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Populations indigènes à Mindanao: « Nous restons des enfants de notre mère la Terre » - Terre Solidaire
Participants au Congrès tribal Dulangan Manobo. Photo Patrick Chesnet

Participants au Congrès tribal Dulangan Manobo. Photo Patrick Chesnet

Populations indigènes à Mindanao: « Nous restons des enfants de notre mère la Terre »

Publié le 23.11.2011| Mis à jour le 08.12.2021

Alim Bandara, coordinateur du département sur la Consolidation de la paix au sein du Lumad Development Center Inc., partenaire du CCFD-Terre Solidaire à Mindanao, qui cherche à restaurer et à renforcer les lois coutumières tribales, revient sur la situation des Populations indigènes.


Située au sud des Philippines, l’île de Mindanao abrite trois communautés, chrétienne, musulmane et lumad, indigène. Une coexistence pas toujours très pacifique qui a conduit, en 1989, à la création de la Région autonome du Mindanao musulman (ARMM), au sud-ouest de l’île, aujourd’hui encore enjeu de tractations entre le gouvernement central philippin et des groupes musulmans qui réclament toujours plus d’autonomie.

Sur quoi repose la gouvernance tribale ?

Si l’on prend l’exemple des Tédurays et des Lambagians, ce système repose sur cinq principes fondamentaux. Premièrement, la proximité avec la nature, qui est très important pour nous. Nous restons des enfants de notre mère la Terre car c’est elle qui nous nourrit. Vient ensuite le concept de « direction collective ». Personne ne peut se retrouver au dessus des autres. Même le Timuay Labi, le Chef suprême, est élu par consensus et sa fonction est plutôt celle d’un superviseur, d’un médiateur.

S’il y a une décision à prendre, elle le sera par tous. Ce qui est à l’opposé du système que veut nous imposer le gouvernement central philippin dans lequel le gouverneur ou le maire fait ce qu’il lui plait.

Autre principe, celui de la propriété commune des biens. Les terres appartiennent à la communauté dans son entier. Il y a également ce que l’on pourrait traduire par la « Paix de l’esprit ». « Paix de l’esprit » sur laquelle est basé notre système judiciaire. Bien plus que les pénalités matérielles, c’est en effet le retour à des relations apaisées entre les deux parties en conflit qui permettront de résoudre le problème. Le dernier principe est celui de l’égalité pour tous.

Comment intervient le LDCI dans cette sauvegarde des systèmes de gouvernance traditionnels ?

Notre travail consiste à tout faire pour que la gouvernance tribale soit restaurée et renforcée. Grâce au programme soutenu par l’Union européenne et mis en oeuvre par le CCFD-Terre Solidaire, nous sommes aujourd’hui en contact avec les sept tribus vivant dans la région sud-centrale de Mindanao [Ndlr : l’ARMM]. Cinq d’entre elles ont déjà revu et entériné leurs lois coutumières au sein d’assemblées générales et les deux autres ont entrepris un travail de documentation sur le sujet.

Une fois les chefs choisis, nous leurs proposons une formation sur la mise en pratique concrète de la gouvernance tribale, les opérations de lobbying et de plaidoyer, la résolution des conflits et, ce que l’on pourrait appeler les relations diplomatiques. Car ils doivent faire preuve d’un véritable don d’équilibriste pour ce qui est de leurs rapports avec les structures étatiques, qui les considèrent le plus souvent comme une menace et voient en eux un adversaire politique potentiel.

Quels sont les problèmes rencontrés par les minorités ethniques à Mindanao ?

Nous sommes surtout confrontés à des problèmes d’ordre économique. La raison première en est la perte de nos domaines ancestraux. Les populations indigènes sont dans leur majorité toujours dépendantes de l’agriculture pour leur survie et cette perte nuit gravement à leurs activités. Au niveau éducatif, elles sont oubliées, marginalisées, ce qui, dans un développement qui va vers toujours plus de modernité, ne fait que les isoler davantage. D’autre part, nous avons remarqué que la plupart d’entre elles semblent avoir honte de leur propre culture, de leurs racines. Enfin, sur un plan plus politique, les structures traditionnelles de gouvernance ont été largement détruites.

Quelles sont les causes de cette perte des domaine ancestraux ?

Elle est due à plusieurs facteurs. Au premier rang desquels figurent les hommes d’affaires, les investisseurs… et l’État. Lorsque les premiers vont en effet faire une demande d’exploitation, pour une mine, l’abattage de bois, une plantation, c’est à une agence de l’État qu’ils doivent s’adresser. Et à partir du moment où celle-ci donne son aval, cela devient légal.

D’autres s’adressent directement au chef local et le convainquent de leurs céder des terres en l’achetant avec de l’argent ou des cadeaux. Le développement urbain de l’île affecte également durablement la vie des communautés indigènes. La construction d’une route conduit souvent à repousser vers l’intérieur les populations locales qui se trouvent sur son trajet. Soit parce qu’elles vont délibérément vendre tout ou partie de leur propriété, soit parce qu’on les y forcera.

Dans la plupart des cas, ce sont les politiciens ou les investisseurs qui profitent, pas les Indigènes.

Propos recueillis par Patrick Chesnet

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