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]]>A l’occasion de la Journée mondiale pour les droits humains, Isabelle Manimben, Responsable du Pôle Afrique, nous présente une mobilisation citoyenne assez originale : la Caravane Ouest Africaine pour la Terre, l’Eau et les Semences, traverse l’Afrique de l’Ouest pour défendre les droits des communautés locales.

Du 20 novembre au 11 décembre, la Caravane Ouest africaine entreprend son itinéraire du Sénégal à la Sierra Leone en passant par la Guinée.
Tout au long de leur périple, les 300 caravaniers venus de 15 pays d’Afrique, scandent le slogan : « Notre terre, notre vie », pour dénoncer l’accaparement des terres et des ressources par les multinationales et les élites nationales.
Cette initiative, qui voit le jour pour la 3ème fois, est portée par le collectif de la Convergence Ouest-africaine des luttes pour la Terre, l’Eau et les Semences paysannes, qui rassemblent 300 participants, issus d’organisations paysannes et de mouvements sociaux mobilisés pour défendre les droits des communautés locales.
L’objectif de cette mobilisation ? A chaque étape, interpeller les pouvoirs publics sur les réalités qui impactent les communautés locales pour obtenir des lois qui les protègent.
Par exemple, en Guinée, la Caravane met en lumière les impacts de l’extraction minière sur les communautés locales et porte la problématique de l’accès des femmes à la terre.
Cette mobilisation de grande ampleur, permet de montrer la détermination des populations à défendre leurs terres. Mais surtout, elle permet de faire bouger les lignes !
Les membres de la Convergence ont pu rencontrer les Présidents de la Guinée-Bissau et de la Guinée Conakry pour leur remettre leurs recommandations. Au Mali, ils ont réussi à influencer la loi sur la gestion des terres pour sécuriser les droits coutumiers des communautés.
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]]>The post « Il est temps que la France cesse d’encourager les projets climaticides de TotalEnergies en Afrique » appeared first on Terre Solidaire.
]]>A l’occasion du sommet Afrique-France qui s’ouvre le 8 octobre à Montpellier, des philosophes, des économistes, des responsables d’institutions et d’ONG, dont la présidente du CCFD-Terre solidaire Sylvie Bukhari-de Pontual et le député européen Pierre Larrouturou dénoncent le soutien de la France aux projets du géant pétrolier en Ouganda et au Mozambique.
Tribune. Alors que s’ouvre à Montpellier le sommet Afrique-France, et que l’urgence de réduire drastiquement l’extraction des énergies fossiles se fait chaque jour plus pressante, il est temps que la France cesse d’encourager les projets climaticides que TotalEnergies veut lancer en Afrique.
Le président de la République Emmanuel Macron annonçait sur Twitter à propos de la dernière évaluation des Nations unies : « +2,7 °C à l’horizon de 2100. Ce scénario est dramatique. » Il n’y a pas de fatalité, ce scénario dépend avant tout des décisions qui seront prises dans les semaines et les mois à venir. Or, la France s’apprête à entériner de nouvelles extractions fossiles qui, elles, vont s’avérer réellement dramatiques.
En effet, en Ouganda et au Mozambique, TotalEnergies est en passe de faire exploser deux « bombes climatiques » avec le soutien actif de nos institutions et de notre appareil diplomatique.
En Ouganda, ce sont quatre cents puits de pétrole et un oléoduc de 1 443 km de long que TotalEnergies souhaite construire jusqu’à la côte tanzanienne, afin d’exploiter des réserves pétrolières (générant 34 millions de tonnes de CO2) au sein d’un parc naturel protégé et sur les rives du lac Albert, à la source du Nil. Au Mozambique, la mise en exploitation des 9es plus grandes réserves gazières du monde émettra autant que sept années d’émissions de gaz à effet de serre de la France.
Alors que l’Agence internationale de l’énergie nous enjoint désormais de cesser tout nouveau projet d’extraction d’énergie fossile pour espérer maintenir le réchauffement sous la barre des 1,5 °C décidée par l’accord de Paris, l’envergure de ces nouveaux projets dépasse l’entendement : plus de 11 milliards de dollars (environ 9,53 milliards d’euros) d’investissement en Ouganda et en Tanzanie, 24 milliards de dollars au Mozambique.
Malgré ses déclarations vertueuses, l’Elysée a envoyé, en mai, une lettre au président ougandais pour lui affirmer son soutien au projet pétrolier de TotalEnergies, alors même qu’un recours en justice avait été déposé par six ONG françaises et ougandaises au titre de la loi sur le devoir de vigilance en raison des multiples violations des droits humains et des dommages environnementaux qu’implique ce projet.
Selon un rapport de l’ONG les Amis de la Terre, le gouvernement français a également accentué ses efforts diplomatiques et économiques au Mozambique pour y défendre les intérêts de TotalEnergies (visites diplomatiques, financements publics, missions d’affaires, coopération militaire…), engageant de facto la France, et l’ensemble de nos concitoyens, dans cette aventure climaticide.
A quelques semaines de la COP26 à Glasgow, le gouvernement français et notre diplomatie s’emploient donc à saboter notre avenir à tous.
La France ne pourra pas lutter contre le dérèglement climatique si son président, tel Janus, offre deux visages opposés : héraut du climat sur la scène internationale et façonnier du « business as usual » sur le terrain.
Dans son encyclique Laudato Si’, le Pape François a des mots très fermes contre l’attentisme des Etats qui ne font que retarder la catastrophe : « Il ne suffit pas de concilier, en un juste milieu, la protection de la nature et le profit financier […]. Sur ces questions, les justes milieux retardent seulement un peu l’effondrement ». (LS 194) Nous devons rechercher des alternatives aux énergies fossiles, aujourd’hui et non dans le futur. Et les mettre en œuvre maintenant. Sans attendre. En levant tout soutien public aux projets climaticides.
Emmanuel Macron a affirmé que le Sommet Afrique-France permettra de « refonder les relations entre la France et l’Afrique ». Nous appelons la France à s’engager auprès des sociétés africaines pour les soutenir dans la voie de la transition écologique. Ne ratons pas ce rendez-vous !
Signataires :
Guy Aurenche, avocat honoraire, défenseur des droits humains
Monique Baujard, présidente des Amis de La Vie
Dominique Bourg, philosophe, professeur des universités honoraire, directeur de la revue La Pensée Ecologique
Sylvie Bukhari-de Pontual, présidente, CCFD-Terre Solidaire
William Clapier, auteur et théologien
François Euvé, rédacteur en chef d’Etudes
Elisabeth Flichy Saint-Bonnet, Chrétiens Unis pour la Terre
Benoit Halgand, étudiant mobilisé contre le projet TotalEnergies à polytechnique, engagé chez Pour un réveil écologique
Pierre Larrouturou, député européen
Elena Lasida, économiste
Laura Morosini, Mouvement Laudato Si’
Marcel Rémond, jésuite, directeur du Ceras
Michel Roy, secrétaire général de Justice et Paix…
Lire aussi :
Notre article Stoppons l’impunité de l’industrie du gaz : l’appel à l’aide des habitants de Cabo Delgado au Mozambique
Les Amis de la Terre et Survie : Total en Ouganda et Tanzanie (dont un rapport de 33 pages)
Les Amis de la Terre France, Mozambique et International
Mozambique : de l’eldorado gazier au chaos (dont un rapport de 39 pages)
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]]>The post En RDC : soutenir les femmes victimes des rebelles islamiques appeared first on Terre Solidaire.
]]>Samuel Pommeret, chargé de mission Afrique, nous éclaire sur la situation en RDC, où de nombreux habitants vivent sous la terreur du groupe armé, ADF, proche de l’Etat Islamique. Avec lui, découvrons l’action de notre partenaire UWAKI qui vient en aide aux populations persécutées, en particulier les femmes.

Depuis 2015, à l’Est de la République Démocratique du Congo, la région de Béni au Nord Kivu, est frappée par le climat de violence et de terreur perpétré par les Forces Démocratiques Alliés (ADF).
Ce groupe armé, composé à l’origine de combattants musulmans ougandais, revendiquent aujourd’hui son appartenance à l’Etat Islamique et vit principalement du pillage des populations et de trafics divers.
Les massacres se multiplient, les villages sont pillés et brûlés.
Les femmes et les jeunes filles sont les premières victimes et vivent dans la crainte d’être attaquées et enlevées. Contraintes de fuir, elles ne peuvent plus cultiver leurs terres pour nourrir leurs familles.
Les opérations de l’armée congolaise ne parviennent pas à mettre fin à cette situation dramatique et participent à une escalade de la violence.
UWAKI, partenaire du CCFD-Terre Solidaire, se mobilise notamment aux côtés des femmes déplacées pour les mettre à l’abri, les écouter et les aider à surmonter leurs blessures psychologiques.
L’association les aide à reprendre leurs activités agricoles et économiques.
Elle mène également des actions de plaidoyer auprès des autorités politiques et militaires pour les interpeller sur la nécessité d’apporter une réponse qui ne soit pas seulement sécuritaire, mais aussi civile et politique.
A lire aussi :
En RDC, la solidarité s’exprime au pied du volcan Nyiragongo (diaporama)
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]]>The post Guinée : 3 ans de prison fermes pour le militant Oumar Sylla appeared first on Terre Solidaire.
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Le 11 juin 2021 – Tournons La Page, Agir ensemble pour les droits humains, l’ACAT-France, la FIDH et l’Organisation Mondiale Contre la Torture (OMCT) dans le cadre de l’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’homme, le CRID et le CCFD-Terre Solidaire dénoncent cette condamnation arbitraire qui atteste, une fois de plus, de la criminalisation de l’exercice pacifique des libertés d’expression et de manifestation par les autorités guinéennes, ce qui est très inquiétant et va à l’encontre des textes internationaux protégeant ces libertés et ratifiés par la Guinée, dont le Pacte international relatif aux droits civils et politiques ratifié le 24 janvier 1978.
C’est également un nouvel exemple du manque d’indépendance de la justice en Guinée.
Plutôt que de répondre aux préoccupations légitimes de la jeunesse guinéenne en termes de respect de la démocratie et de l’État de droit, les autorités guinéennes arrêtent et font condamner les voix dissidentes qui s’élèvent au sein de la société civile. C’est un chemin risqué pour la société dans son ensemble que de stigmatiser toute personne s’opposant à la présidence d’Alpha Condé.
La condamnation en appel d’Oumar Sylla s’appuie sur les charges retenues contre lui lors de sa première incarcération entre avril et août 2020 suite à sa participation à l’émission de grande écoute « Les Grandes Gueules » sur Radio Espace FM, au cours de laquelle il a dénoncé les arrestations arbitraires et les exactions survenues dans la ville de N’Zérékoré le 22 mars 2020 ; charges qui avaient pourtant été abandonnées par la suite.
Arrêté pour la seconde fois le 29 septembre 2020 en pleine rue alors qu’il se rendait à une manifestation organisée par le FNDC pour protester contre la candidature d’Alpha Condé à un troisième mandat, Oumar Sylla a vu sa santé se dégrader en raison des conditions carcérales très difficiles à la prison centrale de Conakry.
Il est déplorable d’assister à ces violations répétées des droits humains et de l’État de droit. Nous continuerons à nous mobiliser pour nos partenaires guinéens ainsi que pour toutes les personnes emprisonnées pour leurs opinions en Guinée, et nous exigeons la libération immédiate et inconditionnelle d’Oumar Sylla et de tous les défenseurs des droits humains et prisonniers politiques en Guinée.
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]]>The post En RDC, la solidarité s’exprime au pied du volcan Nyiragongo (diaporama) appeared first on Terre Solidaire.
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Au pied du volcan Nyiragongo, le village Kimnumba, situé à 25 kilomètres de Goma (République Démocratique du Congo) a échappé de peu aux fortes coulées de lave causées par l’éruption survenue le 22 mai 2021 qui a fait plus de 500 000 déplacés.
William Dupuy, photographe mandaté par le CCFD-Terre Solidaire, était sur place aux côtés de notre partenaire, UWAKI, à la rencontre des femmes paysannes du Nord-Kivu. Il témoigne :
” Lorsque le gouverneur a donné l’ordre d’évacuer Goma, beaucoup d’habitants et d’habitantes du quartier de Buhéné, ont pris la route du Nord pour fuir. Ils sont arrivés épuisés à Kimnumba. L’Union UWAKI a décidé de faire jouer la solidarité en organisant des familles d’accueil. Une famille peut parfois accueillir jusqu’à 25 personnes”.
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]]>The post La transition tchadienne sous surveillance citoyenne appeared first on Terre Solidaire.
]]>Suite au coup d’état au Tchad, la société civile vient de créer l’Observatoire citoyen de la transition. Une initiative du Comité de suivi de l’appel à la paix et à la réconciliation (CSAPR), partenaire du CCFD-Terre Solidaire.
Après la mort du président Idriss Déby, un « Conseil militaire de transition » a pris le pouvoir au Tchad, en suspendant la constitution et dissolvant le gouvernement et le parlement. De nombreuses voix se sont élevées pour dénoncer un « coup de force » qui échappe à toute légitimité démocratique. De nombreuses manifestations ont été durement réprimées dans le pays.
Le CSAPR, partenaire du CCFD-Terre solidaire, s’est engagé dès le début de cet épisode, en proposant dès le 28 avril des pistes pour une transition civile. Sur la base de l’étude de différentes expériences de transitions dans plusieurs pays d’Afrique, le CSAPR plaide pour « un dialogue national inclusif ». Il plaide aussi pour la fin du soutien français aux acteurs du coup d’état…
Un mois plus tard, cet engagement se poursuit par la mise sur pied de « l’Observatoire citoyen de la transition ». L’observatoire rassemble une trentaine d’organisations. Il est présidé par une figure de la société civile, l’avocat Me Nodjitoloum Salomon, ancien président de l’ACAT (Action des chrétiens pour l’abolition de la torture) – Tchad.
Cette plateforme entend mener une veille citoyenne et promouvoir une transition démocratique, l’état de droit et un dialogue dans des conditions sereines. L’observatoire s’adresse aussi à la communauté internationale en demandant la mise en place rapide d’un médiateur par les Nations unies, pour favoriser le dialogue et la tenue d’élections.
Il salue les prises de positions de l’Union africaine et du parlement européen. Ce-dernier a adopté, le 20 mai, une résolution ferme qui condamne « la prise militaire du pouvoir » et appelle « une transition pacifique, menée par des civils et urgente vers des élections démocratiques, libres et équitables, dans les meilleurs délais ».
Ce positionnement est le fruit du travail de plaidoyer de la part de plusieurs ONG européennes, dont le CCFD-Terre Solidaire.
voici un récapitulatif des rapports publiés ces dernières années en partenariat avec la société civile tchadienne pour mieux comprendre la situation de ce pays :
Consulter les rapports :
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]]>The post Conférence : lancement du projet PEUPLE pour soutenir la lutte des Peuples Autochtones Pygmées appeared first on Terre Solidaire.
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Découvrez le projet PEUPLE: « Promouvoir la participation des Peuples Autochtones Pygmées dans la gestion durable des terres et ressources naturelles en République démocratique du Congo », soutenu par le CCFD-Terre Solidaire, lors de la conférence en ligne le mercredi 12 mai à 10h.
En République démocratique du Congo, les Peuples Autochtones Pygmées font face aux discriminations et violations de leurs droits ainsi qu’à l’accaparement de leurs terres ancestrales. Ils souffrent également d’un manque de reconnaissance légale et politique, bien que la RDC ait ratifié plusieurs textes internationaux et régionaux qui traitent du droit à la terre et aux ressources naturelles des peuples autochtones.
Pour soutenir la lutte des Peuples Autochtones Pygmées dans la gestion durable des terres, des territoires et des ressources naturelles pour la protection de l’environnement, le CCFD-Terre Solidaire soutient le projet “PEUPLE”, coordonné par : d’Agir Ensemble pour les Droits Humains (AEDH) et du Réseau Européen pour l’Afrique Centrale (EURAC).
D’une durée de trois ans, l’objectif du projet est d’accompagner le renforcement des capacités de trois organisations de la société civile congolaise :
– Programme Intégré pour le Développement du Peuple Pygmée au Nord-Kivu (PIDP)
– L’organisation locale « Solidarité pour les Femmes Autochtones » (SPFA)
– Le Réseau Ecclésial du Bassin du Congo (REBAC)
L’enjeu est d’améliorer l’efficacité de leurs actions de plaidoyer ciblées auprès des décideurs institutionnels congolais et internationaux pertinents. La zone d’intervention comprend deux provinces de la RDC : Équateur et sa capitale Mbandaka, puis au Nord-Kivu et sa capitale Goma.
Pour découvrir et soutenir les enjeux du projet, nous vous invitons à vous inscrire pour participer à la conférence de lancement en ligne le 12 mai prochain à 10h.
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]]>The post En Egypte, l’écologie intégrale auprès des populations rurales appeared first on Terre Solidaire.
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Depuis sa création, la question de l’environnement est au cœur des préoccupations de l’association. « Nous avons la conviction que l’environnement est la mère qui réunit tous les êtres dans son giron » assure Nady Abdel sayed Khalil, directeur d’IDAM.
Pour lui, l’homme est à l’origine de la dégradation de l’environnement naturel. Il a privilégié son propre intérêt, a voulu dominer la nature et s’est retrouvé incapable de respecter les règles de l’éthique.
Cependant, il veut rester optimiste :
« L’être humain peut encore intervenir de manière positive. Nous n’avons pas encore tout perdu : les hommes qui sont capables de dégénérer jusqu’au plus bas degré, eux-mêmes sont capables de se dépasser et opter de nouveau pour le bien.
Il est de notre devoir d’écouter l’humanité qui crie envers ce qui se passe dans le monde, et de ramener ce cri au niveau personnel afin de définir la capacité de chaque individu à donner, pour affronter les différentes formes de la crise écologique actuelle comme le réchauffement climatique, la crise de l’eau et la question de la biodiversité. »

Sur le terrain, IDAM développe des programmes et des projets au sein des 15 villages de la province afin de sensibiliser les petits paysans à de nouvelles pratiques agricoles.
Pour mener à bien sa mission, IDAM bénéficie de l’action de plus de 500 cadres bénévoles et a développé de solides partenariats avec les organisations gouvernementales et non gouvernementales.
Le mouvement mobilise des ingénieurs, des professeurs d’université et des centres de recherche afin de fournir aux agriculteurs les données techniques nécessaires.
Il forme les paysans à recycler les déchets d’origine végétale ou animale et à les réintégrer dans le sol afin de les fertiliser. Ce système de compost permet la production d’engrais organiques qui remplacent les produits chimiques.

IDAM met en place des groupes de 25 paysannes et paysans qui échangent chaque semaine sur leurs difficultés, leurs besoins, leurs pratiques. Le mouvement a instauré aussi un système d’épargne et de crédit afin d’aider les populations à financer leur projet agricole. Ce système s’adresse notamment aux femmes.
L’organisation organise des journées de travail autour des thèmes de l’eau, du sol, de l’air, éléments complémentaires de l’environnement. L’objectif étant de convaincre ces travailleurs que la préservation des ressources de la terre, de sa richesse, la protection contre la pollution sont les moyens d’assurer à tous une alimentation saine.
Enfin, IDAM fournit aux paysans des produits agricoles biologiques respectueux de l’écologie et qui remplacent les engrais chimiques et les pesticides.
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]]>The post En Centrafrique, Adja Kadije, médiatrice de la paix appeared first on Terre Solidaire.
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Bénévole dans l’association depuis sa création en 2014, elle avait remarqué deux choses apparemment contradictoires : d’une part, « les filles qui rejoignaient la Pijca n’étaient pas à l’aise. Elles avaient sans doute peur du regard des garçons » ; d’autre part, « il est plus facile pour une fille d’obtenir l’oreille des gens. Nous étions beaucoup plus efficaces que les garçons ! »
Les deux intuitions se révèlent justes : la branche « Filles » a donné naissance aux médiatrices sociales, qui sont aujourd’hui des centaines dans tout le pays. « Nous identifions dans une ville trente jeunes filles qui peuvent être leaders, en nous appuyant sur les églises et les associations musulmanes, explique Adja. Nous leur donnons une mini formation en résolution des conflits et en promotion des droits des femmes. Nous leur confions aussi un petit pécule et leur apprenons à le gérer pour créer de petites activités comme la vente sur les marchés. Et elles-mêmes forment d’autres jeunes filles. » Ou comment conjuguer autonomie économique et diffusion de la culture de la paix.
Comme leurs voisins, la famille Kadije doit fuir. Elle trouve refuge sur un site de déplacés, dans Bangui même. Mal vue par ses voisins, car musulmane et assimilée aux agresseurs de la Seleka, Adja rejoint la Pijca, bien décidée à contrer les tueries confessionnelles. Avec d’autres, chrétiens et musulmans, elle va de quartier en quartier, de ville en ville, encourageant les jeunes à rejeter les manipulations. Au début, son audace est mêlée de peur, dans ces villes d’où les musulmans ont été chassés. « Mais j’étais fière de participer à ça. Quand je passais à la radio, je prévenais les gens de mon quartier », se souvient-elle.
Aujourd’hui, le sourire est un peu triste. En décembre, les groupes armés ont repris les armes, et d’anciens combattants, aidés par la Pijca, les ont rejoints. « Ils sont facilement manipulables, parce qu’ils ne font pas grand-chose et prennent beaucoup de drogues, des comprimés surtout. C’est un peu désespérant », soupire Adja. L’abattement, chez Adja, est de courte durée. Il en va de l’avenir de son pays et de ses deux petits garçons.
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]]>The post En Afrique du Sud, l’agroécologie émancipe les femmes (Podcast) appeared first on Terre Solidaire.
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Aujourd’hui en Afrique du Sud, une femme est tuée toutes les trois heures. Le nombre de féminicides y est cinq fois plus élevé que la moyenne mondiale.
Plus aberrant encore, 76% d’hommes déclarent avoir commis à un moment de leur vie des violences à l’encontre d’une ou plusieurs femmes.
Les violences sexistes sont accrues par les fortes inégalités et le chômage très présent dans le pays.
Depuis une quinzaine d’années déjà, notre partenaire Surplus People Project (SPP), ou projet des « laissés pour compte », aide les populations noires déplacées dans les réserves rurales et expropriées à cause de la politique d’apartheid à retrouver leurs terres.
SPP fait le lien entre exploitation et violence contre les femmes et contre la nature qui résultent d’une même logique. L’association encourage les femmes à se porter acquéreuses des terres qu’elles cultivent, elle soutient le modèle de l’agroécologie qui reconnaît leur rôle dans l’agriculture et favorise leur implication et émancipation.
Pour en savoir plus : Les femmes au cœur de l’agroécologie et de la réforme agraire en Afrique du Sud
SPP apporte aussi son assistance juridique sur la restitution des terres, l’amélioration de l’habitat, ou encore le développement de petites activités économiques dans les zones rurales et périurbaines.
Lire aussi : Afrique du sud : l’enjeu vital de la redistribution des terres
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]]>The post Comment les centrafricaines agissent en médiatrices de paix dans leur pays en crise appeared first on Terre Solidaire.
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Depuis décembre 2020, la Centrafrique vit un nouvel épisode de crise politique et armé. Les élections législatives et présidentielles se sont mal passées et l’opposition en conteste les résultats. Heureusement cette énième crise n’a pas réactivé les tensions intercommunautaires et plus ou moins confessionnelles qui avaient marquées la crise de 2013-2015.
Pour Bruno Angsthelm, chargé de mission au service Afrique du CCFD-Terre Solidaire, il y a un décalage très net, entre ce qui se passe à la base dans les communautés, et les enjeux de pouvoir à Bangui :
“Les efforts fait par la société civile centrafricaine depuis 4 ans ont été vraiment très utiles. Un exemple, dans la ville de Boda occupée pendant un mois, les rebelles n’ont pas réussi à recruter de combattants, et cela grâce au travail de la PIJCA notre partenaire. Je peux témoigner que les populations veulent clairement la paix et la réconciliation.”
Mais les problèmes sécuritaires et politiques ne sont toujours pas réglés.
“Il y a toujours plus de corruption, tout est toujours concentré dans la capitale et le processus électoral n’a pas été transparent… Bref, rien n’a vraiment changé dans la manière qu’ont les élites centrafricaines de gouverner leur pays, ce qui l’avait conduit dans toutes ces crises” raconte Bruno Angsthelm.
En RCA, le CCFD-Terre soutient la Plateforme interconfessionnelle de la jeunesse centrafricaine qui encourage les femmes à être actrices de paix.
La PIJCA rassemble une vingtaine d’associations confessionnelles de jeunes, catholiques, protestants et musulmans qui fait la promotion des valeurs du vivre ensemble et qui anime très concrètement des dynamiques de réconciliation.
Au sein de la PIJCA, il y a un groupe, la PIJCA Filles qui s’est créée pour aider les jeunes femmes qui ont particulièrement souffert de toutes ces crises.
La PIJCA Filles a formé des centaines de jeunes femmes comme médiatrices sociales pour aider les communautés et les familles à régler leurs problèmes du quotidien.
Par exemple en s’occupant des femmes âgées isolées, en essayant de convaincre les parents d’envoyer leur petite fille à l’école, ou encore en tentant d’empêcher un mariage forcé. D’une manière générale, les médiatrices sociales accompagnent les communautés à retrouver la confiance en elles, une vie apaisée et solidaire.
Lire aussi notre reportage : RCA : femmes médiatrices de paix
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]]>The post Le groupe AFD doit cesser tout soutien à ses projets d’agro-colonialisme en République démocratique du Congo appeared first on Terre Solidaire.
]]>The post Le groupe AFD doit cesser tout soutien à ses projets d’agro-colonialisme en République démocratique du Congo appeared first on Terre Solidaire.
]]>The post En Mauritanie, la jeunesse se bat pour une société soudée et égalitaire appeared first on Terre Solidaire.
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La Mauritanie, en Afrique du Nord-Ouest, est forte de sa diversité culturelle, mais très divisée entre ses différentes communautés. Le pays est composé de populations arabes et de populations Peuls, Soninké, Wolof et Bambara entre lesquelles existent de profondes inégalités. La société mauritanienne est fortement fractionnée et hiérarchisée.
Par ailleurs, malgré sa criminalisation en 2015, l’esclavage persiste dans le pays.
La population mauritanienne est très jeune et se bat pour un avenir différent. En effet, 77% de la population a moins de 35 ans, et 43% ont moins de 15 ans. Pour notre partenaire sur place Citoyennes et Citoyens Debout (CDD), cette jeunesse qui souhaite mettre fin aux conflits intercommunautaires et qui rêve d’un vivre ensemble est la solution.
Citoyennes et Citoyens Debout est une organisation non gouvernementale de promotion de la culture, de la citoyenneté et des droits humains en Mauritanie. Elle est composée de sociologues, de juristes, d’environnementalistes et de spécialistes en économie de développement et de communication.
Elle collabore avec les jeunes générations depuis ses débuts.
Elle se bat ainsi pour mettre en place une société plus égalitaire et non discriminatoire et faire des jeunes des acteurs du changement. Elle travaille sur quatre grandes thématiques :
Dans ce contexte social, où les rapports de force politiques et économiques ne cessent de nourrir les frustrations et les préjugés, la cohésion sociale est un véritable défi pour l’avenir de la Mauritanie.
Lire aussi : Mauritanie : elles libèrent leur parole.
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]]>The post RCA : femmes médiatrices de paix appeared first on Terre Solidaire.
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En cette fin d’année 2020, Marie-Mathurine Dongoula, Awa Abdaraman, et leurs compagnes du village de Koulamandja, à 22 kilomètres au nord de Bangui, ont fort à faire. La peur est revenue, et avec elle, les tensions entre voisins, dans les couples, dans les familles. Deux jours avant notre visite, une rumeur a couru : « Ils arrivent ! » a lancé un habitant, puis un autre, en parlant des groupes armés. L’effroi les a saisies, puis Marie-Mathurine et Awa ont décidé de ne pas fuir, et elles ont convaincu les autres. Avec ce qu’elles ont appris à faire : dialoguer, apaiser, expliquer. Chacun est resté chez soi, pour ne pas livrer les modestes maisons aux pilleurs. Qui ne se sont finalement jamais montrés.
Elles sont une cinquantaine dans le village à appartenir au réseau de médiatrices de paix formées depuis 2015, en pleine guerre civile, par la Pijca (Plateforme interconfessionnelle de la Jeunesse centrafricaine). Un programme conçu et financé par le CCFD-Terre Solidaire, destiné à régler les conflits locaux et contribuer à la réconciliation. Chrétiennes, comme Marie-Mathurine, et musulmanes, comme Awa, elles opèrent main dans la main. Ce qui, ici, a son importance.
La Centrafrique vit dans les soubresauts depuis des décennies. La dernière a été particulièrement sanglante. En 2013, une coalition de groupes armés venus du nord et de l’est du pays, la Seleka, prend le pouvoir à Bangui. Ils prétendent agir au nom des musulmans, discriminés depuis longtemps. En fait, ils pillent, tuent et violent, sans égard pour la confession ou le genre. Le président renversé, François Bozizé, appuie la création de groupes d’auto-défense, chrétiens ceux-là, les anti-balaka. Qui usent des mêmes méthodes que leurs ennemis. La religion instrumentalisée, la guerre devient civile et confessionnelle.
La « crise », comme disent les Centrafricains dans un euphémisme dont ils ont le secret, n’est pas terminée, malgré un accord de paix signé en février 2019. Le 16 décembre dernier, les ennemis d’hier, Seleka et anti-balaka, se sont unis pour lancer une nouvelle offensive contre les autorités centrales. De différences religieuses, il n’est plus question. Aujourd’hui, il s’agit de banditisme, beaucoup, et de politique, un peu.
Malgré la panique que suscitent ces hommes armés sur leurs motos ou leurs pick-up, le réseau des médiatrices sociales pour la paix fait partie de ces structures qui tiennent le coup. Et qui permettent à la société de ne pas s’effondrer. Exclusivement féminin, il se développe en rhizome : les médiatrices en forment d’autres, elles-mêmes vouées à partager leur expérience. Elles sont plus de 300 dans tout le pays aujourd’hui.
À l’origine, une toute jeune femme, Adja Kadije, 26 ans aujourd’hui, ingénieure civile, militante de la paix depuis 2013 et une des premières filles à œuvrer au sein de Pijca à partir de 2014. Elle-même a bénéficié d’une formation de l’association française Génération Médiateurs. « Les femmes ont beaucoup de contacts dans la société. Elles sont éducatrices, elles vont chercher l’eau, le bois de chauffe, elles font les courses. Une fois formées aux questions de paix et de sécurité, elles en discutent à la maison, avec leurs amies, dans leur quartier, et ça fait tache d’huile. »
Véronique Apenge, 27 ans, étudiante et secrétaire générale adjointe de Pijca filles, se souvient de la première formation, à Boda, ville à 200 km et une demi-journée de piste de Bangui. Les communautés confessionnelles s’y étaient violemment affrontées, au point de couper la localité en deux. « Les chrétiennes et les musulmanes refusaient de se parler, raconte-t-elle. Elles juraient qu’elles ne pouvaient pas pardonner. Il y a eu beaucoup de pleurs. » Et puis la conciliation a fait son chemin et les médiatrices de Boda ont, elles-mêmes, formé d’autres femmes, dans les villages alentours.
Marie-Mathurine et Awa, elles, ont eu fort à faire avec les anti-balaka de leur village. « Nous intervenions pour qu’ils cessent leurs forfaits, se souvient Marie-Mathurine. Ils se reconstituaient sans cesse, perturbaient les réunions des femmes. » À force de discussions et de pressions, ils ont fini par déposer les armes. Les médiatrices ont ensuite œuvré pour qu’ils réintègrent la communauté. « Beaucoup de gens voulaient les chasser. Nous avons sensibilisé, négocié, rappelé qu’ils étaient d’ici, qu’ils étaient nos enfants », raconte Awa. Même Esther Ndewe a accepté. Cette mère de famille de 32 ans avait pourtant reçu, en 2013, deux balles dans la jambe qui l’ont laissée handicapée, parce qu’elle avait eu un enfant avec un musulman. Elle appartient aujourd’hui au réseau des médiatrices de paix. « Ce que je veux voir dans mon pays demain, il faut que je le fasse dans mon quartier aujourd’hui », conclut Adja.
Par Gwenaëlle Lenoir
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