Fonds Vautours : comment nos lois encouragent les prédateurs des pays pauvres endettés
Publié le 12.06.2009| Mis à jour le 09.09.2021
Nouveau rapport sur les vautours qui rôdent autour des pays endettés
A quelques jours de la conférence de l’ONU sur la crise, la plate-forme Dette & Développement et le CNCD-11.11.11 soulignent l’urgence de créer un tribunal international de la dette et de protéger les dépenses essentielles des pays pauvres.
« Un vautour peut en cacher un autre » : les pays endettés face à leurs prédateurs
Précis, très documenté et accessible aux non spécialistes, ce document de 32 pages dresse le portrait d’un nouvel animal de la finance mondiale, le « fonds vautour ». Il explique comment ces fonds, qui rachètent les dettes de pays pauvres à un prix extrêmement bas en vue de les contraindre par voie judiciaire à les rembourser au prix fort, engrangent des plus values colossales sur le dos des populations du Congo, en Zambie, au Pérou, en Argentine ou au Nicaragua.
En sous-titrant « Comment nos lois encouragent les prédateurs des pays pauvres endettés », le rapport pointe du doigt les responsabilités des pays du nord :
- Ce sont les justices française, anglaise ou américaine qui donnent systématiquement raison aux fonds vautours contre les pays pauvres.
- L’argent que la France et les pays riches ont consacré aux allègements de dette se voit confisqué par des fonds privés au lieu de financer les dépenses sociales, comme annoncé.
- Les populations du Sud seront les principales victimes de la crise, alors qu’elles n’y sont pour rien.
- La seule solution que leur propose le G20 : se réendetter auprès du FMI.
- Les pays pauvres face à un choix cornélien : sacrifier leur population aujourd’hui ou… demain.
- couper dès à présent les robinets de la dépense publique, en sacrifiant les hôpitaux, le salaire des enseignants, le développement agricole…
- se réendetter, alors qu’ils n’ont pas les moyens de rembourser, et courir tout droit vers de nouvelles crises de la dette – à terme, ce sont toujours les populations qui en paieront le prix.
- La création d’un tribunal international de la dette pour que tous les créanciers soient sur un pied d’égalité.
- La protection des dépenses vitales des pays pauvres qui doivent primer sur l’obligation de rembourser.
- Un plan d’aide d’urgence, sous forme de dons et de taxes mondiales, pour compenser l’impact de la crise.
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