifestations organisées par Filastinyat, ne sont plus seulement réservées aux femmes des territoires palestiniens, et sont de plus en plus regardées par un public international, dans les pays arabes mais aussi en Europe. Une dimension très enrichissante, reconnaît Wafa : « Nous devons poursuivre cette internationalisation après cette crise qui met aujourd’hui à mal nos finances. En espérant que nous pourrons reprendre nos activités quand tout sera fini. Car rien n’est acquis et les clubs de femmes restent sans doute un des meilleurs moyens d’aider leurs membres à faire bouger les lignes par rapport aux médias mais aussi par rapport à l’ensemble de la société. »

Par Laurence Estival

The post Palestine : les femmes journalistes à l’assaut d’une société conservatrice appeared first on Terre Solidaire.

]]>
https://terresolidaire.devbe.fr/palestine-les-femmes-journalistes-a-lassaut-dune-societe-conservatrice/feed/ 0
A Gaza, proposer malgré tout l’accès à l’éducation, au jeu et à la culture (Podcast) https://terresolidaire.devbe.fr/a-gaza-proposer-malgre-tout-lacces-a-leducation-au-jeu-et-a-la-culture-podcast/ https://terresolidaire.devbe.fr/a-gaza-proposer-malgre-tout-lacces-a-leducation-au-jeu-et-a-la-culture-podcast/#respond Fri, 08 Jan 2021 08:24:33 +0000 https://terresolidaire.devbe.fr/a-gaza-proposer-malgre-tout-lacces-a-leducation-au-jeu-et-a-la-culture-podcast/ Aujourd’hui, Bernadette Bardet, bénévole au CCFD-Terre Solidaire, nous parle de la bande de Gaza, où

The post A Gaza, proposer malgré tout l’accès à l’éducation, au jeu et à la culture (Podcast) appeared first on Terre Solidaire.

]]>
Aujourd’hui, Bernadette Bardet, bénévole au CCFD-Terre Solidaire, nous parle de la bande de Gaza, où la population souffre d’être isolée du monde extérieur depuis des années. L’association Culture et Pensée Libre apporte à des milliers d’enfants, d’adolescents et de femmes l’accès à des activités éducatives, à la culture, et au jeu.


Avec un tout petit territoire de 420 km2, et environ 2 millions d’habitants, la bande de Gaza compte une des plus fortes densités de population au monde.

La situation économique et sociale y est dramatique, notamment à cause du blocus imposé par Israël depuis 2007. Personne ne peut entrer ou sortir du territoire sans permis, et la circulation des marchandises est également très contrôlée.

La pandémie de la Covid-19 et le confinement instauré ont eu de graves conséquences sur cette économie déjà fragile.
Le chômage pourrait désormais atteindre 64%.

Notre partenaire, l’organisation Culture et Pensée Libre que nous soutenons depuis de nombreuses années, est située à Khan Younes dans le sud de la Bande de Gaza. Elle a été créée en 1991 à l’initiative de cinq femmes provenant de différentes organisations politiques du territoire.
Cette association indépendante et laïque offre un cadre rassurant et de nombreuses activités aux jeunes et aux enfants.

Bernadette Bardet raconte sa visite sur place dans l’un des centres de l’association : « Nous avons rencontré un jeune collégien qui venait refaire, après les cours, les expériences de chimie avec le matériel adéquat. A côté de lui, un autre enfant approfondissait des notions de mathématiques avec l’aide d’un professeur. Plus loin, au studio de radio, un jeune enregistrait une émission, tandis que dans la cour, deux ados échangeaient des passes de foot, en riant. »

En plus de leur contribution au développement des enfants et à l’engagement citoyen des jeunes, l’association milite pour les droits des femmes et réalise un travail important de sensibilisation au respect des droits de chacun et chacune auprès de la communauté locale.

Dans les situations de crise, comme les attaques par Israël en 2014 par exemple, ou encore aujourd’hui avec l’épidémie, l’association apporte également des aides d’urgence et soutient près de 2 000 enfants et jeunes, 2 000 parents, touchant ainsi près de 100 000 bénéficiaires. Cette année, elle a su innover et mettre en place diverses activités à distance.

Dans la Bande de Gaza, beaucoup d’enfants, des femmes et d’hommes souffrent, et ce soutien leur est très précieux, explique Bernadette.

Lire aussi : Israël/Palestine : le défi du rapprochement en plein Covid-19

Pour en savoir plus, consulter la Plateforme des ONG Françaises pour Palestine, dont nous sommes membre.

The post A Gaza, proposer malgré tout l’accès à l’éducation, au jeu et à la culture (Podcast) appeared first on Terre Solidaire.

]]>
https://terresolidaire.devbe.fr/a-gaza-proposer-malgre-tout-lacces-a-leducation-au-jeu-et-a-la-culture-podcast/feed/ 0
Israël/Palestine : le défi du rapprochement en plein Covid-19 https://terresolidaire.devbe.fr/israel-palestine-le-defi-du-rapprochement-en-plein-covid-19/ https://terresolidaire.devbe.fr/israel-palestine-le-defi-du-rapprochement-en-plein-covid-19/#respond Mon, 17 Aug 2020 09:30:00 +0000 https://terresolidaire.devbe.fr/israel-palestine-le-defi-du-rapprochement-en-plein-covid-19/ L’ONG Sadaka-Reut travaille depuis 1983 au rapprochement entre citoyens juifs et arabes en Israël. Combattre

The post Israël/Palestine : le défi du rapprochement en plein Covid-19 appeared first on Terre Solidaire.

]]>
L’ONG Sadaka-Reut travaille depuis 1983 au rapprochement entre citoyens juifs et arabes en Israël. Combattre la peur de l’autre et le racisme qui augmente, en pleine pandémie de coronavirus, relève de l’exploit.


Sadaka et Reut signifie « amitié », respectivement en arabe et en hébreu. Les fondateurs de l’association ont fait le constat qu’elle n’existait pas entre Juifs et Palestiniens au sein d’Israël, ou si peu. Que les Palestiniens qui vivent dans l’État hébreu, autrement dit ceux qui n’ont pas été expulsés en 1948 au moment de la guerre d’indépendance d’Israël et leurs descendants, ne jouissent pas des mêmes droits que leurs concitoyens juifs. Que leur récit de l’expulsion, la Nakba [[La « catastrophe » en arabe, qui désigne l’exode forcé de milliers de Palestiniens en 1948 de ce qui deviendra le territoire d’Israël.]], n’a pas droit de citer et est ignorée de toute une partie de la population, la majorité juive.

Dépasser la haine et la séparation

Sadaka-Reut s’efforce donc, par des programmes éducatifs, de faire entendre ces voix différentes. Ces militants sont persuadés que c’est ainsi que seront dépassées la haine et la séparation.

Ce travail auprès de lycéens et d’étudiants, souvent de milieux défavorisés, n’est pas facile en temps normal. « Depuis quelques années, les deux communautés se durcissent et deviennent plus extrémistes. Chaque gouvernement est plus à droite que le précédent. L’extrême-droite a gagné beaucoup d’influence, déplore Dina Gardashkin, co-directrice. Les jeunes se mobilisent pour le climat ou contre la corruption, mais pas pour le partenariat judéo-arabe. Ils ont grandi à une période où il n’existe plus de discours politique sur le conflit. »

Le programme « Action communautaire », qui vise à former huit jeunes juifs et huit jeunes palestiniens, aux outils de promotion de ce partenariat ne fait plus recette. « Nous ne réussissons plus à recruter. Les jeunes sont réticents. Ils ne pensent pas pouvoir changer quoi que ce soit », explique Rawan Bisharat, co-directrice. Quant aux sessions avec des lycéens ou des étudiants, elles demandent de plus en plus de doigté. « Nous parlons de la Nakba dans les groupes d’étudiants, mais ces dernières années, discuter de ce fait historique est de moins en moins admis. C’est perçu comme une négation du droit à l’existence d’Israël », reprend Rawan Bisharat.

Aborder ces questions exige un certain courage… et du temps. Que le coronavirus a volé à Sadaka-Reut.

L’épidémie a interrompu les activités

L’ONG a en effet dû interrompre ses activités dès la mi-mars. Le pays recense alors très peu de cas, mais le gouvernement israélien décrète un confinement strict : fermeture des frontières, des bars et restaurants, des centres commerciaux, ainsi que des universités et des écoles. La population est appelée à rester chez elle, et ne peut s’éloigner de plus de 100 mètres de son domicile, des barrages sont érigés entre les villes pour interdire tout déplacement.

Ce ne sera qu’à partir de mi-mai que ces mesures seront levées. « Nous venions au travail tous les jours, mais nos bureaux immenses étaient bien vides », raconte Rawan Bisharat. L’ONG travaille avec des groupes de lycéens et d’étudiants dans des écoles et les universités. Impossible en ces temps de confinement. « Nous avons proposé à des enfants de Jaffa de venir à notre siège, où ils avaient ainsi accès à des ordinateurs et à une connexion internet. Depuis le déconfinement, ils continuent à venir dans nos locaux ».

Au sud de Tel-Aviv, cette localité palestinienne, riche et puissante avant 1948, abrite aujourd’hui surtout des populations défavorisées et marginalisées, même si elle est en partie en voie de gentrification. « Notre public le plus pauvre ne possède pas les outils technologiques nécessaires pour continuer les activités via les applications de réunion à distance par exemple. Et quand ils ont un ordinateur ils vivent souvent dans des familles trop nombreuses et ne sont pas dans de bonnes conditions », poursuit Rawan Bisharat.

Seul le groupe de l’université de Tel-Aviv a pu poursuivre ses activités. « Ils se sont adaptés aux sessions à distance, même si maintenir la qualité des échanges est plus difficile», affirme Dina Gardashkin. Lors d’une séance, les étudiants juifs ont évoqué le travail de recherches des racines familiales qui a lieu dans toutes les écoles juives du pays : « ça consiste à faire votre arbre généalogique et à interroger les personnes de votre famille sur leur histoire, explique Dina Gardashkin. Les Palestiniens ont découvert qu’on ne leur proposait pas cet exercice au cours de leur scolarité. »

Les sessions ont servi de rattrapage et de travail en commun sur ces questions. L’outil créé a été offert à d’autres organisations qui regroupent Palestiniens et Juifs, et à des écoles arabes. « Cette initiative nous a mis du baume au cœur, reprend Dina Gardashkin. Mais nous devons bien constater que notre travail ne peut vraiment se faire qu’en présentiel. »

L’après période estivale

Se pose alors bien sûr la question de l’après période estivale. L’épidémie de Covid-19 a flambé en Israël à cause d’un déconfinement trop rapide et mal géré. Personne n’est capable de prédire quelle sera la situation après les vacances scolaires, ni la réaction des établissements scolaires.

La crise économique et sociale, dans un pays où les protections sociales sont très faibles et où le chômage touche aujourd’hui 20 % de la population active, interpelle également Sadaka-Reut. « Nous sommes en train de travailler pour savoir comment aider nos participants à la traverser », affirme Rawan Bisharat.

D’ores et déjà, l’ONG appelle ses donateurs à financer l’achat d’ordinateurs portables pour les enfants qui en sont dépourvus. « Nous sponsorisons ainsi neuf familles de Jaffa », reprend la jeune femme.

Sur le plus long terme, hors de question pour Sadaka-Reut de baisser les bras. Deux écoles ont contacté l’association mi-juillet pour participer aux programmes. Entre le risque épidémique et celui de l’extrême-droite toujours plus puissante, construire un partenariat entre Juifs et Palestiniens relève plus que jamais d’une absolue nécessité.

Par Gwenaëlle Lenoir

The post Israël/Palestine : le défi du rapprochement en plein Covid-19 appeared first on Terre Solidaire.

]]>
https://terresolidaire.devbe.fr/israel-palestine-le-defi-du-rapprochement-en-plein-covid-19/feed/ 0
Animation : Construire une société sans discrimination https://terresolidaire.devbe.fr/animation-construire-une-societe-sans-discrimination/ https://terresolidaire.devbe.fr/animation-construire-une-societe-sans-discrimination/#respond Thu, 21 Jun 2018 16:13:06 +0000 https://terresolidaire.devbe.fr/animation-construire-une-societe-sans-discrimination/ Cette fiche pédagogique s’adresse aux élèves de Terminale ayant étudié le conflit israélo-palestinien dans le

The post Animation : Construire une société sans discrimination appeared first on Terre Solidaire.

]]>
Cette fiche pédagogique s’adresse aux élèves de Terminale ayant étudié le conflit israélo-palestinien dans le cadre du programme d’Histoire. En effet, après avoir traité le chapitre consacré au Moyen-Orient comme foyer de conflit, les élèves peuvent n’avoir qu’une vision négative de la région. Cette fiche propose d’aller au-delà du cours pour présenter une initiative citoyenne d’éducation à la paix et à l’engagement citoyen.

Niveau et matière concernés :
  • Histoire, Terminale L ES et S
  • Enseignement moral et civique, Terminale toutes filières
Objectif général :
  • Découvrir une association (partenaire du CCFD-Terre Solidaire) qui fait dialoguer les jeunes d’Israël, Juifs et Palestiniens, et prendre conscience de la capacité des citoyens à dénoncer et faire évoluer des situations d’injustice.
Objectifs spécifiques :
  • Appréhender les discriminations présentes dans la société israélienne actuelle
  • Découvrir des actions initiées par des jeunes en faveur d’une société plus juste
  • En écho au contexte israélien, s’interroger sur les conditions du vivre ensemble en France
Déroulé :
  • 1 séance pédagogique de 55 minutes.
Association partenaire évoquée dans la fiche :
  • Sadaka-Reut – dialogue entre communautés au sein de la société israélienne
Télécharger la fiche : fiches_ms_5_hd.pdf

Documents joints

The post Animation : Construire une société sans discrimination appeared first on Terre Solidaire.

]]>
https://terresolidaire.devbe.fr/animation-construire-une-societe-sans-discrimination/feed/ 0
Animation : Comment écrire l’histoire du conflit israélo-palestinien ? https://terresolidaire.devbe.fr/animation-comment-ecrire-lhistoire-du-conflit-israelo-palestinien/ https://terresolidaire.devbe.fr/animation-comment-ecrire-lhistoire-du-conflit-israelo-palestinien/#respond Thu, 21 Jun 2018 16:11:44 +0000 https://terresolidaire.devbe.fr/animation-comment-ecrire-lhistoire-du-conflit-israelo-palestinien/ Le programme d’histoire de Terminale aborde l’épineuse question du conflit isarélo-palestinien. Engagé depuis plus d’un

The post Animation : Comment écrire l’histoire du conflit israélo-palestinien ? appeared first on Terre Solidaire.

]]>
Le programme d’histoire de Terminale aborde l’épineuse question du conflit isarélo-palestinien. Engagé depuis plus d’un demi-siècle, il semble demeurer insoluble et est toujours le sujet de nombreuses controverses à travers le monde. L’histoire peut faire l’objet de narrations différentes, et les écarts sont grandsentre version « officielle » et versions alternatives. En Israël et Palestine, des associations, des militants, des historiens,des militaires… oeuvrent pour apporter un autre éclairage à l’histoire officielle, pour une reconnaissance de l’autre et le respect des droits humains

Niveau et matière concernés :
  • Histoire, Terminale L ES et S.
Objectif général :
  • À travers la complexité des relations entre Israël et la Palestine, se rendre compte de la difficile objectivité de l’Histoire.
Objectifs spécifiques :
  • Prendre conscience que l’histoire peut être instrumentalisée si elle manque de points de vue différents
  • Réfléchir à la manière de présenter l’histoire de manière impartiale
Déroulé :
  • 2 séances pédagogiques d’1h chacune.
Associations partenaires évoquées dans la fiche :
  • Zochrot – information sur l’histoire de la Nakba et promotion de la reconnaissance du droit au retour
  • Baladna – promotion de l’organisation des jeunes palestiniens d’Israël
  • Emek Shaveh – information du public sur les liens entre archéologie et conflit politique à Jérusalem et en Cisjordanie
Télécharger la fiche : fiche_4_hd.pdf

Documents joints

The post Animation : Comment écrire l’histoire du conflit israélo-palestinien ? appeared first on Terre Solidaire.

]]>
https://terresolidaire.devbe.fr/animation-comment-ecrire-lhistoire-du-conflit-israelo-palestinien/feed/ 0