Le contexte social et politique

Publié le 17.06.2005| Mis à jour le 09.09.2021

Un conflit vieux de 30 ans

  • Le conflit est lié au clivage entre la majorité cinghalaise (74 % de la population, bouddhiste) et la minorité tamoule (18% de la population, hindouiste, avec quelques minorités chrétiennes) originaire du Sud de l’Inde. Ces tamouls sri-lankais sont pour la plupart des membres des castes supérieures regroupées dans le nord et l’est de l’île. Ils se différencient des tamouls arrivés au XIXième et début XXième sous l’impulsion britannique pour travailler dans les plantations du centre. Ces derniers appelés « tamouls indiens » ou « tamouls des montagnes » sont pour la plupart dalits et partisans de la conciliation.
  • Les Tamouls sont très largement majoritaires dans les provinces du Nord contrôlées par une rébellion séparatiste, les LTTE (Liberation Tigers of Tamil Eelam), les « Tigres » tamouls.
  • Ce mouvement armé séparatiste s’est imposé peu à peu depuis les années 70 jusqu’à contrôler de vastes pans du Nord et de l’Est. Ils prônent la création d’un Etat séparé, l’Eelam tamoul, utilisant notamment le suicide comme acte militant ultime. Le conflit a engendré des morts en grand nombre (plus de 60 000) et des déplacements innombrables (1,6 millions), dévastant notamment toute la péninsule de Jaffna.
  • En février 2002, les médiateurs norvégiens et japonais ont abouti à un cessez-le feu, sans régler le conflit. Sur le terrain, les tensions restaient vives.

Conflit et tsunami

  • Quasiment presque tout le tour de l’île a été ravagé. Or, au Sri Lanka, la population et la vie économique se concentrent justement sur le littoral. L’activité de la pêche employait 250 000 personnes et les rizières de la côte étaient les plus productives du pays.
  • Le tsunami a touché en particulier au Nord, des régions ont conflit avec le pouvoir central et sous contrôle de la rébellion armée du LTTE.
  • Le gouvernement a vu dans la catastrophe l’occasion de reprendre pied dans ces régions, considérant que l’aide aux populations relevait de sa responsabilité.
Tandis que le LTTE espère gagner une reconnaissance internationale en démontrant sa capacité à gérer l’aide et à organiser la reconstruction.
  • L’organisation de l’aide est donc devenue une source de conflit supplémentaire.
  • À la faveur de la tragédie, les médiateurs norvégiens et japonais ont tenté de relancer les efforts de paix pour que la population ne souffre pas doublement de la catastrophe et du conflit.
  • Il semble pourtant que l’escalade de la violence ces derniers mois soit le signe d’un retour en arrière. L’assassinat du chef de la diplomatie, Lakshman Kadirgamar, le 12 août 2005 a entraîné la proclamation d’état d’urgence pour le pays, permettant au gouvernement de déployer librement l’armée sur le terrain.
  • Les discussions avec les Tigres ont été gelées jusqu’à l’élection présidentielle de novembre 2005. Depuis le conflit est entré à nouveau dans une phase de confrontation armée. Depuis juillet 2006, plus de 200 000 déplacés ont fui les zones de combat au nord et à l’est de l’île.
Il devient difficile pour les ONG internationales de porter assistance aux populations, dont les victimes du tsunami. Sri Lanka – Le contexte au 9 janvier 2005

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Le contexte social et politique

Publié le 17.06.2005

La Birmanie (officiellement appelée Myanmar) est gouvernée par un régime militaire particulièrement dur.

Lors du tsunami, le gouvernement a refusé toute intervention internationale d’urgence, mais a néanmoins reçu des aides destinées aux victimes via des canaux plus ou moins officiels par des Croix rouge nationales (américaine, allemande, canadienne) et de la part du gouvernement chinois.
Le PAM, l’UNICEF et MSF peuvent travailler dans certaines zones sous un contrôle étroit.

Mais il reste assez difficile d’obtenir des informations sur la situation réelle.
Les organisations birmanes qui ont pu travailler auprès des victimes ont été encadrées par l’armée qui a contrôlé toute relation directe, interdit de dresser un bilan exact des destructions.

La junte n’est pas venue en aide aux Birmans émigrés à l’étranger, notamment en Thaïlande où plusieurs milliers d’entre eux ont trouvé la mort. Elle refuse aussi de laisse ceux qui souhaitent rentrer au pays.

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Le contexte social et politique

Publié le 16.06.2005| Mis à jour le 09.09.2021

Un conflit armé depuis 1976

Comme d’autres provinces indonésiennes, Aceh est le théâtre, depuis 1976, d’une rébellion, animée par le GAM (Mouvement pour un Aceh Libre), qui s’explique en partie par le sentiment des habitants d’Aceh d’être marginalisés par le pouvoir central de Jakarta et dépossédés de leurs ressources en hydrocarbures. Avant le tsunami, la province d’Aceh était complètement fermée à l’extérieur et contrôlée par l’armée indonésienne. En 2003, Jakarta y avait instauré la loi martiale et lancé une vaste offensive pour éradiquer le GAM. Le tsunami a changé la donne. Les deux parties au conflit ont repris les négociations et pourraient signer un accord de paix le 15 août prochain. Mais sur le terrain, les affrontements entre militaires et rebelles armés se poursuit depuis la catastrophe. Les militaires souhaitent garder la main-mise sur les opérations humanitaires. Pour la population, les multiples violations des droits humains et violences commises par les militaires et les séparatistes les discréditent fortement.

Un contexte religieux sensible

Dans cette région fermée au reste du monde, l’arrivée soudaine d’acteurs étrangers a créé des tensions. Aceh est une province particulière, réfractaire au pouvoir central, réputée pour sa ferveur religieuse musulmane la province est très attachée à un islam strict et conservateur, mais politiquement modéré. Elle est si singulière que les ONG indonésiennes n’y interviennent qu’à travers des ONG locales. À la faveur de la situation post-tsunami, des groupes d’islamistes radicaux ont pris position à Aceh et utilisent l’aide pour rallier les populations à leur cause. Ils ont rejeté l’aide occidentale dénonçant le prosélytisme d’associations chrétiennes. Pas toujours sans fondements. Des organisations européennes et américaines ont commis quelques maladresses qui ont indisposé la conférence épiscopale indonésienne elle-même. Le conflit à Aceh Implications du conflit séparatiste d’Aceh pour les opérations de secours en Indonésie

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