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Europe de l'Est Archives - Terre Solidaire Terre Solidaire - Devbe Fri, 14 Jan 2022 15:43:56 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.8.3 Dans les Balkans, les personnes exilées aux portes d’une “Europe forteresse” #JeudiPhoto https://terresolidaire.devbe.fr/dans-les-balkans-les-7200/ Thu, 16 Dec 2021 13:18:00 +0000 https://terresolidaire.devbe.fr/?p=19033 Cette semaine, à l’occasion de la Journée international des personnes migrantes, notre regard se porte

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Cette semaine, à l’occasion de la Journée international des personnes migrantes, notre regard se porte sur une Europe coupable de la négation des droits des personnes migrantes.

Camp de Bira © Sophie-Anne Bisiaux

Sophie-Anne Bisiaux, juriste pour Migreurop, a sillonné pendant plusieurs la mois route des Balkans, son appareil photo en main.

Elle a été témoin des violences inouïes que subissent les personnes exilées aux frontières. A cela, s’ajoute la multiplication des camps aux conditions de vie déplorables et indignes pour répondre à la stratégie européenne de dissuasion, d’hostilité et de contrôle des mobilités.

Dans le canton d’Una Sana, en Bosnie-Herzégovine, la sur-concentration des personnes exilées, prises au piège des politiques de refoulements, alimente une crise de l’accueil qui divise la population locale.

Suite aux protestations et à l’instrumentalisation politique de la question migratoire, les autorités de Bihac ont démantelé le camp de Bira, laissant de nombreuses personnes exilées contraintes de se réfugier dans des squats ou dans des camps déjà surpeuplés.

En finançant une grande partie de ces camps mais sans apporter de soutien sur place, l’Union Européenne témoigne de la priorité qu’elle donne à la protection de ses frontières au détriment de la protection des personnes migrantes engagées depuis de nombreuses années le long d’un “exil sans fin”.

Chaque jeudi, nous vous proposons un arrêt sur image pour prendre conscience, autrement, d’une fracture de notre monde sur lequel, par l’action collective et plaidoyer, nous agissons.

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Les Balkans au cœur d’un chantage anti-migratoire de l’Union Européenne https://terresolidaire.devbe.fr/les-balkans-au-coeur-d-7210/ Fri, 03 Dec 2021 16:27:00 +0000 https://terresolidaire.devbe.fr/?p=18918 Le long de la route des Balkans, les personnes exilées sont victimes de violences et

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Le long de la route des Balkans, les personnes exilées sont victimes de violences et de violations de leurs droits. En cause, la stratégie de l’UE d’externaliser ses frontières. C’est ce que décrypte le rapport « Exil sans fin » publié par notre partenaire Migreurop. Sophie-Anne Bisiaux, l’auteure, nous éclaire sur ce travail de terrain qu’elle a mené.

Le long de la route des Balkans © Sophie-Anne Bisisaux

Les personnes migrantes victimes d’un exil sans fin ponctué de violences

Sophie-Anne Bisiaux, juriste et chercheuse pour le Réseau Migreurop, partenaire du CCFD-Terre Solidaire, a remonté pendant plus de 3 mois la route des Balkans de la Bosnie-Herzégovine jusqu’à l’Albanie en passant par la Macédoine ou encore la Serbie.

Elle a été témoin de la situation dramatique dans laquelle se trouvent les personnes exilées, bloquées aux portes d’une Europe forteresse et victimes de nombreuses violences par les autorités des Balkans, nouveau « chiens de garde » de l’Europe.

« Ce que j’ai vu, ce sont des personnes entassées dans des camps insalubres, d’autres ensanglantées après avoir été refoulées illégalement par des garde-frontières violentes ».

L’UE sous-traite des pratiques de refoulements violents

De ses observations et de ses entretiens avec divers acteurs et personnes exilées, elle décrypte, dans son rapport le chantage anti-migratoire et la stratégie de l’Union Européenne d’externaliser ses frontières.

En fournissant aux pays des Balkans des moyens financiers, techniques et opérationnels, l’Europe vise à se décharger de ses responsabilités en matière d’accueil, participe de manière directe à ces pratiques de refoulements violentes et promeut une vision ultrasécuritaire des migrations.

« Et je pense que cela nous intéresse, car il s’agit de l’argent du contribuable européen qui est utilisé pour mettre en œuvre des politiques inhumaines, racistes et meurtrières ».

“Invasion” aux portes de l’Europe ou image “fantasmée”

En conclusion de ce travail d’enquête, Sophie-Anne Bisiaux vise à défaire l’image exagérée d’une « invasion » aux frontières européennes » loin de la réalité qu’elle a observée.

« On parle en réalité de quelques milliers de personnes qu’il serait facile d’accueillir. L’accueil étant non seulement une obligation mais également une chance pour le pays d’accueil, comme cela est prouvée depuis longtemps ».

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Exil sans fin  : le chantage anti-migratoire le long de la route des Balkans (Rapport) https://terresolidaire.devbe.fr/exil-sans-fin-le-7195/ Mon, 22 Nov 2021 13:04:00 +0000 https://terresolidaire.devbe.fr/?p=18861 Notre partenaire, Migeurop, publie un rapport qui dénonce et décrypte le chantage anti-migratoire et les

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Notre partenaire, Migeurop, publie un rapport qui dénonce et décrypte le chantage anti-migratoire et les violences à l’encontre des personnes exilées le long de la route des Balkans. En cause, la stratégie d’externalisation de ses frontières par l’Union Européenne qui fait peser sur d’autres sa responsabilité.

Sophie-Anne Bisiaux, chercheuse et juriste pour notre partenaire, le réseau Migreurop, a mené une enquête de terrain de janvier à avril 2021 pour produire le rapport : «  Exil sans fin – Chantage anti-migratoire le long de la route des Balkans  ».

Depuis plus de 20 ans, l’UE développe une coopération avec des pays non-membres (dits “tiers”) pour externaliser le contrôle de ses frontières. Identifiés comme des pays de départ, puis comme des pays de transit des migrations à destination de l’UE, les pays des Balkans ont été rapidement intégrés au cœur de cette stratégie d’externalisation.
Ce, particulièrement, depuis la malnommée “crise migratoire” de 2015 lors de laquelle près d’1 million de personnes, venues principalement du Moyen-Orient, ont été comptabilisées le long de la route des Balkans, itinéraire reliant la Grèce à des pays de l’UE situés plus à l’Ouest, et notamment l’Allemagne. Sommés de s’ériger en gardes-frontières et en véritables “hotspots” au service de l’UE, les pays des Balkans sont aujourd’hui le théâtre d’une multitudes de violations de droits et de violences exercées à l’encontre des personnes exilées.

Ce présent rapport est le fruit d’une enquête terrain menée en Bosnie-Herzégovine, Serbie, Macédoine du Nord, Albanie. Et en distanciel pour le Kosovo et le Monténégro. Il comprend plus d’une centaine d’entretiens réalisés auprès de personnes migrantes, d’ONG locales, d’avocats, de journalistes, de chercheurs, de personnes militantes.

Le rapport se décompose en trois parties :

La première examine la manière dont les dirigeants et dirigeantes de l’UE instrumentalisent le processus d’adhésion des pays des Balkans à des fins de contrôle migratoire.

Le corridor « humanitaire ». Source Migreurop

La deuxième s’intéresse à la transformation de ces pays en véritables “chiens de garde” des frontières de l’UE, en accordant une attention particulière aux pratiques de refoulements et aux violences comme outils normalisés de gestion des frontières.

Aux frontières européennes, les chiens de garde de l’espace Schengen. Source Migreurop

La troisième partie documente la mise en place de “l’approche hotspot” dans la région.

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Balkans : le vivre-sensemble au-delà des mots https://terresolidaire.devbe.fr/balkans-le-vivre-sensemble-au-dela-des-mots/ https://terresolidaire.devbe.fr/balkans-le-vivre-sensemble-au-dela-des-mots/#respond Tue, 10 Aug 2021 09:00:00 +0000 https://terresolidaire.devbe.fr/balkans-le-vivre-sensemble-au-dela-des-mots/ Comment redonner corps au « vivre-ensemble » ? Une question, plus que jamais d’actualité dans

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Comment redonner corps au « vivre-ensemble » ? Une question, plus que jamais d’actualité dans les Balkans rongés par le nationalisme, à laquelle s’attaquent plusieurs acteurs de la société civile. Leurs armes ? Des actions concrètes visant à rapprocher les communautés.

Finis les discours incantatoires, place à l’action… Telle pourrait être la ligne directrice des programmes lancés par plusieurs partenaires du CCFD-Terre Solidaire dans les Balkans. Car, si la situation semble apaisée par rapport aux années 1990 où les tensions entre communautés étaient à leur paroxysme dans l’ex-Yougoslavie, la propagande nationaliste a laissé des traces durables, conduisant au repli sur soi. « Quand on interroge les gens, ils disent ne pas avoir de problèmes avec les autres. En réalité, ils ne les connaissent pas, parce qu’ils ne les fréquentent pas, explique Tamara Cvetković, une des chevilles ouvrières des programmes destinés aux jeunes du Groupe 484, partenaire du CCFD-Terre Solidaire en Serbie. Face à cette indifférence, les incantations à dépasser les blocages n’ont aucune prise, puisque personne ne reconnaît qu’ils existent. »

Nous avons tous reçu cette diversité en héritage, même si aujourd’hui certains semblent l’avoir oubliée.

Tamara T Cvetković, du Groupe 484

L’ONG a donc décidé de changer son fusil d’épaule en s’adressant aux nouvelles générations, avec une proposition basée sur le « faire-ensemble », première étape vers le « vivre-ensemble ». « Nous travaillons avec les lycéens et les étudiants, car ils sont à un âge où il est plus facile de se détacher de l’emprise des parents ou du jugement qui pourrait être porté sur leurs comportements », ajoute Tamara. Une trentaine d’étudiants serbes en sciences sociales, mais aussi des Bosniaques volontaires ont donc été invités, il y a un an, à suivre un séminaire de quatre jours destiné à expérimenter cette nouvelle approche.

Ana, qui souhaite travailler, après ses études, dans l’éducation, a immédiatement répondu à l’appel : « Nous avons commencé à nous interroger mutuellement sur notre identité. Nous avons décou­vert qu’au-delà de nos différences, nous partagions en réalité un grand nombre de valeurs qui étaient bien plus larges que les cases dans lesquelles on voulait nous enfermer. » Rien de plus normal, pourrait-on ajouter, dans une zone géographique où les mélanges de population ont toujours été la règle. « Car nous avons tous reçu cette diversité en héritage, même si aujourd’hui certains semblent l’avoir oubliée », complète Tamara.

Un terreau commun

C’est pour renouer avec ce passé multiculturel que le groupe d’étudiants a ensuite mené une recherche historique dans six villes où cohabitent plusieurs communautés. À Vranje, c’est un Slovène qui a créé le premier hôpital de la ville, deux Américaines qui ont fondé le premier orphelinat et un ambassadeur turc qui a donné aux enfants au début du xx e siècle, l’envie de jouer au tennis…

Mais les grands hommes ne sont pas les seuls à constituer ce terreau commun. À Loznica, par exemple, l’usine, principal employeur de la ville, a été un lieu de brassage – toutes les communautés y ont travaillé – et une source de souvenirs partagés. Autour de ces histoires, plusieurs « visites touristiques » ont été organisées, auxquelles ont ensuite été conviés des lycéens venant de différents établissements. Les jeunes ont été encouragés à créer, pour chaque étape, des sortes de mini-performances artistiques laissant place à leur créativité. Une expérience ludique de collaboration sur un terrain culturel partagé visant à retisser des ponts. « Leur regard, au bout de trois jours, n’avait rien à voir avec celui du début du séminaire où ils se découvraient. Car, même s’ils avaient un âge équivalent, ils ne s’étaient jamais rencontrés, chacun évoluant dans des parties diffé­rentes de la ville », sourit Ana.

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Les projets ludiques et artistiques menés dans les lycées visent à retisser les ponts. © Groupe 484

Une stigmatisation des Roms qui nuit à leur intégration

Nous montons un projet sur trois ans pour les jeunes Roms de 9 à 12 ans pour leur prouver qu’il y a un autre chemin possible que la marginalisation.

Christina Bala de Stea

Partout dans les Balkans, le plaisir ou le challenge de « faire » peut déplacer les montagnes, comme le montre le programme imaginé par Cristina Bala, responsable de Stea, autre partenaire du CCFD-Terre Solidaire, qui accompagne les populations les plus fragiles en Roumanie. L’épicentre de son activité ? Le village de Sătmărel, intégré à la ville de Satu Mare, aux confins de la Roumanie, de la Hongrie et de l’Ukraine.

« Ce quartier, situé à plus de 10 kilomètres du centre-ville, est l’une des zones où vivent depuis cinq à six générations, une minorité rom extrêmement marginalisée, raconte-t-elle. Ces anciens domestiques des nobles hongrois installés à l’époque en Transylvanie sont stigmatisés par les Roumains qui leur reprochent de parler hongrois, mais aussi par les Hongrois qui les considèrent comme des individus de seconde catégorie. » Une stigmatisation insupportable qui ne laisse pas à cette population sédentarisée depuis de nombreuses décennies, la possibilité de réellement s’intégrer… En témoigne notamment ce qui se passe à l’école : alors que les Roms représentent 70 des 103 élèves scolarisés, les cours sont en roumain, une langue inconnue des enfants. « Cela ne facilite pas leur intégration et encourage même leur déscolarisation », poursuit la responsable. Et les filles qui s’accrochent pour terminer le primaire ne peuvent pas continuer leurs études à l’extérieur de Sătmărel. Car leursparents les marient au plus vite pour éviter qu’elles ne fassent de « mauvaises rencontres » en dehors de leur communauté ! De quoi entretenir une spirale infernale…

Un projet pour renforcer l’estime de soi

Pour briser cette exclusion, Stea a eu l’idée avec un partenaire hongrois d’organiser un tournoi d’échecs de part et d’autre des frontières, ouvert à tous les jeunes, quelles que soient leurs communautés d’origine. Pour battre les Hongrois, les Roumains de Satu Mare n’ont pas hésité une seconde à coacher les jeunes Roms… Un étrange compagnonnage où chacun s’est trouvé valorisé : les Roms, parce qu’ils ont pris confiance en eux, encouragés par les Roumains ; et les Roumains, car ils étaient fiers de voir leurs conseils suivis avec succès par les Roms. « À l’issue de ce tournoi, certains Roumains ont même demandé à leurs parents de poursuivre cet accompagnement afin de continuer à faire progresser leurs camarades roms », se félicite Cristina.

Pour aller plus loin, Stea met la dernière main à un projet visant à renforcer l’estime de soi des jeunes Roms de Sătmărel – et donc à favoriser leur intégration. « En nous inspirant d’une expérimentation menée aux Pays-Bas, nous sommes en train de monter un projet sur trois ans pour les jeunes de 9 à 12 ans afin de leur prouver qu’il existe un autre chemin possible que la marginalisation. Nous allons leur faire découvrir des métiers avec des profession­nels qui les exercent. » Avec la certitude pour Steaque ces professeurs joueront un rôle de levier comparable à celui des joueurs d’échecs.

« La transformation des individus est encore plus forte quand les personnes à l’origine de ces avancées ont des parcours exemplaires montrant que la récon­ciliation peut être source d’épanouissement », approuve Tamara. De mère bosniaque originaire de la région de Mostar et de père serbe, elle a appris elle-même dès le plus jeune âge à aller vers les autres et à s’enrichir à leur contact. Une seconde nature qu’elle cherche à faire partager.

Laurence Estival.

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8 avenue Lénine : le combat d’une famille rom pour l’intégration (documentaire) https://terresolidaire.devbe.fr/8-avenue-lenine-le-combat-dune-famille-rom-pour-lintegration-documentaire/ https://terresolidaire.devbe.fr/8-avenue-lenine-le-combat-dune-famille-rom-pour-lintegration-documentaire/#respond Tue, 13 Nov 2018 14:14:28 +0000 https://terresolidaire.devbe.fr/8-avenue-lenine-le-combat-dune-famille-rom-pour-lintegration-documentaire/ Mention spéciale au Budapest International Documentary Festival 2018 et sélectionné à DokLeipzig, au Human Film

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Mention spéciale au Budapest International Documentary Festival 2018 et sélectionné à DokLeipzig, au Human Film Festival de Berlin et à Sofilm Summercamp Festival, le documentaire “8, avenue Lénine” brosse le portrait d’une communauté méconnue et rejetée dans toute l’Europe, mais également celui de citoyens français engagés dans une aventure humaine et solidaire.

Le documentaire 8, avenue Lénine, soutenu par le CCFD-Terre Solidaire, sort au cinéma ce mardi 14 novembre 2018. Dans un contexte de discrimination et de stigmatisation des communautés roms, les réalisatrices Valérie Mitteaux et Anna Pitoun ont filmé sur une période de 15 ans le combat de Salcuta Filan et ses deux enfants, Denisa et Gabi. Aux prémisses de ce tournage, exceptionnel de par la période couverte, Salcuta Filan vivait avec ses deux enfants dans la précarité d’un bidonville de la ville d’Achères, en région parisienne. Le film suit pas à pas le combat remarquable de cette femme. Grâce à sa ténacité et à la solidarité de plusieurs habitants, elle parviendra à offrir à ses enfants la stabilité d’un logement en appartement. Alors que la France demeure le pays qui expulse le plus de Roms, Salcuta n’a jamais renoncé à son rêve de faire de sa famille des citoyens français à part entière. Apprendre le français, assurer la réussite de ses enfants à l’école, trouver du travail, s’engager dans l’action syndicale… Salcuta a accueilli chaque épreuve avec bravoure pour s’intégrer pleinement dans le pays qu’elle s’est choisie. Ce parcours filmé donne à voir une autre image des Roms. Il donne la parole aux concernés pour déconstruire les préjugés si tenaces dont ils sont victimes.
« L’anti-tsiganisme s’exprime beaucoup plus ouvertement que les autres formes de racisme ou de préjugés »
Ce film est aussi un hommage à une France de la bienveillance et de l’accueil, à travers toutes les personnes, du maire à l’institutrice des enfants, qui ont accompagné le combat de cette famille. 8, avenue Lénine, c’est aussi un témoignage d’espérance, qui montre que malgré tous les préjugés, une intégration réussie des Roms en France est possible.
« C’est le travail d’une vie que de se libérer des idées préconçues. D’être capable non plus de regarder la vie “d’une Rom”, mais celle d’une femme, européenne, une mère, fière et courageuse, qui cherche simplement à construire une vie meilleure pour elle et ses enfants », expliquent les réalisatrices
La suite de Caravane 55 : Avenue Lénine s’inscrit dans la continuité d’un premier documentaire, Caravane 55, qui avait donné lieu à l’organisation de plusieurs projections et débats par les bénévoles du CCFD-Terre Solidaire. Pour tous ceux qui avaient vu ce film, Avenue Lénine est l’occasion de savoir ce sont devenus Salcuta et ses deux enfants, Denisa et Gabi. Découvrir les salles où sera projeté 8, avenue Lénine : 8_avenue_lenine_salles.pdf

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Birmanie : l’UE privilégie ses intérêts financiers à l’instauration de la paix https://terresolidaire.devbe.fr/birmanie-lue-privilegie-ses-interets-financiers-a-linstauration-de-la-paix/ https://terresolidaire.devbe.fr/birmanie-lue-privilegie-ses-interets-financiers-a-linstauration-de-la-paix/#respond Fri, 20 Oct 2017 11:54:00 +0000 https://terresolidaire.devbe.fr/birmanie-lue-privilegie-ses-interets-financiers-a-linstauration-de-la-paix/ Un collectif d’organisations birmanes et européennes, dont le CCFD-Terre Solidaire, publie, le 4 octobre 2017,

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Un collectif d’organisations birmanes et européennes, dont le CCFD-Terre Solidaire, publie, le 4 octobre 2017, un rapport intitulé « Mythes et risques de l’Accord de Protection des Investissements UE/Birmanie (Myanmar) ». Le document expose les conséquences graves sur la paix et les droits humains d’un tel accord .

En Birmanie, les enjeux économiques nourrissent les conflits et la situation des droits de l’Homme est extrêmement fragile. En attestent les événements de septembre 2017 qui ont poussé plus d’un demi-million de Rohingya à se réfugier au Bangladesh. Dans leur rapport « Mythes et risques de l’Accord de Protection des Investissements (API) UE/Birmanie (Myanmar) », publié le 4 octobre 2017, les organisations signataires estiment que les avantages d’un tel accord sont largement surestimés. Elles soulignent également les risques graves encourus. non-2.png

Les cinq mythes de l’accord de protection des investissements


  • 1- Il engendrera une arrivée massive d’investissements européens et permettra au pays de se développer
  • 2- Il protègera les droits des travailleurs et l’environnement
  • 3- Les investisseurs européens aideront la Birmanie à améliorer sa situation en matière de droits humains
  • 4- Les négociations de l’Accord de protection des investissements UE-Birmanie sont bien plus transparentes que celles d’autres traités négociés par la Birmanie
  • 5- L’API UE-Birmanie ne sera qu’un traité parmi tant d’autres signés par la Birmanie
birmanie_rapport_investissements_ue.jpg oui-2.png

Les cinq risques de l’accord de protection des investissements


  • 1- Il empêchera une réforme réglementaire démocratique
  • 2- Il aura des conséquences limitées sur le budget public
  • 3- Il entravera le processus de paix
  • 4- Il ira à l’encontre du renforcement du système judiciaire national
  • 5- Il pourrait être adopté sans examen de l’opinion publique
Télécharger le rapport « Mythes et risques de l’Accord de Protection des Investissements UE/Birmanie (Myanmar) : Rapport : Mythes et risques de l’Accord de protection des investissements entre l’UE et la Birmanie

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Ouverture du forum européen Nyéléni pour la souveraineté alimentaire https://terresolidaire.devbe.fr/ouverture-du-forum-europeen-nyeleni-pour-la-souverainete-alimentaire/ https://terresolidaire.devbe.fr/ouverture-du-forum-europeen-nyeleni-pour-la-souverainete-alimentaire/#respond Wed, 26 Oct 2016 15:10:09 +0000 https://terresolidaire.devbe.fr/ouverture-du-forum-europeen-nyeleni-pour-la-souverainete-alimentaire/ Quelle sont les alternatives possibles aux systèmes de productions et de distributions des denrées alimentaires

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Quelle sont les alternatives possibles aux systèmes de productions et de distributions des denrées alimentaires existants aujourd’hui en Europe, de l’Espagne à la Russie? Pour en débattre et croiser les expériences, le Mouvement mondial pour la souveraineté alimentaire Nyéléni organise un deuxième Forum européen, qui se tient à Cluj Napoca, en Roumanie du 26 au 30 octobre. Une délégation française d’une trentaine de personnes, dont trois membres du CCFD-Terre Solidaire, y participe.


Le Forum européen Nyéléni pour la souveraineté alimentaire qui se tient à Cluj-Napoca en Roumanie du 26 au 30 octobre 2016 s’inscrit dans la dynamique du forum mondial pour la souveraineté alimentaire Nyéléni de 2007 au Mali et du premier Forum Nyéléni Europe organisé en 2011 à Krems, en Autriche, qui avait donné lieu à une déclaration commune et à un plan d’action. L’édition de ce nouveau Forum manifeste la croissance continue du mouvement pour la souveraineté alimentaire dans la région paneuropéenne.

Le Forum est préparé par une large coalition d’acteurs en Europe de près de 50 pays différents, dont la Via Campesina Europe, et rassemble plus de 500 personnes. Pour Nyéléni, trois mots clés inspirent son action : “Transformer ! Résister ! Construire !

Pour en savoir plus, suivre sur Twitter les trois chargés de mission présents au Forum Maureen Jorand, Florian de Jacquelot, et Florent Schaeffer

Ces rencontres internationales et régionales permettent à de plus en plus de personnes de s’impliquer pour contribuer à changer le système alimentaire et agricole dominant.
Devant les difficultés croissantes rencontrées face au modèle agro-industriel et néolibéral, un nombre croissant de décideurs politiques, de mouvements sociaux, de producteurs et de consommateurs s’intéressent en effet à la souveraineté alimentaire.

Au forum européen de Cluj Napoca, les travaux s’organiseront autour de cinq thématiques :

1. Changer la manière dont nous produisons nos aliments et les consommons
2. Changer la manière dont la nourriture est distribuée
3. Valoriser et améliorer le travail et les conditions sociales dans les systèmes alimentaires et agricoles
4. Revendiquer le droit aux ressources naturelles et aux biens communs
5. Changer les politiques publiques qui gouvernent nos systèmes alimentaires et agricoles

Nyéléni tire son nom d’une femme malienne légendaire connue pour sa capacité à avoir cultivé sa terre et nourri les siens, et qui a inspiré le premier Forum pour la souveraineté alimentaire réuni à Sélingué, au Mali en 2007. De ce Forum est né le Mouvement mondial pour la souveraineté alimentaire Nyéléni, qui rassemble des représentants de mouvements de producteurs, de consommateurs et de protection de l’environnement, des ONG, des syndicats.

La souveraineté alimentaire est un cadre politique préconisée par des mouvements d’agriculteurs, de paysans, d’éleveurs, de pêcheurs, de «peuples autochtones», de femmes, de jeunes ruraux et d’organisations environnementales. Ce cadre a été lancé en 1996 par le mouvement paysan international La Via Campesina lors du Sommet mondial de la FAO sur l’alimentation à Rome.

La souveraineté alimentaire place les producteurs agricoles et les consommateurs au cœur du débat, soutient les peuples dans leur droit de produire leur propre nourriture et de consommer des aliments locaux. La notion de souveraineté alimentaire joue un rôle de plus en plus important dans le débat sur l’agriculture et des alternatives à l’agro industrie et aux politiques néolibérales.

Extrait de la déclaration de Nyéléni, le 27 octobre 2007

“La souveraineté alimentaire est le droit des peuples à une alimentation saine, dans le respect des cultures, produite à l’aide de méthodes durables et respectueuses de l’environnement, ainsi que leur droit à définir leurs propres systèmes alimentaires et agricoles.

Elle place les producteurs, distributeurs et consommateurs des aliments au cœur des systèmes et politiques alimentaires en lieu et place des exigences des marchés et des transnationales.

Elle défend les intérêts et l’intégration de la prochaine génération.
Elle représente une stratégie de résistance et de démantèlement du commerce entrepreneurial et du régime alimentaire actuel.

Elle donne des orientations pour que les systèmes alimentaires, agricoles, halieutiques et d’élevage soient définis par les producteurs locaux.
La souveraineté alimentaire donne la priorité aux économies et aux marchés locaux et nationaux et fait primer une agriculture paysanne et familiale, une pêche traditionnelle, un élevage de pasteurs, ainsi qu’une production, distribution et consommation alimentaires basées sur la durabilité environnementale, sociale et économique.

La souveraineté alimentaire promeut un commerce transparent qui garantisse un revenu juste à tous les peuples et les droits des consommateurs à contrôler leurs aliments et leur alimentation.

Elle garantit que les droits d’utiliser et de gérer nos terres, territoires, eaux, semences, bétail et biodiversité soient aux mains de ceux et celles qui produisent les aliments.

La souveraineté alimentaire implique de nouvelles relations sociales, sans oppression et inégalités entres les hommes et les femmes, les peuples, les groupes raciaux, les classes sociales et les générations.”

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Roms et bénévoles invitent à un repas partagé près de Grenoble https://terresolidaire.devbe.fr/roms-et-benevoles-invitent-a-un-repas-partage-pres-de-grenoble/ https://terresolidaire.devbe.fr/roms-et-benevoles-invitent-a-un-repas-partage-pres-de-grenoble/#respond Mon, 22 Jun 2015 12:57:31 +0000 https://terresolidaire.devbe.fr/roms-et-benevoles-invitent-a-un-repas-partage-pres-de-grenoble/ Un groupe de solidarité d’une paroisse de la banlieue grenobloise et des familles Roms ont

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Un groupe de solidarité d’une paroisse de la banlieue grenobloise et des familles Roms ont organisé ensemble un repas auquel ils ont invité la population locale, mais aussi l’évêque, des représentants de la mairie, et des associations. Cette initiative, qui a rassemblé une centaine de personnes, montre qu’un autre regard et d’autres relations sont possibles


Pas de doutes. Pour Philippe Würgel, bénévole du réseau thématique Rom du CCFD-Terre Solidaire[[Initiés à partir de 2008, les réseaux thématiques regroupent des personnes désireuses d’approfondir et de se « spécialiser » sur une thématique particulière. Ces réseaux couvrent toute la France et concernent des sujets tels que « Palestine-Israël », « Finances solidaires », « Migrations internationales », « Grands Lacs » ou encore « Responsabilité sociétale des entreprises »…]], cette journée du 9 mai 2015 fut un succès. D’autant plus remarquable qu’une centaine de personnes, dont Guy de Kérimel, l’évêque du diocèse de Grenoble, trois adjoints au maire de Fontaine, membres du Parti communiste, des représentants de la diaconie et d’associations comme Roms Action, Un Toit pour tous ou le groupe local du CCFD-Terre Solidaire, avaient répondu présent.
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La raison de cette réunion si œcuménique ? Un repas organisé et préparé conjointement par le groupe solidarité de la paroisse Saint-Michel-du-Drac de Fontaine, dans la banlieue grenobloise, et des familles Roms installées dans un campement proche de cette paroisse.
Un campement qui, il y a un an, le 20 mars 2014, disparaissait en grande partie dans un incendie. Réduisant à néant les maigres possessions de la soixantaine de Roms qui vivaient là sédentarisés depuis une bonne demi-douzaine d’années.

L’incendie du campement a enclenché un élan de solidarité

Un accident – un acte de malveillance ne pourront s’empêcher de penser certains –, qui avait immédiatement déclenché « un élan de solidarité assez surprenant » dont témoigne Philippe Würgel, aussi membre de Roms Action[[Née en 2003, Roms Action assure un accompagnement social spécialisé auprès de la population Rom et lutte contre les discriminations et la xénophobie dont elle est victime. L’association travaille avec le CCFD-Terre Solidaire au sein du collectif Romeurope]]: « L’Église catholique a réagi de façon très positive en lançant un appel à dons, des associations se sont mobilisées pour trouver du matériel, quant à nous, nous avons apporté un accompagnement technique et administratif à ces familles. »
Cette réaction témoigne du long travail de sensibilisation de la population locale initié par le groupe de solidarité de la paroisse de Fontaine. Mais aussi d’une certaine « convergence entre les responsables politiques locaux et les militants associatifs », affirme Philippe.

Les collectivités locales s’investissent

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C’est que, si la situation des Roms dans la région grenobloise est « mauvaise », elle est cependant « moins pire qu’ailleurs », semble-t-il. Le maire de Fontaine, membre du Parti communiste, se montre « bienveillant avec les élus qui bossent au quotidien avec les Roms pourvu que ce soit discret » – pas question de froisser l’électorat –, et le Centre communal d’action sociale (CCAS) de Grenoble, le deuxième de France de par son effectif, est, depuis 2013, à l’initiative d’une M.O.U.S.[[Gérée par le CCAS, la Maîtrise d’œuvre urbaine et sociale (M.O.U.S.) vise à apporter un soutien sur les questions d’accès aux droits, à l’hygiène, à la santé, à la scolarisation, à la réduction de l’habitat précaire et à l’insertion au travail. ]] axée uniquement sur la question de l’accompagnement et l’insertion des Roms.
« L’intérêt de la Mous, c’est que l’État participe à hauteur de 50 % au budget du projet. Du coup, des moyens importants sont mis à disposition du CCAS qui, s’il reste maître d’œuvre, fait appel à des “spécialistes”, dont Roms Action et d’autres associations, notamment sur la question de l’insertion par le travail », détaille Philippe.
Alors certes, « tout n’est pas rose ». Il en veut pour preuve l’existence d’un « bidonville de quatre cents personnes à l’entrée de Grenoble où ont été constatés des risques d’incendie et sanitaires et autres », pour lequel « l’évacuation a été demandée ». Mais les choses avancent. Petit à petit.
Et les propos entendus lors de ce repas convivial entre communautés lui font aujourd’hui encore « chaud au cœur ». « Les élus, le groupe solidarité, l’évêque, tous avaient les mêmes mots à la bouche : “Nous ne voulons pas faire pour les Roms, mais avec les Roms”. On est bien dans la lignée du CCFD là, non ? »
Reste que ce moment de fête ne peut être une fin en soi. Pour Philippe Würgel, l’après repas est lui aussi « extrêmement important ». Et semble bien parti.

Ne pas faire pour, mais avec les Roms

Il y a d’abord eu cette initiative prise par les Roms d’inviter les membres du groupe solidarité de la paroisse Saint-Michel à venir partager, mi-mai, un autre repas, cette fois-ci dans le campement. Le 30 mai, ce sont sept mouvements d’église locaux, CCFD-Terre Solidaire, Secours catholique, Mission ouvrière, ACO, Pastorale des migrants, Mission de France et Diaconie diocésaine qui se retrouvaient pour rappeler les « communautés chrétiennes à leurs responsabilités » et lancer un appel conjoint, et c’est une première, à la « solidarité avec le frère démuni ». À changer de « regard sur l’autre ».
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Une exposition consacrée aux Roms

Et puis il y a aura, à l’automne, une grande exposition consacrée aux « Roms, Gitans, Tsiganes et Manouches… » organisée par le Musée dauphinois de Grenoble et prévue sur six mois. Un événement culturel auquel participeront Philippe Würgel et Roms Action qui, depuis 2013, sont à l’initiative du festival Savore proposant des conférences, tables rondes, ateliers, temps de musiques roms. « On intègrera ces moment festifs avec des artistes que l’on fait venir de Roumanie dans l’exposition du musée », annonce Philippe, qui se réjouit de voir l’action de son organisation « renforcée par une institution, une structure complètement reconnue sur l’agglomération ». Une autre manière de faire entrer les Roms dans la vie de la cité et resserrer les liens avec la population.

Patrick Chesnet

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Pétition : quand l’Union européenne piétine ses valeurs humanistes en Méditerranée https://terresolidaire.devbe.fr/petition-quand-lunion-europeenne-pietine-ses-valeurs-humanistes-en-mediterranee/ https://terresolidaire.devbe.fr/petition-quand-lunion-europeenne-pietine-ses-valeurs-humanistes-en-mediterranee/#respond Fri, 24 Apr 2015 11:36:41 +0000 https://terresolidaire.devbe.fr/petition-quand-lunion-europeenne-pietine-ses-valeurs-humanistes-en-mediterranee/ Face aux naufrages à répétition et la mort de milliers de migrants en Méditerranée, le

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Face aux naufrages à répétition et la mort de milliers de migrants en Méditerranée, le CCFD-Terre Solidaire se mobilise et vous propose de signer cette pétition adressée au Président de la République


Monsieur le Président,

Le sommet extraordinaire qui s’est réuni ce jeudi 23 avril rassemblant les chefs d’Etats et de Gouvernements de l’Union européenne, n’a pas été à la hauteur du drame humain qui est en train de se jouer sous nos yeux en Méditerranée.

Pour la seule journée de dimanche, 800 personnes ont péri dans le naufrage de leur bateau au large de la Libye. Depuis le le début de l’année, ce sont près de 1800 migrants qui sont portés disparus en mer et, en 15 ans, 23 000 qui sont morts en voulant rejoindre l’Europe.

Or, ces tragédies font suite à l’arrêt de l’opération italienne “Mare Nostrum” qui avait permis de sauver plus de 100 000 migrants en moins d’un an et son remplacement par une patrouille européenne des frontières qui n’a pas pour mission première de sauver mais de surveiller.

Aussi est-il urgent de mettre en place une autre politique migratoire pour l’Europe et dans l’immédiat d’avoir une seule préoccupation : sauver des vies !

Au-delà du drame humain, le CCFD-Terre Solidaire rappelle à quel point les migrations internationales structurent nos sociétés : en France comme ailleurs, elles sont facteurs de richesses culturelles, sociales et économiques.

C’est pourquoi, Monsieur le Président, nous vous appelons à prendre très rapidement des mesures fortes et à faire pression auprès de vos partenaires européens pour :
– Mettre en place une opération « Mare Nostrum » européenne de sauvetage adaptée à la situation d’urgence
Décriminaliser la question des migrants qui a transformé l’Union européenne en une véritable citadelle détournant les yeux des tragédies provoquées
Ouvrir des voies légales d’accès à l’Europe pour accueillir dignement et dans le respect des droits de l’homme toutes personnes qui fuient les guerres et la répression
– Construire une nouvelle approche et une gouvernance alternative des migrations, qui considère enfin les migrants comme des êtres humains

En signant notre pétition et en le diffusant autour de vous, vous nous aidez dans notre combat pour une Terre plus solidaire et fraternelle.

Pour signer la pétition, cliquez ici

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Migration, quand l’Union européenne piétine ses valeurs humanistes en Méditerranée https://terresolidaire.devbe.fr/migration-quand-lunion-europeenne-pietine-ses-valeurs-humanistes-en-mediterranee/ https://terresolidaire.devbe.fr/migration-quand-lunion-europeenne-pietine-ses-valeurs-humanistes-en-mediterranee/#respond Thu, 16 Apr 2015 11:51:00 +0000 https://terresolidaire.devbe.fr/migration-quand-lunion-europeenne-pietine-ses-valeurs-humanistes-en-mediterranee/ L’Union européenne (UE), en criminalisant la question des migrants et en sécurisant ses frontières via

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L’Union européenne (UE), en criminalisant la question des migrants et en sécurisant ses frontières via la police européenne des frontières Frontex et le système européen de surveillance Eurosur, s’est transformée en une véritable citadelle, détournant les yeux des drames humains provoqués.


L’UE externalise ses frontières aux pays riverains ou aux pays de transit n’hésitant pas, via des conventions bilatérales, à conditionner l’aide au développement à une coopération poussée en matière de surveillance des frontières et de lutte contre l’émigration[[ L’Agence de coopération européenne Frontex, créée en 2004, coordonne les opérations aux frontières extérieures de l’Union européenne. Son budget est passé de 6 millions d’euros en 2006 à 85 millions en 2013. Elle est dotée de moyens militaires impressionnants : avions, hélicoptères, bateaux, radars…]] .

Des milliers de migrants, ne pouvant plus atteindre l’Europe, sont bloqués dans des pays de transit ou d’accueil : Algérie, Maroc, Mali, Mauritanie, Sénégal… D’autres fuyant des situations sans issue, placent leur vie entre les mains de passeurs, pour traverser la Méditerranée, devenue un véritable cimetière. Durant la seule année 2014, selon le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), plus de 200 000 personnes ont tenté cette traversée – à 85 % en partant de la Libye – et 3 419 ont péri. Parmi ces personnes, 60 000 Syriens chassés par la guerre et 34 000 Érythréens qui fuient un régime insupportable[[À la tête du pays depuis l’indépendance en 1993, le président Issayas Afeworki, du Front populaire pour la démocratie et la justice, concentre tous les pouvoirs. Interdiction des partis politiques, absence d’indépendance de la justice et des prisonniers politiques toujours plus nombreux ; liberté de la presse et liberté syndicale inexistantes. (Source : www.diplomatie.gouv.fr)]]. En décembre, le HCR a dénoncé l’indifférence de la communauté internationale, qui considère les pertes humaines « comme des dommages collatéraux » aux guerres.

La déclaration finale du FSM a appelé à mettre fin à ces politiques du tout sécuritaire et à abattre ces murs de la honte : « Nous lançons un appel pour le démantèlement immédiat du mur de l’apartheid israélien, des murs de la mort au Mexique, au Cachemire, de la forteresse Europe, et appelons à la suppression des barrages routiers, des postes de contrôle et autres mécanismes d’exclusion. »

Dans Pèlerin, Guy Aurenche, président du CCFD-Terre solidaire, lance un cri du cœur afin que cesse l’aveuglement de nos sociétés occidentales après les naufrages, sans précédent au XXIème siècle, des migrants en Méditerranée.

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Élections européennes : plus de 500 candidats répondent au CCFD-Terre Solidaire https://terresolidaire.devbe.fr/elections-europeennes-plus-de-500-candidats-repondent-au-ccfd-terre-solidaire/ https://terresolidaire.devbe.fr/elections-europeennes-plus-de-500-candidats-repondent-au-ccfd-terre-solidaire/#respond Tue, 20 May 2014 15:31:23 +0000 https://terresolidaire.devbe.fr/elections-europeennes-plus-de-500-candidats-repondent-au-ccfd-terre-solidaire/ Dernière minute : le 23 mai le CCFD-Terre Solidaire a reçu les réponses de l’ensemble

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Dernière minute : le 23 mai le CCFD-Terre Solidaire a reçu les réponses de l’ensemble de candidats UMP. Le nombre de candidats ayant répondu au CCFD-Terre Solidaire s’élève à plus de 500.
Le tableau des engagements des candidats mis à jour est disponible ici

Le 20 mai 2013 – Le CCFD-Terre Solidaire, avec son réseau de bénévoles dans toute la France, a interpellé les candidats au Parlement européen pour qu’ils s’engagent sur les propositions du « Pacte pour une Europe exemplaire et respectueuse des droits humains ».

Les engagements portent sur 10 propositions concrètes, réunies autour de 5 thèmes :

Lutter contre l’opacité financière et l’évasion fiscale des entreprises multinationales,
Rendre les multinationales européennes responsables de leurs impacts sociaux et environnementaux dans les pays du Sud,
Exiger l’exemplarité de l’Union européenne dans ses investissements portés au nom de la sécurité alimentaire,
Rompre le lien entre l’exploitation des ressources naturelles et les conflits,
Construire une gouvernance alternative des migrations, respectueuse des droits des migrants.

420 candidats de six partis (Parti socialiste, EELV, Front de gauche, L’Alternative (UDI-MODEM), Nouvelle Donne, Europe Citoyenne) ont répondu à l’interpellation du CCFD-Terre Solidaire, notamment :

– circonscription Est : Edouard Martin (PS), Sandrine Bélier (EELV), Gabriel Amard (Front de Gauche), Dany Dietmann (Europe Citoyenne), Isabelle Maurer (Nouvelle Donne),
– circonscription Ouest : Yannick Jadot (EELV), Emmanuel Poilane (Nouvelle Donne),
– circonscription Sud-Ouest : Robert Rochefort (l’Alternative UDI-MODEM),
– circonscription Ile de France : Marielle de Sarnez (UDI), Pascal Durand (EELV), Eva Joly (EELV), Pervenche Bérès (PS),
– circonscription Massif Central – Centre : Jean-Paul Denanot (PS),
– circonscription Sud Est : Vincent Peillon (PS), Michèle Rivasi (EELV).

L’UMP n’a à ce jour pas répondu à l’interpellation du CCFD-Terre Solidaire.

Les propositions portées de longue date par le CCFD-Terre Solidaire visent à renforcer les règles internationales pour lutter contre une forme de mondialisation qui accroit la pauvreté et les inégalités. Nos préoccupations notamment en matière de lutte contre l’évasion fiscale et de régulation des activités des acteurs économiques, rencontrent un écho de plus en plus fort dans les différents partis. Et au-delà du constat, les candidats s’engagent pour mettre en œuvre des solutions concrètes sur ces enjeux-clés pour les populations des pays du Sud. Le CCFD-Terre Solidaire sera vigilant sur la mise en œuvre de ses propositions. Il attend des futurs élus qu’ils tiennent leurs engagements et continuera à les interpeller au sein des Commissions parlementaires traitant de ces enjeux au sein du Parlement européen. L’engagement devra désormais se traduire en actes.

– Une première analyse des retours des candidats est disponible ici
– Les réponses des candidats sont disponibles ici

Pourquoi cette interpellation ?

Le CCFD-Terre Solidaire considère que l’influence politique et économique de l’Europe sur la scène internationale lui confère une responsabilité vis-à-vis des populations des pays du Sud : elle se doit d’être exemplaire. Alors que les entreprises européennes sont nombreuses à investir dans les pays du Sud, insuffisamment encadrées, leurs activités riment trop souvent avec droits humains bafoués, dégradation de l’environnement et pillage des ressources. L’Europe joue également un rôle important dans le financement du développement, notamment en matière de lutte contre l’insécurité alimentaire, mais elle s’appuie de plus en plus sur les mêmes méthodes que le secteur privé, sans poser d’exigences suffisantes pour s’assurer de leur contribution réelle au développement et de leur cohérence avec ses engagements internationaux. Il est donc indispensable de mettre en place des règles, notamment dans les domaines financier, fiscal et économique. Enfin, face au phénomène migratoire, l’Union européenne n’a pour l’instant apporté qu’une réponse sécuritaire et répressive sans construire de véritable politique, les Etats faisant encore des migrations une prérogative nationale. L’Europe a un rôle majeur à jouer pour proposer une politique alternative des migrations, respectueuse de la dignité et des droits des personnes. C’est le sens de l’interpellation des candidats par le CCFD-Terre Solidaire dans le Pacte pour une Europe exemplaire et respectueuse des droits, qui se poursuivra jusqu’au 25 mai.

Contact presse : Karine Appy, 06 66 12 33 02 / 01 44 82 80 67 – k.appy@ccfd-terresolidaire.org

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L’austérité n’est pas une fatalité https://terresolidaire.devbe.fr/lausterite-nest-pas-une-fatalite/ https://terresolidaire.devbe.fr/lausterite-nest-pas-une-fatalite/#respond Mon, 15 Oct 2012 17:00:00 +0000 https://terresolidaire.devbe.fr/lausterite-nest-pas-une-fatalite/ Alors que les plans d’austérité se multiplient en Europe sur fond de crise de la

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Alors que les plans d’austérité se multiplient en Europe sur fond de crise de la dette, de l’Équateur à l’Islande, des solutions alternatives ont été expérimentées. Preuve que le remboursement des créanciers, sans discussions préalables, n’est pas une fatalité.


Explosion du chômage, coupes dans les budgets sociaux, paupérisation des populations… Ce qui se passe de la Grèce au Portugal en passant par l’Espagne, a des allures de « déjà vu ». Asphyxiés par les dettes, les pays en développement avaient en effet connu des expériences similaires lorsqu’ils avaient dû passer, dans les années 1990, sous les fourches caudines du FMI adoptant alors des programmes d’ajustement structurel réduisant fortement leurs marges de manœuvre pour réduire la pauvreté.

Depuis le lancement de la campagne Jubilé 2000, la mobilisation des ONG s’était amplifiée dans une cinquantaine de pays pour réclamer l’annulation de la dette des pays les plus pauvres. Sous la pression des mouvements sociaux, regroupés au sein de Jubilé 2000, le gouvernement équatorien a créé, en 2007, une commission d’audit de la dette composée de citoyens représentants de plusieurs mouvements de la société civile (Latindadd[[réseau de plaidoyer pour une politique fiscale, en Amérique latine, partenaire du CCFD-Terre Solidaire, travaillant notamment sur la dette des pays du Sud.]], Conseil latino-américain des Églises, Eurodad, CADTM…). « En nous appuyant sur des documents comptables, nous avons pu déterminer que 90 % de la dette commerciale, qui s’élevait à 3 milliards de dollars, soit 40 % de nos créances, étaient illégitimes car ces prêts n’avaient en rien profité à la population, explique Hugo Arias, coordinateur de Jubilé Équateur et ancien président de Latindadd. Ces emprunts avaient été contractés entre 1976 et 1979 par le gouvernement militaire de l’époque, au moment où des réserves pétrolières ont été découvertes. Les créanciers voulaient s’approprier les revenus du pétrole en échange de leurs subsides. Un tiers de ces montants ont, de plus, été affectés à l’achat d’armement. » Aux termes de négociations, l’Équateur a ainsi épargné quelque sept milliards de dollars[[Si on comptabilise aussi les intérêts que le pays n’aura pas à verser.]].

« De quoi permettre au gouvernement actuel d’augmenter les investissements dans la lutte contre la pauvreté. La part des dépenses consacrées à l’éducation est passée de 10 % à 22 % quand celle de la santé s’est accrue de 4 % à 12 % », ajoute Hugo Arias. Après s’être attaquée à la dette privée, la commission d’audit est en train de passer à la loupe les prêts consentis par la Banque mondiale et de nouvelles dispositions ont été introduites dans la Constitution : les demandes de crédits doivent désormais être approuvées par une commission citoyenne.

Mobilisation européenne

En Europe, aussi, le ton monte, notamment en Islande, ruinée en 2008 suite à la faillite de son système bancaire[[En cinq ans, les trois principales banques du pays ont emprunté des sommes équivalentes à dix fois le PIB islandais.]]. Alors que la Commission européenne et le FMI font pression pour que le nouveau gouvernement rembourse les dettes de la banque en ligne Icesave à ses créanciers, principalement britanniques et néerlandais, 93 % des Islandais refusent par référendum, en 2010, de se soumettre à ces injonctions. En février 2011, le Parlement approuve un plan de remboursement renégocié et rééchelonné de la dette, mais un nouveau référendum aboutit au même résultat. L’Islande a d’ailleurs intenté un procès à son ancien Premier ministre, jugé pour son incapacité à prévenir la crise.

« Si la richesse de certains Islandais provenait des prêts irresponsables de banques européennes, ces dernières n’ont-elles pas accepté de courir un risque de non-paiement qu’il leur appartient d’assumer ?, s’interroge Gaël Giraud, jésuite et économiste dans La Croix[[La Croix, 8 mars 2011]]. Quant aux épargnants britanniques et hollandais, lésés par le non-remboursement des dettes d’Icesave, pourquoi devraient-ils être remboursés par les chômeurs islandais ? C’est au système bancaire européen, à partir des bénéfices colossaux qu’il engendre, en partie grâce à la politique monétaire laxiste des banques centrales, de constituer un fonds de sauvetage des victimes que provoquent ses propres dérèglements. »

L’Islande n’est pas une exception : de la Grèce au Portugal, les citoyens descendent dans la rue pour exprimer leur colère. En France, l’appel pour un « Audit citoyen de la dette », lancé par une trentaine d’organisations, relayé par une centaine de comités locaux, a déjà recueilli près de 60 0000 signatures. Un exemple suivi de près par Hugo Arias : « Dans le système financier international, le premier objectif du crédit est l’accumulation de richesses par les créanciers, peu soucieux de savoir ce que font les gouvernements de l’argent. Par conséquent toutes les dettes doivent être vérifiées par les sociétés civiles du Nord et du Sud. »

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République de Serbie : La transition inachevée https://terresolidaire.devbe.fr/republique-de-serbie-la-transition-inachevee/ https://terresolidaire.devbe.fr/republique-de-serbie-la-transition-inachevee/#respond Mon, 15 Oct 2012 12:52:00 +0000 https://terresolidaire.devbe.fr/republique-de-serbie-la-transition-inachevee/ À l’heure où la Serbie engage des négociations d’adhésion à l’Union européenne, la transition démocratique

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À l’heure où la Serbie engage des négociations d’adhésion à l’Union européenne, la transition démocratique est restée au milieu du gué. Le nationalisme continue de structurer les discours politiques. Au grand dam de la société civile, décidée à mettre l’accent sur l’éducation et le développement de l’esprit critique pour mobiliser une jeunesse qui oscille entre espoir et résignation.


À quelques jours du deuxième tour de l’élection présidentielle, Ivana, ne cachait pas son désarroi : « Lors du premier tour, j’étais à Berlin, soulagée de ne pas avoir à choisir parmi les candidats. Dimanche prochain, il me faudra bien trancher, même si je ne me fais pas d’illusions. Depuis dix ans, les changements que nous avons tant attendus tardent à se concrétiser. Parfois, je me sens prête à mettre n’importe quel bulletin dans l’urne, simplement pour que les choses bougent », raconte cette metteur en scène belgradoise qui anime des ateliers initiés par le Groupe 484, partenaire du CCFD-Terre Solidaire, pour réapprendre aux lycéens et étudiants la tolérance et le vivre ensemble, afin de poursuivre son combat.

Aux espoirs nés avec la chute de Milošević a succédé la gueule de bois. « Naïvement, les gens ont pensé que tout irait mieux, sans se rendre compte que la société civile, qui était alors aux premiers rangs dans la contestation, ne représentait pas l’ensemble de la population, explique Zagorka Golubović, anthropologue. Les changements ont toujours été repoussés et ce, d’autant plus facilement que, dans les partis comme dans les administrations, les mêmes personnes qu’autrefois sont restées en poste. » Ironie de l’histoire : l’ancien porte-parole de Milošević, Ivica Dačić, chef de file des socialistes briguait ouvertement le poste de Premier ministre, du moins jusqu’au 20 mai dernier où Tomislav Nikolić, le candidat nationaliste, lui aussi ministre de Milošević, était élu à la tête de l’État. Faisant mentir les derniers sondages, il a coiffé sur le poteau l’ex-titulaire du poste, Boris Tadić, soutenu, même du bout des lèvres, par une partie de la population aspirant à poursuivre la transition démocratique inachevée et l’intégration à l’Union européenne.

La victoire de Nikolic inquiète la communauté internationale

Plongeant la communauté internationale dans l’embarras, cette victoire signifie-t-elle un retour en arrière ? « Nikolić, qui par ailleurs a indiqué dans sa campagne vouloir poursuivre le rapprochement avec l’Union européenne, devrait, en raison de son passé, être surveillé de près par Bruxelles, ce qui devrait limiter les risques de dérapages. De plus, la constitution donne davantage de pouvoirs au gouvernement qu’au président », se rassure Dursas Radosavljevic, professeur de sciences politiques à Novi Sad.
Pour l’universitaire, le nouveau président a surtout su séduire les perdants de ces années de transition en promettant des milliers d’emplois. Alors que le chômage touche 24 % de la population, trouver un job devient un véritable casse-tête dans un pays où les relations comptent plus que les compétences. Les sujets économiques ont monopolisé les débats, sans qu’aucun des candidats n’ait pris le soin de préciser les mesures qu’il entendait prendre pour relancer la machine complètement grippée. Et ce n’est pas l’annonce par Fiat d’un investissement record dans une usine automobile du centre du pays qui semble de nature à inverser la tendance… « Sans le retour de la confiance, inutile de parier sur l’arrivée massive d’entreprises étrangères », pointe Izabela Kisić, directrice du comité Helsinki, mettant en avant le nombre de scandales qui ont émaillé la privatisation des entreprises publiques. Nombre d’entre elles ont été rachetées par des hommes d’affaires véreux s’appuyant sur leurs réseaux au centre du pouvoir. Leur objectif : récupérer des terrains pour réaliser des investissements immobiliers plutôt que relancer la production.

Repli communautaire

Dans une Serbie au bord du gouffre, minée par la corruption, ni l’Europe ni le Kosovo n’ont été au centre des débats entre les deux principaux candidats. Une preuve de normalisation ? Pas si simple… L’absence de ces thèmes s’explique surtout par le fait qu’ils sont d’accord sur l’essentiel. Sur le premier sujet, le discours apaisant des politiques est avant tout destiné à rassurer la communauté internationale, quand, sur le Kosovo, les évolutions sont marginales. Pour rallier les suffrages d’une population majoritairement opposée à l’idée de voir cette province voler de ses propres ailes, les politiques s’obstinent à ne pas reconnaître le nouvel État. « Le nationalisme a encore de beaux jours devant lui », note Borka Pavićević, directrice du Centre de décontamination culturelle de Belgrade où artistes et militants cherchent à contrer ces vents dominants.
Il suffit d’ailleurs d’arpenter le pays pour découvrir, sous le vernis démocratique, des zones grises : en Voïvodine, l’arrivée de réfugiés serbes qui fuyaient la Croatie, la Bosnie puis le Kosovo dans les années 1990 a modifié les équilibres entre communautés. « Frustrés de ne pas avoir pu rester chez eux, ils sont souvent dans le ressentiment et ont du mal à accepter l’esprit de tolérance qui, autrefois, été ici la règle », regrette Zlatoje Martinov, rédacteur en chef de Republika, un des rares journaux indépendants.
Au Sud, la situation s’est, elle aussi, détériorée. Dans la vallée de Presevo, la majorité albanaise n’attend plus grand-chose de Belgrade, peu soucieuse de participer au développement de cette région déshéritée qui a souffert de la dislocation de l’ex-Yougoslavie. Les routes commerciales qui permettaient aux habitants de vendre leurs produits au Kosovo ou en Macédoine servent surtout désormais à acheminer des produits de contrebande, les échanges ayant été repris en main par le pouvoir central[[Auparavant, les différents États de l’ex-Yougoslavie commerçaient librement entre eux. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas, les échanges sont centralisés.]] .

Vivant des subsides envoyés par la diaspora et de multiples trafics, la région semble davantage voir son avenir dans un rattachement au Kosovo que dans le resserrement des liens avec les Serbes de cette partie du pays. La route entre les principales villes de la vallée a déjà des allures de frontières : d’un côté, les villages serbes ; de l’autre, les villages albanais où pointent vers le ciel des minarets. Sans compter la mosquée flambant neuve bâtie à Presevo, une des plus grandes du pays, pour une population de 35 000 habitants et financée par les pays musulmans…


Inventer de nouveaux lieux de débats

« L’Église orthodoxe joue, elle aussi, avec le feu, exacerbant le sentiment nationaliste et les valeurs traditionnelles orientées autour de la famille ou de la Nation », ajoute Dursas Radosavljević.
En Serbie, il ne fait pas bon contester l’ordre établi. « La censure n’a pas disparu », rappelle Zagorka Golubović qui a autant de difficultés que vingt ans auparavant, à trouver un éditeur pour publier ses livres. « Récemment, un rapport sur la corruption qui aurait pourtant dû faire la une des journaux a été passé sous silence dans la quasi-totalité des médias ! », s’emporte Nedim Sejdinovic, secrétaire général de l’Association des journalistes indépendants de Voïvodine. « Il n’y a pratiquement plus de lieux de débats capables de développer l’esprit critique des citoyens, et notamment des jeunes qui pour la plupart n’ont jamais franchi les frontières », renchérit Ivan Stojanovic, directeur de Youth Initiative for Human Rights, partenaire du CCFD-Terre Solidaire. Cette ONG foisonne d’idées pour sensibiliser et mobiliser les jeunes et les encourager à lancer eux-mêmes des initiatives collectives. Elle organise aussi des conférences et des manifestations destinées aux lycéens et étudiants : campagnes citoyennes incitant ceux qui sont en âge de voter d’aller déposer leur bulletin dans l’urne, ouverture d’un blog permettant à chacun de s’exprimer sur des sujets aussi divers que les années de guerre ou l’environnement… « C’est un peu comme un monde parallèle dans lequel de plus en plus de jeunes prennent leur destin en main », se félicite Ivana. Un véritable bol d’air frais dans un paysage politique et économique qui peine à se recomposer…

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Appel à une mobilisation contre la négation du génocide https://terresolidaire.devbe.fr/appel-a-une-mobilisation-contre-la-negation-du-genocide/ https://terresolidaire.devbe.fr/appel-a-une-mobilisation-contre-la-negation-du-genocide/#respond Thu, 31 May 2012 00:00:00 +0000 https://terresolidaire.devbe.fr/appel-a-une-mobilisation-contre-la-negation-du-genocide/ Vingt ans après le début de la guerre en Bosnie-Herzégovine (ex-Yougoslavie), huit associations veulent rendre

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Vingt ans après le début de la guerre en Bosnie-Herzégovine (ex-Yougoslavie), huit associations veulent rendre hommage aux victimes civiles de la région de Prijedor, située au nord de ce pays.


En mai 1992, des milliers de personnes non serbes y furent arrêtées, rassemblées dans des camps, affamées, torturées et tuées. Contrairement à Sarajevo ou Srebrenica, rien n’informe aujourd’hui des atrocités qui se commirent dans ces camps devenus des lieux en apparence paisibles. Le maire de Prijedor, ville qui fait aujourd’hui partie de la République Serbe de Bosnie-Herzégovine, a par exemple interdit toute commémoration des événements dans sa municipalité en raison de l’emploi du mot génocide par les organisateurs.

Les associations locales, dont plusieurs sont partenaires du CCFD-terre solidaire, veulent rompre le silence sur ce passé particulièrement pesant de leur ville et appellent à une mobilisation locale et internationale par l’intermédiaire d’une campagne « Arrêtons la négation du génocide ». « Car si nous ne faisons pas face à notre passé sinistre, nous et nos enfants n’aurons pas de meilleur futur» explique les associations dans leur lettre au maire de Prijedor. En ce 31 mai, elles appellent notamment au port d’un brassard blanc sur son bras ou son profil Facebook.

Pour en savoir plus :
Commémoration : Sur les traces des derniers camps de concentration d’Europe
http://bhinfo.fr/prijedor-2012-sur-les-traces-des,2531/

Lettre ouverte au Maire de Prijedor
http://bhinfo.fr/prijedor-1992-2012-lettre-ouverte,2731/

Pour prendre part à la campagne :
http://stopgenocidedenial.org/comment-prendre-part-a-notre-campagne/

Sur Facebook :
http://www.facebook.com/StopGenocideDenial

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