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Le 11 juin 2021 – Tournons La Page, Agir ensemble pour les droits humains, l’ACAT-France, la FIDH et l’Organisation Mondiale Contre la Torture (OMCT) dans le cadre de l’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’homme, le CRID et le CCFD-Terre Solidaire dénoncent cette condamnation arbitraire qui atteste, une fois de plus, de la criminalisation de l’exercice pacifique des libertés d’expression et de manifestation par les autorités guinéennes, ce qui est très inquiétant et va à l’encontre des textes internationaux protégeant ces libertés et ratifiés par la Guinée, dont le Pacte international relatif aux droits civils et politiques ratifié le 24 janvier 1978.
C’est également un nouvel exemple du manque d’indépendance de la justice en Guinée.
Plutôt que de répondre aux préoccupations légitimes de la jeunesse guinéenne en termes de respect de la démocratie et de l’État de droit, les autorités guinéennes arrêtent et font condamner les voix dissidentes qui s’élèvent au sein de la société civile. C’est un chemin risqué pour la société dans son ensemble que de stigmatiser toute personne s’opposant à la présidence d’Alpha Condé.
La condamnation en appel d’Oumar Sylla s’appuie sur les charges retenues contre lui lors de sa première incarcération entre avril et août 2020 suite à sa participation à l’émission de grande écoute « Les Grandes Gueules » sur Radio Espace FM, au cours de laquelle il a dénoncé les arrestations arbitraires et les exactions survenues dans la ville de N’Zérékoré le 22 mars 2020 ; charges qui avaient pourtant été abandonnées par la suite.
Arrêté pour la seconde fois le 29 septembre 2020 en pleine rue alors qu’il se rendait à une manifestation organisée par le FNDC pour protester contre la candidature d’Alpha Condé à un troisième mandat, Oumar Sylla a vu sa santé se dégrader en raison des conditions carcérales très difficiles à la prison centrale de Conakry.
Il est déplorable d’assister à ces violations répétées des droits humains et de l’État de droit. Nous continuerons à nous mobiliser pour nos partenaires guinéens ainsi que pour toutes les personnes emprisonnées pour leurs opinions en Guinée, et nous exigeons la libération immédiate et inconditionnelle d’Oumar Sylla et de tous les défenseurs des droits humains et prisonniers politiques en Guinée.
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]]>The post Guinée : Qu’attendent les partenaires internationaux pour agir ? (Communiqué) appeared first on Terre Solidaire.
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Depuis mi-octobre 2019 et le début de la mobilisation contre le « coup d’Etat constitutionnel » qui permettrait au Président Alpha Condé de briguer un 3ème mandat, le recours abusif à la force létale par les forces de sécurité est quasi-systématique. Selon plusieurs organisations de la société civile en Guinée, dont les membres de la coalition Tournons la Page-Guinée, plus de 40 civils ont été tués – souvent en marge des manifestations et par armes à feu – 62 personnes blessées et environ 90 personnes arrêtées.
A cela s’ajoutent les nombreuses menaces et intimidations dont les leaders de la société civile et des partis politiques font l’objet. La déclaration du Président guinéen qui, lors d’un meeting à Faranah le 20 février 2020, a appelé ses partisans à frapper quiconque saccagerait les urnes le jour du vote témoigne du climat de tensions.
Alors qu’une escalade des violences est à craindre à l’approche du 1er mars, les invitations de la Communauté internationale – principalement le représentant spécial des Nations unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel et les Etats-Unis – à dialoguer et à organiser des élections sans violence et respectueuses des droits humains sont restées, jusqu’à présent, lettre morte.
Le 24 février 2020, en raison de la persistance des insuffisances constatées sur le fichier électoral, l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) a indiqué « qu’il [lui] sera difficile de continuer de soutenir le processus électoral en Guinée ». Le fait que l’OIF se retire suggère que la communauté internationale commence à se désolidariser des scrutins à venir.
Pour éviter un embrasement en Guinée qui pourrait avoir des conséquences dans toute la sous-région de l’Afrique de l’Ouest, les partenaires internationaux de ce pays, en premier lieu l’Union européenne (UE) et la France, doivent prendre acte de la décision de l’OIF, et affirmer que les élections législatives et le référendum constitutionnel ne peuvent pas se tenir dans les conditions actuelles.
A la suite de la Résolution d’urgence adoptée le 13 février dernier par le Parlement européen, l’UE et ses Etats membres doivent activer les leviers diplomatiques dont ils disposent (notamment l’article 96 de l’Accord de Cotonou) pour que la Guinée respecte les droits constitutionnels à manifester et à s’exprimer librement ainsi que ses engagements en matière de droits humains, notamment le non usage excessif de la force, la lutte contre la torture, et les droits des personnes détenues.
L’instrumentalisation des divisions ethniques à des fins électorales doit être condamnée publiquement et leurs auteurs doivent être avertis qu’ils seront comptables devant la justice en cas de graves violations des droits humains.
Contacts presse :
– Laurent Duarte, coordonnateur international de Tournons La Page. laurent.duarte@secours-catholique.org , Tél : +33 6.50.39.17.83
– Barthélémy Dioh, directeur de la communication ACAT.
Barthelemy.dioh@acatfrance.fr , Tél : +33 1.40.40.74.10
– Sophie Rebours, responsable relations médias et influenceurs CCFD-Terre Solidaire.
s.rebours@ccfd-terresolidaire.org, Tél : +33 1. 44. 82. 80. 64
– Virginie Péron, responsable du service communication LDH
presse@ldh-france.org, Tél : +33 1.56.55.51.07
– Isabelle Merny, directrice de la communication Aide et Action
Isabelle.merny@aide-et-action.org, Tél : +33 1.55.25.70.49
Signataires:
Action des chrétiens pour l’abolition de la torture (ACAT)
Aide et Action
CCFD-Terre Solidaire
CFDT
Plateforme Dette et développement (et ses organisations membres)
Ligue des droits de l’Homme (LDH)
Tournons la page (et ses organisations membres)
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L’analphabétisme est souvent un handicap pour les paysans. Au-delà des questions agricoles, la Fédération propose des cours d’alphabétisation.
Les cours d’alphabétisation abordent plusieurs thématiques liées aux pratiques agricoles comme les semis, les questions environnementales, mais aussi la vie associative, et l’économie familiale. Les cours se font autour des sujets qui les concernent directement : techniques agricoles, santé, nutrition…
L’alphabétisation des communautés paysannes est stratégique : elle leur permet de gagner en autonomie pour leurs propres activités de production et commercialisation mais aussi de mieux s’organiser entre eux.
Après les cours et l’accompagnement, les paysannes et les paysans prennent peu à peu des responsabilités et deviennent paysans relais, agents communautaires, voire élus communaux. Ils peuvent entrer dans une nouvelle vie associative et développer des activités techniques ou économiques (agroécologie, conseil de gestion, transformation…).
En 10 ans, la Fédération a alphabétisé 4.877 paysans membres (27% des 18.000 paysans membres des 3 préfectures de Gaoual, Koundara et Mali) grâce au financement de l’Union européenne et du CCFD-Terre Solidaire.
Le projet vise à améliorer la résilience en renforçant l’autonomie des exploitations familiales face aux crises sanitaires et aux changements climatiques.
Ce documentaire concerne une partie du projet Sara mis en œuvre dans la région de Moyenne guinée et plus particulièrement les départements de Gaoual, Koundara et Mali où intervient la Fédération des Paysans du Fouta Djallon en partenariat avec le CCFD-Terre Solidaire.
Les vidéos ont été réalisées avec le soutien financier de l’Union Européenne. Leur contenu relève de la seule responsabilité du CCFD-Terre Solidaire et ne reflète pas nécessairement les opinions de l’Union Européenne.

Réalisation des vidéos : Julie Biro
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Près de 35.000 paysans guinéens dont 70% de femmes adhérent à la Fédération des Paysans du Fouta Djallon. A la base, ils sont organisés répartis en 1.218 Groupements eux-mêmes réunions en 65 Unions.
A tous les échelons, ils élisent leurs représentants pour des mandats de 3 ans. Parmi les services proposés aux membres : le crédit de semence et d’engrais, le conseil technique et de gestion, la sensibilisation à la nutrition ou encore l’alphabétisation.
Les « paysans relais » sont choisis au sein des groupements pour accompagner les paysans notamment sur des conseils en agroécologie.
Ces 3 dernières années, dans la zone du projet (Gaoual, Koundara et Mali), en complément des superviseurs et conseillers techniques, 250 paysans relais ont été renforcés et ont accompagné régulièrement 18.123 paysans .
Le projet vise à améliorer la résilience en renforçant l’autonomie des exploitations familiales face aux crises sanitaires et aux changements climatiques.
Ce documentaire concerne une partie du projet Sara mis en œuvre dans la région de Moyenne guinée et plus particulièrement les départements de Gaoual, Koundara et Mali où intervient la Fédération des Paysans du Fouta Djallon en partenariat avec le CCFD-Terre Solidaire.
Les vidéos ont été réalisées avec le soutien financier de l’Union Européenne. Leur contenu relève de la seule responsabilité du CCFD-Terre Solidaire et ne reflète pas nécessairement les opinions de l’Union Européenne.

Réalisation des vidéos : Julie Biro
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Dans le Fouta Djallon, la gestion de l’eau est « complexe ». La région connaît deux saisons, sèche et pluvieuse, d’une durée à peu près égale.
Mais la période des précipitations diminue progressivement depuis quelques années. C’est l’effet du dérèglement climatique mais aussi d’abord d’une déforestation massive aux fins de mise en culture de nouvelles parcelles : avec la disparition du couvert végétal s’évapore le stock d’eau qu’il maintenait dans ses sols.
Ce phénomène de défrichage est d’autant plus intense que les paysans pratiquent une agriculture extensive, alors que les techniques de l’agroécologie, performantes, conduisent à une agriculture moins gourmande en surfaces cultivées.
Le projet vise à améliorer la résilience en renforçant l’autonomie des exploitations familiales face aux crises sanitaires et aux changements climatiques.
Ce documentaire concerne une partie du projet Sara mis en œuvre dans la région de Moyenne guinée et plus particulièrement les départements de Gaoual, Koundara et Mali où intervient la Fédération des Paysans du Fouta Djallon en partenariat avec le CCFD-Terre Solidaire.
Les vidéos ont été réalisées avec le soutien financier de l’Union Européenne. Leur contenu relève de la seule responsabilité du CCFD-Terre Solidaire et ne reflète pas nécessairement les opinions de l’Union Européenne.

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]]>The post Comment la diversification des cultures joue contre la malnutrition appeared first on Terre Solidaire.
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Dans le monde :
– 80% de la nourriture produite vient de l’agriculture familiale,
– 70% de ceux qui souffrent de la faim (sous-alimentation) se trouvent dans le monde rural
– 55% sont de petits producteurs.
Lire aussi notre infographie sur les causes de la faim dans le monde
La Fédération développe depuis plusieurs années dans la zone du projet (Gaoual, Koundara et Mali) des séances de sensibilisation à la nutrition et à l’hygiène auprès des familles paysannes.
Les femmes sont conseillées pour préparer des repas équilibrés notamment pour les enfants.
Plus largement, c’est l’ensemble des paysans qui sont sensibilisés à la polyculture portée par l’agroécologie afin de varier les aliments .
Depuis 3 ans, 2600 membres de la Fédération ont été formés lors de 2250 séances de démonstrations effectuées par les paysans relais.
Dans la zone du projet (Gaoual, Koundara et Mali), la Fédération des Paysans du Fouta Djallon encourage la pratique du maraichage auprès de ses membres qui auparavant cultivaient principalement le riz, le maïs, l’oignon et la pomme de terre. S’y ajoutent désormais de nombreux légumes et des fruits.
L’aménagement de 61 hectares de périmètres (protection grillagée et puits) a également permis de développer le maraichage en saison sèche.
L’introduction de pratiques agroécologiques, qui encouragent les cultures de légumes et fruits variés, ont un impact direct sur la nutrition des familles de producteurs.
Le projet vise à améliorer la résilience en renforçant l’autonomie des exploitations familiales face aux crises sanitaires et aux changements climatiques.
Ce documentaire concerne une partie du projet Sara mis en œuvre dans la région de Moyenne guinée et plus particulièrement les départements de Gaoual, Koundara et Mali où intervient la Fédération des Paysans du Fouta Djallon en partenariat avec le CCFD-Terre Solidaire.
Les vidéos ont été réalisées avec le soutien financier de l’Union Européenne. Leur contenu relève de la seule responsabilité du CCFD-Terre Solidaire et ne reflète pas nécessairement les opinions de l’Union Européenne.

Réalisation des vidéos : Julie Biro
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Les paysans ont recensé les pratiques locales connues, puis aidés par l’Institut de recherche agronomique de Guinée (IRAG), ils ont testé 6 pratiques sur 16 parcelles pendant 3 saisons. Une fois testées et validées, elles sont modélisées pour une large diffusion.
Mouhamadou Lamarana Diallo est responsable de la cellule « aménagements hydroagricoles » de la Fédération des paysans du Fouta Djallon. Il explique la démarche :
« L’agroécologie ? Certains la présentent comme une innovation. Pour ma part, je la vois comme un retour aux sources. On trouve ces pratiques basées sur l’utilisation respectueuse des ressources naturelles en nombre dans la tradition paysanne. Aussi avons-nous commencé par une enquête de terrain afin de les recenser. »
En quelques semaines, la Fédération en a compilé plus de cinquante pratiques de cultures traditionelles.
« Au cœur de notre démarche, il y un accord de partenariat avec l’Institut de recherche agronomique de Guinée (IRAG) pour nous aider à analyser cette collecte », explique Mouhamadou Lamarana Diallo .
La première étape a consisté en une rencontre dans le Fouta Djallo. « À 400 kilomètres de la capitale », précise-t-il comme pour saluer ces scientifiques venus reconnaître in situ la valeur de savoirs-faire paysans.
À plus forte raison dans ce Fouta Djallon montagneux, où les trois préfectures couvertes par le programme Sara sont au nombre des plus pauvres du pays.
« Une analyse initiale nous a conduit à sélectionner les 14 techniques les plus prometteuses », explique Mouhamadou Lamarana Diallo.
L’une des plus courantes consiste à associer plusieurs cultures sur une même parcelle.
Par exemple, des légumineuses plantées entre des rangs de maïs.
La céréale apporte de l’ombre à l’arachide ou au pois d’Angole, qui en retour, par sa capacité à absorber et à fixer l’azote de l’air, contribue à enrichir l’humus de cet élément chimique indispensable à la croissance végétale.
D’autres techniques traditionnelles contribuent à entretenir les sols et à limiter l’épuisement de leur fertilité, telle la rotation sur une même parcelle de cultures aux besoins différents : une année oignon, l’autre pomme de terre par exemple.
On voit aussi des paysans récupérer des fanes d’arachide — généralement jetées après récolte — , pour les sécher et les fractionner avant de les enfouir dans la terre au moment du labour.
Avec les arrosages, la matière se décompose rapidement : un excellent engrais azoté.
Le bon usage l’eau est aussi un enjeu central.
Dans le Fouta Djallon, on pratique les planches « creuses » dans le maraîchage. Ce sont des bandes cultivées aux bordures rehaussés qui confinent l’eau des arrosages sur les plants, limitant les pertes vers l’extérieur.
« Les paysans ont amélioré le système au point qu’ils n’ont besoin d’arroser qu’une fois par semaine contre deux à trois fois auparavant, indique Mouhamadou Lamarana Diallo. C’est une grande économie de temps et d’eau. »
La pratique du paillage a également été recensée. Elle consiste à étaler sur les planches des déchets de récoltes, herbes et feuilles. Cette couverture réduit l’évaporation des sols et conserve leur humidité.
Au rang des savoirs-faire les plus intéressants, la Fédération cite également la dispersion, dans les fosses de compostage, de cendres issues d’espèces d’arbres répulsives pour les termites, qui affectionnent les débris végétaux.
Et parmi les techniques de conservation, cruciales pour permettre aux paysans de tenir jusqu’à la prochaine récolte : la constitution d’un lit de sable fin pour entreposer les oignons, notamment, isolés de l’humidité du sol et préservés du pourrissement.
Suite à l’étape de sélection, l’IRAG a réuni l’ensemble des techniciens locaux de la Fédération afin de les former à des protocoles d’essais destinées à qualifier ces « bonnes pratiques » empiriques — performances, mode opératoire, etc.
Puis la fédération est passée à des mises en place en milieu paysan, en conditions réelles de culture.
Pour cela, elle a mobilisé des animateurs-relais, des paysans qui ont été alphabétisés pour transmettre des connaissances et des messages techniques sur le terrain.
Après une première saison, il est prématuré de tirer des conclusions scientifiques, alors que se poursuit par ailleurs la mise en évidence de bonnes pratiques, commente Mouhamadou Lamarana Diallo.
« Cependant, les paysans ont commencé à s’approprier certaines d’entre elles, car ils constatent des améliorations visibles. »
C’est particulièrement évident avec l’enfouissement des fanes d’arachide ou l’association et la rotation des cultures.
« Et l’on voit naître dans les champs des échanges fructueux qui facilitent la diffusion de ces pratiques, se félicite le technicien de la Fédération.
Car finalement, qui de plus convaincant pour un paysan qu’un autre paysan ? »
Les propos de cet article ont été recueillis par Patrick Piro
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]]>The post Guinée : L’arrestation d’acteurs de la société civile marque un nouveau tournant autoritaire (communiqué) appeared first on Terre Solidaire.
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Alors que les citoyens étaient appelés à descendre dans les rues ce lundi 14 octobre, l’ACAT, Aide et Action, le CCFD-Terre Solidaire, la CFDT, la CGT, la Plateforme Dette et Développement, la LDH, Survie et Tournons la Page appellent à la libération des militants du FNDC et à une mobilisation des partenaires internationaux, en Europe comme en Afrique, afin que les autorités au pouvoir respectent les libertés fondamentales des citoyens guinéens.
Depuis ce samedi 12 octobre 2019 matin, au moins huit membres du FNDC de Guinée ont été arbitrairement arrêtés par les forces de sécurité au domicile du Coordonnateur du FNDC, Abdourahmane Sano. Ces arrestations sont intervenues alors que le FNDC avait appelé les Guinéens à manifester pacifiquement ce lundi 14 octobre afin de dénoncer le projet de nouvelle Constitution pouvant permettre au Président Alpha Condé de se maintenir au pouvoir pour un 3ème mandat consécutif.
Le vendredi 11 octobre 2019, vers 20h, alors que le Coordonnateur du FNDC allait animer à son domicile de Conakry une rencontre avec ses collègues, quatre véhicules de policiers et de gendarmes se sont garés devant son domicile. Après une alerte sur les réseaux sociaux, les forces de l’ordre ont quitté les lieux quelques minutes plus tard. La rencontre a été reportée au samedi matin. Lors de cette nouvelle réunion, des éléments des forces de sécurité encagoulées ont fait irruption dans le domicile privé et ont mis aux arrêts les membres du FNDC présents.
“Il s’agit ni plus ni moins d’arrestations arbitraires suivies de détentions au secret” affirme Clément Boursin, responsable Afrique à l’ACAT-France.
Ces arrestations à moins de 48 heures de la manifestation prévue contre la réécriture de la Constitution témoignent d’une volonté de dissuader les citoyens désireux de se joindre pacifiquement à l’appel du FNDC et des organisations de la société civile. Cet acte arbitraire illustre l’escalade des tensions politiques en cours en Guinée qui s’est matérialisée par la mort de plusieurs personnes lors des manifestations du 14 octobre.
Ces arrestations arbitraires de militants de la société civile doivent être le déclencheur au niveau international pour que les partenaires de la Guinée avertissent publiquement les autorités de ce pays, et en premier lieu son chef de l’Etat, qu’il ne sera toléré aucune violation des droits et libertés et que les auteurs et responsables de toute violations graves des droits humains seront dénoncés, sanctionnés et un jour poursuivis devant la justice.
“Les autorités guinéennes doivent respecter le droit à la liberté d’expression et de manifestation et veiller à ce que les manifestations soient encadrées correctement afin qu’elles puissent se tenir pacifiquement” déclare Laurent Duarte, coordinateur international de Tournons la page.
Nous, syndicats et associations d’Afrique et d’Europe, solidaires du FNDC et des citoyens guinéens désireux d’éviter toute confiscation du pouvoir par des stratégies de réformes constitutionnelles :
Demandons au gouvernement guinéen et aux autorités administratives compétentes :
Exigeons de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et de l’Union Africaine (UA) qu’elles fassent respecter le protocole additionnel sur la démocratie et la bonne gouvernance de la CEDEAO et la Charte Africaine de la Démocratie des élections et de la gouvernance de l’UA, qui consacrent la limitation des mandats présidentiels dans les Constitutions ;
Interpellons les partenaires extérieurs de la Guinée, en premier lieu l’Union Européenne (UE) et ses Etats-membres, sur la crise démocratique actuelle. Les risques d’une déstabilisation majeure pèsent sur la Guinée et la sous-région. Nous les appelons à condamner publiquement la répression et le coup de force constitutionnel en cours, et de prendre des mesures concrètes afin que les droits et libertés fondamentales de citoyens guinéens soient respectés.
Contacts presse :
– Laurent Duarte, Coordonnateur International de Tournons La Page.
laurent.duarte@secours-catholique.org , Tél : +33 6.50.39.17.83
– Clément Boursin, Responsable des programmes et plaidoyer Afrique.
clement.boursin@acatfrance.fr, Tél : +33 1.40.40.74.10
– Sophie Rebours, Responsable Relations Médias et Influenceurs.
s.rebours@ccfd-terresolidaire.org, Tél : 01 44 82 80 64
Signataires:
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]]>The post Guinée : La patate chaude des paysans appeared first on Terre Solidaire.
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Pour la deuxième année de suite, les marigots se sont retrouvés asséchés dès le mois de mars. « Nous avons dû interrompre l’irrigation maraîchère bien avant le retour de la saison des pluies. Et le climat devient de plus en plus chaud », déplore Abdoul Karim Diallo, président de l’Union des producteurs de pommes de terre de Mali, l’une des préfectures les plus pauvres de Guinée, sur le haut-plateau du Fouta-Djalon.
En fin de cycle végétatif, le tubercule a particulièrement besoin d’eau pour achever sa croissance. « C’est un manque à gagner », déplore Abdoul Karim Diallo. Une situation d’autant plus préoccupante que le Fouta-Djalon est le « château d’eau » de l’Afrique de l’Ouest. La saison des pluies y dure en général sept mois, de mai à fin novembre. « Désormais, elle s’achève début octobre, et elle est moins intense qu’auparavant, signale Mamadou Sylla, technicien au sein de la Fédération des paysans du Fouta-Djalon (FPFD), partenaire du CCFD-Terre Solidaire. La production de riz pluvial est devenue déficitaire ! »
Si l’on constate le retour d’épisodes semblables tous les dix ans environ, la tendance est à l’aggravation selon les paysans. « Ils sont en alerte, conscients qu’une mutation climatique durable est en train de se manifester », commente Isabelle Manimben, chargée de mission Afrique au CCFD-Terre Solidaire.
Le dérèglement climatique n’est pas le seul responsable des difficultés nouvelles de cette petite agriculture. Abdoul Karim Diallo incrimine les brûlis et le déboisement des coteaux. « L’intensité des feux de brousse a considérablement augmenté, la végétation se raréfie, le cycle de l’eau s’est modifié ». Les bas-fonds, plus facilement cultivables, sont tous occupés, et la pression sur les terres s’aggrave avec l’accroissement de la population. « Les paysans vont de plus en plus souvent sur les hauteurs rechercher une fertilité que les brûlis ont dégradé en minéralisant les sols. »
Introduite à partir des années 1920 sous la colonisation, la pomme de terre a prospéré dans le climat suffisamment frais du Fouta-Djalon, supplantant le fonio et le maïs. Le tubercule a pris place dans la consommation des familles. Elle est aussi une source notable de revenus : une partie de la production est acheminée sur les marchés de Conakry, la capitale.
Mais comment s’adapter à des saisons pluvieuses restreintes ? Les paysans envisagent par exemple d’équiper les parcelles de puits profonds, actuellement réservés à la production de riz et d’oignons. La FPFD encourage par ailleurs le maraîchage de saison sèche diversifié. « Nous menons des essais en installant des pépinières dès le début du mois d’octobre – au lieu de fi n novembre –, pour être en mesure de tirer parti des toutes dernières pluies sans avoir à pomper dans les marigots », explique Mamadou Sylla.

Les paysans ont recherché des variétés à cycle plus court. Venues d’Europe, des pommes de terre « 2 mois – 10 jours » ont fait leur apparition, moins gourmandes en eau, « mais elles ne sont pas encore adoptées », signale Abdoul Karim Diallo.
L’Institut de recherche agronomique de Guinée (Irag) tente bien d’acclimater des variétés au climat local. « Nous avons basculé sur des riz mûrs en trois mois, contre quatre ou cinq auparavant », veut se convaincre Mamadou Sylla. Cependant, avec la pomme de terre, toutes les tentatives se sont jusqu’à présent soldées par un échec. « Nous ne sommes jamais parvenus à régénérer les semences in situ. En moyenne, il ne fait pas assez frais d’une saison à l’autre », reconnaît le technicien.
Cette dépendance aux importations de semences est un talon d’Achille historique de la culture de pomme de terre en Guinée. Les paysans du Fouta-Djalon font venir – de France notamment – des variétés hybrides qu’il faut commander à nouveau tous les ans après trois saisons de mise en culture.
En 2012, la plateforme de commercialisation de la FPFD a obtenu de l’État l’installation d’un local réfrigéré pour la conservation des semences. Il sert aussi au stockage, préservant ainsi des attaques de la teigne la pomme de terre guinéenne qui en souffre depuis une quinzaine d’années. Le stockage améliore aussi notablement la gestion de la production, permettant un lissage entre les pics de récolte et les creux de consommation, lors du ramadan en particulier.
Un répit en trompe-l’œil, cependant. Depuis deux ans en effet, l’épidémie de virus Ebola qui a sévi au Liberia, en Sierra Leone et en Guinée, a lourdement affecté le commerce local. « Aujourd’hui, nous récoltons la nouvelle saison avant d’avoir entièrement déstocké la production de la précédente, soupire Abdoul Karim Diallo. Les femmes de Sierra Leone ne viennent plus s’approvisionner à Conakry. Ce pays était l’un de nos gros débouchés, et le Sénégal a fermé ses frontières pour se protéger. Il n’y a plus d’argent. Et puis le système de réfrigération est un véritable gouffre à fioul, c’est très coûteux ! »
En mai dernier, une petite délégation de la FPFD s’est rendue au Pérou, berceau géographique de la patate – quelque 4 000 variétés recensées – pour rencontrer l’organisation d’appui Fovida, soutenu par le CCFD-Terre Solidaire. Plus qu’aux méthodes de culture, adaptées au climat andin, les paysans guinéens se sont intéressés à certaines techniques de conservation des semences. Abdoul Karim Diallo a relevé les plans de petites cabanes à claies très aérées. « Conscients que le dérèglement climatique pourrait les acculer dans une voie sans issue, les paysans guinéens ont engagé une réflexion globale sur leurs pratiques », constate Isabelle Manimben.
En juillet dernier, elle a coordonné pour des membres de la FPFD un voyage d’étude en Vendée auprès de paysans du réseau des Centres d’initiatives pour valoriser l’agriculture et le milieu rural (Civam). Au programme : aller « vers une agriculture plus économe et plus autonome », selon les principes de l’agroécologie.
« Nous avons découvert beaucoup de choses, s’enthousiasme Thierno Balla Diallo, coordinateur de l’équipe technique de la FPFD. Notamment qu’il est possible pour des paysans de vivre correctement, d’obtenir de bons rendements sans avoir recours aux pesticides ou aux engrais chimiques. En travaillant des terres fertilisées organiquement, en diversifiant les cultures, en les associant à des vergers mais aussi au petit élevage, ce qui aurait chez nous, en Guinée, le mérite d’atténuer les conflits entre les différentes professions qui se disputent la terre. Et tout cela sans gros investissements, en comptant sur les ressources locales ».
Les paysans guinéens ont aussi été inspirés par des méthodes de commercialisation nouvelles, telles que les « paniers fermiers » vendus sans intermédiaire aux consommateurs. « D’ores et déjà, nous prévoyons d’adapter certains des principes agroécologiques à notre environnement et à nos contraintes, et principalement au dérèglement climatique, indique Thierno Balla Diallo. Nos premières expériences vont être dédiées aux zones de Moyenne-Guinée qui souffrent le plus d’un déficit de pluies. »
L’enjeu du maintien de l’emploi en milieu rural, qui est au cœur de la démarche des Civam, a également fait écho aux préoccupations de la FPFD. « C’est un enjeu de taille en Guinée, souligne Isabelle Manimben, compte tenu du peu d’opportunités qu’offrent en termes d’emplois les autres secteurs d’activités à une population en forte croissance démographique. »
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Ebola reste un enjeu important en Guinée, même si l’endémie qui s’est déclarée en janvier 2014 est désormais en voie de résorption dans ses foyers initiaux de Macenta et Nzérékoré, en Guinée forestière, région sud du pays. « Le travail de la société civile, la mobilisation nationale et internationale ont permis de contenir l’épidémie en sensibilisant sur les comportements à risque », observe Isabelle Manimben, chargée de mission du CCFD-Terre Solidaire pour la Guinée. Le foyer de l’épidémie s’est déplacé : les nouveaux cas sont aujourd’hui détectés en Basse-Guinée et à Conakry, la capitale, ainsi que dans les préfectures proches de la frontière avec la Sierra Leone.
« De fait, l’épidémie n’a pas été vaincue dans ces localités », poursuit Isabelle Manimben, soulignant le fait que « les communautés ne déclarent pas forcément les malades, en raison des risques de stigmatisation qu’implique leur mise en quarantaine, et parce que l’incinération des corps des défunts va à l’encontre des traditions ». Et ce, alors que les enterrements traditionnels présentent de forts risques de contamination des familles.
Le virus Ebola a révélé à quel point l’enjeu de la cohésion sociale reste crucial en Guinée, un pays clivé par des tensions politiques entre le pouvoir et l’opposition avec comme répercussion des tensions entre communautés. Le partenaire du CCFD-Terre Solidaire, Acord, présent en Guinée et particulièrement en Guinée forestière depuis 1986, travaille depuis 2006 à la consolidation de la paix et l’instauration d’un climat de dialogue. Cette zone frontalière de la Sierra Leone, du Liberia et de la Côte d’Ivoire a été fragilisée par les conflits civils respectifs qu’ont traversés ces pays, dans les années 1990, 2000 et 2010 – avec vagues successives de réfugiés, insécurité et présence de groupes armés et de mercenaires.
« Ebola a aggravé la méfiance entre populations, mais aussi entre les populations et les responsables politiques, explique Isabelle Manimben. On a noté une certaine instrumentalisation politique de l’épidémie par des élites qui ont lancé des rumeurs et se sont livrées à de la désinformation, en laissant entendre par exemple qu’Ebola n’existait pas, mais qu’il s’agissait d’un prétexte pour ne pas organiser les prochaines élections ».
La Guinée sort depuis la présidentielle de 2010, remportée par l’opposant historique Alpha Condé, d’une phase chaotique de transition politique, commencée en 2008 après la mort de Lansana Conté, qui était au pouvoir depuis 1984.
Néanmoins, les tensions sont restées si vives qu’elles ont abouti au déni de la réalité de l’épidémie par certains et au rejet des programmes gouvernementaux de sensibilisation et de prévention. « À tel point que des équipes envoyées dans certains villages ont été attaquées par les populations, persuadées qu’elles venaient pour inoculer le virus – et non aider à s’en débarrasser », rappelle Isabelle Manimben. Cette méfiance a fortement freiné les efforts de lutte contre l’épidémie, et en partie expliqué son ampleur en Guinée.
Acord Guinée, face à une épidémie intervenue dans sa zone « traditionnelle » d’intervention, a renforcé la sensibilisation par le biais des leaders locaux – et non par des intervenants étrangers soupçonnés de manipulation. L’appui du CCFD-Terre Solidaire en 2014 répond à la fois à une situation d’urgence mais également à des enjeux de plus long terme : Il vise à sensibiliser sur le virus, à renforcer la sécurité alimentaire, mais aussi à renforcer les efforts déjà engagés pour enraciner une dynamique de dialogue et de prévention des conflits.
Concrètement, des campagnes de prévention ont été organisées avec l’aide de cadres de concertation communautaire et de volontaires. Des kits de prévention ont été distribués à 120 ménages des zones affectées, ainsi que des intrants agricoles afin de soutenir leur production vivrière.
Car l’impact le plus méconnu du virus s’avère économique : le commerce a été ralenti et la pauvreté s’est accrue, sur fond de flambée des prix de certains produits alimentaires. « La Fédération des paysans du Fouta Djalon, dans le centre du pays, n’a pas été directement frappée par le virus Ebola, note Isabelle Mandimben, mais elle a été pénalisée par la fermeture des frontières avec le Sénégal en 2014 et par le ralentissement général de l’économie ». La Sierra Leone et le Liberia ont été si gravement touchés par le virus Ebola que les échanges commerciaux, traditionnellement très intenses avec les populations guinéennes en ont été affectés. Face à cette épidémie qui dure, ces pays sauront-ils trouver des solutions durables sur le plan sous-régional ?
Sabine Cessou
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L’épidémie apparait comme un défi multiple qui pèse sur la cohésion sociale guinéenne. Amadou Dieng raconte la peur et la mise à l’écart que suscite la maladie, tandis qu’Isabelle Manimben rappelle le contexte de transition politique encore fragile de la Guinée. Ils craignent que l’épidémie par son impact important sur l’agriculture et l’économie guinéennes ne déstabilise le pays.
Pour Amadou Dieng, la fermeture des frontières met l’économie de la Guinée à genoux, et les acteurs économiques sont paralysés. Les producteurs ne peuvent plus exporter leurs produits. Et les importations aussi sont stoppées. Même les marchés locaux ont été fermés et les récoltes se perdent sur place.
Face à l’épidémie, les pays ont fermé leurs frontières et se sont repliés sur eux-mêmes. Pour Mamadou Diallo, il faudrait une réponse régionale et une coopération entre États pour lutter efficacement contre l’épidémie, ainsi qu’une réouverture des frontières. “Il faut isoler la maladie, mais pas le pays” rappelle-t-il.
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]]>La plus grande menace pour les pays touchés par Ebola aujourd’hui n’est pas le virus, mais l’isolement qu’on leur impose. 249 organisations françaises et guinéennes appellent à une communication moins stigmatisante et plus pédagogique autour du virus. Elles demandent en outre le rétablissement des relations commerciales et de coopération avec les pays touchés.
Jusqu’à présent, l’action médiatique et la communication autour d’Ebola ne participent pas à résorber la crise. Bien au contraire. Elles alimentent fantasmes et psychoses : en Guinée, les individus touchés par Ebola, de peur d’être mis à l’index de la société, rechignent à se rendre dans les centres de santé, augmentant ainsi la propagation de la maladie.
Dans les pays non touchés, la peur du virus est telle qu’elle entraîne des mesures contre-productives. Par exemple, le Sénégal, qui a fermé sa frontière avec la Guinée, ne fait qu’encourager les passages clandestins, nuisant ainsi au contrôle sanitaire et accroissant les risques de propagation de l’épidémie.
Cet isolement est une double peine pour les pays atteints par le virus. Depuis l’apparition d’Ebola, les prix des denrées alimentaires de première nécessité ont augmenté de 24%[[selon le Programme Alimentaire Mondial]] et la pénurie alimentaire gagne du terrain. Les investissements ainsi que tous les projets de développement sont à l’arrêt ou au ralenti. En Guinée, la croissance du PIB a déjà diminué de 2 à 3%. Importations et exportations ont chuté et sont devenues mêmes impossibles avec le Sénégal. Ecoles et universités sont fermées. Et le risque de déstabilisation politique est grand, notamment dans un pays qui fait ses premiers pas sur le chemin de la démocratie.
Nous demandons aujourd’hui que décideurs politiques et médias adoptent un langage de raison et une communication pédagogique, permettant de faire face aux périls et non de les aggraver. La stigmatisation des personnes atteintes ou soupçonnées de l’être et l’isolement des pays touchés doivent cesser. Les conséquences sanitaires mais aussi économiques, sociales et politiques pour la Guinée, la Sierra Leone et le Libéria, pourraient sinon s’avérer pires encore.
Signataires :
France : Aide et Action, Association des Jeunes Guinéens de France (AJGF), Association Normandie Guinée, CFDT, CGT, Cités Unies France (CUF), Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement (CCFD), Comité Français pour la Solidarité Internationale (CFSI), Collectif Urgence Ebola Nord-Pas de Calais, Coopération Atlantique Guinée 44, Coordination des Associations Guinéennes de France (CAGF), Conseil National des Jeunes Guinéens de France (CNJGF), Educetera, Essentiel, Etudiants et Développement, GRDR, Ligue des Droits de l’Homme, Solidarité Laïque.
Guinée (les 12 premières) : Confédération Nationale des Travailleurs de Guinée (CNTG), Union Syndicale des Travailleurs de Guinée (USTG), Conseil National des Organisations de la Société Civile Guinéenne (CNOSC), Plateforme des Citoyens Unis pour le Développement (PCUD), Coordination Nationale de la Société Civile (CONASOG), Confédération Nationale des Organisations Paysannes de Guinée (CNOPG), Les Mêmes Droits pour Tous (MDT), Agence de Coopération et de Recherche pour le Développement (ACORD), Apek Agriculture, BCDora, Enfance du Globe, Association pour le Développement Communautaire.
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Depuis, l’association qui est membre de l’ADEPA, Association ouest-africaine pour le développement de la pêche artisanale est soutenue par le CCFD-Terre Solidaire, a énormément évolué. Rencontre avec sa présidente, lors de sa venue en France en mars dernier à l’occasion de la campagne de carême du CCFD-Terre Solidaire.
Pouvez-vous nous dire ce qu’est l’ADEPEG ?
M’Balia Sangare : C’est une association qui vient en soutien à tous les acteurs de la filière pêche en Guinée. Quand nous avons débuté, en 1996, nous étions avant tout focalisés sur les femmes transformatrices, un maillon fondamental. C’est en effet grâce à leur travail que l’on peut exporter nos produits de la mer, dans la sous-région mais aussi au niveau international. On encadrait ainsi un certain nombre de coopératives et on a essayé de les organiser et les formaliser. Plus on avançait, plus les autres acteurs se sont intéressés à ce que nous mettions en place. Ce qui nous a poussé à nous occuper progressivement des différents métiers de la filière. Aujourd’hui nous encadrons des centaines de coopératives de transformatrices, de mareyeurs et de pêcheurs.
Pourquoi est-il important de soutenir la pêche artisanale à l’ère de la modernisation ?
La pêche artisanale est un métier ancestral qui fait vivre énormément de gens. Elle est en outre le gage de la sécurité alimentaire dans notre pays, mais aussi dans tous les pays de la sous-région. Il y avait urgence à l’encadrer, car rien n’était organisé. Il y avait un vide juridique total. Il fallait donc réglementer tout ça et proposer des évolutions aussi bien du côté technique que du côté de la préservation de l’environnement et de l’hygiène. Tout cela n’était pas pris en compte.
En quoi consiste votre soutien aux organisations professionnelles de la pêche ?
Nous avons une approche holistique. Nous formons ensembles les acteurs issus des différents corps de métier. Il est en effet indispensable que chacun d’eux maîtrise l’enjeu global. Nous nous intéressons à tout ce qui concerne le poisson par exemple aux pertes après captures ; à la nécessité d’utiliser un bon filet au maillage réglementaire ; à la gestion des systèmes marins et côtiers ; à l’aménagement des aires de fumage ; à l’urgence de maintenir la chaîne de froid. Nous avons mis en place un système de micro-crédit. Nous faisons beaucoup de sensibilisation à la préservation de l’environnement et à la préservation des ressources halieutiques – ne pas attraper les juvéniles, respecter les zones et les périodes de reproduction. Nous organisons aussi des voyages d’études et d’échanges, ainsi que des partages d’expériences avec les autres pays de la sous-région, car on ne peut pas évoluer en vase clos. Nous leur apprenons encore comment trouver des fonds pour financer leurs projets, et les enjeux fondamentaux du plaidoyer. Entre 2010 et 2012, nous avons formé 1944 femmes transformatrices et mareyeuses et 954 pêcheurs. Chacun prend maintenant conscience de la nécessité de se structurer et se professionnaliser pour être reconnu.
Le plaidoyer a-t-il un impact sur les mesures étatiques prises en matière de pêche ?
Oui, ça fait bouger beaucoup de choses. Il y a peu de temps, l’Etat élaborait seul les plans de pêche. Aujourd’hui, les instances gouvernementales concernées intègrent nos remarques et nos desiderata avant de prendre des décisions. Et nous sommes même sollicités pour notre expertise. C’est une grande avancée.
Quels sont les défis à relever en Guinée ?
Le principal défi est la garantie de la sécurité alimentaire. Mais au-delà de pourvoir à ses propres besoins dans la vie quotidienne, il faut que chacun puisse tirer des bénéfices de son activité pour en vivre vraiment. Ce que nous avons en outre vraiment à cœur aujourd’hui, c’est l’éducation des enfants. Un enjeu fondamental. Car dans ce milieu, peu sont instruits. Pour cela, nous voulons implanter des garderies et des écoles primaires, au plus près des populations, sur les lieux-même de travail. Les mères et les pères commencent à être conscients de la nécessité de la scolarisation pour que leurs enfants aient une vie meilleure que la leur.
Etes-vous confiante dans l’avenir ?
Oui, grâce à la création de la Préfecture maritime mise en place pour lutter contre la pêche illicite pratiquée par des chalutiers-usines. Cette surveillance des mers accrue ainsi que la délivrance de licences de pêche qui obéit à une réglementation plus stricte empêchent une pêche anarchique voir un pillage, et permettent une plus grande protection de nos réserves halieutiques. Une autre raison d’être optimiste, c’est que nous avons réussi à créer, tout récemment, une sorte d’aire marine protégée, appelée «zone de restriction des pêcheries», dans nos eaux territoriales où les réglementations sont très strictes.
Propos recueillis par Elisabeth du Closel
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