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Transition écologique Archives - Terre Solidaire Terre Solidaire - Devbe Thu, 09 Dec 2021 12:37:43 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.8.3 Deux ans après la promulgation de la loi EGalim, ses ambitions sont définitivement enterrées ! https://terresolidaire.devbe.fr/deux-ans-apres-la-promulgation-de-la-loi-egalim-ses-ambitions-sont-definitivement-enterrees/ https://terresolidaire.devbe.fr/deux-ans-apres-la-promulgation-de-la-loi-egalim-ses-ambitions-sont-definitivement-enterrees/#respond Tue, 03 Nov 2020 11:48:58 +0000 https://terresolidaire.devbe.fr/deux-ans-apres-la-promulgation-de-la-loi-egalim-ses-ambitions-sont-definitivement-enterrees/ Paris, le 3 novembre 2020 – Deux ans après l’adoption de la loi EGalim[1], un

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Paris, le 3 novembre 2020 – Deux ans après l’adoption de la loi EGalim[1], un collectif de 28 syndicats et associations publie un bilan dont le constat d’échec est sans appel : la quasi-totalité des indicateurs est au rouge et des reculs sont à noter. Presque aucune des ambitions et bonnes intentions déclarées en grande pompe n’ont été suivies d’effet.

edrftgyhui.png Cette note d’analyse dresse le bilan des États Généraux de l’Alimentation et de la loi EGalim et prend acte de leur enterrement ! Avec lui, ce sont aussi les principales ambitions du quinquennat pour la transition sociale et écologique du système agroalimentaire qui sont à la dérive. Consulter la note d’analyse : bilan_ega_v6.pdf

Nous dénonçons :

  • Le revenu paysan n’est pas revalorisé, les profits de l’industrie et de la distribution continuent d’augmenter, les prix au consommateur aussi.
  • Les négociations commerciales ne sont pas plus encadrées qu’avant et subissent même des tensions croissantes.
  • Les ambitions en matière de réduction de pesticides ont été revues à la baisse, avec un recul notable : le retour des néonicotinoïdes.
  • La protection des riverains contre les pesticides n’a pas avancé, l’Etat se défausse en livrant cette protection au rapport de forces sur les territoires.
  • Les objectifs d’au moins 20 % de bio dans la restauration collective et de 15 % de surface en agriculture biologique en 2022 ne pourront être atteints faute de moyens suffisants. Nous n’en sommes respectivement qu’à 4,5% et 8,5 %.
  • Aucune transition des modes d’élevage, intégrant notamment une meilleure prise en compte du bien-être animal, n’a été sérieusement amorcée au sein des filières.
  • Enfin, la loi a laissé de côté de nombreuses questions pour lesquelles tous les indicateurs sont au rouge : climat, solidarité internationale, biodiversité, nutrition et alimentation…
Il y a un an, nos organisations [2] alertaient déjà sur le manque de volonté et de moyens pour assurer la mise en œuvre d’une loi EGalim déjà peu ambitieuse. Là où nous attendions des amorces de transition, nous constatons au mieux des statuts quo, au pire de nouveaux reculs comme sur les néonicotinoïdes. Là où les réformes engagées devaient permettre de revaloriser le revenu des paysans, celui-ci continue à se dégrader au profit de l’agro-industrie. Là où des objectifs intéressants étaient fixés pour la restauration collective, ils paraissent aujourd’hui hors d’atteinte tant les collectivités sont laissées livrées à elles-mêmes. Or la dégradation du contexte social et environnemental se poursuit : la consommation de pesticides ne recule pas, le nombre de paysan·ne·s diminue, la biodiversité continue de s’effondrer, l’insécurité alimentaire explose en France et partout dans le monde… D’autres leviers auraient permis de corriger le tir : projet de loi de finances, projet de loi de financement de la sécurité sociale, plan de relance, mise en œuvre de la Convention citoyenne pour le climat… Mais tout indique, à ce stade, que le gouvernement confortera l’immobilisme qui prévaut depuis le discours de Rungis. La position de la France dans le cadre de la réforme de la PAC et notamment le Plan Stratégique National reste un des derniers leviers de ce quinquennat pour agir en faveur d’une transition agroécologique. Et le plan de relance français dans son volet agricole ne doit pas, lui, aller à son encontre. Nos organisations vont donc maintenir la pression.

Contact presse :

  • CCFD-TerreSolidaire Sophie Rebours : 07 61 37 38 65
  • Civam Fabrice Bouin, Président : 01 44 88 98 58
  • Confédération paysanne Nicolas Girod, porte-parole national : 06 07 55 29 09
  • CIWF France Laetitia Dinault : 06 26 07 55 43
  • Fédération Nationale d’Agriculture Biologique Emilie Poinsot : 07 69 82 62 36
  • Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l’Homme Paula Torrente, chargée de communication : 07 87 50 74 90
  • France Nature Environnement Thibault Leroux, chargé de mission Agriculture & Santé-Environnement : 07 82 27 89 33
  • Greenpeace Mélanie Veillaux, chargée de communication : 06 42 64 83 76
  • Réseau Action Climat Cyrielle Denhartigh : 06 10 81 59 59
  • Syndicat National d’Apiculture Frank Alétru 06 07 80 01 04
  • Terre d’abeilles Béatrice Robrolle 06 77 40 16 51
[1] La loi pour l’Équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et une alimentation saine, durable et accessible à tous. [2] Plateforme Citoyenne pour une transition agricole et alimentaire : Attac, CCFD-Terre Solidaire, CFSI, CIWF France, Commerce Équitable France, Confédération paysanne, Foodwatch France, Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l’Homme, Fédération Nationale d’Agriculture Biologique, France Nature Environnement, Eau et Rivières de Bretagne, Générations Futures, Greenpeace France, Miramap, Nature et Progrès, Réseau Action Climat, Secours Catholique, Caritas France, SOL (Alternatives Agroécologiques et Solidaires), Terre & Humanisme, UFC-Que Choisir, Union Nationale de l’Apiculture Française, Welfarm, WWF. Lien vers le décryptage : https://reseauactionclimat.org/wp-content/uploads/2019/10/decryptage-loi-egalim.pdf

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La transition écologique reléguée au 2ème plan de la relance (communiqué) https://terresolidaire.devbe.fr/la-transition-ecologique-releguee-au-2eme-plan-de-la-relance-communique/ https://terresolidaire.devbe.fr/la-transition-ecologique-releguee-au-2eme-plan-de-la-relance-communique/#respond Fri, 04 Sep 2020 08:58:06 +0000 https://terresolidaire.devbe.fr/la-transition-ecologique-releguee-au-2eme-plan-de-la-relance-communique/ Paris le 3 septembre 2020 – Ce matin les détails des 100 milliards d’euros du

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Paris le 3 septembre 2020 – Ce matin les détails des 100 milliards d’euros du Plan de relance ont été dévoilés par le Premier ministre qui montre une fois de plus l’ambiguïté de l’engagement du Gouvernement sur la transition écologique.


Pour Meike Fink, Responsable transition climatique juste au Réseau Action Climat : “Ce plan de relance révèle encore une fois l’ambiguïté du Gouvernement en matière de transition écologique : quelques pas en avant, mais plusieurs pas en arrière. Malheureusement, cette politique du “en même temps” ne permettra pas à la France de respecter ses objectifs climatiques”. L’accélération annoncée de la transition, via les 30 à 40 milliards d’euros supplémentaires fléchés, est limitée par :

  • Le bornage à deux ans des aides pour la transition, ce qui ne permettra pas à ces filières d’avenir de s’implanter de manière pérenne.
  • La poursuite du financement de technologies ou projets incompatibles avec les principes de la transition écologique : nucléaire, nouvelles infrastructures routières, agriculture de précision, hydrogène non-renouvelable, 5G.
  • Le sous-calibrage de certaines lignes budgétaires qui ne permettront pas d’atteindre les objectifs affichés (1 milliard €/an supplémentaire sur la rénovation des logements privés ne permet ni d’augmenter la performance des rénovations ni de diminuer le reste à charge pour les ménages les plus modestes).
  • Les aides aux entreprises, sans aucune condition écologique et sociale qui continuent d’alimenter des secteurs incompatibles avec les limites planétaires (notamment la baisse des impôts de production).

La balle est dans le camp des Parlementaires pour augmenter l’ambition et la cohérence du Plan de relance et rendre le budget global de la France pour 2021 plus vert et juste.

Pour Jean-Baptiste Lebrun, directeur du CLER – Réseau pour la transition énergétique :

« Le plan de relance est une opportunité historique d’investir enfin massivement pour la transition écologique et sociale. Les annonces du gouvernement contiennent quelques pas dans la bonne direction mais cela reste encore insuffisant, sur les montants, la durée et dans les modalités précises de mises en œuvre. Pour le transformer en nouvel élan, il faudra en même temps s’ajuster en faisant des investissements réellement efficaces, et surtout se préparer à accélérer et amplifier les pas suivants. Les énergies renouvelables sont par exemple les grandes absentes de ce plan, alors même que nous sommes très en retard sur nos objectifs et que le gouvernement consacre plusieurs milliards sur d’autres filières pour lesquelles il n’y a ni stratégie, ni objectifs de développement démocratiquement débattus et décidés. »

Pour Cécile Marchand, chargée de campagne climat et acteurs publics aux Amis de la Terre France :

« En l’état, les potentielles avancées entraînées par les investissements ‘verts’ du plan de relance risquent d’être rapidement annulées par toutes les aides supplémentaires prévues dans les secteurs polluants, sans aucune contrepartie. Hier encore, on apprenait que Bpifrance, qui se voit dotée de 2,5 milliards d’euros dans le plan de relance pour devenir ‘la banque du climat’, s’apprêtait à soutenir Total pour un immense projet gazier dans l’Arctique russe. Un exemple qui traduit le manque de crédibilité flagrant d’un gouvernement toujours adepte du ‘en même temps’. »


Pour Quentin Parrinello, responsable de plaidoyer chez Oxfam France :

“Baisser aveuglement les impôts de production, c’est donner les mêmes marges de manœuvre à une entreprise solidaire et un gros pollueur, sans se poser la question de quelle réindustrialisation nous souhaitons. Pire, selon la DGFiP, les secteurs qui devraient le plus bénéficier de la baisse des impôts de production sont le secteur extractif et la finance, sans aucune garantie qu’ils s’engagent dans une transition écologique. Cette baisse dont le coût pour les finances publiques inquiète jusqu’à la Banque de France risque d’être payé par les plus vulnérables, premières victimes de la crise. Il faut conditionner la relance à des objectifs sociaux, environnementaux, climatiques et fiscaux. Une baisse aveugle des impôts de production renforcera un système économique anachronique. A moyen-terme, il faudra aussi se poser la question de la résilience de notre modèle économique afin de bâtir une entreprise qui partage mieux les richesses, dans le respect des limites planétaires.”

Pour Arnaud Schwartz, président de France Nature Environnement :

”Le plan de relance, bien que contenant des avancées attendues depuis trop longtemps, notamment en faveur du rail, est également porteur d’erreurs majeures : absence d’étude d’impact environnementale, entêtement nucléaire, fuite en avant techno-numérique sans prise en compte du principe sanitaire de précaution et des effets rebond énergétiques et matériels, pour n’en citer que quelques-unes. Par ailleurs, ce plan n’est pas non plus à la hauteur du côté du financement des moyens humains nécessaire à la transition énergétique et écologique de notre économie : nous avons besoin d’ingénierie dans les territoires, mais aussi d’éducateurs, d’inspecteurs, d’enquêteurs et d’une justice spécialisée. Peut-on se payer le luxe d’un autre coronavirus avant d’agir en ce sens ?”

Pour Clément Sénéchal, chargé de campagne politiques climatiques à Greenpeace France :

« Le gouvernement nous propose un plan de relance à l’envers plutôt qu’un plan de relance vert. Offrir des milliards aux industries polluantes – via des baisses d’impôts ou des aides à la relocalisation – sans la moindre conditionnalité environnementale revient en effet à renflouer un modèle productif incompatible avec les limites planétaires. De même, investir dans de fausses solutions au nom du “verdissement”, comme l’hydrogène non-renouvelable, le nucléaire, l’agriculture de précision, la 5G, l’avion vert, les voitures thermiques neuves ou les SUV électriques, relève de l’anachronisme. Le plan de relance offre pourtant une opportunité historique de redéfinir le contrat politique qui lie les activités économiques et la société. Mais le gouvernement campe délibérément sur une posture conservatrice inspirée par le MEDEF plutôt que par la science et l’urgence climatique, au risque de reporter à trop tard les changements concrets dont nous avons besoin. La majorité doit impérativement rectifier le tir à l’Assemblée nationale. »

Pour Manon Castagné, chargée de plaidoyer souveraineté alimentaire et climat au CCFD-Terre Solidaire :

“Le gouvernement va à rebours de l’histoire en finançant tout et son contraire : l’agroécologie, l’agriculture bio, et « en même temps » des pratiques qui viennent accroître la pression sur les terres, nuisent à l’emploi agricole et à la souveraineté alimentaire (biocarburants, soutien à l’agriculture de précision, produits biosourcés). Par ce refus d’orienter clairement ses investissements, ce plan nuit à la nécessaire transition agroécologique.
M. Macron a également promis une « relance solidaire ». Pourtant, ce plan, à travers son soutien à Business France et à la très opaque BPIFrance, risque de servir les intérêts à l’export des filières agricoles françaises, au détriment de l’autonomie et de la souveraineté alimentaire des pays tiers. ”

Pour Olivier Schneider, président de la FUB :

”Les efforts du gouvernement sur le vélo quotidien sont notables, avec quadruplement du budget annuel par rapport au plan vélo de 2018. Vu l’engouement exceptionnel des Françaises et des Français, qui considèrent à juste titre le vélo comme un geste barrière, nous espérons que les collectivités locales saisiront la perche tendue, que ce soit en continuant dans leur lancée post-confinement (pérennisation des aménagements “de transition”), ou en s’y mettant grâce au plan de relance. Nous espérons que le gouvernement incitera celles qui ne l’ont pas encore fait à s’y mettre, notamment en zones moins dense, et confirmera sa promesse d’aider à massifier le stationnement sécurisé, notamment en gare. Enfin, le gouvernement ne doit pas oublier que les modes de déplacement s’opposent fatalement, et que le plan de relance automobile doit donc prendre en compte la nécessaire baisse du nombre de véhicules motorisés en circulation. La prime de conversion doit donc a minima permettre à un ménage de substituer une automobile contre un, voire plusieurs, vélos (pliant, cargo, électrique, …).”

Pour Charlotte Mijeon, chargée des relations extérieures au Réseau “Sortir du nucléaire” :

“En prévoyant des financements pour le développement de nouveaux réacteurs, le gouvernement a franchi une ligne rouge. L’argent des contribuables n’a pas vocation à pérenniser une filière dangereuse, polluante et productrice de déchets radioactifs ingérables. Consacrer des sommes aux « petits réacteurs modulaires » revient à jeter de l’argent par les fenêtres, tant cette technologie est hors sujet et hors délai au regard de l’urgence climatique, qui exige de nous focaliser sur les options permettant de réduire dès maintenant les émissions, et en priorité la rénovation des bâtiments et les énergies renouvelables.”


Pour Bruno Gazeau, Président de la FNAUT :

“ La Fnaut se félicite de l’effort réel pour les transports publics avec une enveloppe conséquente pour les vélos, rer métropolitains, extensions, tramway, bus, métro Et Intermodalité.” Les crédits de régénération du ferroviaire sont conformes aux programmes de sncf Réseau, confirmés pour les CPER lignes régionales. Des ouvertures réelles sont faites pour le fret et des engagements pris pour les trains de nuit, l’accessibilité en gare et les passages à niveaux. D’autres chantiers sont en cours et suivis avec attention, pour la recapitalisation des entreprises de transport, la réduction de leur endettement et les compensations COVID. Mais cet effort pour important qu’il soit doit encore s’inscrire dans la durée de la décennie pour mettre à niveau les infrastructures actuelles, réaliser celles d’un aménagement réclamé du territoire et trouver son financement dans l’adoption d’une fiscalité plus écologique.”

Pour Amandine Lebreton directrice du plaidoyer de la Fondation Nicolas Hulot :

“ Si les 30 milliards d’euros dédiées à la transition écologique et les soutiens à quelques secteurs d’avenir comme le rail et la rénovation énergétique des bâtiments sont un signal encourageant, la FNH regrette que le gouvernement ne donne pas toutes les garanties pour accélérer enfin la transition écologique et sociale. Plusieurs conditions auraient permis d’assurer une cohérence politique du plan : sanctuariser 20 milliards d’euros d’investissements publics par an jusqu’en 2030 pour la transition écologique, instaurer des contreparties aux soutiens publics et notamment aux impôts de production, pas un euros pour les projets néfastes pour la biodiversité et le climat, un suivi de la mise en oeuvre par le Haut Conseil pour le Climat… Il n’en est rien. Comble de l’incohérence, le gouvernement présente ce même jour son projet de loi autorisant les dérogations à l’usage des néonicotinoïdes…”

Pour Vaia Tuuhia, déléguée générale de l’association 4D :

“Le gouvernement a manqué l’occasion d’enclencher une vraie politique de développement durable pour la nation en ne structurant pas le plan de relance autour des Objectifs de Développement Durable. Malgré quelques mesures intéressantes concernant en partie la lutte contre l’artificialisation, l’agroécologie, la rénovation énergétique de bâtiments, la décarbonisation de l’industrie nous passons à côté d’une stratégie et d’une vision à long terme de durabilité pour la France, qui soit inclusive et transversale.”

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12 portraits de femmes et d’hommes du monde de la pêche engagés pour les océans (carnet Côtes à côtes) https://terresolidaire.devbe.fr/12-portraits-de-femmes-et-dhommes-du-monde-de-la-peche-engages-pour-les-oceans-carnet-cotes-a-cotes/ https://terresolidaire.devbe.fr/12-portraits-de-femmes-et-dhommes-du-monde-de-la-peche-engages-pour-les-oceans-carnet-cotes-a-cotes/#respond Mon, 08 Jun 2020 14:51:55 +0000 https://terresolidaire.devbe.fr/12-portraits-de-femmes-et-dhommes-du-monde-de-la-peche-engages-pour-les-oceans-carnet-cotes-a-cotes/ Douze hommes et femmes partagent leur quotidien et leurs combats pour préserver la mer comme

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Douze hommes et femmes partagent leur quotidien et leurs combats pour préserver la mer comme bien commun de l’humanité. Un beau carnet à lire, accessible à tous, et un outil pédagogique à utiliser pour des animations avec des enfants, notamment du CM2 à la 5e.

Bintou, une des femmes dont le portrait est à retrouver dans le carnet

Un carnet à lire et à contempler

Côtes à Côtes est un carnet de 12 portraits de femmes et d’hommes qui vivent des métiers de la mer en Indonésie, en France, en Mauritanie et au Sénégal. Ils nous partagent leur quotidien et leurs combats pour préserver la mer comme bien commun de l’humanité. Avec eux nous découvrons des milieux marin-côtier des différents continents, les populations qui y vivent, leurs différents métiers, les problématiques auxquelles elles sont confrontées et les solutions qu’elles arrivent à apporter. Illustré par de magnifiques photos, leurs témoignages nous plongent dans le monde de la pêche et nous font comprendre les enjeux actuels liés à la préservation des océans, au littoral, à la gestion des ressources. Quatre vidéos accompagnent le carnet également.

Un outil pédagogique sur les enjeux de la mer

Côtes à Côtes est un carnet à lire pour les adultes comme les ados. Le carnet a été étudié pour être lu, compris et approfondi par tout un chacun. C’est aussi un outil pédagogique à exploiter en classe. Les contenus sont particulièrement adaptés aux programmes scolaires de CM2, 6e et 5e. (voir ci-dessous) Il a été réalisé par des bénévoles du CCFD-Terre Solidaire de Bretagne et des Pays de la Loire, à l’issue de rencontres de femmes et d’hommes du milieu marin en France, Indonésie, Mauritanie et au Sénégal. Téléchargez le carnet Côtes à Côtes : Cote à cote : 12 portraits de femmes et d’hommes du monde de la pêche engagés pour les océans Vous recherchez des idées d’animation pour sensibiliser aux enjeux de la mer et de la pêche ? Les fiches pédagogiques inclues dans le carnet vous guideront pour sensibiliser les jeunes et leur donner envie d’agir pour protéger la mer et ses ressources. Contenu :12 portraits d’acteurs du milieu marin de France, Indonésie, Mauritanie et Sénégal – 4 fiches explicatives par pays : état des lieux de l’activité de pêche et enjeux pour la souveraineté alimentaire de ces pays – lexiquefiches pédagogiques pour animer en classe ou auprès d’un groupe de jeunes à partir de la découverte de ces portraits – fiche de références pour approfondir certains sujets abordés à travers les portraits

Vous travaillez avec des élèves de CM2 ou de 6ème 5ème?

Vous êtes professeur.e des écoles en CM2, ou d’Histoire-Géographie, de Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) au collège, et même d’Enseignement moral et civique ? Vous pouvez utiliser les portraits et les proposition d’exploitation pédagogiques comme porte d’entrée pour aborder plusieurs thèmes des programmes : Pour les CM2 – identification des enjeux liés à l’environnement, – compréhension du sens de l’intérêt général, – travail en groupe, – compréhension de texte, etc. ; Pour les 6ème – habiter le littoral (programme histoire et géographie) Pour les 5ème – questions de l’inégal développement et des ressources limitées à gérer (géographie – thèmes 1 et 2) – responsabilités de citoyens, se situer dans le monde social, comprendre les valeurs essentielles de notre société (cycle 4 – enseignement moral et civique). Les supports pédagogiques en complément du carnet :un quiz pour démarrer l’animation de façon ludique et informative • un diaporama photo pour illustrer certains termes ou concepts découverts dans les portraits. • des vidéos complémentaires : Elsa video_elsa.jpg Aida video_aida.jpg Trois jeunes collégiennes d’Indonésie video_3_jeunes.jpg

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Vidéo pour un monde d’après : soyons les forces du changement https://terresolidaire.devbe.fr/video-pour-un-monde-dapres-soyons-les-forces-du-changement/ https://terresolidaire.devbe.fr/video-pour-un-monde-dapres-soyons-les-forces-du-changement/#respond Fri, 15 May 2020 12:27:49 +0000 https://terresolidaire.devbe.fr/video-pour-un-monde-dapres-soyons-les-forces-du-changement/ Plus que jamais nous avons le devoir de fonder une terre solidaire et de défendre

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Plus que jamais nous avons le devoir de fonder une terre solidaire et de défendre les plus vulnérables.

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COP 26 : l’impact des systèmes agricoles sur le climat et l’humanité https://terresolidaire.devbe.fr/cop-26-limpact-des-systemes-agricoles-sur-le-climat-et-lhumanite/ https://terresolidaire.devbe.fr/cop-26-limpact-des-systemes-agricoles-sur-le-climat-et-lhumanite/#respond Fri, 29 Nov 2019 13:30:25 +0000 https://terresolidaire.devbe.fr/cop-26-limpact-des-systemes-agricoles-sur-le-climat-et-lhumanite/ La COP 26 ne peut plus ignorer que l’agriculture et notre système alimentaire industrialisé font

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La COP 26 ne peut plus ignorer que l’agriculture et notre système alimentaire industrialisé font partie des secteurs, comme les transports et l’énergie, qui doivent être remis en question pour réduire nos émissions de gaz à effet de serre. Mais gare aux fausses solutions…


Au sein des négociations internationales pour le climat, l’agriculture a longtemps été mise de côté : les émissions de l’agriculture étaient considérées comme irréductibles ou trop difficiles à atténuer.

Il a fallu attendre la COP 23 pour que le sujet bénéficie d’un programme de travail dans les négociations.

A la veille de la COP 26, voici quelques idées à avoir en tête pour faire évoluer nos politiques agricoles et alimentaires.

1. Nos systèmes agricoles et alimentaires sont responsables de plus d’un tiers des émissions de gaz à effet de serre mondiaux

Pour en savoir plus retrouvez notre infographie Climat : pourquoi faut-il changer notre système agricole et alimentaire

2. Ce n’est pas l’agriculture, mais l’agro-industrie qui pose problème

Les différents systèmes agricoles et alimentaires n’ont pas tous le même impact sur le climat et la biodiversité.

Les émissions de gaz à effet de serre sont essentiellement dues à l’agriculture industrielle et intensive qui repose sur des systèmes alimentaires et des marchés mondialisés.

Un exemple d’agriculture fortement émettrice de carbone? Exporter en Chine du porc élevé en France et nourri au soja brésilien, soja responsable de la déforestation amazonienne et de l’expropriation de ses habitants…

L’agroécologie et l’agriculture familiale ont un impact carbone beaucoup moins important.

ges_agroindustrie_2.jpg


3. Relocaliser nos systèmes agricoles et alimentaires pour réduire les émissions

Produire et manger local, c’est évidemment éviter les émissions de CO2 liés aux transports internationaux. Mais la relocalisation de nos systèmes agricoles est aussi et surtout une manière de lutter contre les monocultures dévastatrices pour l’environnement, la biodiversité, et avec un fort impact carbone.

Alors, pourquoi ne pas passer un bon moment en découvrant le producteur de pommes ou la productrice de fromage proches de chez vous ? Ou faire pousser quelques légumes dans votre jardin ? Ou s’inscrire à une Amap ?

Lire aussi : De juillet à octobre, participez à un rallye autour de l’agroécologie en Bretagne et découvrez les initiatives agroécologiques locales

timor6365.jpgLire aussi : Des potagers en permaculture dans toutes les écoles ? Le choix pionnier du Timor Leste

4. L’agroécologie est une solution pour réduire l’impact climatique de l’agriculture et l’insécurité alimentaire

Non ce n’est pas un fantasme de bobo.

Nombreux sont les organismes internationaux, comme le GIEC et l’IPBES, qui préconisent le développement de l’agroécologie pour réduire drastiquement les impacts environnementaux et climatiques de l’agriculture. Une agriculture respectueuse de l’environnement qui contribue aussi à mieux être paysan et à la lutte contre l’insécurité alimentaire.

Les bénéfices de cette approche sont nombreux, pour l’environnement et la biodiversité : amélioration de la productivité, diversification des cultures, restauration des écosystèmes, gestion durable et concertée des ressources naturelles…).

Et au Burundi, ce n’est pas Gloriosa qui dira le contraire : Au Burundi, l’agroécologie, nouvel horizon pour le monde paysan

5. Mettre fin au gaspillage agricole et alimentaire

Selon le GIEC, le gaspillage agricole et alimentaire représente aujourd’hui 1/3 de la production agricole et 10% de nos émissions de gaz à effets de serre.

On entend souvent qu’il faut produire plus pour nourrir une population grandissante : c’est faux !

Les chiffres du gaspillage montre que le problème de la faim et de l’insécurité alimentaire est avant tout un problème de répartition et d’organisation de nos systèmes alimentaires, et non de production.

6. Faire évoluer nos régimes alimentaires

L’évolution de nos régimes alimentaires vers une baisse de la consommation de produits animaux, et l’augmentation de l’alimentation végétale présente 3 avantages majeurs :

  • une meilleure santé pour les êtres humains
  • une baisse des gaz à effets de serre (et pas seulement le dioxyde de carbone)
  • la libération de plusieurs millions de km2 de terre (selon le rapport du GIEC).

Alors zou, pourquoi manger une viande de mauvaise qualité qui a un impact majeur sur notre environnement ? On réduit sa consommation, et on s’assure que celle que l’on mange est produite localement et sans soja importé.

elida-gimenez_0_1400_1050_carre.jpgEt si on ne voit pas le rapport avec le soja, on lit ce portrait paru dans La Croix de Elida Gimenez, expulsée deux fois de sa terre au Paraguay

7. Les projets de compensation carbone ne seront jamais aussi efficaces qu’une réduction effective des gaz à effet de serre.

Face à l’urgence climatique, la tentation est grande de privilégier les mécanismes de compensation de nos émissions de gaz à effets de serre.
Une idée est particulièrement en vogue : la séquestration du carbone dans les sols.

Pourtant, ces pratiques peuvent représenter un leurre.

Lire aussi : La séquestration du carbone dans les terres agricoles, miracle ou alibi ?

Or le rapport du GIEC le souligne : les capacités d’absorption additionnelle du carbone dans les sols sont faibles et rendues incertaines par la crise climatique.

8. Les projets de compensation carbone risquent de générer une compétition pour les terres

Cette compétition aurait pour conséquence de :

– se faire au détriment de l’agriculture familiale

– contribuer au déclin des surfaces agricoles

– de mettre en danger la sécurité alimentaire des populations paysannes.

Pour en savoir plus voir notre rapport “Nos terres valent plus que du carbone”
couvrapport_carbone_exe_fr_hd-1-1-001_jpg.jpg

9. Alerte : le secteur des terres doit rester en dehors des mécanismes de compensation carbone

Les règles d’application de l’Accord de Paris ont été adoptées lors de la COP24, à l’exception de l’article 6 qui traite des marchés et des mécanismes de compensation carbone.

Lors des nouvelles négociations de la COP26, le risque est fort que le secteur des terres soit intégré, ce qui aggraverait les risques de ruée massive vers les terres, et donc d’accaparement de terres.

Au CCFD-Terre Solidaire, nous souhaitons que le secteur des terres puisse être soutenu financièrement mais uniquement à travers des approches non-marchandes (art. 6.8), et nous luttons pour qu’il reste hors des marchés et mécanismes de compensation carbone de l’Accord de Paris.

10. Remettre les communautés locales au cœur des décisions politiques

Les populations locales détiennent des connaissances fines des milieux qu’elles cultivent et dont elles dépendent sur le long terme.
Cela les rend bien plus compétentes et sensibles à l’enjeu de la gestion durable des territoires que des fonds financiers qui visent avant tout le profit à court terme et qui prennent des décisions depuis de lointains centres de pouvoir sans considération des populations locales.

Le mécanisme de compensation carbone REDD+ par exemple, censé empêcher la déforestation, tend à priver dans les faits l’accès et l’utilisation de la forêt pour les activités de subsistances traditionnelles des populations locales, affectant ainsi la souveraineté alimentaire des populations. Des cas de menaces allant jusqu’à la torture ont été reportés par nos partenaires.

COP 26 : notre action de plaidoyer pour faire avancer les politiques agricoles

Après des années de lutte, notamment des organisations issues de la société civile, nous avons obtenu la création d’un programme de travail sur le sujet lors de la COP23 (programme de travail de Koronivia).

Le CCFD-Terre Solidaire a continué de s’impliquer au sein de ce programme lors de la COP 25 qui a eu lieu du 2 au 13 décembre à Madrid, en Espagne, notamment autour :
de la question des engrais de synthèse,
des enjeux de la séquestration du carbone dans les sols
– de l’adaptation au changement climatique.
Manon Castagné, chargée de plaidoyer au CCFD-Terre Solidaire revient sur les enjeux de la dernière COP, la COP 25

En ligne de fond, c’est la question de la pérennité et du rôle de cet espace de travail qui se joue, dont l’avenir doit être discuté lors de la COP 26.

Nous nous battons pour qu’il ne stagne pas comme espace de discussion mais devienne un véritable guide pour les politiques agricoles dans le contexte de la crise climatique.

Partout dans le monde, les organisations paysannes que nous soutenons montrent qu’il est possible de faire une agriculture respectueuse de l’humain et de l’environnement.


Accorder l’humain et la planète, les initiatives qui marchent (carte interactive)

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Synode pour l’Amazonie : et si nous revisitions notre rapport à l’Eglise et à l’écologie ? (vidéos) https://terresolidaire.devbe.fr/synode-pour-lamazonie-et-si-nous-revisitions-notre-rapport-a-leglise-et-a-lecologie-videos/ https://terresolidaire.devbe.fr/synode-pour-lamazonie-et-si-nous-revisitions-notre-rapport-a-leglise-et-a-lecologie-videos/#respond Wed, 13 Nov 2019 12:15:52 +0000 https://terresolidaire.devbe.fr/synode-pour-lamazonie-et-si-nous-revisitions-notre-rapport-a-leglise-et-a-lecologie-videos/ Du 6 au 27 octobre 2019, plus de 300 évêques, experts et auditeurs (dont une

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Du 6 au 27 octobre 2019, plus de 300 évêques, experts et auditeurs (dont une petite quarantaine de femmes) participent au synode Amazonie. Ce synode est un événement pour la sauvegarde de l’Amazonie, pour l’Eglise et l’avenir de notre maison commune, la planète. Ensemble, avec les habitants de l’Amazonie, nous pouvons contribuer à sauvegarder l’Amazonie et nous transformer nous-mêmes!

Aujourd’hui, l’Amazonie et ses populations traditionnelles sont particulièrement menacées. Leur destruction a aussi un impact sur l’équilibre du monde entier. C’est pourquoi nous nous sommes investis dans les travaux préparatoires du synode Amazonie avec plusieurs organisations partenaires que nous soutenons en Amérique latine. Une délégation de bénévoles, de salariés et de partenaires participent à Rome aux échanges de la “Maison Commune” organisés pendant le synode. Pourquoi un synode sur l’Amazonie? L’assemblée spéciale du synode des évêques pour la région pan-amazonienne, convoquée par le pape François se réunit autour du thème « Amazonie : nouveaux chemins pour l’église et pour une écologie intégrale ». La mission de cette assemblée? réfléchir comment “faire s’épanouir le visage amazonien de l’Église” et comment “faire face aux situations d’injustice de la région”, en remettant en question un modèle de développement qui concerne non seulement l’Amazonie, mais toute la planète. Pour Sylvie Bukhari-de Pontual, présidente du CCFD-Terre Solidaire ” Le Synode pour l’Amazonie est aussi un synode pour le monde. En le convoquant à Rome, et non en Amazonie, le Pape François l’ouvre à l’Eglise universelle. “ Lire aussi : Synode Amazonie : retour sur un événement historique pour l’Eglise (et pas que)

Une délégation du CCFD-Terre Solidaire à Rome du 19 au 23 octobre à l’occasion du synode Amazonie

Rencontres autour de la “Maison commune” à Rome Nous sommes engagés avec le REPAM et la Coopération Internationale pour le Développement et la Solidarité (CIDSE) pour l’organisation, pendant la période du Synode à Rome, de rencontres avec des acteurs de terrain, des organismes d’Eglise et Peuples indigènes. Cela se fait dans le cadre d’un espace de communion ecclésiale appelé « Maison Commune ». Cet espace d’échange accueille les acteurs qui accompagnent les travaux du Synode : partenaires, organisations de solidarité internationale, réseaux de théologiens et théologiennes, congrégations religieuses présentes en Amazonie, etc. Une délégation du CCFD-Terre Solidaire composée de bénévoles issus de régions engagées sur les questions indigènes et environnementales et de salariés participent aux rencontres de la Maison Commune à Rome. Six organisations partenaires que nous soutenons en Amazonie sont également présentes : la Commission Pastorale de la Terre de l’Acre au Brésil, le CIMI, l’organisme mandaté par l’Eglise Catholique brésilienne pour accompagner les peuples amérindiens, la Pastorale de la Terre d’Yurimaguas et la CAAAP au Pérou, Amerindia et ALLER. Plusieurs étaient représentés par des femmes engagées auprès des communautés locales. partenaire_pacte.jpg Se nourrir du synode Amazonie pour murir notre réflexion sur l’écologie intégrale Le synode nous offre une occasion de mûrir notre propre réflexion sur l’écologie intégrale, le thème que nous avons également choisi pour notre campagne de carême 2020 et notre engagement dans la lignée de l’encyclique Laudato Si. Le document préparatoire du synode évoque la conversion qui est attendu de nous tous : “Changer de cap ou se convertir intégralement ne se réduit pas à une conversion au niveau individuel. Une transformation profonde du cœur, exprimée par un changement de nos habitudes personnelles, est aussi nécessaire qu’une transformation structurelle, exprimée par un changement des habitudes sociales, des lois et des programmes économiques. ” image_amazonie.jpg Façonner une Eglise au visage Amazonien Le document préparatoire du Synode invite à façonner une « Église au visage amazonien », incarnée dans les réalités locales, ouverte à la pluralité des peuples et de leurs cultures. Cela signifie que l’Église dans son ensemble est appelée à bénéficier des réflexions et propositions qui s’y feront, afin de construire une Église qui
  • réponde aux besoins et espoirs sociaux et pastoraux des populations locales,
  • s’ouvre à la spiritualité des peuples amazoniens et au dialogue interculturel
  • intègre davantage les laïcs et les femmes.
Tout comme le christianisme s’est épanouit au contact de la philosophie grecque, il est appelé aujourd’hui à apprendre des cultures amazoniennes : “Ce nouveau paradigme ouvre des perspectives de transformation personnelle et dans la société. La joie et la paix sont possibles lorsque nous ne sommes plus obsédés par la consommation. Le Pape François affirme qu’une relation harmonieuse avec la nature nous permet une sobriété heureuse, la paix intérieure avec soi-même, en relation avec le bien commun, et une harmonie sereine qui implique de se contenter de ce qui est réellement nécessaire. C’est quelque chose que les cultures occidentales peuvent et même devraient apprendre des cultures traditionnelles amazoniennes et d’autres territoires et communautés de la planète Ces peuples, «ont beaucoup à nous enseigner » (EG 198). Grâce à leur amour de la terre et à leur relation avec les écosystèmes, ils connaissent le Dieu Créateur, source de vie. Eux, « par leurs propres souffrances, ils connaissent le Christ souffrant » (EG 198). À travers leur conception de la vie sociale en dialogue, ils sont mus par l’Esprit Saint. C’est pourquoi le Pape François a souligné qu’il « est nécessaire que tous nous nous laissions évangéliser par eux » et par leurs cultures, et que le devoir de la nouvelle évangélisation implique de « prêter notre voix à leurs causes, mais [nous sommes aussi appelés] à être leurs amis, à les écouter, à les comprendre et à accueillir la mystérieuse sagesse que Dieu veut nous communiquer à travers eux » (EG 198). Leurs enseignements pourraient, par conséquent, indiquer la voie des priorités des nouveaux chemins de l’Église en Amazonie.

Les peuples amazoniens associés à la préparation du synode

Afin d’élargir les réflexions sur les besoins et défis de l’Église en Amazonie, un processus participatif inédit de consultations a été mené par le Réseau Ecclésial Pan-Amazonien (REPAM). Entre juin 2018 et février 2019, 65 assemblées territoriales et 25 forums thématiques ont été organisés. Ils ont permis de faire remonter les préoccupations et espérances des peuples amazoniens dans le document préparatoire du synode. On dénombre, en particulier, 174 peuples ou nationalités indigènes ayant pris part au processus. Soit plus de 40% des 390 peuples indigènes de l’Amazonie. Nous avons pu apporter notre regard sur la première version du document préparatoire à partir des réalités des organisations partenaires que nous soutenons en Amazonie. Les enjeux majeurs que nous avons identifiés dans notre action amazonienne sont largement abordés dans les documents qui préparent le Synode:
  • Les menaces d’un modèle économique prédateur : extractivisme, changement climatique, les fausses solutions de l’économie verte, avec une recrudescence des conflits violents. Nous soutenons les expériences territoriales de résistance pacifique aux mégaprojets destructeurs de l’environnement et des équilibres sociaux amazoniens. Par l’action de nos partenaires, nous promouvons aussi la consolidation, la diffusion et la multiplication d’initiatives agroécologiques et agroforestières en Amazonie.
  • L’enjeu du vivre-ensemble, qui fait partie des réflexions autour de l’écologie intégrale que l’Église propose. L’implication des femmes, des jeunes, des peuples indigènes et des communautés traditionnelles rurales est au cœur de la stratégie du CCFD-Terre Solidaire en Amazonie. Face au modèle prédateur et destructeur des identités culturelles, nous cherchons à renforcer les articulations des sociétés civiles amazoniennes. En 2020 nous soutiendrons par exemple le Forum social Pan-Amazonien à Mocoa en Colombie.
Le document préparatoire du synode explique ainsi : “La culture dominante de la société de consommation et du déchet transforme la planète en une grande décharge publique. Le Pape dénonce ce modèle de développement anonyme, asphyxiant, sans mère, dont les seules obsessions sont la consommation et les idoles de l’argent et du pouvoir. De nouveaux colonialismes idéologiques s’imposent sous le mythe du progrès et détruisent les identités culturelles spécifiques. François en appelle à la défense des cultures et à la réappropriation de l’héritage qui provient de la sagesse ancestrale, qui suggère un mode de relation harmonieuse entre la nature et le Créateur. Il affirme clairement que « la défense de la terre n’a d’autre finalité que la défense de la vie » (Fr. PM)”.

Pour faire rayonner le synode Amazonie autour de vous :

A l’occasion du synode, vous voulez participer aux efforts pour la dénonciation des violences en Amazonie, iées à l’expansion de l’agrobusiness et des projets miniers? Vous pouvez partager cet article et les vidéos de notre chaine You Tube dans vos réseaux. Proposer une animation autour du synode Amazonie Vous pouvez organiser un temps de réflexion dans votre paroisse ou votre communauté. Des bénévoles de la région Ile de France ont conçu des fiches d’animation qui ponctuent les 4 semaines du synode : Outils d’animations : pourquoi un synode Amazonie Synode Amazonie et extractivisme Synode Amazonie et écologie intégrale Retours du synode sur l’Amazonie

Documents joints

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Un nouveau pacte des Catacombes pour la Maison commune signé à Rome https://terresolidaire.devbe.fr/un-nouveau-pacte-des-catacombes-pour-la-maison-commune-signe-a-rome/ https://terresolidaire.devbe.fr/un-nouveau-pacte-des-catacombes-pour-la-maison-commune-signe-a-rome/#respond Sun, 20 Oct 2019 15:11:03 +0000 https://terresolidaire.devbe.fr/un-nouveau-pacte-des-catacombes-pour-la-maison-commune-signe-a-rome/ Le CCFD-Terre Solidaire est heureux de se reconnaître et de s’engager dans le Pacte des

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Le CCFD-Terre Solidaire est heureux de se reconnaître et de s’engager dans le Pacte des catacombes pour la maison commune signé le 20 octobre 2019 dans les catacombes Sainte Domitille à Rome dans le contexte du Synode pour l’Amazonie.

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Le CCFD-Terre Solidaire soutient le renouvellement des engagements du Pacte des Catacombes car il appelle à :
– une Église pauvre pour les pauvres, accueillante à l’autre, au différent, au lointain,
– une Église qui vive pleinement l’écologie intégrale,
– une Église synodale pour tous les baptisés.
Voilà près de 60 ans que le CCFD-Terre Solidaire essaie de le vivre!
Sylvie Bukhari-de Pontual, présidente du CCFD-Terre Solidaire

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José Oscar Beozzo, directeur du CESEEP, organisation partenaire du CCFD-Terre Solidaire, rappelle pendant la messe la mémoire du premier Pacte des Catacombes, pendant le Concile Vatican II, pour une église servante et pauvre.©Walter Prysthon/CCFD-Terre Solidaire

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Walter Prysthon, responsable du service Amérique Latine, signe le pacte pour le CCFD-Terre Solidaire

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Notre partenaire Darlène Braga de la Commission pastorale de la terre en Amazonie brésilienne était là aussi pour signer le pacte

Lire aussi notre article :
Synode pour l’Amazonie : et si nous changions notre rapport à l’Eglise et à l’écologie?

Nous, les participants du Synode Panamazonien, partageons la joie d’habiter parmi de nombreux peuples indigènes, quilombolas, habitants des berges des rivières, migrants, communautés aux périphéries des villes de cet immense territoire de la Planète.
Avec eux, nous avons expérimenté la force de l’Évangile qui agit et prend si bien chez les plus petits. La rencontre avec ces peuples nous interpelle et nous invite à une vie plus simple de partage et de gratuité.
À l’écoute de leurs clameurs et marqués par leurs larmes, nous accueillons de tout cœur les paroles du pape François : ” De nombreux frères et soeurs en Amazonie portent de lourdes croix et attendent la consolation libératrice de l’Évangile, espèrent la tendresse aimante de l’Église. Pour eux et avec, marchons ensemble”.

C’est avec gratitude, que nous évoquons les évêques qui, au terme du Concile Vatican II, signèrent dans les Catacombes de Sainte Domitille le Pacte pour une Église servante et pauvre.
Nous nous souvenons avec vénération de tous les membres des Communautés Ecclésiales de Base, des Pastorales et des mouvements populaires; des responsables indigènes, missionnaires et laïcs hommes et femmes, prêtres et évêques qui versèrent leur sang pour cette option pour les pauvres, pour défendre la vie et lutter pour la sauvegarde de notre Maison commune.

À la gratitude que nous éprouvons envers leur héroïsme, nous unissons notre décision de continuer leur lutte avec fermeté et courage. En effet, c’est un sentiment d’urgence qui s’impose devant les agressions qui dévastent aujourd’hui le territoire amazonien, menacé par la violence d‘un système économique prédateur et consumériste.

Devant la Sainte Trinité, devant nos Églises particulières, les Églises d’Amérique latine et des Caraïbes et celles qui sont solidaires avec nous, en Afrique, Asie, Océanie, Europe et dans le Nord du continent américain, aux pieds des apôtres Pierre et Paul et de la multitude des martyrs de Rome, d’Amérique latine et en particulier de notre Amazonie, en profonde communion avec le successeur de Pierre, nous invoquons l’Esprit Saint et nous prenons, sur les plans personnel et communautaire, les engagements suivants:

1. Assumer, devant l’extrême menace du réchauffement climatique global et de l’épuisement des ressources naturelles, l’engagement de défendre sur nos territoires et par nos attitudes la forêt amazonienne sur pied.
C’est d’elle que proviennent le don des eaux qui irriguent une grande partie du territoire sud-américain, la contribution au cycle du carbone et la régulation du climat global, ainsi qu’une incalculable biodiversité jointe à une riche sociodiversité, au bénéfice de l’humanité et de la Terre tout entière.

2. Reconnaître que nous ne sommes pas les maîtres de la Terre mère, mais ses fils et ses filles, formés de la poussière de la terre (Gn 2, 7-8), ses hôtes et pèlerins (1P 1, 17b et 1P 2, 11), appelés à devenir ses zélés gardiens (d’après Gn 1, 26).
À cet effet, nous nous engageons pour une écologie intégrale, dans laquelle tout est en interdépendance, le genre humain et la création tout entière, car la totalité des êtres sont fils et filles de la terre et sur eux se meut l’Esprit de Dieu (Gn 1, 2).

3. Accueillir et renouveler chaque jour l’alliance de Dieu avec tout le créé : “Voici que j’établis mon alliance avec vous et avec votre descendance et avec tous les êtres animés qui sont avec vous : oiseaux, animaux domestiques et sauvages, bref, tout ce qui est sorti de l’arche, tous les animaux de la terre” (Gn 9, 9-10; 12-17).

4. Renouveler dans nos Églises l’option préférentielle pour les pauvres, en particulier les peuples autochtones, et avec eux, garantir leur droit à être des protagonistes dans la société et dans l’Église; les aider à préserver leurs terres, leurs cultures, leurs langues et leurs histoires, leurs identités et leurs spiritualités. Croître dans la conscience de ce que celles-ci doivent être respectées localement et globalement et, en conséquence, favoriser par tous les moyens à notre portée, que ces peuples autochtones soient accueillis sur un pied d’égalité dans le concert mondial des autres peuples et cultures.

5. Abandonner, il s’ensuit, dans nos paroisses, diocèses et groupes, toute espèce de mentalité et posture colonialiste, en accueillant et valorisant la diversité culturelle, ethnique et linguistique, dans un dialogue respectueux avec toutes les traditions spirituelles.

6. Dénoncer toutes les formes de violence et d’agression à l’encontre de l’autonomie et des droits des peuples autochtones, quant à leur identité, leurs territoires et leurs formes de vie.

7. Annoncer la nouveauté libératrice de l’évangile de Jésus-Christ, dans l’accueil de l’autre et du différent, comme il en fut pour Pierre dans la maison de Corneille : “Vous le savez bien, il est interdit à un juif de frayer avec un étranger ou d’entrer chez lui; mais Dieu vient de me montrer qu’il ne faut appeler aucun homme profane ou impur” (At 10, 28).

8. Cheminer de façon œcuménique avec d’autres communautés chrétiennes dans l’annonce inculturée et libératrice de l’Évangile, et avec d’autres religions et personnes de bonne volonté, dans la solidarité avec les peuples autochtones, les pauvres et les petits, afin de défendre leurs droits et préserver la Maison commune.

9. Instaurer dans nos Églises particulières un style de vie synodal, où les représentants des peuples autochtones, les missionnaires et les laïcs, hommes et femmes, en raison de leur baptême et en communion avec leurs pasteurs, aient voix et vote dans les assemblées diocésaines, les conseils pastoraux et paroissiaux, bref, dans tout ce qui relève de leur compétence dans le gouvernement des communautés.

10. Nous employer à la reconnaissance urgente des ministères ecclésiaux qui existent déjà dans les communautés et qui sont exercés par des agents de la pastorale, catéchistes indigènes, ministres de la Parole, hommes et femmes, en mettant particulièrement en valeur leur service au regard des plus vulnérables et des exclus.

11. Rendre effectif dans les communautés qui nous sont confiées le passage d’une pastorale de visite à une pastorale de présence, en s’assurant que le droit à la Table de la Parole et à la Table de l’Eucharistie soit effectif dans toutes les communautés.

12. Reconnaître les services et la réelle diaconie exercée par un nombre élevé de femmes qui dirigent aujourd’hui des communautés en Amazonie, et faire en sorte de les consolider grâce à un ministère conforme à leur fonction de femmes dirigeantes de communautés.

13. Chercher de nouveaux chemins d’action pastorale dans les villes où nous oeuvrons, en faisant une place particulière aux laïcs et aux jeunes, en prêtant attention aux périphéries et aux migrants, aux ouvriers et aux chômeurs, aux étudiants, éducateurs et chercheurs, ainsi qu’au monde de la culture et de la communication.

14. Assumer, devant l’avalanche d’offres de la société de consommation un style de vie joyeusement sobre, simple et solidaire de ceux qui n’ont que peu ou rien; chercher à réduire la production de déchets et l’utilisation des plastiques, favoriser la production et la commercialisation de produits agroécologiques, utiliser autant que possible les transports publics.

15. Nous placer aux côtés de ceux qui sont persécutés à cause de leur service prophétique de dénonciation et réparation des injustices, de défense de la terre et des droits des petits, d’accueil et assistance aux migrants et aux réfugiés. Cultiver des amitiés véritables avec les pauvres, visiter les personnes les plus simples et les malades, en exerçant le ministère de l’écoute, de la consolation et du soutien qui donne du courage et renouvelle l’espérance.

Conscients de nos fragilités, de notre pauvreté et petitesse devant de si grands et graves défis, nous nous confions à la prière de l’Église. Et surtout, puissent nos Communautés ecclésiales venir à notre secours par leur intercession, leur affection dans le Seigneur et, chaque fois que nécessaire, par la charité de la correction fraternelle.

C’est d’un cœur ouvert que nous accueillons l’invitation du cardinal Hummes à nous laisser guider par l’Esprit Saint en ces jours du Synode et au retour dans nos Églises:
“Laissez-vous envelopper dans le manteau de la Mère de Dieu et Reine de l’Amazonie. Ne nous laissons pas vaincre par l’autoréférentialité, mais bien par la miséricorde devant la clameur des pauvres et le cri de la terre. Beaucoup de prière, de méditation et de discernement seront nécessaires, en plus d’une pratique concrète de la communion ecclésiale et de l’esprit synodal. Ce Synode est comme une table que Dieu a préparé pour ses pauvres et il nous demande, à nous, d’être ceux qui servent à table”.

Célébrons cette Eucharistie du Pacte comme “un acte d’amour cosmique“. “Oui, cosmique ! Car, même lorsqu’elle a lieu sur le petit autel d’une église de village, l’Eucharistie est toujours célébrée, en quelque sorte, sur l’autel du monde”. L’Eucharistie unit le ciel et la terre, embrasse et pénètre toute la création. Le monde sorti des mains de Dieu retourne à Lui en pleine et heureuse adoration : dans le Pain eucharistique, “la création tend à la divinisation, aux noces saintes, pour s’unir à son Créateur”.
“C’est la raison pour laquelle l’Eucharistie est aussi source de lumière et motivation pour nos préoccupations à l’égard de l’environnement, et qu’elle nous conduit à être les gardiens de la création tout entière”.


Catacombes de Sainte Domitille Rome, 20 octobre 2019.

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]]> https://terresolidaire.devbe.fr/un-nouveau-pacte-des-catacombes-pour-la-maison-commune-signe-a-rome/feed/ 0 Fabriquer et offrir du shampoing fait maison (recette birmane) https://terresolidaire.devbe.fr/fabriquer-et-offrir-du-shampoing-fait-maison-recette-birmane/ https://terresolidaire.devbe.fr/fabriquer-et-offrir-du-shampoing-fait-maison-recette-birmane/#respond Mon, 18 Feb 2019 16:27:24 +0000 https://terresolidaire.devbe.fr/fabriquer-et-offrir-du-shampoing-fait-maison-recette-birmane/ Comment fabriquer dix litres de shampoing naturel et solidaire ? De passage en France, Peinn

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Comment fabriquer dix litres de shampoing naturel et solidaire ? De passage en France, Peinn Pein nous a livré sa recette. Formatrice au sein de l’organisation birmane Gaia Sustainable Management Institute (GSMI), soutenue par le CCFD-Terre Solidaire, elle partage et promeut des pratiques alternatives comme la fabrication de produits de beauté faits maison.


Pour l’organisation Gaia Sustainable Management Institute, tout le monde doit avoir accès à des aliments et des produits abordables et sains :
“Les produits biologiques et locaux ne doivent pas être réservés à une élite. C’est pourquoi nous nous sommes donnés pour mission de fournir un accès à ces produits à notre propre communauté”

Ingrédients pour 10 litres de shampoing et autant de bouteilles à offrir à ses amis :

  • 1 concombre
  • 1 avocat
  • 300 grammes de feuilles de thé vert (vous pouvez ajouter des feuilles de moringa, de margousier, d’olivier et/ou de goyavier)
  • Quelques pincées de curcuma
  • Une cuillère à soupe de café
  • 1 poignée de pelures de pommes de terre
  • 800 grammes de sel
  • 1 kg de Sodium Coco Sulfate en poudre (attention de bien respecter les conditions d’utilisation de ce produit)
  • 3 cuillères à café de miel
  • 4 cuillères à café d’huile d’olive ou d’huile d’amande douce
  • 10 litres d’eau


Précautions d’usage : attention le Sodium Coco Sulfate, utilisé dans cette recette comme dans la préparation de nombreux shampoings biologiques, reste, dans sa forme concentrée, un composant à manipuler avec précaution. Il est potentiellement irritant pour les voies respiratoires, la peau et peut provoquer des lésions oculaires graves. Au moment de la manipulation du Sodium Coco Sulfate, munissez-vous de gants et de lunettes de protection et tenez le produit hors de portée des enfants.

Préparation

1- Plonger le concombre, l’avocat, les feuilles d’olivier, les feuilles d’arbre à thé (ou les feuilles de thé vert à défaut) et le curcuma dans dix litres d’eau. Faire bouillir 15 minutes.

2- Les personnes brunes ou châtain peuvent y ajouter du café,

3- et celles qui perdent leurs cheveux des pelures de pommes de terre.

4- Mettre le sel dans un récipient pouvant contenir 10 litres.

5- Filtrer le liquide bouilli puis le verser dans le sel en mélangeant bien afin que le sel fonde.

6- Après vous être équipés de gants et de lunettes de protection, verser la poudre de Sodium Coco Sulfate dans une casserole et faites chauffer au bain-marie. Rajouter du liquide de la préparation filtrée et tourner jusqu’à ce que le Sodium Coco Sulfate forme une pâte épaisse[[Dans la recette d’origine, Pein Peinn utilise un litre de Sodium Lauryl Sulfate liquide, fait à base d’huile de palme et très utilisé dans l’industrie cosmétique. Nous l’avons remplacé par du Sodium Coco Sulfate, fait à base d’huile de coco et moins agressif pour la peau. Il n’en reste pas moins à manipuler avec précaution, en évitant tout contact direct avec la peau ou les yeux]].

7- Incorporer ensuite la pâte de Sodium Coco Sulfate progressivement dans le reste de la préparation chaude en tournant bien le mélange
Il est important de toujours remuer dans le même sens .

8- Ajouter le miel et l’huile d’olive (ou l’huile d’amande douce).

7- Mixer le tout et attendre 6 heures que le mélange refroidisse avant de le verser dans des bouteilles bien fermées.

Aucun conservateur n’est nécessaire, le sel assurant cette fonction : il est cependant conseillé de le conserver huit mois maximum à l’abri de la lumière directe.

Conformément à l’esprit de partage qu’elle met en œuvre au quotidien, Peinn Pein vous incite à en offrir autour de vous en y joignant la recette :

« Quand je fabrique dix litres, j’en fais pour tous mes voisins. Et ensuite, ce sont mes voisins qui le font ! »

A vos marmites solidaires !

Pour tester la préparation vous pouvez facilement diviser les proportions par 4.

Testez aussi le produit sur une petite partie de la peau avant utilisation.

Pour en savoir plus sur notre partenaire Gaia Sustainable Management Institute lire aussi notre article Birmanie : se former aux pratiques alternatives pour s’émanciper des grandes entreprises étrangères

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COP24 : A quand une réelle transition écologique ? https://terresolidaire.devbe.fr/cop24-a-quand-une-reelle-transition-ecologique/ https://terresolidaire.devbe.fr/cop24-a-quand-une-reelle-transition-ecologique/#respond Mon, 17 Dec 2018 11:19:36 +0000 https://terresolidaire.devbe.fr/cop24-a-quand-une-reelle-transition-ecologique/ Avec les manifestations des gilets jaunes, la COP24 est passée au second plan dans l’actualité

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Avec les manifestations des gilets jaunes, la COP24 est passée au second plan dans l’actualité française. Au terme d’une conférence sur le climat très décevante, Benoit Faucheux, délégué général du CCFD-Terre Solidaire, rappelle que l’urgence demeure. Face à l’inaction des Etats, la société civile doit plus que jamais faire entendre sa voix, et rappeler que justice climatique et justice sociale sont liées.


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La défaillance des Etats

La conférence, qui devait voir renouveler et préciser l’engagement des Etats est une déception. Certains chefs d’Etat n’ont même pas pris la peine de s’y rendre. Les engagements demeurent en-deçà des prérequis nécessaires pour limiter la hausse des températures au seuil de 1,5°C : une véritable catastrophe au regard des conclusions du dernier rapport des experts internationaux du GIEC.

Lire aussi : Rapport du GIEC 2018 : de profonds changements s’imposent ! (Vidéos)

Aujourd’hui, il nous faut constater l’inefficacité de nos mécanismes juridiques internationaux en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Le pari du principe de volontariat est un échec. Nous avons besoin de mécanismes juridiques contraignants pour encadrer les engagements de l’Accord de Paris et enclencher des politiques de transition ambitieuses.

Les sociétés civiles développent des alternatives efficaces mais elles ont besoin d’un cadre politique d’envergure nationale et internationale pour changer d’échelle !

Lire aussi : Accorder l’humain et la planète, les initiatives qui marchent ! (carte interactive)

Une meilleure prise en compte de l’impact des systèmes agro-alimentaires sur le climat ?

Pour le CCFD-Terre Solidaire et ses partenaires, qui œuvrent partout dans le monde en faveur de la souveraineté alimentaire, le système agroalimentaire fait partie des chantiers de transformation prioritaires.

A ce titre, on peut se réjouir que l’agriculture ait enfin été reconnue comme un sujet important des négociations, à travers les premiers ateliers du programme Koronivia, fruit du travail de plaidoyer du CCFD-Terre Solidaire et de nos alliés. La question de l’évolution des systèmes agro-industriels, l’une des principales causes d’émissions de gaz à effet de serre, est enfin posée et cette avancée doit être saluée.

Lire aussi : COP 24 : quels enjeux pour notre planète et l’humanité ? (vidéos)

La justice climatique doit aller de pair avec la justice sociale

Nous restons cependant inquiets. Le lobby agro-industriel tente de verrouiller le système qu’il a créé et de tirer son épingle du jeu. On se dirige ainsi vers de fausses solutions qui préservent ce système, au détriment des droits des communautés indigènes et paysannes.

Lire aussi : La séquestration du carbone dans les terres agricoles, miracle ou alibi ? (Rapport)
Les pistes inexplorées pour ne pas dépasser les 1,5°C (Rapport)

Le mouvement des gilets jaunes nous rappelle pourtant que justice climatique et justice sociale sont indissociables.

Or, il est possible de combiner nécessité de nourrir le monde, respect de l’environnement et des populations : le CCFD-Terre Solidaire milite depuis des années pour la transition vers une agroécologie paysanne, réponse idéale à ces enjeux. Nous poursuivrons, en 2019, la réalisation d’un important programme de soutien à cette transition au service de la souveraineté alimentaire des peuples.

Sociétés civiles, unissons nos forces !

Ces constats me confortent dans l’idée que nous devons tous nous impliquer, à notre échelle, dans la transition de nos systèmes agro-alimentaires. C’est notre responsabilité de réduire notre empreinte écologique dont les effets sont dévastateurs pour les pays du Sud.

Nous avons un pouvoir, en tant que citoyen. Il nous appartient de changer nos modes de vie. Il nous appartient également de nous unir, au sein d’associations et de collectifs pour exiger des changements profonds au niveau politique.

C’est dans cet esprit que toute l’assemblée générale du CCFD-Terre Solidaire, nos bénévoles et nos salariés ont participé à la marche pour le climat du 8 décembre.

C’est dans cet esprit également que nous continuerons à nous engager, à travers nos actions de plaidoyer, de mobilisation citoyenne, ainsi qu’à travers notre action partenariale, pour construire les alternatives dont nos sociétés ont besoin, ici et là-bas.

Face aux échecs répétés des négociations internationales, c’est à nous, sociétés civiles du monde entier de nous unir pour faire pression sur nos dirigeants et impulser les changements !

Benoît Faucheux

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COP 24 : quels enjeux pour notre planète et l’humanité? (vidéos) https://terresolidaire.devbe.fr/cop-24-quels-enjeux-pour-notre-planete-et-lhumanite-videos/ https://terresolidaire.devbe.fr/cop-24-quels-enjeux-pour-notre-planete-et-lhumanite-videos/#respond Fri, 30 Nov 2018 12:41:32 +0000 https://terresolidaire.devbe.fr/cop-24-quels-enjeux-pour-notre-planete-et-lhumanite-videos/ Du 2 au 14 décembre 2018, les dirigeants du monde entier se réunissent à Katowice,

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Du 2 au 14 décembre 2018, les dirigeants du monde entier se réunissent à Katowice, en Pologne, à l’occasion de la COP24. Trois ans après l’Accord de Paris, la COP24 marque une nouvelle étape dans les négociations internationales pour lutter contre des dérèglements climatiques. Quels sont les enjeux de ce grand rassemblement pour le climat, alors qu’un compte à rebours irréversible s’enclenche ?

Qu’est-ce qu’une COP ?

Organisées dans le cadre de l’Organisation des Nations Unies, les négociations climatiques internationales – les COP – ont lieu une fois par an. L’objectif ? Lutter contre les bouleversements climatiques et leurs impacts en obtenant une réduction mondiale des émissions de gaz à effet de serre.

Qui sera à la Cop 24 ?

La COP24 réunira :
  • les représentants de 190 Etats,
  • des ONG
  • certains acteurs privés (entreprises)
Le CCFD-Terre Solidaire sera représenté par Anne-Laure Sablé, chargée de plaidoyer climat et souveraineté alimentaire. Pour suivre les négociations au jour le jour, vous pouvez suivre son compte Twitter. @AnneLaureSable Une accélération des dérèglements climatiques au-delà des prévisions initiales Le 8 octobre 2018, les experts internationaux du GIEC ont sonné l’alarme de l’urgence climatique dans un nouveau rapport aux conclusions particulièrement préoccupantes.
L’ONU n’a pas tardé à se joindre à ce cri d’alerte en estimant à seulement deux années le temps qu’il nous reste pour rectifier notre trajectoire.

De nouveaux dirigeants mondiaux hostiles aux engagements de lutte contre le réchauffement climatique

Le président des Etats-Unis, Donald Trump, dont le pays est deuxième plus gros émetteur de gaz à effets de serre après la Chine, s’est retiré de l’Accord de Paris. Au Brésil, le nouveau président Jair Bolsonaro, qui entrera en fonction en janvier, souhaite remettre en question la protection de la forêt amazonienne, vitale pour l’équilibre climatique de la planète. Les autres pays devront donc être capables de s’allier pour ne pas renoncer à une lutte collective des Etats, indispensable contre les dérèglements climatiques Les effets du réchauffement se font déjà sentir, particulièrement pour les populations les plus vulnérables. Partout dans le monde, le CCFD-Terre Solidaire est témoin des difficultés des populations confrontées aux dérèglements climatiques et de leurs efforts pour y faire face.

La Cop 24, un bilan à mi-parcours préoccupant pour la mise en œuvre de l’Accord de Paris

  • Des engagements insuffisants
En 2015, 196 Etats ont signé l’Accord de Paris. Son objectif est de limiter le réchauffement à 2°C. Sa mise en œuvre est prévue seulement à partir de 2020. Nous sommes donc à mi-parcours de la phase préparatoire. Les Etats signataires ont, suite à l’accord de Paris, pris une première volée d’engagements. Problème : même si ces engagements sont respectés, le réchauffement global atteindrait 3,5°C d’ici 2100 ! Dans cette perspective, la COP24 doit conduire les Etats à revoir leurs ambitions à la hausse afin de respecter le cadre de l’Accord de Paris.
  • Une mise en œuvre qui se fait attendre
Or à ce jour, seuls 16 pays ont tenus leurs engagements de 2015. Comme l’écrasante majorité des pays riches, qui sont aussi les plus grands contributeurs aux dérèglements climatiques, la France ne fait pas partie de ces bons élèves. Elle a pris du retard dans les secteurs du transport, du bâtiment et de l’agriculture. Lire aussi : le dossier de presse du Réseau Action Climat dossier_de_presse_rac.pdf

COP 24 : Quels résultats attendus ?

  • Un premier bilan des progrès réalisés par les Etats
  • L’annonce de nouveaux engagements plus ambitieux.
  • L’adoption d’un manuel des règles d’application de l’Accord de Paris. C’est la crédibilité de l’Accord qui est en jeu à travers ce manuel qui va fixer les règles concernant la mise en œuvre opérationnelle des engagements de l’Accord. Les ONG, dont le CCFD-Terre Solidaire, demandent que ces règles incluent le respect des droits humains, de la sécurité alimentaire et de l’égalité hommes femmes.

La Cop 24 marque également le lancement du programme Koronivia sur l’agriculture

Pour le CCFD-Terre Solidaire c’est l’aboutissement d’un long travail de plaidoyer pour une meilleure prise en compte de l’agriculture dans la question climatique.
  • Au terme de la COP 21, le CCFD-Terre Solidaire s’était inquiété de la non prise en compte de la sécurité alimentaire et des droits humains dans les négociations.
Lire aussi : Cop 21, un accord historique mais qui ne répond pas à tous les défis
  • Depuis 2015, il s’est mobilisé à travers un travail de plaidoyer pour que l’agriculture soit mieux prise en compte dans les négociations climatiques. Lors de la COP 23 de Marrakech, il s’est particulièrement mobilisé en faveur d’une proposition de programme de travail sur l’agriculture.
  • La COP24 va justement marquer le début du programme Koronivia sur ce thème, avec un premier atelier prévu le 3 décembre. Ce programme, résultat du plaidoyer porté ces dernières années par le CCFD-Terre Solidaire et ses alliés, va permettre de placer la question de l’agriculture au cœur des négociations. Le GIEC a notamment placé la question de l’agriculture au cœur de son dernier rapport, à travers la problématique de la séquestration du carbone dans les sols agricoles. Cette question de la séquestration est portée par le CCFD-Terre Solidaire depuis longtemps. Nous avons donc un rôle à jouer en tant qu’experts lors de l’atelier.
Lire aussi : La séquestration du carbone dans les terres agricoles, miracle ou alibi ? (Rapport) Rendez-vous le 8 décembre pour faire résonner l’alarme pour le climat! Découvrez les initiatives qui marchent avec notre carte interactive !

Documents joints

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Alarme pour le climat : retour sur la manifestation du 8 décembre 2018 (vidéo) https://terresolidaire.devbe.fr/alarme-pour-le-climat-retour-sur-la-manifestation-du-8-decembre-2018-video/ https://terresolidaire.devbe.fr/alarme-pour-le-climat-retour-sur-la-manifestation-du-8-decembre-2018-video/#respond Fri, 23 Nov 2018 11:08:26 +0000 https://terresolidaire.devbe.fr/alarme-pour-le-climat-retour-sur-la-manifestation-du-8-decembre-2018-video/ Alors que la COP24 battait son plein en Pologne, le CCFD-Terre Solidaire avait une nouvelle

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Alors que la COP24 battait son plein en Pologne, le CCFD-Terre Solidaire avait une nouvelle fois appelé à participer à la grande marche mondiale “Climate alarm”. Ensemble, mobilisons-nous pour un changement réel de nos modèles de développement destructeurs de l’environnement et humainement intenables.

Il souffle, le vent du changement !
Après deux mobilisations sans précédent pour le climat en septembre et en octobre 2018, le CCFD-Terre Solidaire a soutenu et participé à la marche du 8 décembre.

L’événement était mondial ! Il a été organisé dans différentes villes à travers tout le territoire français.

Retrouvez la mobilisation la plus proche de chez vous : Carte interactive des initiatives pour le climat

Dans le contexte de la COP24, à Katowice, en Pologne, du 2 au 14 décembre, le moment était idéal pour rappeler aux dirigeants du monde entier que leurs peuples appellent de leur voeux des mesures fortes. Aujourd’hui, il n’est plus temps de tergiverser.

Trois ans après la COP21, les experts internationaux du GIEC nous rappellent qu’il y a urgence. Malgré les engagements pris par les Etats, nous nous engageons collectivement sur la pente extrêmement glissante d’un réchauffement climatique bien supérieur à l’objectif de 1,5°C fixé par l’Accord de Paris.

Pourtant, les citoyens et les citoyennes du monde entier se lèvent pour exiger le changement. La nécessité d’une transition globale est attendue sur tous les continents. Grâce à son action partenariale, le CCFD-Terre Solidaire occupe une position privilégiée pour observer et diffuser cette aspiration qui transcende les frontières.

Le 8 décembre, nos bénévoles étaient présents pour faire résonner à l’unisson leurs voix et celles des organisations partenaires, afin de faire rimer lutte contre les dérèglements climatiques et solidarité internationale.

Rejoignez-nous pour faire sonner l’alarme de l’urgence climatique !

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Quels seront les impacts d’un réchauffement climatique supérieur à 1,5°C ? Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) publie ce 8 octobre 2018 son nouveau rapport. Il y brosse le portrait sombre d’un monde en surchauffe. Il établit surtout les mesures indispensables à mettre en œuvre pour être, enfin, à la hauteur de l’urgence de la situation. Que retenir de ce rapport ?


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Anne-Laure Sablé, chargée de plaidoyer souveraineté alimentaire et climat au CCFD-Terre Solidaire, nous livre son analyse.

Que retenez-vous du rapport du GIEC ?

Qu’est-ce que la séquestration du carbone ?

Quels sont les limites et les dangers de la séquestration du carbone pour l’agriculture ?

Quelles sont les recommandations du CCFD-Terre Solidaire ?

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Birmanie : se former aux pratiques alternatives pour s’émanciper des grandes entreprises étrangères https://terresolidaire.devbe.fr/birmanie-se-former-aux-pratiques-alternatives-pour-semanciper-des-grandes-entreprises-etrangeres/ https://terresolidaire.devbe.fr/birmanie-se-former-aux-pratiques-alternatives-pour-semanciper-des-grandes-entreprises-etrangeres/#respond Tue, 16 Jan 2018 14:04:19 +0000 https://terresolidaire.devbe.fr/birmanie-se-former-aux-pratiques-alternatives-pour-semanciper-des-grandes-entreprises-etrangeres/ En Birmanie, le Gaia Sustainable Management Institute (GSMI), organisation partenaire du CCFD-Terre Solidaire, développe des

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En Birmanie, le Gaia Sustainable Management Institute (GSMI), organisation partenaire du CCFD-Terre Solidaire, développe des pratiques alternatives comme la construction de maison par leurs habitants, le maraîchage, la fabrication de produits de ménage et de beauté faits maison ou encore le recyclage. (Témoignage)


ccfdimmersionauvergne2017-546_web_intro_vertical_birmanie_portait_12_2017.jpgPeinn Pein est formatrice au Gaia Sustainable Management Institute (GSMI), organisation partenaire du CCFD-Terre Solidaire. Elle œuvre pour la justice économique et sociale.
Pour elle, il est essentiel de sensibiliser les Birmans aux pratiques collaboratives, au développement inclusif ou à la consommation alternative. S’ils contribuent à améliorer la vie quotidienne de chacun, ces usages donnent surtout la possibilité de choisir son mode de vie en suivant sa conscience. Peinn Pein n’entend pas imposer un style de vie. Elle souhaite donner des clés pratiques pour favoriser la diversité de pensée et la liberté d’agir selon ses propres choix.

Vers l’autosuffisance

1 – Disposer d’un toit est l’un des premiers besoins humains. Peinn Pein et son mouvement apprennent donc à construire des maisons avec du bambou ou de la terre. Cela permet d’éviter de faire appel aux grandes entreprises qui utilisent indifféremment des plans et matériaux identiques à travers le monde. Écologiques et peu coûteuses, ces maisons préservent les ressources naturelles. Et chacun reste libre de construire sa maison selon ses propres désirs. Les bouteilles de verre, qui ne sont le plus souvent ni consignées ni collectées, sont également recyclées en fenêtres ou murs de verres.

Maison avec mur en tessons de verre
Maison avec mur en tessons de verre

2- Les bénéficiaires des formations apprennent aussi à produire leurs fruits et légumes issus de l’agriculture biologique. Les végétaux cultivés sont destinés à l’alimentation mais aussi à d’autres utilisations comme les produits d’hygiène.

3 – Les personnes formées se dirigent alors vers l’autosuffisance. Elles améliorent leur vie quotidienne tout en respectant l’environnement. Elles sont aussi invitées à transmettre ce qu’elles ont appris. Ainsi l’esprit collaboratif participe au développement durable. Certaines tirent même profit de l’enseignement reçu pour gagner leur vie : selon Peinn Pein, deux personnes viennent de créer leur petite entreprise de shampoing pour animaux.

Asseoir nos savoir-faire

Lorsqu’on lui demande si elle est optimiste pour l’avenir de son pays, Peinn Pein répond être surtout pragmatique : « J’essaie d’imaginer des voies meilleures. Je souhaite que chacun puisse assurer ses besoins de base sans pour autant abandonner son identité, son autonomie et son droit à l’autodétermination. »

En effet, le pays s’est ouvert récemment. Beaucoup de Birmans souhaitent avoir accès à tous les produits industriels fabriqués par de grands groupes internationaux.

« De la même manière que certains Occidentaux se détournent de ce mode de vie porté par la consommation de masse, je crois qu’il est important de ne pas refaire les mêmes erreurs commises dans d’autres pays »

« Pour cela, il faut asseoir nos savoir-faire et développer nos technologies afin de fabriquer nous-mêmes ce dont nous avons besoin, dans le respect de l’environnement. J’essaie de sensibiliser mes voisins, des fermiers, les membres de la communauté chrétienne dont je fais partie, pour répondre au grand défi à venir : ne pas dépendre des grandes entreprises étrangères et aider à construire un pays fondé sur de nouvelles règles ».

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“Repenser la richesse : échos du Bhoutan et d’ailleurs” https://terresolidaire.devbe.fr/repenser-la-richesse-echos-du-bhoutan-et-dailleurs/ https://terresolidaire.devbe.fr/repenser-la-richesse-echos-du-bhoutan-et-dailleurs/#respond Fri, 04 Mar 2016 09:00:00 +0000 https://terresolidaire.devbe.fr/repenser-la-richesse-echos-du-bhoutan-et-dailleurs/ Dans le cadre du mois Content pas Comptant, le réseau Richesses, coordonné par le CCFD-Terre

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Dans le cadre du mois Content pas Comptant, le réseau Richesses, coordonné par le CCFD-Terre Solidaire Rhône-Alpes, vous invite à une journée de partage et de réflexion sur les indicateurs de richesses comme outils vers une transition sociale et écologique.


Une journée grand public et familiale pour « repenser ce qui compte » dans nos sociétés !

En présence de la délégation qui s’est rendue au Bhoutan en novembre 2015 pour un voyage d’étude sur le sujet, composée de membres et de partenaires du CCFD-Terre Solidaire, de chercheurs universitaires, d’élus et de techniciens de collectivités locales, de journalistes.

Trois organisations du Vietnam (SPERI), d’Inde (WORD) et du Nicaragua (RED) partageront également comment l’expérience bhoutanaise fait écho à leurs réalités.

Avec des animations tout au long de la journée pour les enfants et les jeunes autour de cette thématique.

Retrouvez le programme et le bulletin d’inscription en ligne

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